Je ne suis pas adepte de ce genre de cérémonie horrifique, mais force est de constater que le propos de Serrador s’accorde avec une maîtrise scénique indéniable qui le conduit à réaliser une grande œuvre du film frissonnant. Il le fait avec distinction dans un genre habituellement plus coutumier des effets horrifiques. Le cinéaste interroge pleinement sur la nature de ce siècle nouveau qui n’apporte aucune protection à l’enfance maltraitée, à travers la révolte de gamins et gamines devenus maîtres d’une île perdue au large de l’Espagne. Et face à leur comportement dévastateur, l’adulte ne sait comment se défendre, s’interdisant à toute réaction primaire , le droit de tuer un enfant. Les épargner du monde du lendemain, tel est le propos sourd et violent du réalisateur bien entouré sur son affiche pour conduire son propos jusqu’à son terme . Ame sensible s’abstenir… Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Je n'ai contre les Nanards , mais là c'est franchement mauvais ! Le message "Qui peut tuer des enfants ? " est lourdement annoncé et la suite, prévisible et moralisante s'avère indigeste. La réalisation, Les dialogues et le jeu des acteurs sont catastrophiques. Et pourtant je suis plutôt de culture "Mauvais Genre"...
C'est plutôt bien foutu et assez angoissant, mais le fond du film est un peu stupide à mon sens, et la séquence d'intro verse vraiment dans le spectaculaire choquant sans retenue c'est un peu malaisant !
Seulement deux longs-métrages de cinéma pour Narciso Ibáñez Serrador, plus habitué à réaliser des téléfilms & séries télévisées. Pourtant, il n’était pas passé inaperçu avec son 1er film de cinéma : La résidence (1969).
Ne vous attardez pas trop sur le titre français (qui ne veut trop rien dire). ¿Quién puede matar a un niño? Que l’on pourrait traduire par "Qui peut tuer un enfant?", n’a rien à voir avec un film post-apo ou d’anticipation (contrairement à ce que laisse à penser le titre français).
En adaptant le roman "El juego de los niños" de Juan José Plans, le réalisateur espagnol met en scène un redoutable thriller horrifique, à la fois oppressant & passionnant. On suit les pérégrinations d’un jeune couple, de passage en Espagne. En choisissant de quitter une petite ville côtière submergée par les touristes pour une île perdue au milieu de nulle part, ils vont très vite déchanter en découvrant que les habitants sont loin d’être de simples enfants et ce, malgré leurs bouilles innocentes.
Narciso Ibáñez Serrador place la barre très haute, avec d’entrée de jeu, un générique de 8min nous présentant des enfants par temps de guerre (des camps de la mort, de Coréen, du Vietnam, du Nigéria, ...), âmes sensibles s’abstenir. Mais c’est pour mieux servir le propos du film. Où l’on se retrouve rapidement confronté aux enfants, que l’on pense délaissés dans un premier temps, alors que la réalité est toute autre. Les enfants sont en réalité de véritables montres, à l’image de leurs aînés, à l’image de la société dans laquelle ils sont nés, grandis.
Radicalement dérangeant, portée tout au long par une ambiance malsaine & malaisante. Impossible pour nous de ne pas repenser à des films tels que Le Village des damnés (1960), Les Oiseaux (1963) ou encore La Nuit des morts-vivants (1968). Un film culte du cinéma fantastique espagnol qui peut se targuer de ne pas avoir pris une ride et d’être toujours en phase avec son époque !
A noter qu’un enfin qu’il existe un remake mexicain quasi plan par plan, le décevant : Come Out and Play (2013).
Le négatif : le jeu de presque tous les acteurs, la longueur (on aurait pu faire plus court qu'une heure quarante-six)(le générique, à message, dure sept minutes trente !) Le positif : des bons coups de stress, la tension (parfois aidée par une bonne musique) Mais au bout du compte, un peu longuet quand même...
Un couple de touristes arrive pour passer des vacances sur une île isolée au large de l'Espagne. Seuls y vivent des enfants qui ont assassiné tous les adultes.
Les révoltés de l'an 2000 est un film fantastique horrifique espagnol de Narciso Ibáñez Serrador sorti en 1977. Le film est tiré du roman de Juan José Plans El juego de los niños.
Comme un certain nombre de films, il prend le parti de placer du coté du mal nos chères têtes blondes à qui on donne traditionnellement le bon Dieu sans confession. Dans le genre, les révoltés de l'an 2000 est considéré comme un très bon métrage. Le film s'inscrit dans une vague de films d'anticipation pessimistes tournés au milieu des années 70 (Holocauste 2000, Soleil vert, la planète des singes...). Personnellement, le début du film ne m'a pas du tout emballé. Un générique introductif de 7 minutes 30 pour nous expliquer que les enfants du monde sont victimes d'atrocité sur une voix off de l'ORTF avec des images d'archives...même si c'est vrai, c'est long! Ensuite, le couple de gentils anglais de 35 ans qui vient en pèlerinage sur l'île 12 ans après. Madame est enceinte, l'avenir nous montrera que c'est l'enfant de trop -SPOILER- (le couple en a déjà 2). Le film traine pendant 20 minutes et les dialogues sont assez peu intéressants (Madame ne parle pas espagnol et a des théories assez ineptes sur tout...).
Malheur à celui qui tue un enfant.
Enfin, le film démarre réellement avec l'arrivée du couple sur l'île et le début des hostilités. Même si le rythme est lent et les images peu spectaculaires, la caméra nous emmène dans des rues désertes avec des perspectives angoissantes. Les enfants mutiques et hostiles qui rôdent sont de petits sournois qui finiront par traquer le couple mais ils auront des pertes. En effet, si Madame est "super tarte" et désarmée (Ahhh, l'instinct maternel...) face aux petits assassins en culotte courte dont les rires accompagnent les mauvaises actions, son époux "tranche dans le vif" et c'est avec une certaine joie que j'ai vu tomber un certain nombre de ces mini assassins même si, comme le chante Enrico Macias :"Malheur à celui qui blesse un enfant".
Pour conclure, on saluera le propos pessimiste du film et ses perspectives inquiétantes même si je me garderai bien de commenter sa chute. Le film est correct même si on aurait pu en faire quelque chose de supérieur avec un meilleur montage et, peut être, un casting de meilleure qualité.
Tout d'abord, je tiens à pousser une gueulante envers les mecs qui traduisent les titres des films étrangers en français: Les révoltés de l'an 2000 se nomme en réalité Quien puede matar a un nino? Ce qui signifie "qui peut tuer un enfant?". Un titre féroce tout le comme le film de Serrador. Non mais franchement, Les révoltés de l'an 2000, ça sonne comme les nanars qui sortaient en VHS chez René Chateau Video dans les années 80! Qiuen puede matar a un nino, c'est l'histoire d'un couple de touristes anglais qui débarquent sur une île espagnole et qui découvrent médusés que des enfants règnent en maître sur ce bout de terre. Des mioches carrément violents qui n'hésitent pas à tuer tous les adultes. Sur une trame qui tient sur un timbre poste, le cinéaste livrait un des films les plus hargneux des années 70. Politiquement incorrect comme rarement un film ne l'a été, Serrador nous immerge dans un monde hostile où les badguys sont des gamins de 10 ans. Et ca marche! Le réalisateur a le talent de rendre ses enfants terrifiants avec leur regard vide et leur terrible envie d'en découdre. On pense souvent au film Le village des damnés de Wolf Rilla qui avait compris il y a 50 ans déja, qu'un enfant avait la capacité de nous faire mouiller les couches au cinéma. A la manière d'un épisode de Twilight Zone (La troisième dimension), Serrador nous fait perdre nos repères spatio-temporels et fait grandir en nous une terrible angoisse. Survival audacieux, le film imprime la rétine d'images chocs que l'on n'est pas près d'oublier. En grand sadique, le réalisateur ne donne pas d'autre choix à son personnage masculin que de passer à l'acte. Pour s'en sortir vivant, il sera forcément obligé de tuer un enfant, une décision insupportable à prendre. L'infanticide étant considéré comme la chose la plus abjecte dans nos sociétés contemporaines. Film d'horreur venant d'un autre monde par sa liberté de ton, Quien puede matar a un nino contient une idée sous jacente proprement hallucinante : Serrador nous dit que les premières victimes des conflits armés sont inexorablement les enfants. Désormais, l'heure de la vengence a sonné, les adultes et leur folie meurtrière vont devoir rendre des comptes.
Sous la lumière aveuglante des Baléares, un film d'épouvante angoissant à la mise en scène sèche et réaliste. Assez proche dans sa forme aux Oiseaux d'Hitchcock et à La Dernière Maison sur la gauche de Wes Craven. Le thriller gore Eden Lake, en 2008, reprend un peu le même thème, sous une forme différente, d'enfants qui se retournent, sans raison apparente, contre des adultes.
Un film de climat, aride, oppressant et crescendo, on arrive en territoire inconnu puis hostile, Serrador montre cette petite île désertée et hors du temps comme une sorte de sanctuaire immaculé se refermant en un piège inexplicable, on ne sait pas d’où vient réellement la menace même si on ose à peine l’imaginer, le but du film étant de comprendre les motivations des enfants et du contexte. Et en fait ce n’est jamais vraiment expliqué concrètement, si ce n’est par une symbolique (que l’introduction nous avait d’ors et déjà planifiée) de l’enfance expiant par la mort les pêchés des adultes (par des jeux on ne peut plus macabres en plus, pour ne pas dire cocasses), avec un côté Romero dans la mise en scène, c’est très succinct et néanmoins efficace en terme d’ambiance, je dirais simplement que ça manque parfois de bon sens niveau scénario (les réactions du couple surtout) et aussi de rythme (lenteurs pas nécessairement justifiées dans la seconde partie). Cependant le dernier quart d’heure fait office d’apothéose, avec beaucoup d’ambiguïté voire d’ironie, c’est de loin la meilleure séquence et ça laisse donc sur un très bon ressenti, je valide donc, par contre le titre français faut le foutre à la poubelle.
Le film s'ouvre sur un générique qui sert de prologue, qui impose l'idée qui mène tout le récit : "qui pourrait tuer une enfant ?". Une idée de départ bonne mais avec laquelle Serrador se tire une balle dans le pied. En effe il pose une question à laquelle il répond dès le départ avec ce générique qui prouve matériellement que tous les humains le peuvent et le font depuis toujours ! Le film repose donc surtout sur l'ambiance malsaine et une atmosphère spécifique. Mais franchement, entre l'idée première qui n'est finalement pas soutenue à fond et les invraisemblances multiples il faut avouer que c'est un film très surestimé dans sa valeur intrinsèque et qui ne vaut que par sa valeur "historique".
Traduction ridicule de « Quién puede matar a un niño ? » (Qui pourrait, oserait, tuer un enfant ?). Formidable et effroyable histoire mêlant fantastique, horreur et fascinante virtualité. Un film effrayant de 1975, qui sait encore choquer aujourd hui malgré notre saturation. Un homme normal ferait-il du mal à un enfant ? Oui bien sûr, quand on constate, ô combien de millions de fois, les horreurs subies par les guerres au napalm, les milliers de villages gazés, les expériences scientifiques des camps de concentration, les famines politiques organisées, le tout perçu dans l innocence puérile de nos petits ? A l instar des Oiseaux d Hitchcock, qui se révoltent mystérieusement contre les hommes, nous voici à la place de deux gentils touristes en vacances débarquant sur une ile de pêcheurs espagnole, où une étrange maladie contagieuse semble avoir frappé les enfants, les bébés, et même les foetus. Dans leur extravagance et leur disproportion enfantines, ils tuent les adultes avec ce dont ils disposent : bâtons, pierres, ciseaux, instruments agricoles, couteaux et armes à feu. Un enfant normal ferait-il cela, semblent-ils nous rétorquer ? Et vous, que feriez-vous ? Vous laisseriez-vous tuer, puisque naturellement incapables de violenter d angéliques bambins, ou bien vous permettriez-vous une monstrueuse légitime défense ?
Censuré par la commission de classification des œuvres cinématographiques espagnole lors de sa sortie en 1977, "Les Révoltés de l'an 2000" n'a rien perdu de sa force visuelle. Ce qui est original ici, par rapport à la plupart des films de genre, c'est la représentation du mal à travers les faciès rieurs et angéliques des enfants de l'île : ils ne commettent pas leurs actes dans la pénombre d'un couloir faiblement éclairé, mais en plein soleil, en pleine lumière (un peu dans l'idée de "Shining") avec une joie et une violence peu communes. Les deux touristes qui vont tenter de leur survivre sont un peu débiles sur les bords, rendant dès lors certains ressorts scénaristiques incohérents, mais ils sont suffisamment consistants pour rendre vivant le malaise qui s'installe progressivement, à mesure qu'ils visitent l'île apparemment déserte. La réalisation de Narciso Ibáñez Serrador rend le tout encore plus intense avec tout d'abord les images d'archive abominables, puis le climat oppressant qu'il impose au spectateur, et enfin la séquence finale qui termine le film d'une manière inattendue et jubilatoire. Ce n'est pas phénoménal mais cela se regarde bien.
Un film percutant jouant sur une ambiance infusé lentement mais surement...
Peu médiatisé, le film reste encore confidentiel. Il a pourtant les qualités des grands et ces enfants représentent une menace constante, inquiétante presque "zombifiante". Bien sur, pour apprécier, il faut se laisser prendre, embarquer et ne pas rechercher un "Fast and Furious" ! Pesant, avec une image et un son old school, on ressent le film plus que l'on regarde.
Un must du film d'enfants tueurs. Dérangeant et très bien maîtrisé, Les révoltés de l'an 2000 est malheureusement un peu oublié aujourd'hui malgré ses grandes qualités.
La plupart des films se suivent et se ressemblent ( je dis ça pour en voir vu un certain nombre et pour ne pas dire un nombre certain ), celui-ci a pour mérite d'aborder un sujet rarement traité -
Alors oui c'est pas le meilleur des films en soi, le jeu des acteurs est assez médiocre je trouve ( exception des enfants qui sont vraiment dérangeant) , la blonde m'a exaspéré et les choix qu'ils font relèvent parfois du non-sens ( ça n'engage que moi ) ... cela dit c'est un titre très original -
La scène choque pour moi étant les extraits d'archives en N&B en ouverture -
Je recommande, à voir ( 1 ou 2 fois pour ma part
Il y a de quoi faire de l'analyse dessus comme les tirs de feu d'artifice qui évoquent les scènes de guerre, intéressant a décrypter en tout cas...