Les images d'animation sont nettement inférieures à ce que fera plus tard Miyazaki, il n'y a pas la poésie, la douceur, la subtilité des traits et des couleurs. En revanche il y a déjà de somptueuses images fixes. L'ensemble est bien rythmé, avec des rebondissements et des personnages très typés de dessin animé classique. On passe donc un bon moment doublé de la vision intéressante de ce que furent les débuts du maître de l'animation.
Le château de Cagliostro : Et voila, j’ai enfin regardé tous les Miasaki et je termine par son premier film, c’est original. Et c’est peut être pas le plus connu, même je crois que c’est le moins connu mais il est vraiment bien et on reconnaît déjà a l’époque tous son talent et sa patte artistique : univers, humour, personnage original... ce qui le rend si unique. Et la, il a m’y le paquet niveau humour avec des personnages très sympas a suivent et des situations décalés, des fois un peu improbables mais ça va avec le ton du film donc on se tient, a ouais quand même et puis ça passe tous compte fait. Et puis, le scénario est bien travaillé, rien que ça soit dans l’univers, l’histoire, les personnages… Et ça fait très comédien policière un peu déjanté. Car, c’est deux voleurs qui enquêtent sur un château qui renferme un trésor et la princesse qui est enfermé est coincé avec un homme un peu tyrannique mais le personnage principale va mettre un peu le bazar la dedans, ça va pas faire de mal. Donc voila, une aventure riche en action et humour qui ne nous laisse pas de répit. Et pour ce qui est de l’animation, c’est toujours aussi soignée et unique, dur pur made in Miasaki. Donc voila, pour un premier film, chapeau l’artiste.
Le film pionnier de hayao miyazaki, c'est réussi. Bien évidemment ma note tient compte de la date à laquelle le film à été créé. Les dessins sont charmants, l'histoire est jonché d'aventure sans oublier l'amour entre un briguant et une princesse. C'est mignon et tellement apaisant à regarder qu'on s'y attache.
"Le Château de Cagliostro" est un film d'aventures rondement mené, très drôle, construit selon l'idée du preux chevalier (un voleur arrogant et sûr de lui) qui délivre sa princesse enfermée dans une tour et qui veut échapper à son mariage forcé. Si Miyazaki ne réalise pas là son film le plus original, ce dernier accomplit avec un vrai souffle romanesque son programme scénaristique et surprend tout de même par la malice avec laquelle il résout une partie de ses situations. Avec ses personnages attachants et inventifs et son animation très européenne, le film dégage une vitalité peu commune qui nous permet d'être en permanence captivé, ce malgré une issue très prévisible. Ce n'est certainement pas une pièce majeure dans l'oeuvre du cinéaste, mais un long-métrage charmant qui va toujours de l'avant.
"Le Château de Cagliostro" est le premier long-métrage de maître Hayao Miyazaki - avant la création des Studios Ghibli -, qui a la particularité d'avoir un ton très différent de ses futures créations. Plus fou, plus stylé dans les dialogues (un grand bravo aux doubleurs français !), et délaissant les lois élémentaires de la physique au profit de cascades plus loufoques les unes que les autres, Miyazaki nous offre un film hyper rythmé et souvent jubilatoire (les 45 premières minutes sont absolument géniales). Seuls quelques passages assez mièvres en compagnie de la princesse viennent alourdir l'ensemble. Ce qui est amusant dans l'univers de Cagliostro, c'est qu'on a vraiment l'impression que Miyazaki s'est inspiré de la Principauté de Monaco, et du mariage du Prince Rainier avec Grace Kelly... C'est à s'y méprendre, surtout avec les histoires de gros sous et de géopolitique qui donnent un peu de profondeur au film. Pour le reste, l'animation est d'excellente qualité (1979), beaucoup de bonnes idées animent les mécanismes du château (un peu comme dans "Le Roi et l'Oiseau" de Paul Grimault, dont le maître s'est inspiré), et la bande son est très sympa. Au final, "Le Château de Cagliostro" se révèle être une comédie moins poétique que ce à quoi Miyazaki nous habituera par la suite, mais qui assure le spectacle et les éclats de rire des plus petits comme des plus grands. Désopilant.
LE CHÂTEAU DE CAGLIOSTRO (1979): Ce n'est pas Arsène Lupin, peut-être son frangin, peut-être son cousin, à vous de voir, lui aussi est un gentleman détective cambrioleur, son nom, Edgar, circule dans une Fiat 500 jaune (ici bien cabossée) en compagnie de son fidèle compère Jigen. Dans cette aventure, celui-ci sera berné par de la fausse monnaye qui le mènera sur les traces du comte de Cagliostro, un escroc bien vilain, habitant un énorme château tout aussi intrigant. Un film cool, comme Edgar, un aventurier qui n'arrêtera pas de se démantibuler dans d'incroyables cascades. Celui-ci sera entouré de sympathiques personnages dont ce fameux inspecteur Lacogne (le dadais du film). Une histoire ponctuée de petites virgules d'humour, toujours biens placées (j'ai bien aimé celle du caleçon), et d'une romance avec mademoiselle Clarisse afin d'apaiser ce James Bond outillé de babioles sorties d'une ancienne revue Pif gadget. Oui, on passe un sympathique moment devant ce long-métrage. Ok! l'élégance du dessin et des couleurs est un peu vieillotte, mais ça se regarde, ce n'est qu'une petite oeuvre de jeunesse de Monsieur HAYAO MIYAZAKI.
"Edgar de la cambriole" ou "rupan sansei" ou "lupan III" par Monkey Punch, soit 15 films d'animations funky de 2H00 environs chacun. Certains de ces films se démarquent par leur style graphique notamment un, très "70's fritz the cat". Tous très bons et basés sur une triangulation scénaristique confrontant trois groupes de personnages : Interpol représenté par Zénigata ( poilant... ), Edgar et ses 3 potes ( les gentils mechants ) et les méchants méchants. Sans compter Fujiko qui change de camp régulièrement. Une musique Jazz funk fusion de haute volée écrites par Yuji Ohno ( du genre de celle de "Cobra" ou Capitaine Flam ). Le doublage en Français est excellent, Zaza est particulièrement marrant. Les 2 premiers réalisés par Miyazaki... Ca fait comme une saison de 15 episodes de 2h, on en voit pas le bout, que du bonheur... Une tueurie... GLOBAL JAZZALIST sur ton moteur de recherche
Autant le dire tout de suite ce 1er Miyazaki est bien loin de tous les autres. L'esprit onirique, animiste est absent, les décors sont tristes, les personnages pas très intéressant. Quelques idées dans l'animation et quelques gags feront rire les petits. Vraiment un film pas indispensable ni même nécessaire.
"Le château de Cagliostro" est le premier long-métrage de Hayao Miyazaki. Il s'agit en fait d'une adaptation cinéma de sa série TV "Arsène Lupin". En dehors du fait qu'il soit un cambrioleur, le héro n'a en fait pas grand chose à voir avec notre Arsène Lupin national, d'ailleur dans la version doublée française son nom a été remplacer par Wolf. Cette aventure rocambolesque a du mal a cacher la pauvreté de son scénario bateau (le chevalier qui sauve la princesse enfermée dans une tour d'ivoire). Miyazaki dilue son histoire dans des peripéties souvent originales et créatives mais qui le conduise souvent à l'impasse. Coincé, il sort alors son héro à grand coups d'invraissanblances à la manière d'un enfant jouant avec son Big Jim (les poursuites délirantes, les sauts sidérants). Il n'évite pas non plus les lourdeurs d'une histoire d'amour téléphoner aux dialogues ineptes. Bref, on aura comprit que Miyazaki n'est pas encore le maître qu'il va devenir. Pourtant rétrospectivement, tous les éléments de ses futurs films sont déjà présent (les chateaux, les avions, les décors buccoliques, le rythme de la mise en scène), mais encore trop influencé par les tares des productions télévisuelles.
Les premières minutes assoient le personnage, sur pile électrique, charmeur, sûr de lui, espiègle et rusé mais aussi très malin, il sait se faire ironique ou sarcastique mais toujours en tentant de charmer son monde. S'ensuit une course-poursuite dantesque comme prologue à la suite des aventures de Edgar et ses deux amis Goemon et Jigen. L'histoire prend de l'ampleur et un nouvel intérêt à chaque entrée d'un nouveau personnage dont l'amie espionne Fujiko ou l'inspecteur Zenigata ou Lacogne en V.F. On ne s'ennuie donc pas une seconde même si, effectivement, on sent un côté un peu lisse surtout dans sa dernière partie et en ce qui concerne la princesse. En conclusion, un très bon film d'aventure qui prolonge l'aventure des séries animées, en soit une réussite même si Miyazaki n'est pas encore le magicien qu'il deviendra avec Ghibli. Site : Selenie
Après avoir vu Lupin III : the first, le dernier film Lupin III (et seul que j'ai pu voir) je me suis convaincu de voir le premier film de Miyazaki : Le Château de Cagliostro. C'était le seul film qu'il me manquait dans sa filmographie et c'était pas si mal.
En fait c'est pas mal de le voir en dernier parce que bien que ça ne soit pas son meilleur, on voit déjà tout ce qui sera annonciateur de sa carrière à venir, ses thématiques, ses obsessions... Bon déjà il y a un château bizarre, forcément ça rappelle Le Château dans le ciel et le Château ambulant (et aussi un peu celui du Roi et de l'oiseau), il se fait plaisir à animer une sorte d'avion avec un design un peu ancien, le parallèle avec Porco Rosso ou le Vent se lève est facile à faire, etc.
Juste pour ça, ça vaut le coup de le voir, cependant ça ne suffirait pas à en faire un bon film... Ce qui en fait un bon film c'est tout simplement que ça marche...
Alors si j'ai bien compris Miyazaki a changé le personnage de Lupin III et l'a assagi, ne connaissant que Lupin III comme ça, je ne peux rien dire, mais je l'aime bien comme ça. Disons qu'il a un petit côté malin comme un singe qui a toujours un tour dans son sac, tout en étant parfois assez pathétique, qui fonctionne relativement bien. Il a quelques gags assez visuels comme lorsqu'il essaye de remonter une cascade en nageant, gags qui marchent car le héros n'est pas vraiment héroïque, oui il est doué, mais il est un peu maladroit quand même sur les bords et donc le côté gaffeur passe très bien. Il n'y a pas de rupture de ton.
Par contre en parlant de rupture de ton, on a quand même un plan assez violent lors de la mort du méchant. Le plan ne montre pas la chose, mais avec son petit dézoom il dit tellement de choses... On comprend tout et ça suffit. On se rend bien compte que Miyazaki a pensé sa mise en scène et qu'il sait dire des choses sans utiliser la parole, juste avec du cinéma.
Et ça j'aime bien.
Après niveau émotion ce n'est pas aussi fort et envoûtant qu'un Mononoké, mais ça fait son petit effet. On sent que ce n'est pas juste un film de commande où Miyazaki n'aurait aucun contrôle créatif (ce dont j'avais peur), mais qu'au contraire, il y a déjà sa patte. Alors elle s'affinera avec le temps, je trouve le rôle de la princesse un peu trop insignifiant, mais il y a quand même pas mal de bonnes choses qui font plaisir à voir... Et réussir à faire un film sur un personnage préexistant, avec ses codes et réussir à les détourner pour faire son histoire à soi, je trouve ça culotté et foutrement stimulant..
On n’est pas du tout dans la catégorie des Miyazaki pour adultes. Je parle des grands dessins animés poétiques et philosophiques. Ici j’ai l’impression de retrouver le style de DA d’inspecteur Gadget. Il y a de l’aventure et de beaux paysages mais c’est enfantin et clownesque. Pas terrible non pour qqn qui aurait perdu son âme d’enfant.
Pour son premier long-métrage, Miyazaki s'inspire des aventures d'Arsène Lupin et signe un film d'aventures trépidantes, à l'animation visuellement très inspirée.
L'animation est un peu datée, mais du coup c'est avec un plaisir nostalgique (des premiers animes japonais) que l'on se plonge dans l'histoire de ce cambrioleur arrogant mais au grand coeur. Ingénieux et plein de charme, ce film n'a toutefois pas encore la poésie de ses petits frères nés des studios Ghibli.