Elève libre
Note moyenne
2,7
310 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

85 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
20 critiques
3
7 critiques
2
25 critiques
1
12 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Romain Pinel
Romain Pinel

41 abonnés 696 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2010
Bon ça c'est du film français par excellence, on cherche à traiter un sujet particulier avec des personnages à la monsieur tout le monde, une situation initiale tellement banale que par défaut elle en devient crédible et ensuite ça part là ou le réal voulait en venir. Ici le sujet de base est l'éducation à domicile mais après on bascule assez vite dans le charme, la manipulation, l'ambiguïté sexuelle et sentimentale, les visions modernes du couple et les limites de l'éducation. Oui je sais dit comme ça, on a l'impression que c'est hyper riche mais en réalité on se fait un peu chier car comme je l'ai dit c'est trop typique du cinéma français bon je généralise peut être un peu mais personnellement je n'ai pas été captivé outre mesure. Coté acteur et dialogues rien de particulier à signaler, en même temps ça se veut tellement crédible que c'est surement voulu. Ensuite pour ce qui est du sujet en lui même c'est assez bien amené il faut le reconnaitre, on ne voit venir le fin mot de l'histoire qu'au bout d'un certain temps bon après selon les personnes ça choqueras ou pas. Dans l'ensemble c'est pas un film indispensable à voir, à réserver aux curieux.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2009
Plutôt bien joué, un peu osé mais sans casser trois queues à un moineau. Ca se veut subversif, ça ne l'est qu'à peine et c'est sûrement pas dérangeant. De toutes façons, on ne voit "rien" mais les quelques scènes sexuelles manquent pourtant de crédibilité; aucunes caresses, préliminaires balancés, vide cruel de sensualité. Le cul c'est de la mécanique, d'ac', mais là c'est se foutre complètement de l'aspect mental, aussi primordial, et là je trouve cette "initiation" ni intelligente ni fine. Le micro dans le champ (à un moment), c'est une spécialité Lafosse? Pour un premier rôle, le beau Jonas Bloquet se débrouille bien (le doute de son personnage pouvant aussi recouvrir le sien). Les dialogues sont bien vus, sensés. Au moins, là dedans, ça ne fume pas mais ça bouffe... Je regrette les longueurs de la première moitié (les matchs de tennis, ennuyants, certaines scènes allongées inutilement). Ça reste plausible et, surtout, le casting frôle la perfection.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2009
Allez au bout de ses expériences , de ses préjugés....oui . Toutefois quelque peu dérengeant .
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mars 2009
Il y a 2 ou 3 ans, "Nue propriété" et "Ca rend heureux" avaient confirmé les grandes qualités du réalisateur belge Joachim Lafosse. C'est pourquoi "Elève libre" peut être ressenti comme une déception. Il y a dans ce film une façon de disserter sur l'amour et la sexualité qui pouvait paraître très neuve il y a 40 ans mais qui, aujourd'hui, a largement dépassé la date de péremption. Dans cette histoire des rapports maître-élève qui dérapent vers autre chose, il y a bien un peu de piment dans la perversité du mentor et d'un couple d'amis, mais tout cela ne va pas bien loin. Alors, oui, c'est décevant !
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2009
Passionnant récit d'une manipulation, ce conte immoral confirme le talent singulier de Joaquim Lafosse. Outre la richesse du scénario, on retiendra l'impeccable direction d'acteurs dont ce trio de beaux (et bons) comédiens : Jonas Bloquet (futur César ?), Jonathan Zaccaï et Yannick Rénier.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 août 2012
Le ton de ce film est volontairement distant mais juste (aucune victimisation, ni manichéisme). Le scénario commence plutôt lentement et cela devient intéressant dans la seconde moitié du film. Une histoire de manipulation et d'abus (ou découverte) sexuels. Une oeuvre dérangeante et qui laisse à réfléchir.
foxart
foxart

121 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2009
Que les dieux du cinéma me pardonnent, je n'ai pas trouvé mieux pour décrire un film aussi profondément humain qu'Elève libre, de Joachim Lafosse que d'utiliser des métaphores animalières... Une fois n'est pas coutume.

Dans la première partie du film, tel une araignée, Lafosse lance des fils dont on ne voit pas nécessairement où ils mènent. Des ces trois adultes qui influencent le jeune Jonas, on ne sait rien, on pense d'abord qu'il s'agit de ses parents, d'une famille recomposée et les longs débats sur la vie sexuelle et affective paraissent d'abord plus incongrus que pervers.
Puis Lafosse jette des ponts entre ces fils et l'on comprend que la toile se tisse et que ces adultes ne sont pas ses parents, ni de près ni de loin.
Qui sont ils ? le film ne le révélera jamais, ce qui apparait de plus en plus clairement dans le récit est le caractère intrusif de cette relation adulte/ado...
Puis la démarche du réalisateur s'apparente à celle d'un boa constrictor tant - passé les premières "caresses" quasi érotiques qu'effleure parfois le film de manière assez troublante - l'étau pervers et manipulateur se resserre tant sur le pauvre Joachim que sur l'impuissant spectateur qui assiste à cette lente mais implacable manipulation mentale de l'adolescent allant jusqu'à l'abus sexuel, poussant le malaise jusqu'à une réelle sensation d'étouffement.
On pourrait reporcher au film d'être aussi pervers que les personnages qu'il crée, mais le réalisateur n'a de cesse d'interroger (sans jamais juger directement) les limites de chacun au coeur d'un film inconfortable et sans concession aucune mais absolument brillant de bout en bout.
Le film est d'ailleurs dès son générique dédié "A nos limites"...
Tout un programme !
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2012
Un excellent film, remarquablement réalisé et magistralement interprété. Elève Libre est une oeuvre courageuse, subtile et précise : Joachim Fosse nous livre de magnifiques plans-séquences, parfaitement adaptés aux situations et aux personnages ( cette manière d'épouser les mouvements de Jonas lors des parties de tennis en est l'exemple le plus représentatif ). Le jeune Jonas Bloquet et l'incroyable Jonathan Zaccaï forment un duo fascinant : leur relation, amicale au départ, devient peu à peu ambigüe pour atteindre finalement une perversité paroxystique. Le film parle de liberté et d'épanouissement sexuel sans la moindre impudeur : Joachim Fosse n'a pas son pareil pour suggérer le malaise. Eleve Libre frappe autant par sa finesse que par la crudité des idées qu'il véhicule : la liberté, valeur si convoitée par le commun des mortels, n'en est pas moins effrayante. Son expérience est douloureuse, comme un parcours initiatique, un passage vers l'âge adulte. Elève Libre est un morceau de bravoure. Un choc. Et ça fait du bien...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2009
Je sors de la séance et je dois dire : bravo !
Encore une fois je suis pas d'accord avec les critiques sur allociné :-) Film très bon, très perturbant et très bien réalisé !
Grand débat en sortant du film : la morale, la majorité sexuelle, la manipulation tout est remis en question, on ne sait pas trop quoi en penser !

Finalement, ce qui perturbe dans le film : la neutralité, qui nous fait tout questionner ! Bravo au jeune acteur, qui est excellent, dans un rôle pas simple !

Ce film me redonne envie de retourner à Utopia !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2009
Très beau film, sensible et pudique, sur un sujet difficile et touchant. J'ai beaucoup aimé ces longues séquences, qui font la part belle au jeu des acteurs, à ces regards, ces respirations, ces gestes. Il s'en dégage une certaine lenteur, qui n'est en rien ennuyeuse, mais fait gagner en profondeur et en sincérité. C'est vrai qu'on parle d'amour, de sexualité, d'éducation, c'est filmé de façon pudique, on pourrait s'attendre à voir davantage de chair, car, c'est bien le sujet du film, la chair, et le désir de la chair. Mais ce parti pris de mise en scène se justifie pleinement. Le film pose plein de questions sur le désir, l'éveil à la sexualité, homo/hétéro, et touche à l'intime en chacun de nous. Et pose la question du rôle des adultes dans l'éducation sexuelle des adolescents. Film touchant, courageux et sensible. Bravo aux acteurs, et en particulier à Jonas, toujours juste.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2018
Le film pose la question de la transmission de façon plutôt originale et assez intriguante.
C’est l’éducation qui est libre davantage que l’élève.
Mais tout dire ne laisse finalement que peu de place à l’expérience. Tout montrer est-il vraiment formateur ?
Le film est intéressant du point de vue philosophique. Il est néanmoins parfois gênant dans ses principes.
« Si tu te poses la question, c’est que t’es proche de la réponse ».
Je lui reproche également une approche trop linéaire. Tout est dit en filigrane: les limites et l’on sent véritablement trop arriver les « expériences ».
Par contre il y a toujours ce style comme « l’économie ». Froid et lisse.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2024
Ce film chatouille nos pupilles, à devoir fermer les yeux peut-être pour les plus sensibles, et plus que ça encore, car il nous provoque, cherche à nous déstabiliser et à nous poser les questions, toutes les questions. Le film explore intelligemment nos à-prioris, les amours adolescentes, la découverte du corps et de la sexualité. C'est aussi l'exploration de la manipulation, celle des adultes sur les enfants et, ou ados, l'exploration de la transgression. Jusqu'où peut-on aller? Il semble ne pas y avoir de limites dans ce film. Le jeune ado, séparé de sa mère qui apparait de façon sporadique, et de son père, lui semble être parti définitivement, se retrouve dans un ménage à cinq, formé par des amis de sa mère. Sous des apparences seulement, le jeune homme n'est pas en sécurité, mais plutôt dans un cercle où il est manipulé.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2022
En France, on se montre tiède vis-à-vis de l’école à la maison à cause des risques de dérives sectaires qu’elle représente (source : j’ai fait l’école à la maison). Entre accompagnement spécialisé et séparatisme vicieux, il n’y a effectivement qu’un pas et Élève libre explore cet entredeux avec force. C’est pourtant un film social (du genre que je qualifiais auparavant de "chiant et déprimant") qui ne se veut pas particulièrement provocateur, mais c'est un véritable rouleau compresseur qui ne s’arrête à rien.

Rappelant d’abord La Communauté de Vinterberg, film très positif sur une survivance improbable du mouvement hippie, il développe des propos sensés, convaincants et même ravissants qui vont dans le sens de l’éducation à la maison. Mais bientôt les valeurs décalées et l’énorme ouverture d’esprit de la petite famille s’imprègnent d’anomalies et l’on remarque que le film est construit lui-même comme une dérive.

Si l'on s'exclamait d'abord "OUI !" devant les propositions du scénario (apprendre comment apprendre, encourager l'étudiant à se connaître mais se montrer à l'écoute, voilà qui me parle), on commence à dire "d'accord ?" avec un scepticisme croissant, jusqu'à se retrouver dans une situation répugnante en se demandant comment on en est arrivé là. Insidieusement, abus et manipulation se sont installés, faisant se déliter l'expérience sociale et démontrant avec froideur comment une entreprise tout habillée des meilleures intentions peut devenir, à l’insu-même de ses perpétrateurs, une usine à laver le cerveau dont les rouages sont faits de vice.

Étant concerné·e, je trouve que le film de Lafosse s'intéresse surtout aux extrêmes, mais la licence artistique l’excuse. Je m’inquiète, à la rigueur, des arguments peu nuancés qu’il peut donner à un côté comme à l’autre, même s’il semble pencher finalement en défaveur de l’école à la maison. Mais pour les amateurs de films sociaux, c’est une perle implacable et intense, très crue mais, malgré tout, douce dans la manière dont elle s’attaque à un si gros sujet.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2009
...La bande-annonce était un peu équivoque et laissait entrevoir quelque chose de dangereux et sulfureux...Le scénario est assez osé, les dialogues sont directs, voir crus, en tout cas un chat est appelé un chat, même si on a entendu bien pire. Tout cela fait de manière plutôt naturel. Le film est donc très bavard, tout est décrit et commenté sans être vraiment montré. On penche alors entre le trop ou le pas assez. Être plus soft en suggérant plus ou aller jusqu'au bout en montrant tout. On peut aussi se demander si le propos est simple et naïf ou volontairement pervers. Les personnages sont bien décrits, sans parti pris, ils ne sont pas jugés. Mais dans ce jeu éducativo-sexuel, on se demande finalement qui manipule qui, qui est sincère, qui profite de l'autre. En cela chacun essaiera de se faire une idée, même si la fin peut laisser perplexe. Les acteurs sont tous convaincants. Jonathan Zaccaï est comme toujours très bien, discret, efficace. Le jeune Jonas Bloquet est prometteur dans un rôle surement pas facile à jouer pour un jeune acteur. Les autres rôles sont aussi très bien tenus entre Yannick Renier (Nés en 68) le demi-frère de Jérémie avec qui il partage l'affiche de Nue propriété, et les filles Claire Bodson et Anne Coesens (Diamant 13). L'interprétation est vraiment l'un des avantages du film. Celui-ci est tout de même très réussi de par son ambiguïté et sa progression psychologique voir dramatique. Il est vrai que cela peut mettre mal à l'aise certains, voir rebuter. En tout cas un film et une histoire à ne pas mettre devant tous les yeux et dans toutes les mains. On en sort avec beaucoup de questions et pas vraiment de réponses. Mais le film n'est sans doute pas fait en ce sens. Une réflexion, en autres, sur la découverte de la sexualité par les ados et ce qu'on peut en faire une fois Une morale, mais laquelle finalement, très limite (annoncée d'entrée en dédicace : à nos limites). Sans mettre vraiment mal à l'aise,un film qui dérange tout de même...
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 juillet 2010
Ce film de Joachim Lafosse est plus exaspérant que choquant ou dérangeant. L'initiation de l'adolescent passe par de longs discours proches de la philosophie de comptoir particulièrement ennuyeux. La mise en scène à base de long plan-séquence l'est tout autant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse