Un architecte cherche un appui politique en soutenant un candidat, espérant que celui-ci renverra l'ascenseur une fois élu. "La Sainte Victoire" est un thriller original, dénonçant la corruption des politiques et les lobbies en France. Par ailleurs, Cornillac et Clavier sont agréablement sobres, très loin de ce qu'on aurait pu craindre. En revanche, le scénario est un peu gros dans le deuxième partie (industriels diaboliques contre honnêtes militants), et s'éparpille quelques peu. Divertissant toutefois.
Tous les seconds rôles volent la vedette « aux premiers » ! Sami Bouajila et Valérie Benguigui sont parfaits. Le duo Clavier/Cornillac fonctionne bien, ils sont justes et crédibles. Le scénario affiche quelques faiblesses mais l’ensemble est efficace grâce à la mise de François Favrat. Ce film est en fait une très bonne surprise !
Rien de bien nouveau sous le soleil, celui de la Sainte-Victoire ou un autre : politique et gros sous, avec toutes les dérives et les compromissions que l'on peut craindre dans une telle conjonction. Mais si l'histoire n'a donc rien d'original, s'il n'y a aucune surprise à espérer, cela se regarde sans déplaisir, grâce surtout à un Clovis Cornillac très à l'aise dans son costume de faux architecte et vrai arriviste que l'absence du vernis social nécessaire à ses ambitions combinée à une bonne dose de naïveté expose à de cruelles déconvenues. Au positif encore, un sobre Clavier et des seconds rôles bien tenus (Véronique Benguigui, Maryline Canto...).
La Sainte Victoire se conçoit comme une œuvre captée sur le vif, à grand renfort de zooms volontairement peu cadrés, d'une caméra à l'épaule et de mises en abyme télévisuelles censées évoquer le style journalistique. Gage de véracité pour un film en demi teinte où les excellentes idées côtoient les retournements scénaristiques grossiers et les ellipses malheureuses, où une voix off appuie trop lourdement le récit d'une chute lui-même conventionnel et parfois redondant. La montée en puissance demeure implacable, servie par d'excellents acteurs, Christian Clavier en tête dont le changement de registre impressionne et fascine. Gros point noir, la musique sur-accompagne le métrage qu'elle dessert en voulant à tout prix lui conférer un rythme agressif. Il n'empêche que cette plongée dans les coulisses du pouvoir fait souvent mouche sans tomber dans les artifices plombants que la présentation de chacun des protagonistes ou qu'un constant souci de clarté quant au propos auraient causés. Malgré des défauts, une surprise à ne pas bouder.
Une réalisation sans talent doublé d'un scénario niais et rempli de clichés, enfin j'ai gardé le pire pour la fin, un Cornillac horripilant et jamais crédible.
L'ambition a un prix. C'est en tout cas ce que tant à montrer ce séduisant film. Entre la politique fiction et le thriller, le scénario nous convainc, tout comme les interprètes!
Christian Claviere est plus vrai que nature en politicien sincère dans cette sainte victoire d'une mise en scène dynamique qui en est tout juste un bon film.
La magouille des dessous de table des hommes politiques . Mise en scène mal maîtrisé , direction des acteurs à l'emporte pièce, surtout envers Clovis Cornillac qui nous affuble de ses mimiques qui n'apporte rien à l'ensemble .
Un jeune entrepreneur aide un homme politique à se présenter aux élections d'une mairie importante. Le film est un équilibre assez rare entre finesse des personnages et analyse politique. On entre dans les méandres de la politique politicienne et voyons les difficultés à rester intègre. Un film méconnu qui mérite d'être vu.
Comique dans un premier temps, le film bascule petit à petit dans un thriller politique bien ficelé. Conillac et Clavier sont vraiment convainquant dans leurs rôles respectifs. François Favrat réussi à ne pas tomber dans du déjà vu et reste crédible dans les micmacs politiques. Bonne surprise.
Sponsor et politique. Un monde intéressant et bien traité ici. Bien que je n'ai pas toujours réussi à suivre la relation, les crasses et les soutiens entre les personnages. Il y a pas mal de choses qui m'ont agacé dans le film, la plupart sont liées au pouvoir et à la corruption apparente : La Masérati est symbole de richesse. spoiler: En acheter une après avoir sponsorisé un politique, c'est clairement un renvoi d'ascenseur et de corruption apparente !
Retrouver Clovis Cornillac et Christian Clavier dans une même comédie, cela n’a rien de surprenant, tant ces deux comédiens ont l’habitude de jouer dans ce type de film et ont en commun d’avoir interprété Astérix au cinéma. Certes le titre du film n’est pas franchement alléchant et racoleur, mais La saint victoire à tout de même le mérite de proposer une histoire dont on n’ignore pas que celle-ci est tirée de fait réel, original que le cinéma français avait encore de nos jours du mal à montrer. On reconnait que voir Clavier en Politicien socio-démocrate fait sourire mais intrigue, voir Cornillac en imitation de Séguéla laisse assez perplexe le tout avec une mise en scène un peu hésitante. La force de La sainte victoire est donc de traité la figure de l’homme politique trop peu traité au cinéma, on se rappelle certes du film de Henri Verneuil de 1961, Le président avec l’excellent Gabin, mais les derniers films, comme Président ou Candidat avaient certes l’audace de s’aventurer dans cette pente, malheureusement sans grande conviction. Mais tout cela fait assez pale figure face aux films de ce genre aux Etats-Unis qui sort bien entendu du pire comme W de Olivier Stone mais aussi du très bon comme Harvey Milk. Les américains auraient-ils plus d’histoires (corruption, magouilles…) à raconter ? En tout cas, on remarque qu’ils n’ont pas peur de désigner les personnages (Nixon, JFK, Wilson, Milk…) en France, nous préférons désigner des personnages qui font certes la une des journaux mais en changeant leur noms et quelques détails dans l’histoire qui est relatée au cinéma, histoire de ne pas coller trop prêt au réel et il est clair que ce film ne changera pas la donne. La sainte victoire peut tout de même se vanter de ne pas être qu’un thriller politique, c’est aussi une comédie bonhomme orienté étude de caractère. Certes le mélange n’opère pas de façon systématique mais apporte une identité propre au film, certes maladroite et naïve...critique sur:cthiboy.blogs.allocine.fr