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GéDéon
133 abonnés
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2,0
Publiée le 28 octobre 2024
On ne peut pas dire que ce long-métrage de Pedro Almodóvar, sorti en 1995, soit une franche réussite. Même si l’on retrouve le soin habituel du réalisateur espagnol pour brosser le portrait de femmes résilientes malgré les difficultés de la vie, le scénario manque cruellement de souffle. Les désillusions de cette écrivaine d’âge mur (Marisa Paredes) confrontée à des déboires professionnels, sentimentaux et familiaux présentent une forme de mélancolie superficielle. En dépit de quelques touches d’humour caustique, le récit demeure insuffisamment incisif frôlant parfois l’ennui. Bref, un mélodrame paresseux et peu inspiré.
La Flor de mi secreto est un Almodovar plutôt moyen. Le synopsis est en effet assez trompeur et n'est pas du tout révélateur de l'ensemble du film. Le scénario est plus le portrait d'une femme en proie à des problèmes sentimentaux et artistiques, histoire finalement assez classique de l'oeuvre du réalisateur-scénariste. Le film ne réserve en effet aucune surprise pour l'habitué du cinéaste. Les même qualités de réalisation (toujours ces couleurs uniformes et expressives et ces plans très évocateurs) et de direction d'acteur (excellente Marisa Paredes) sont heureusement toujours présentes. Mais le scénario peu captivant et sans surprise ne contentera que le fan inconditionnel d'Almodovar.
une bonne histoire, des personnages attachants et haut en couleur, Almodovar est toujours aussi efficace. PLV : transporté dans le sud, vous serez dépayés le temps du film.
Si j'avais vu ce film plus tôt, j'aurai peut-être apprécié, mais en gros, c'est un peu comme ces prochains films qui sont bien meilleurs. De plus, le personnage principal était tellement énervant ...
Almodovar réalise le portrait d'une femme entre deux âges traversant une période de crise existentielle qui devrait l'amener à tourner la page. Sur le fond, le portrait de Leocadia, confrontée à une vie conjugale épisodique et finissante et à une activité professionnelle qui ne la satisfait plus, ne présente guère d'originalité. Histoire d'une déprime au féminin que j'ai l'impression d'avoir vue maintes fois par ailleurs. Je suis resté le plus souvent indifférent au désarroi affectif et à l'habillage psychologique de l'héroïne. Pour autant, le film n'est pas un drame intégral. Almodovar glisse régulièrement un peu de causticité et diverses situations cocasses (les rapports familiaux de Leocadia par exemple). Certains moments rappellent la comédie de moeurs italienne, sans l'égaler, loin de là. Le principal trait d'ironie s'applique tout au long du film à la profession de Leocadia. Alors que son existence se délite, elle est l'autrice de romans roses à succès, littérature facile et optimiste qui contraste fortement avec ses tourments de toute nature. Dans le rôle, Marisa Paredes est convaincante. En revanche, le ton du film et ses seconds rôles ni comiques ni ouvertement dramatiques, ne le sont pas. Il est vrai que je suis peu réceptif au cinéma d'Almodovar.
Pedro Almodovar nous offre un extraordinaire portrait de femme. Et choisit l'actrice parfaite pour l'incarner : l'excellente Marisa Paredes. Et un chef d'oeuvre de plus pour le réalisateur ibérique...
Un film secondaire d’Almodovar, réalisé avant sa période de plénitude. Les portraits de femmes sont comme d’habitude chez lui, plutôt remarquables, mais le scénario, malgré quelques habiletés, est globalement trop léger, ponctué de poncifs. Au crédit du film, l’utilisation de la couleur (une caractéristique du cinéaste), son « Espagnolité » et une mise en scène efficace, mais au final un film moyen avec certaines scènes très réussies (le dialogue entre Léo et Antonio) et d’autres moins.
Moi qui adore Almodovar, je n'ai trouvé aucun intérêt à ce film. L'histoire n'est déjà pas terrible, mais le réalisateur n'a rien fait pour la rendre intéressante, adoptant un rythme mollasson qui fait parfois penser aux pires Bergman. L'un des rares échecs du maître.
CRUEL et DÉSABUSÉ. "Vous avez devant vous une femme faite pour l'anxiété", c'est ainsi que se définit Léocadia (Marisa Paredes) dans ses écrits, en écoutant une chanson qui dit "S'il ne me reste plus que douleur et vie... alors ne me laisse pas vivre". Injustement le moins connu des films d'Almodovar. Dans le Madrid d'avant l'euro, une femme se cherche, a-t-elle d'ailleurs jamais eu de véritable identité ? Entre une mère et une soeur envahissantes, une copine décevante, une bonne qui danse le flamenco, un couple qui part à la dérive, elle gâche son talent en rédigeant sous un pseudo de lucratifs romans à l'eau de rose. Elle va tenter une vraie percée dans la littérature entre déprime, dégoût et vapeurs d'alcool. Tous les paradoxes du cinéaste sont déjà bien présents en 1995. On a précisé bien avant moi combien Almodovar est le porte-parole de l'âme féminine. Nul autre que lui ne sait aussi bien peindre les femmes, toutes sortes de femmes, en petites touches légères, en teintes pastels. On retrouve cette vérité cruelle et cette pudeur dans les films qu'il fera par la suite. A voir.
L'un des meilleurs films et sans doute le plus mésestimé d'Almodovar. Emouvant portrait d'une femme délaissée. L'intrigue et la mise en scène sont sobres, maîtrisées, mais gardent le style du grand maître, Marisa Paredes est éblouissante.
J'ai pas vraiment ete emballé par cet Almodovar qui possede pourtant des qualites certaines a commencer par l'excellent jeu de Marisa Paredes ou bien encore l'oeil incomparable du maitre sur l'univers feminin ,le sujet qu'il maitrise le mieux.C'est plutot l'histoire dans laquelle j'ai jamais reussit a rentrer : trop molle et manquant d'interet pour reellement captiver ,sans parler des longueurs et de scenes de bavardages inutiles.Reste les eternelles qualités du cinema de Pedro :la bande son ,les chansons et ce sens de l'observation chirurgical des femmes et de tout ce qui passionne le cineaste :l'amour ,la mort ,les relations humaines ,le sexe.....bref la vie.A noter la presence de la geniale Chus Lampreave dans le role de la mere de Leo : rien que voir sa tronche est deja un pur bonheur ,on reve tous d'avoir une grand mere comme ca !!!!
Dans les années 2000, lancé par Tout sur ma mère, Pedro Almovodar s'est lancé dans une suite de mélo qui s'est terminé avec le très bon Etreintes brisées et qui a vu sur son passage d'autres vrais bons films (Tout sur ma mère, Volver...). Mais un peu avant cette mode, le réalisateur espagnol s'était déjà intéressé aux mélos, avec notamment La fleur de mon secret. Sauf que si on compare les films des années 2000 du réalisateur et celui-ci, la comparaison n'est absolument pas favorable à la fleur de mon secret. Car, malheureusement, la fleur de mon secret est un film bien maigre et vraiment décevant, que ça soit en terme de scénario, de mise en scène ou surtout en terme de narration (qui est pour moi toujours un des points forts d'Almodovar depuis ces dernières années). C'est absolument maigrichon, on ne reconnait même pas le talent de mise en scène d'Almodovar à part sur quelques scènes, mais sa réalisation ne parvient vraiment pas à faire insuffler quelque chose dans son histoire.
Evidemment il y a Marisa Paredes, qu'en grand directeur d'actrices Almodovar dirige parfaitement, une référence à une de ses futures oeuvres "Volver" et trois autres au cinéma de Cukor, Curtiz et Wilder ainsi qu'un début d'intrigue qui promet. Mais le réalisateur n'arrive pas à mettre en place des rebondissements qui auraient pu donner un goût de piquant au film et donc un intérêt à le regarder. Le rythme volontiers mollasson n'est pas là pour arranger les choses et les seconds rôles mal exploités ne réussissent pas non plus à sortir d'une certaine torpeur. Résultat une oeuvre qui se regarde d'un oeil distrait et qui s'oublie aussitôt qu'elle est terminée.