J'ai revu avec toujours autant de plaisir "Les Révoltés de l'an 2000" film Espagnol réalisé par Narciso Ibáñez le temps "Les Révoltés de l'an 2000" s'avère être une véritable pépite cinématographique. Un film horrifique où les enfants chassent les adultes sur une jolie petite île ensoleillée. C'est à la fois anxiogène, audacieux, cruel et surtout sans aucune concession. L'ambiance est oppressante du début jusqu'à la fin et parvient à nous tenir en haleine durant tout le film. Côté interprétation les enfants jouent admirablement bien, ils sont absolument terrifiants. Avec le temps un film qui n'a pas pris une ride C'est vraiment un petit bijou ibérique à (re) découvrir absolument !
Même en allant vers les classiques, je n'y arriverai jamais avec le cinéma espagnol.
L'introduction se veut sensationnelle et choquante avec ses rétrospectives horrifiques des différentes guerres mais c'est d'une malsanité malvenue.
Le film se veut dénonciateur de la cruauté subie par les enfants du monde entier mais rajouter ces rires à ces séquences terrifiantes est un manque de respect profond.
Maintenant, le film en lui-même est d'un ridicule sans nom, entre la BO qui en fait des tonnes et qui amorce toute action, l'incohérence, la stupidité des personnages, le montage pour édulcoré qui fait mal au crâne et pour finir, le maquillage et le faux sang complètement cheap.
C'est bruyant comme tout et ça détruit complètement l'atmosphère de solitude de cette ville vidée.
On a des GAMINS qui déshabillent une femme, ce n'est pas du mauvais goût mais une honte absolue.
Je pourrais continuer mais le film n'en vaut pas la peine
Tout à la fois glaçant, cruel et sans concession, Les Révoltés de l'an 2000 n'a pas volé son statut de classique du cinéma horrifique. Son titre original, "¿Quién puede matar a un niño?" (Qui peut tuer un enfant ?) , laisse paraitre toute l'ambiguïté et tout le malaise qui se dégage de l'œuvre. La gestion de la tension se fait graduellement, et la mise en scène parvient à installer la menace au fur et à mesure. Idem pour le jeu des acteurs et actrices, notamment les enfants dirigés brillamment. Le tout sert un propos politique fort : Dans un monde où les enfants sont les premières victimes de la folie des adultes, le moment du soulèvement ne serait-il pas arrivé? Attention, ce film peut heurter les personnes les plus sensibles, notamment dans ses premières scènes montrant des atrocités (réelles) subies par les enfants tout autour de la Terre dans le cadre de diverses guerres, famines ou dictatures.
Un scénario pour le moins original avec un script qui vient bouleverser les codes moraux de notre société. Des acteurs convaincants mais une réalisation molassonne.
Le cinéma regorge de films qui nous imprègnent l'esprit à jamais mais rarement de la sorte. ¿Quién puede matar a un niño? (le titre original des Révoltés de l'An 2000) est un film très dérangeant, son histoire malsaine peut révulser la majeure partie des spectateurs avec la question qui renvoit au titre initial "Peut-on tuer un enfant ?", son titre en dit long. Tout ce qui se passe à l'écran nous amène à bien des interrogations, nos convictions en prennent pour leur grade. Les premières images du film nous montre l'étendu de l'horreur humaine au travers de notre histoire et au final nous constatons que c'est surtout les enfants qui trinquent le plus souvent. Puis le réalisateur décide de faire basculer les choses et d'inverser les rôles. La première demi-heure est assez anodine et n'apporte rien de spécial en terme d'évolution scénaristique et de narration, on nous présente seulement les personnages sans artifices ni paillettes, tout est présenté simplement jusqu'à l'arrivée de nos protagonistes sur l'île. A ce moment là, le film bascule. Nous plongeons progressivement dans une folie humaine inexplicable, jamais une pareille histoire ne vous a été conté, surtout pas ainsi. Les rires, l'innocence des enfants puis soudain le contraste vient nous serrer le coeur, tellement fort que l'on se surprend à vouloir prendre des décisions plus féroces que celles de nos personnages. Les Révoltés de l'An 2000 est une expérience rare, celle d'un choc qui nous envahit et nous reste bien après son visionnage. Un vrai chef d'oeuvre de l'horreur, rien à voir avec les projections d'hémoglobines ou encore les boogeymans qui régissent le genre, ici c'est l'horreur pure et dure, celle qui triture l'esprit, nous malmène jusqu'à nous déstabiliser. Attention, ce film est à déconsiller aux femmes enceintes. Un électrochoc sans nom !
Les gosses, c’est rien que des ordures de toute façon.
Le petit cinéma local est décidément surprenant … et réjouissant ! Membre du réseau Cinephare, il propose en ce moment un cycle thriller/fantastique des plus épicés. Au programme ce jour, les Révoltés de l’An 2000 soit un titre parmi les plus idiots de l’histoire puisque ça n’a rien de futuriste et qu’il n’est nullement question de révoltés au sens propre. Fions-nous plutôt à une traduction littérale qui donnerait « Qui peut tuer un enfant ? ».
Un jeune homme et sa compagne enceinte passent leurs vacances sur une île méditerranéenne au large de la Costa Brava. Là-bas, c’est pas la fête. Tout semble avoir été abandonné dans la précipitation, personne à l’horizon. Enfin personne de plus de 15 ans. Car des gosses, il y en a. Et leurs intentions ne semblent pas très amicales.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intro donne le ton. Des images d’archives et un commentaire monotone nous présentent pendant une dizaine de minutes les plus effroyables conflits et massacres du XXème siècle, mettant en avant le rôle de victimes systématiques des enfants. Les mômes subissent la barbarie des adultes. On mettra un moment à faire le lien entre cette intro en béton armé et l’intrigue du film. L’intrigue elle-même met aussi un moment à démarrer vraiment, entretenant une certaine tension née de l’accumulation d’images horribles lors du préambule. Une fois tout en place, c’est à une véritable leçon de grammaire fantastique que l’on assiste. L’étrange fait irruption par touche, laissant toujours entendre qu’une explication logique aux évènements doit exister. Nous sommes placés dans le point de vue du personnage principal et nous partagerons sa peur et son dégoût. Car il y a quelques scènes vraiment malaisantes à l’image de cette piñata macabre ou de la transformation des gosses au regard vide. Le thriller marche à plein malgré quelques longueurs. On regrettera quelques choix incohérents et une interprétation approximative. Pour les références ou plutôt l’héritage de cet objet culte, on citera immédiatement Carpenter (Assaut [contemporain de celui-ci] ou le Village des damnés [lui-même remake]).
Bref, un très bon moment qui sait ménager ses surprises. Le film n’est pas exempte de défauts mais, l’absolu de son intention fonctionne parfaitement. A conseiller donc.
Probablement une des ouvertures les plus choques du cinéma,, le film a globalement bien vieilli et les messages qu'il véhiculent fonctionne toujours aujourd'hui, un classique du cinéma espagnol qui n'a pas grand-chose à envier au cinéma actuel. Seul Eden Lake jouant dans la même catégorie a réussit à être encore plus choquant et "malaisant "
6 ans après l'épatant "la résidence" Narcisco Ibanez Serrador tourne ces "révoltés de l'an 2000". Un film peut etre pas d'horreur mais d'angoisse dans lequel les oiseaux d'Hitchcok sont remplacés par des enfants. Rien que les images d'archives diffusées en introduction mettent dans le bain et dans l'histoire. De plus ce réalisateur espagnol sait finir ses films ce qui n'est pas le cas de beaucoup. Seul point noir pour ma collection : il n'a que 3 longs métrages à son actif ! 4 /5 bien mérités
Merci à Eric Neuhoff du Masque et la plume de m'avoir fait découvrir ce film qui par sa mise en scène m'a fait penser aux Oiseaux d'Hitchcock. Là s'arrête la comparaison. Ne vous arrêtez pas au titre français de ce film qui ne reflète pas le sujet de fond abordé. C'est extrêmement novateur (même si le film date de 1976), audacieux et dérangeant. Je conseille fortement !
un vrai cauchemar halluciné et hallucinant et si les enfants étaient dangereux ? . C est plutôt culotté de proposer ce film au début des années 70 et de le découvrir aujourd'hui. Le cousin du Village des damnés en quelques sortes.
Excellent film de suspense dans la lignée du Village des Damnés et plus tard du très bon film français Ils. Et bien sûr des Oiseaux de Hitchcock. Le message est peut-être un peu trop exagéré mais il y a quelque chose de vrai au regard de l'Histoire, qui nous est rappelée au début du film par des documents authentiques. La fin est extrêmement pessimiste, mais il ne pouvait en être autrement. Un happy ending eût été incongru.