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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 novembre 2009
Après La Haine (chef d'oeuvre absolu), Assassin(s) (très beau au message ambigu), voici (si je ne me trompe pas le 3eme film de Mathieu Kassovitz. (J'ai pas vu Métisse) Bref. Les Rivières Pourpres n'est certes pas un chef d'oeuvre mais il mérite largement le coup d'oeil. D'un, pour la mise en scène toujours exceptionnelle (j'parle de sa carrière française) de Kassovitz, avec un lot de scènes assez prenantes et joussives (baston avec les skinheads, course-poursuite auto et à pied, autopsie). L'interprétation est excellente ( Cassel en tête incarnation parfaite de la rebellion française, ce qu'était Brad Pitt il y a longtemps pour les USA), et le film peut se targuer d'avoir ouvert une brèche dans le ciné français (le thriller) que certains viendront prostituer (les RP2). Certes le film n'est pas exempt de défauts. La narration est parfois chaotique et on s'y perd à la fin, ce qui nous oblige à reconstituer le film dans nos têtes à la fin, une scène d'avalanche pas forcemment judicieuse, mais bon pourquoi bouder un tel plaisir???
l'intrigue est bonne à la base mais tellement mal scénarisée: on est perdu, on ne peut participer à l'intrigue et on se sent exclu de cet imbroglio qui sonne comme une serie B qui veut jouer dans la cour des grands. La suite sera meilleure.
Après ses trois premiers films couronnés par la critique et auréolés de beaux succès commerciaux, il était évident que Mathieu Kassovitz se voit offrir une grosse production.
Les Rivières Pourpres est une adaptation du roman du même titre de Jean-Christophe Grangé, ce dernier cosignant le script avec Kassovitz avec des acteurs en vogue à l’époque comme Jean Reno ou Nadia Farès et des habitués du réalisateur de La Haine, Vincent Cassel et Karim Belkhadra. Tous ceux-ci sont particulièrement mauvais (sauf bien sûr le toujours impeccable Jean Reno, qui parvient à rester bon même dans les pires navets), pas aidés par une réalisation catastrophique dès que le film est un peu musclé. Les scènes d’action sont illisibles, à la limite du ridicule, là où les dialogues passent allègrement la limite. Par exemple, le flic joué par Vincent Cassel fume un joint qu’il passe à un collègue. S’ensuit une interminable discussion entre les flics présents pour savoir le pire entre l’alcool et le cannabis au bureau. Evidemment, Mathieu Kassovitz prend le parti pris du cannabis. En soi, c’est son choix. Le problème c’est que ce genre de dialogues ralentit considérablement le rythme du film, déjà pas bien élevé et n’a rien à y faire. Autre exemple, Vincent Cassel pète la tronche à trois skinheads avant d’apprendre qu’ils n’ont rien à voir avec l’affaire. Mais alors, pourquoi se sont-ils tapés dessus s’ils n’y sont pour rien ? ”Parce que tu nous as pas demandé” rétorque un skin. A ce niveau-là de nullité, il n’y a plus rien à faire. Surtout avec les rebondissements aussi attendus qu’idiots et ce dénouement catastrophiquement nul.
Vous l’aurez compris, il n’y a pas grand-chose à sauver dans cet abominable film policier qui rapporta pourtant énormément d’argent au box-office. Mathieu Kassovitz et Vincent Cassel n’ont pas participé à la suite.
Une adaptation scandaleuse d'un roman aux multiples qualités et je ne vois guère d'autres options que de faire réclamation auprès de ce Kassovitz qui se réclame de la gente des réalisateurs. Jean Reno se fourvoie du début à la fin, scénario écrit à l'emporte pièce, modifications avec le roman d'une inutilité invraisemblable lorsqu'elle n'a que pour but de gâcher l'original. Où alors il fallait appeler cette chose autrement que "les rivières pourpres" ; c'est au choix.
Histoire bien réalisée et images splendides. A partir d'un scénario avec des faiblesses, on rentre très bien dans l'atmosphère étrange de cette fac en pleine montagne...
Tout au long du film on est pris d'une sorte d'angoisse, le réalisateur arrive vraiment à nous faire ressentir la peur par les images de pluie incessantes. P our moi, un bon thriller avec de bons acteurs mais l'intrigue est toutefois un peu emmêlée.
J'ai été très déçu, car durant tout le film on ne comprend rien, et a la fin je n'ai toujours pas tout comprit. J'adore Jean Reno, il joue bien, mais cela ne suffit pas a remonter ce film.
Un très bon thriller haletant, j'ai cependant était assez déçu par la fin que je trouvais prévisible et un peu bâclé sinon j'aurai mis 5 étoiles! Jean Reno joue extrêmement bien dans ce film, j'ai par contre était déçu par Vincent Cassel que j'ai trouvé très moyen!
Un scénario plutôt caduc et des scènes franchement pas crédibles font perdre beaucoup à ce film. L'ambiance générale très sombre et les acteurs irréprochables permettent quand même à Kassovitz de sauver les meubles !
« Les rivières pourpres » de Mathieu Kassovitz, inspiré du roman éponyme de Jean-Christophe Grangé paru en 1998, fut l’un des gros succès du cinéma français de l’année 2000. Vingt ans après sa sortie, on peut affirmer que les défauts déjà apparents à l’époque n’ont pas été aplanis par la patine des années. Certainement, Kassovitz ne retournerait pas le film de la même manière aujourd’hui. L’Acamédie des Césars lui a pourtant à l’époque offert une nomination pour la statuette du meilleur réalisateur. On reste perplexe. Tout dans la direction du réalisateur de « La haine » est marqué du sceau de l’épate visuelle, sans parler du scénario fort peu lisible qui rend cette intrigue tournant autour d’une réminiscence évasive du vieux rêve nazi de l’eugénisme assez vite indigeste. Il faut bien sûr aussi parler de la direction d’acteurs qui demande à un Jean Reno docile d’appuyer ses effets en lançant dès qu’il le peut des regards lourds de sens, censés montrer que même lui, le flic hors système revenu de tout est dépassé par les événements quand ce n’est pas par sa peur des chiens. Vincent Cassel quant à lui est cantonné par Kassovitz dans son personnage de loubard de banlieue qui s’il s’est un peu civilisé depuis « La haine » tourné cinq ans plus tôt, en retrouve très vite les réflexes dès qu’il est un peu mis sous pression. En somme, un film boursouflé aux entournures qui correspondait à la demande de son époque et rien de plus si ce n'est les scènes d'action bien menées qui sauvent ces "Rivières pourpres" de l'asséchement total.
Adaptation du roman éponyme de Grangé, "Les rivières pourpresé est un thriller sombre dans la veine d'un "Seven" de Fincher. Malheureusement, si Kassowitz avait fait des miracles avec "La haine", ce long métrage m'a semblé bien fade, banal et prévisible que cela soit dans la mise en scène ou dans le scénario. L'intrigue se suit sans déplaisir mais elle manque de piquant et de suspens. Par contre, le tandem Cassel/reno fonctionne bien et vient pimenter ce film qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.