Une reussite.Scenario qui aurait pu etre ridicule mais la justesse des acteurs , la musique , la nostalgie du temps passe, des non dits,les regrets , tout est reussi et donne donc un tres beau fim.
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4,0
Publiée le 4 octobre 2020
Un film peut-il être l'image de vos souvenirs d'enfance ?. Un film peut-il vous mettre dans une relation aussi disharmonique avec le temps avec ce que vous étiez, avec ce que vous êtes, avec ce que vous pourriez être ?. Sur les milliers de films que j'ai regardés dans toute ma vie très peu peuvent répondre par l'affirmative aux questions ci-dessus. Quartier Lointain fait cela de manière très désarmante et accueillante. Cela vous met dans une bulle temporelle où toutes les significations plus ou moins grandes du passé, du présent et du futur coexistent dans un processus mutuel d'auto annulation. La douleur noyée d'une vie dénuée de sens (père), l'enthousiasme affirmant la vie du premier amour (petite amie), l'amertume d'un abandon injustifié (par le père), l'envie de plaire à quelqu'un qui ne peut plus être satisfait (mère) tout est déversé hors de la Boîte de Pandore. Et vous ne pouvez pas intervenir, vous ne pouvez pas changer le cours des choses tout ce que vous pouvez faire est de ressentir passivement...
Une belle et douce adaptation du manga exquis de Jiro Taniguchi, narrant le rêve éveillé d'un quadragénaire revivant par un glissement temporel inexpliqué l'année de ses 14 ans qui vit la disparition de son père. Pourra-t-il cette fois l'empêcher ? Une réalisation pudique et onirique qui nous berce, peut-être trop. Rien n'est à redire dans ce beau film, si ce n'est qu'un peu de punch supplémentaire n'aurait pas nuit. A défaut de swinguer, vous planerez...
Un individu adulte qui retourne, par l'intermédiaire d'un phénomène fantastique, à l'époque de son enfance/adolescence est un concept vu, revu et archirevu. Généralement, le registre du film se veut plutôt humoristique avec une pointe nostalgique. Dans "Quartier lointain", c'est l'aspect dramatique qui prédomine. Si le concept n'est pas nouveau, il est bien exploité et nous sert une histoire touchante et triste. Le rythme est globalement assez lent mais l'on ne s'ennuie pas. A voir.
Revenir à un moment fondamental de son adolescence. Qui n'en a pas rêvé? Thomas se retrouve, sans comprendre, à l'âge de 14 ans, l'âge de tous les possibles. Traitée souvent sur le thème de la comédie un peu idiote, notamment par les américains, cette métamorphose est ici bien étudiée et presque « réaliste ». Tout se passe lentement, parfois trop, avec le jeu cadavérique de Pascal Grégory. Le jeune Léo Legrand est parfait dans ce rôle d'adulte qui revit. Un beau film malheureusement oublié...
Transposition plutôt convaincante du fameux manga de Jiro Taniguchi paru en 2002 dont il faut accepter le postulat de départ : un homme, dessinateur de bandes dessinées en manque d’inspiration, réintègre son corps d’adolescent de 14 ans et tente de changer le cours du destin (le départ inattendu et soudain de son père). Cette pirouette fantastique toujours délicate à négocier (anachronismes et hiatus entre passé et présent) donne surtout l’occasion ici d’interroger la possible intervention d’une personne sur les décisions d’une autre. Un adolescent portant en lui une grande partie de son existence, fort de son expérience, tente rétroactivement d’infléchir une décision dont il ne connait trop bien les ravages qu’elle va impliquer dans sa vie. Quartier lointain, troisième long-métrage de Sam Garbarski, fonctionne beaucoup sur la nostalgie de la fin des années 60 : la France gaullienne où l’autorité de l’enseignant, qui peut même fumer en cours, n’a pas encore été bafouée, où les femmes sont cantonnées au foyer occupées aux taches ménagères. Ce n’est pas le plus intéressant du film, qui se singularise davantage par son atmosphère douce et apaisante. Loin du Japon, les paysages montagneux de Nantua (Ain) tracent des lignes claires et construisent un cadre protecteur aux tourments des personnages. Sans éclat de voix, sans révolte, le mal-être palpable et mystérieux s’exprime par la tristesse des regards et la rareté des échanges. L’ambiance mélancolique est renforcée par la bande-son signée du duo français Air – un choix initié par le dessinateur nippon – et par la grande justesse de l’interprétation, avec en tout premier lieu celle du jeune Léo Legrand, sensible, à fleur de peau. Quartier lointain est donc un beau conte, une jolie parabole toute en finesse et délicatesse sur le temps passé et surtout le temps qui passe, montrant le changement de regard que l’on peut porter sur quelqu’un sachant ce qu’il va arriver. Cela pourrait sembler d’une nostalgie facile et d’une sensiblerie consternante ; le traitement épuré et sensible éloigne le film de ces écueils grossiers et des clichés éculés.
Une atmosphère étrange émane de ce film, qui ressemble à un long rêve a demi éveillé grâce à la musique de Air principalement, la réalisation étant quant à elle souvent plus proche du téléfilm de France 3 que du cinéma contemplatif d'un Kitano... On passera rapidement sur la fin ratée et le manque d'émotion tout au long pour retenir quand même la présence d'un jeune garçon très prometteur et bien dirigé.
Avec son adaptation de l’œuvre culte de Jiro Taniguchi, Sam Garbarski a réalisé un film à l'atmosphère assez singulière et agréable. Malheureusement, il n'évite pas les clichés de carte postale dans sa reconstitution.
Adaptation osée et plutôt réussie du manga, "Quartier lointain" se laisse voir avec plaisir. Une fois passé le premier quart-d'heure pantouflard pour ne pas dire soporifique, on plonge avec délice dans l'atmosphère 70's proposée par Sam Garbarski. Le jeu des acteurs s'avère juste voire touchant, il constitue l'autre point fort du film. Car pour le reste on retrouve les mêmes défauts qu dans le manga, à savoir une intrigue rachitique et une fâcheuse tendance à enfoncer des portes ouvertes du genre "avec le temps qui passe on vieillit", "j'étais plus jeune avant" etc.
Agréablement surpris par ce long métrage à l'histoire plutôt touchante et originale. Le style est efficace et l'ambiance est très intéressante. Les acteurs, jeunes ou plus vieux, sont tous convaincants et les personnages attachants. On pourrait penser que le scénario est un peu tiré par les cheveux mais j'ai trouvé que le réalisateur avait plutôt bien tourné le sujet en quelque chose de simple et sans prise de tête. La photographie m'a particulièrement plu et pourtant ce n'est pas là que les français brillent. Cependant je vois que ce film est destiné aux plus jeunes d'entre nous, je suis pas convaincu mais bon. Ce n'est pas parfait mais c'est une bonne surprise à laquelle je ne m'attendais vraiment pas. 13/20.
Agréable moment de cinéma que ce film, avec une bande son top et une reconstitution des années 60 particulièrement soignée. Ce voyage dans le passé d'un dessinateur de BD qui a vécu à 15 ans un drame familial a quelquechose de troublant par son réalisme qui nous transporte en enfance. Une réussite à voir.