Suite parue trois années après le volet originel, toujours réalisée par Shawn Levy, La Nuit Au Musée 2 est un film légèrement inférieur à son aîné. L'histoire nous fait à nouveau suivre Larry Deley qui a quitté son emploi de gardien de nuit au Musée d'histoire naturelle de New York pour créer une entreprise qui vend ses propres inventions à la télévision. En visitant le musée, il apprend que la plupart des expositions vont être transférées dans les archives de la Smithsonian Institution de Washington et remplacées par des expositions holographiques, hormis quelques pièces et la tablette magique leur permettant de prendre vie. Seulement, plus tard, Larry reçoit un appel téléphonique de Jedediah, le cow-boy miniature, qui explique que Dexter, le singe capucin, a apporté la tablette magique dans leur nouvel entrepôt, et qu'ils sont attaqués par Kahmunrah, le frère aîné d'Ahkmenrah. C'est ainsi que Larry se rend sur place pour tenter de sauver ses nouveaux amis. Ce scénario s'avère sympathique à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. Cependant, cette intrigue ne bénéficie plus de l'effet de découverte et de surprise et n'apporte pas beaucoup d'évolution. Résultat, elle a un goût de redite et parvient même à être redondante au sein même de son récit. Sans compter qu'on devine assez aisément le dénouement. Tout cela ne l'empêche pas de nous offrir une narration tout public agréable, bien rythmée, et comportant pas mal d'action. Le ton se veut lui toujours aussi humoristique, décrochant ainsi quelques sourires, sans faire franchement rire pour autant. L'ensemble est porté par des personnages qu'on prend plaisir à retrouver, interprétés par des visages reconnaissables comme ceux de Ben Stiller, Robin Williams, Owen Wilson, Ricky Gervais, Mizuo Peck, Steve Coogan, Patrick Gallagher ou encore Rami Malek. À leurs côtés, la distribution intègre de nouveaux faciès comme ceux d'Amy Adams, Hank Azaria, Christopher Guest ou encore Alain Chabat. Tous ces rôles bien joués entretiennent des rapports conflictuels selon les camps. Des échanges soutenus par des dialogues parfois amusants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien s'avère une nouvelle fois bonne. Sa mise en scène parvient parfaitement à donner vie aux nombreuses statues. En revanche, elle évolue dans un lieux beaucoup moins attirant avec cet entrepôt sans âme dans lequel se déroule une bonne partie de l'action. L'ajout des tableaux animés et du noir et blanc sont en revanche de bonnes idées esthétiques bienvenues. Les effets spéciaux sont eux toujours de bonne facture permettant ainsi de crédibiliser cette aventure fantastique donnant naissance aux personnages historiques, aux animaux disparus et autres miniatures. Ce visuel vivant est accompagné par une b.o. signée Alan Silvestri qui revient lui aussi. Ses compositions sont elles aussi une nouvelle fois qualitatives, impactant ainsi les images et renforçant l'atmosphère. Reste une fin attendue venant mettre un terme à La Nuit Au Musée 2 qui, en conclusion, est un long-métrage familial agréable, bien que moins surprenant que son prédécesseur.