Les Rivières pourpres
Note moyenne
3,4
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434 critiques spectateurs

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54 critiques
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Laurent B.
Laurent B.

27 abonnés 190 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2026
Tiré d'un roman de Jean-Christophe Grangé, Les Rivières Pourpres est un thriller à la française, c'est-à-dire que les bons points sont vite contrebalancés par des trous noirs assez gênants. Pourtant, ici, ces trous noirs ne gâchent pas la totalité du spectacle. Si les scènes d'action ne sont pas le fort de Kassovitz (dont la réalisation reste bien trop basique) et si le final est un peu tiré par les cheveux, le long-métrage tire son épingle du jeu grâce à une ambiance proche de celle d'un Se7en. Bien entendu, c'est moins crade et immoral mais les corps ou autres "antre" font leur petit effet. Une certaine aura se dégage, Kassovitz jouant beaucoup sur le contraste luminosité/obscurité
Ewen Blake
Ewen Blake

193 abonnés 1 324 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2026
spoiler: C'est histoire d'un Se7en Lidl.


- Cette critique contient des spoilers -

C'est un peu grossier (ce zoom caméra sur le panneau de la commune), souvent cliché (jeune flic vs vieil inspecteur au grand blouson de cuir) mais les 26 ans des rivières pourpres appellent à l'indulgence. L'atmosphère est réussie, c'est beau et même si ce n'est pas très innovant (ni crédible sur le fond) on est accroché par l'enquête.

Le film présente néanmoins un paradoxe puissant. D'un côté il ridiculise l'ordre (la flicaille), humilie sur leur terrain des méchants skinheads et fait son ennemi du projet nazi eugéniste. Mais dans le même temps tout son esthétique glorifie les méthodes tout aussi fascistes de nos deux héros, opérant continuellement en dehors des règles de la loi. La sur-virilisation débile en bonus avec un Vincent Cassel aussi insupportable qu'à son habitude (il joue son rôle de cxxxxx avec un naturel qui ne peut qu'être que de composition). L'histoire d'amour (20 ans d'écart) est une faute de goût qu'on oublie presque devant un final incroyablement raté qui noit moins nos héros sous la neige que dans le cringe.
JokSix
JokSix

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2026
Frustrant

Les Rivières pourpres est un film qui ne m’a malheureusement pas emballé. Pourtant, sur le papier, le duo Jean Reno / Vincent Cassel avait tout pour fonctionner et promettait une enquête sombre et captivante. Mais je n’ai pas réussi à être véritablement pris par l’histoire ni à ressentir la tension que j’attendais.

J’ai également eu du mal à comprendre le déroulement de l’intrigue. Certains éléments m’ont paru confus et l’enquête ne m’a pas permis de suivre facilement le raisonnement des personnages. Au lieu de m’intriguer, cela m’a progressivement fait décrocher.

J’ai aussi été assez agacé par la manière dont les policiers sont parfois représentés. Les faire passer pour des incapables ou des pourris m’a semblé assez caricatural, et c’est un procédé que je trouve franchement lassant chez Kasso. Cela nuit selon moi à la crédibilité de l’ensemble.

Malgré un casting intéressant et une ambiance qui aurait pu donner un excellent thriller, je suis donc resté sur ma faim. Le film avait pourtant tous les ingrédients pour fonctionner, mais je n’ai jamais vraiment été embarqué
Thierry Delarue
Thierry Delarue

6 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2026
Le commissaire Niemans, véritable légende de la police, enquête sur le meurtre du bibliothécaire de l'université de Guernon, près de Grenoble. A 300 kilomètres de là le lieutenant Kerkerian s'occupe d'une banale affaire de tombe profanée, celle d'une petite fille morte en 1982.
Le lieu du crime est cette ville universitaire perdue dans une vallée montagneuse. Elle semble littéralement coupée du reste du monde : montagnes vertigineuses, falaises, neige, brouillard, routes encaissées et météo hostile. C'est en suivant le commissaire Niemans et le lieutenant kerkerian dans leur enquête que ce lieu énigmatique devient la réponse à toutes leurs questions. Un bâtiment inquiétant avec son architecture monumentale, froide presque industrielle. Un décors et une dimension, très impressionnants. L'un des indices les plus importants est la devise de l'université : « Mens sana in corpore sano » : « Un esprit sain dans un corps sain ». Au début, cela peut passer pour une simple particularité d'une institution universitaire élitiste. Mais progressivement, le spectateur comprend que quelque chose cloche profondément. Ils ont tous un grain là dedans !! Ils se reproduisent, ils naissent ici. Ils se succèdent aux fonctions internes de père en fils, mais oui commissaire y a un gros problème dans cette communauté monastique, on a vraiment l'impression de pénétrer dans une secte scientifique. On ne vient pas seulement étudier… Et c'est là que le décor devient particulièrement efficace : Kassovitz ne montre pas immédiatement le mal. Il montre d'abord la perfection. Puis on découvre ce que cette quête de perfection implique et elle est vraiment inquiétante !
Le véritable malaise vient donc de ce contraste : une université prestigieuse qui se révèle être une institution fermée. Une excellence intellectuelle qui est en fait une sélection humaine. Un esprit sain : plutôt une idéologie eugéniste. Un corps sain ? L'obsession de la perfection physique. Ce qui rend l'université de Guernon si énigmatique c'est qu'on ne découvre pas seulement un secret dans ses murs, mais on découvre que toute l'université est le secret.
spoiler: Un meurtre horrible avec une victime qui a été torturée pendant au moins 5 heures.
L'enquête ne va pas être facile. La vérité dépassera l'imagination des deux policiers que leurs investigations amèneront à se rencontrer et les emmèneront en haute altitude, aux portes de la mort et de la glace. Deux hommes, deux acteurs, deux caractères bien trempés, il fallait au moins ça pour travailler dans de telles conditions. Jean Reno : la puissance tranquille de Niémans. Il est formidable parce qu'il n'a presque pas besoin de parler pour imposer son personnage. Il y a chez Reno une façon très particulière de jouer le policier : gestes économes, voix basse, regard fixe, visage presque impassible. Il ne cherche pas à fabriquer artificiellement le « flic dur ». Sa présence physique suffit.
Vincent Cassel : l'électricité de Kerkérian. Il parle vite, bouge davantage, provoque, plaisante, s'énerve. Là où Reno semble absorber son environnement, Cassel semble constamment réagir à ce qui l'entoure. Et surtout, il apporte une forme d'impertinence qui empêche le film de devenir trop solennel. Face au Niémans de Reno, qui pourrait facilement devenir un personnage de polar très classique, Kerkérian introduit du désordre, de l'humour et de l'imprévisibilité.
Deux façons de faire le métier de flic, c'est là que le duo fonctionne particulièrement bien.
Les Rivières Pourpres est est un film extrêmement masculin : Niémans, Kerkérian, les étudiants, les professeurs, les policiers, les médecins, les responsables de l'université. Dans cet environnement, Fanny jouée par Nadia Farès apporte une autre énergie. Elle n'est ni la victime classique du thriller, ni la femme fatale traditionnelle, ni simplement l'intérêt amoureux du héros. Elle est une femme qui sait survivre dans cet univers. Et Nadia Farès lui donne suffisamment de caractère pour exister face à deux acteurs aussi imposants que Reno et Cassel.
Un film prenant, rythmé, avec des acteurs qui payent de leur physique en s'investissant dans cette macabre histoire. Ma note sera de 4,94 sur 5. Les Rivières Pourpres : Un triller sombre a l'ambiance malsaine. Pour tout cinéphile qui se respecte, efficace, à voir.
Alolfer
Alolfer

192 abonnés 1 879 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2026
L'autre grand film de Mathieu Kassovitz avec La Haine, Les rivières pourpres est un thriller palpitant suivant une enquête policière intrigante. Le duo Jean Reno/Vincent Cassel fonctionne très bien et la réalisation de Kassovitz, accompagné de magnifiques plans, forment un ensemble plus que réussi.

Un bon film
Mme Hérisson
Mme Hérisson

7 abonnés 382 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2026
"Les Rivières pourpres" est un excellent thriller à la française. Le scénario est globalement très bon et la réalisation permet de captiver le spectateur jusqu'à la fin. Le seul bémol, c’est la fin qui est un peu floue et dont les effets spéciaux ont un peu vieilli. Mais cela n’empêche pas le film de rester un incontournable à voir.
Alex I
Alex I

14 abonnés 228 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2026
Magistrale, un duo épique dans une enquête sombre et glauque. Le cadre géographie est somptueux et tout se lie magnifiquement. Des pensées à la regretté Nadia Fares.
Marie Helene B
Marie Helene B

7 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Très bien mais la musique couvre beaucoup de dialogues, c’est insupportable . Personne ne l’a remarqué apparemment…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2026
Il y a des films qui marquent un tournant, et Les Rivières Pourpres en fait partie. Première claque cinématographique pour beaucoup, ce film a prouvé que la France pouvait produire un cinéma de genre capable de rivaliser avec la noirceur d'un Seven. C’est un film qui a une gueule, une atmosphère, et surtout, une identité visuelle implacable.

Une immersion minérale : Mathieu Kassovitz réussit un tour de force en transformant les Alpes en un huis clos étouffant. Ici, la montagne n'est pas un décor, c'est un monstre de pierre et de glace. La mise en scène est chirurgicale, la photographie est glaciale, et chaque cadavre découvert est une œuvre d'art macabre qui renforce cette sensation de malaise permanent.

Le choc des générations : Le duo Jean Reno / Vincent Cassel est une masterclass de casting. Reno apporte son poids, son expérience et ce calme monolithique, tandis que Cassel injecte une électricité brute et une modernité bienvenue. Leur alchimie porte le film et rend l'enquête organique, loin des clichés habituels des duos de flics.

Une ambition formelle : On sent une réelle exigence technique dans chaque plan. La musique de Bruno Coulais, inquiétante et grandiose, termine de nous plonger dans ce secret universitaire malsain. C’est du cinéma qui ne recule devant rien pour instaurer une tension viscérale.

Le bémol : Si le film frôle la perfection pendant sa phase de traque et d'enquête, il perd un peu de sa "substance" dans un final qui s'emballe. La résolution, un brin rocambolesque, vient légèrement ternir la rigueur quasi-clinique du début du récit.

En résumé : Un film fondateur. Malgré une fin un peu moins maîtrisée, Les Rivières Pourpres reste un monument du thriller hexagonal. C’est du cinéma solide, habité et courageux, qui rappelle qu’on peut faire du grand spectacle tout en gardant une âme sombre et exigeante.
Rorechar
Rorechar

15 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Mathieu Kassovitz adapte avec certaines libertés l'œuvre de Jean Christophe Grangé les rivières pourpres. Il met à l'affiche Jean Reno dans le rôle du commissaire Pierre Niemans qui vient enquêter sur des meurtres ayant lieu à Guernon, et Vincent Cassel dans le rôle de Max Kerkerian enquêtant à Salzac sur une profanation de tombe. Les deux enquêtes vont être étroitement liées. Si le film diffère légèrement du livre, il demeure néanmoins un thriller à la réalisation soigné. Les paysages et les décors sont somptueux. Jean Reno est très charismatique dans son personnage, ce flic chevronné, qui ne parle pas beaucoup mais qui se fie à son instinct. Vincent Cassel est crédible aussi dans ce jeune flic fougueux. Le suspense est là et c'est pour notre grand plaisir, un film français comme on en fait plus. Un bon moment de cinéma
1000gr2Sci
1000gr2Sci

35 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2025
Les Rivières Pourpres de Mathieu Kassovitz affiche une ambition visuelle indéniable, mais pêche par une surenchère d’effets de style qui frôle parfois l’esbroufe gratuite. La photographie glaciale de Thierry Arbogast, bien que soignée, abuse des filtres bleutés et des contrastes appuyés, au point d’étouffer l’émotion et de rigidifier l’espace. La caméra, souvent mobile et nerveuse, multiplie les mouvements virtuoses sans toujours justifier leur pertinence dramaturgique. Si l’ambiance oppressante est bien là, l’ensemble donne trop souvent l’impression d’un exercice de style plus soucieux d’impressionner que de servir le récit.
Juliette Arnould
Juliette Arnould

2 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2025
Tout commence bien. Ca suit son cours. Bon duo d’acteurs mais franchement le dénouement de l enquête est tiré par les cheveux. Dommage
Alexis G
Alexis G

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2025
Le thriller à la française, qui a un peu mal vieilli certes mais à le mérite d’exister. L’ambiance, les décors et l’intrigue sont assez réussis mais certains personnages sont totalement ratés, mention spéciale pour les flics humiliés et caricaturés en debiles, Kassovitz ne peut pas s’en empêcher …
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 février 2025
Malgré quelques longueurs. Film très intriguant au décor et à l’ambiance spécial. Une réussite du genre avec un casting homogène et talentueux.
AdriBrody
AdriBrody

22 abonnés 807 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2025
Un film qui se veut peut-être un peu trop grandiose avec des révélations finales qui s'enchaînent, à se demander même comment le commissaire a obtenu les informations. Là où dans tout bon polar, on découvre petit à petit les indices pour nous mener à la grande scène de révélation, ici on nous laisse sur le côté et on attend juste que Jean Reno nous explique tout. Show don't tell. Et là, on est clairement sur le tell.
Hormis le scénario qui va trop vite, le duo Cassel-Reno fonctionne très bien. Même si, là aussi, les personnages auraient pu mériter plus de développement. C'est donc assez dommage car tous les ingrédients étaient réunis pour un grand film.
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