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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2009
Très bon film plein de subtilités et d'émotions quand bien même nous ne soyons pas joueur d'échec: on se laisse prendre au jeu. Le jeu d'actrice de Sandrine BONNAIRE est fabuleux : elle fait merveilleusement bien passer ses émotions
Un film lumineux avec deux merveilleux acteurs:Bonnaire et Kline qui évite les clichés.On a envie d'aller en Corse et de jouer aux échecs après avoir l'avoir vu.Un premier film très prometteur.
Les échecs...La solution pour une femme de ménage de se sortir de son quotidien modeste et briller aux yeux de ses proches. Bon p'tit film appuyé par le magnifique sourire de Sandrine Bonnaire. La réalisation est sobre et soignée, accompagnée d'une musique très juste par contre le scénario reste assez plat.
La trame est mince, délicate, et les regards à l'affût de la moindre erreur de parcours. Il y en a peu. Mais il y a aussi très peu de cinéma, aucune chair à l'écran, aucune passion dévorant l'image, aucun corps en extase. Il y a Sandrine Bonnaire, d'un magnétisme immense et d'une sensualité intérieure exacerbée, à l'encontre de son personnage. Caroline Bottaro, dont c'est le premier long, n'invente rien ici ; adaptation d'un livre en même temps que la mise en image renvoie à "La fièvre des échecs", muet russe de 1925 dont il reprend les principales inventions de cadre (notamment l'échiquier formé par les carrelages de noir et de blanc dans une prise de vue verticale), "Joueuse" manque grandement de personnalité, dans ce qu'il expose scénaristiquement autant que dans le style inodore d'une mise en scène télévisée. Mais la confrontation, aussi pauvre soit-elle malgré la force de ce qu'elle parvient à dire pour ce qu'elle est (comment la passion peut changer la dépendance de certains individus face à leur position sociale), finit par toucher dans l'alchimie qui opère entre Sandrine Bonnaire et Kevin Kline, trop rare sur les écrans. Francis Renaud, en clone de Jacques Gamblin, est lui aussi parfaitement à sa place même si son rôle ne lui permet pas d'atteindre une telle vitalité, tout comme les autres seconds couteaux, emprisonnés dans la fausse retraduction du vrai, cette gêne qui s'installe à partir de dialogues qu'on croit naturels mais qui ne sont que pesants. Ainsi le pire réside dans la relation mère/fille, d'une atroce lourdeur et d'une naïveté infantile, ou bien dans la tentative d'excursion féministe (<< La Dame est plus puissante que le Roi, c'est incroyable non?! >>). Sans être un échec total, "Joueuse" limite ses connaissances à la simplicité d'une histoire universelle mais qui manque d'en retraduire l'intensité et l'incarnation dans son développement, et dont chaque figure se retrouve caricaturée par la simpliste vision de la cinéaste. La folie, qui une mil
Joueuse est un film particulièrement bancal et inégal, accompagné de quelques longueurs et maladresses dans le scénario. Le personnage de Sandrine Bonnaire m'a paru, à bien des moments, exaspérant. Reste Kevin Kline, sympathique, et les échecs.
Un vrai moment de bonheur. Le courage, la persévérance... des interprètes tout à fait dans leur rôle... Le film a un tempo tout à fait adapté au sujet. Un très bon film, pour moi le meilleur de l'été.
Quand on a été un joueur d'échecs de très bon niveau comme moi il est difficile de ne pas être "touché" par les "imperfections" de ce film, ça c'est pour la dimension "technique". En général les réalisateurs qui s'engagent dans cette voix commettent souvent des erreurs, se documentent insuffisamment, etc. Pas systématiquement, mais souvent. Ici le récit est à mon avis un peu sauvé par le très bon jeu d'une Sandrine Bonnaire heureusement bien inspirée, mais en dehors de cela j'ai trouvé ce film moyen, intéressant, mais sans force, sans réelle ambition. J'ai lu le roman et, même si comparaison n'est pas raison, le film ne me semble pas du tout à la hauteur du livre.
Petit film sans ambition, mais jolie histoire quand même, qui prône l'accès à la culture pour tous. Ou comment Sandrine Bonnaire, femme de ménage qui se croit sans cervelle et incapable d'avoir d'opinion, se transforme brusquement en se passionnant pour les échecs. Plus que le jeu en lui-même, ce qui l'ouvre au monde, c'est sa découverte d'un univers insoupçonné : les livres, les discussions, la réflexion logique... et puis aussi, se faire entendre, se faire attendre... Son professur est incarné par Kevin Kline, acteur trop rare mais d'un charisme incroyable. Ce film ne révolutionne pas le genre, mais ça se laisse bien voir. A noter qu'une très jolie scène est totalement gâchée par l'apparition inratable de la perche de prise de son, jamais vu ça en 18 ans de cinoche !
Et voilà SB sur un bateau pour le dernier plan!! Impossible alors de se défaire de la ressemblance avec l’équipier. SB a joué quasi le même personnage quelques années plus tôt. Et c’est la musique qui relie les deux. La même clarinette et la mélodie quasi identique. Cela dit on ne s’en plaint pas. Évidemment on appréciera le double sens de « joueuse » mais la passion que l’on imagine est totalement contenue. Les échecs c’est sa rencontre avec cet homme. C’est lui qui lui redonne une lueur de vivre et ce baiser furtif est comme un remerciement, pas une tromperie. En cela, je trouve le film assez beau.
Le récit d’émancipation touchant d’une femme de ménage à travers l'initiation aux échecs, interprétée avec une délicatesse folle par la lumineuse Sandrine Bonnaire face à un très sobre Kevin Kline. 2,75
Caroline Bottaro, la « réalisatrice » et Bertina Heinrichs, sa voisine de palier (sic) auteur du roman, n’ont visiblement jamais joué aux échecs qu’à l’heure du thé, le petit doigt en l’air, en tenant des propos précieusement ridicules sur l’infinie bêtise des « petites gens ». Ce pourrait être révoltant, cela ne l’est même pas : passé la stupéfaction qui saisit le spectateur devant une telle pyramide de conventions (qu’on croyait à jamais révolues) doublée d'une parfaite méconnaissance du sujet traité, il n’y a plus que le rire qui devient fou, homérique et dévastateur.