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    Dune
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    Spaceboy2095-2.0
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    1,5
    Publiée le 16 septembre 2021
    Je ne connais rien de Dune, si ce n'est quelques extraits de l'adaptation télévisée du roman, vus il y a très longtemps. Le film m'a fait pensé à une copie de Star Wars trop longue, trop lente et sans vie. Un très gros tiers du film se passe dans la pénombre et c'est un effet mais cela donne moins de force aux scènes d'actions, qui sont pour la plupart sans vrai suspense et sans vrai enjeu. Sûrement parce que l'on n'arrive pas à s'attacher aux personnages. Il aurait fallu plus de temps pour les connaître. La réalisation est aussi trop pleins de tics: ralentis, flashbacks, rêves, qui, s'ils peuvent être parfois justifiés, sont trop répétitifs. Je passerais sur les idées du film (les méchants sont des porcs, littéralement et le monde des minorités sera sauvé par un blanc.). Timothée Chalamet n'aura qu'un seul grand rôle et c'est Call Me By Your Name. Il est insuffisant dans ce film. Et les autres acteurs n'ont pas grand chose à faire. Seule Zendaya pourrait être intéressante mais on ne la voit pas assez. Enfin, j'ai trouvé la musique plus proche du générique de Xéna la guerrière que d'une musique de film digne de ce nom.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 20 décembre 2021
    Je saurais entendre que face à un tel nom, les attentes aient pu être multiples, complexes, contradictoires, voire même carrément impossibles à assouvir.
    Car depuis 1965 et la publication du roman « Dune », c’est peu dire si l’univers de son auteur Frank Herbert a su alimenter les mythes comme les frustrations, au point de s’ériger comme une icône d’œuvre inadaptable.
    De l’abandon des projets d’Alejandro Jodorowsky et celui de Ridley Scott en passant par le fiasco sorti sur les grands écrans en 1984 que même son réalisateur renia, l’idée d’une adaptation réussie de « Dune » au cinéma avait fini par s'ériger en fantasme inatteignable, ce que le remarquable documentaire « Jodorowsky’s Dune » a d’ailleurs récemment contribué à entretenir…
    Dès lors, rien d’étonnant à ce que – à peine annoncé – ce projet de reprise par Denis Villeneuve fasse déjà grincer des dents.
    Peur et joie s’entremêlaient chez certains avec une certaine évidence. Désir et effroi…
    …Que de choses face auxquelles, je me dois bien de vous l’avouer, je me retrouvais bien étranger.

    Parce que oui – et il me semble utile de le préciser tout de suite afin que le regard que je porte sur ce film soit bien compris – j’ai toujours entretenu à l’égard de « Dune » un rapport totalement dépassionné.
    Je n’ai jamais lu le roman et les seuls contacts que j’ai pu avoir avec l’univers de « Dune » furent pour moi le jeu de Cryo Interactive sorti en 1992 ainsi que le film de David Lynch.
    C’est donc peu dire si « Dune » n’a jamais entretenu chez moi une quelconque forme de fantasme ou d’attente.
    Malgré tout, ça ne voulait pas dire que j’appréhendais ce film sans rien y projeter.
    Au contraire, face à lui je nourrissais ma propre exigence.
    Et celle-ci n’était pas tournée vers un univers mais plutôt vers un homme.
    Moi, celui en qui je portais d’étranges espoirs, c’était Denis Villeneuve.
    « Étranges » parce que jusqu’à présent je n’ai jamais vraiment été emballé par aucun des films de cet auteur.
    Mais « espoir » malgré tout parce que je sentais que le bonhomme avait le potentiel pour réaliser ce qui me manque depuis beaucoup trop longtemps.
    Ce genre de film là…
    « Dune. »

    Voir « Dune » c’est avant toute chose voir un film élégant.
    Un film de textures. Un film de lignes pures. Un film de sons et d’échos.
    Et qu'on puisse dire ça d'un blockbuster américain sortant en 2021, je trouve ça d'autant plus agréable que c'est fort rare.
    Le contraste avec tout ce qui a pu se faire ces derniers temps est d’ailleurs à ce titre assez saisissant.

    Aux bouillasses numériques des frères Russo, Villeneuve y répond avec de la pierre brute, de la lumière franche et des corps dépeints de mille façons.
    Dans la droite lignée de son « Blade Runner 2049 », le Québécois remobilise tout son art de la texture et de la rupture.
    Ici un corps épousé par le tissu et le vent.
    Là un visage matifié et plissé par le soleil du désert.
    Et puis enfin ces masses de chair qu’on noie dans la vapeur d’eau ou les fluides épais.
    Là où les frangins de la ligue du Yes ne savent qu’enchainer les chorégraphies de CGI orchestrées sur des parkings vides, Villeneuve s’attarde sur des bains, des repas, des marches…
    Le luxe découle chez lui du raffinement de la lumière et des textures là où d’autres ont besoin de débauches numériques et de hochets pétaradants.

    D’ailleurs, à côté de cela, ce « Dune » répond aussi à merveille à la précipitation qu’un J.J. Abrams a désormais posé comme norme dans les « Star Wars ».
    Face à la culture du roller coaster, Villeneuve réimpose le temps long, car c’est le seul temps qui sait rendre les moments imposants.
    Une seule scène de ce film parvient d’ailleurs à rappeler quelques évidences.
    C’est une scène située au tout début. La scène durant laquelle le héraut impérial vient convier les Atréides à prendre en charge la planète Arrakis.
    Alors que chez Abrams la chose aurait été pliée en deux coups de cuillères à pot entre deux scènes d’action, le tout dilué dans un petit jeu de petites chamailleries censées rappeler à quel point les héros ne sont que des humains comme les autres avec leurs failles et leurs doutes, Villeneuve lui préfère souligner la solennité de l’instant.
    Des plans longs et larges pour illustrer la rigidité et la rectitude du cérémonial.
    Une marche longue pour qu'on prenne le temps de s’attarder sur les costumes et ornementations de chacun.
    Et surtout un silence sacral au moment d’appeler le Duc à ses nouvelles fonctions.

    Parlons-en d’ailleurs de ces silences ; dernière grande force de cette élégante mise-en-scène.
    Des silences qu’on pourrait d’ailleurs coupler aux multiples plans fixes qui composent ce film.
    Là où un Christopher Nolan aurait tartiné ce film de dialogues et de musiques dans tous les sens, Villeneuve lui sait s'effacer.
    Il s’efface quand il oblige le verbe à aller à l’essentiel (quitte à être parfois froid et plat), lorsqu’il ménage les silences entre chaque échange, ou bien tout simplement quand survient le moment de montrer la grandeur ou la magnificence d’un vaisseau ou d’un ver des sables…
    Et dire cela, ce n'est pas dire pour autant que la musique est absente, loin de là. C'est juste dire qu'au moment de savoir se mettre en retrait, elle sait le faire. Et l'air de rien c'est quelque-chose qui commence à se faite trop rare dans les grands blockbusters actuels pour ne pas être signalé.

    Or, rien que ça – déjà – moi ça suffit à mon plaisir…
    …Et si cette seule élégance de forme peut suffire à mon bonheur c'est aussi parce qu’au fond, celle-ci colle parfaitement à l’univers présenté.
    Comme un étrange clin d’œil fait à son temps, « Dune » nous renvoie à une autre époque.
    Et plus qu’à un futur lointain, c’est surtout vers une vision passée du futur que « Dune » nous ramène.
    Faste des péplums et de leurs grands décors.
    Dureté du corps à corps et des combats à l’arme blanche.
    Mécaniques bien rustres et bien physiques des années 90, avec hélicos et stations d’extraction qui s’inspirent d’ailleurs directement du jeu de Cryo de 1992.
    On pourrait même pousser le vice jusqu’à voir en ces étranges boucliers de protection un clin d’œil à l’esprit de « Star Wars » et de ses sabres-laser.

    Mais au fond, rien de nouveau à cela chez Villeneuve.
    Car à bien tout prendre, « Blade Runner 2049 » avait déjà su rappeler le blockbuster à son excellence puisque toutes les qualités sus-citées y étaient déjà présentes.
    Sauf qu’il y a dans « Dune » ce qui manquait selon moi à « Blade Runner 2049 ».
    Là où la suite qui emboitait le pas du chef d’œuvre de Ridley Scott avait peiné à trouver une direction et une singularité, « Dune » a su pour moi accomplir ce qui a toujours manqué dans les films de Villeneuve : de l’amalgame.

    Jusqu’à présent j’ai toujours trouvé qu’il y avait dans chacun des films de Villeneuve de très fortes disparités qualitatives entre le fond et la forme ; résultat selon moi d’un auteur qui a toujours su poser des univers et des ambiances mais sans jamais savoir quoi en dire ni quoi en faire.
    Ainsi, de « Prisoners » à « Premier contact » en passant par « Sicario », « Blade Runner 2049 » ou « Enemy », j’ai toujours eu du mal avec cette sorte de grossièreté – pour ne pas dire cette maladresse – avec laquelle Villeneuve enchainait régulièrement les poncifs des différents genres qu’il a pu adopter, et cela sans jamais n’avoir vraiment réussi à les faire cohabiter de manière logique et cohérente.
    Or, là, dans « Dune » pour une fois ça colle plutôt bien.
    Et on ne va pas se mentir, je pense que si tout colle aussi bien c’est aussi parce que ce film n’a pas de fin.

    Ne se posant que comme la première partie d’un tout appelant à être complété ultérieurement, « Dune » peut s’autoriser ce luxe d’installer sans faire aboutir.
    Ainsi Villeneuve peut-il exceller dans ce qu’il fait le mieux : installer.
    Une installation qui n’en reste pas moins riche en péripéties et ambitieuse en termes d’élancement…
    Comme s’il était libéré de la pression immédiate de conclure, l’ami Villeneuve n’en semble que davantage libéré…
    …A moins que ce ne soit nous qui sommes libérés pour le moment d’une potentielle désillusion à venir.
    …Il n’empêche qu’en attendant, cet épisode joue pleinement son rôle de mise en bouche. Et c'est l'essentiel.

    Malgré tout, dire cela ça ne signifie pas pour autant que « Dune » est pleinement émancipé des lacunes qui planent sur tous les films de Villeneuve, voire de tous les blockbusters en général.
    Au premier rang des « peut mieux faire » on retrouvera notamment les scènes de bataille.
    Quand bien même surpassent-elles plastiquement celles présentes dans des « Avengers » et autres films du genre, il n’empêche qu’à y regarder de plus près, on peut y retrouver quelques tristes similitudes.
    Entre les pirouettes absurdes, les figurants qui se battent dans le vent, et les quelques plans confus posés là pour mieux cacher la misère, « Dune » perd de sa superbe sitôt s’agite-t-il un peu.

    Difficile aussi de ne pas tiquer sur une grosse chute de rythme lors du dernier quart.
    Il faut dire que l’agencement de l’intrigue a de quoi surprendre au regard de la durée totale du métrage.
    spoiler: Après une montée progressive en tension, tout explose lors d’un climax qui survient au bout de deux heures de film ; climax qu’il est difficile de ne pas ressentir comme l’aboutissement de cette première partie… …Sauf que non. Derrière ça une dernière demi-heure nous attend encore. Et si au fond celle-ci n'est pas totalement inintéressante, la mise-en-scène n’est cependant pas parvenue à poser ce dernier segment comme un prolongement naturel du climax ayant eu lieu précédemment. En ressort une conclusion poussive et qui peine à séduire tant elle peut être perçue comme une sorte de tronçon intermédiaire entre la partie 1 et la partie 2.

    Une triste manière de faire retomber le soufflé…

    Et d’ailleurs, si le soufflé retombe, c’est aussi en raison d’un troisième et dernier problème : une certaine superficialité (pour ne pas dire asceptisation) du traitement des personnages.
    Or si la longue exposition des trois Atréides permet de générer auprès des spectateurs un minimum d’intrigue les concernant, il n’en va malheureusement pas de même de tous les autres personnages qui se réduisent souvent qu’à de simples clichés de space-opéra.
    Et à ce petit jeu d’ailleurs, les quelques notes de « minorités visibles » détonnent tant la logique qui les conditionne saute aux yeux.
    Alors qu’il aurait juste suffi d’opérer un vrai brassage de couleurs et de cultures pour qu’on ne se questionne sur rien, là le film se contente simplement de nous bombarder ici un médecin chinois et là une cheffe rebelle noire ; deux singularités qui peuvent rappeler qu'avant de regarder une saga de fantasy spatiale, on regarde un film devant se plier aux contingences nord-américaines de son temps.

    Difficile également de ne pas reprocher au film de ne pas avoir su davantage accentuer cette opposition entre la froideur et la rectitude du monde politique et nobiliaire des Atréides à celui plus chaud, tourmenté et confusionnant du monde de la Dune.
    Les peuples du désert sont trop ternes et trop sages. Les hallucinations trop nettes et trop chastes. Quand au sable et aux vents ils ne martyrisent pas suffisamment les visages et les yeux.
    Peut-être dans sa partie 2 Villeneuve passera-t-il la vitesse supérieure sur ce point mais j'en doute.

    Malgré tout, me concernant, je préfère profiter de cette partition de l'intrigue en deux pour prendre ce que j'ai à prendre, projeter ce qu'il m'est encore permis de projeter, et profiter de ce film a à me donner.
    Car à bien tout prendre, me concernant, ces quelques réserves n'ont au final pas tant terni que cela le bilan que je me fais de ce « Dune ».
    Et ce bilan c’est que, bon-an-mal-an, Denis Villeneuve est en train de (ré)imposer au sein des productions de blockbuster étatsunienne ce que j’aurais tendance à considérer comme étant du vrai cinéma.
    Pas seulement de l’agitation et des CGI en pagaille pour satisfaire les esprits distraits, mais plutôt un cinéma riche qui entend tirer profit de plus d’un siècle de façonnement du langage cinématographique par le cadre, le montage, la photo, les silences.
    D’une certaine manière « Dune » restaure une sorte de noblesse du cinéma, à une époque où avait fini par devenir hégémonique une véritable culture de parvenus.

    En cela « Dune » tient pour moi ses promesses.
    Peut-être pas la promesse d’une adaptation à la hauteur de l’œuvre de Frank Herbert – car de cela je ne saurais au fond discuter – mais au minimum la promesse d’un vrai cinéma.
    Un cinéma de la vieille pierre. Un cinéma du combat et de la cérémonie à l’ancienne.
    Et même si je ne suis pas du genre à prôner le maintien des têtes couronnées dans le monde, j’avoue malgré tout apprécier quand un bon artisan rappelle à la beauté des arts anciens…
    …Ceux qui résistent aux vents et aux temps.
    …Ceux qui s’imposent par leur majesté, tout simplement.
    Cinemadourg
    Cinemadourg

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    4,0
    Publiée le 17 septembre 2021
    Adapté du roman de l'écrivain américain Frank Herbert (paru en 1965), c'est maintenant Denis Villeneuve qui se lance dans la réalisation pour le grand écran de ce space opéra, après David Lynch en 1984.
    Et franchement, le rendu final est... époustouflant !
    Visuellement, c'est tout simplement phénoménal de beauté, l'univers de "Dune" possède une esthétique d'une rare splendeur à tous les niveaux (lieux, personnages, costumes, véhicules, décors en général, combats...).
    Côté scénario, c'est également du très costaud avec une histoire crédible et prenante et ce, malgré un rythme volontairement assez lent ayant pour but de mieux nous imbiber dans cette atmosphère si particulière.
    La petite déception m'empêchant de mettre une note encore meilleure est que ce film manque cruellement de légèreté et d'humour, l'ensemble est certes spectaculaire, mais certains spectateurs pourront être gênés par le sérieux et la froideur de ce monde des années 26 321 de notre ère actuelle.
    Attention également : le sous-titre "Première Partie" affiché dès le début de ce long métrage annonce la couleur : un "Dune 2" viendra continuer la suite des évènements que ce numéro 1 nous propose.
    Allez, ne boudons pas notre plaisir : les 156 minutes de cette saga spatiale sont réellement excellentes et étonnantes !
    Site CINEMADOURG.free.fr
    lmc-3
    lmc-3

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    3,0
    Publiée le 16 septembre 2021
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    Inutile de connaître l’univers de DUNE pour comprendre le film, bien qu’il faille sérieusement s’accrocher aux scènes d’exposition de l’univers (ce que le film est dans sa globalité, j’y reviendrai), mêmes pour les mieux habitués de ce genre d’univers, ce pourquoi, pour finir ce préambule, bien que ce film soit très loin de ‘Warcraft’ qui abandonnait tout bonnement quiconque n’avais jamais mis le pied dans son univers, la lecture d’un résumé détaillé de ce qu’est ‘DUNE’ avant visionnage du film, est, pour les novices, une bonne recommandation pour rester au mieux à l’aise, face à ce qui se présente être un film qu’il faut être capable de suivre.
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    J'aurais tant souhaité lui accorder le statut de chef-d’œuvre... car je pense objectivement qu’il en est méritant, mais à mes yeux… ce premier titre, au format de 2h30, d’une saga, aurait dû être un format de 3h30 voir de 4h, car, j’en reviens à ce que je disais dans le préambule, tout le long on nous expose un univers haletant, nous promet des choses, dans une ‘introduction’ de 2h30, pour finalement avoir un film qui démarre… quand il se termine.
    Le film est bon, mais personnellement, 5 étoiles pour un teaser de DUNE 2, je m’attendais à beaucoup plus. Zendaya n’est qu’un caméo.
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    Magnifique visuellement, haletant, ne perdant jamais son souffle, riche, avec une identité propre malgré tout ce qu’on voit au cinéma aujourd’hui, le film respire une qualité qui ne peut être contestée, ne connaît aucune longueur, bien que, encore une fois, l’action passe au second plan, derrière une fougue de dialogues encyclopédiques. Sorti de la séance, ça m’a fait l’impression d’arrêter le Seigneur des Anneaux 1 après les 14 premières minutes d’introduction, une fois le speech de Galadrielle terminé, et entrés dans la demeure de Bilbo…
    Hâte de voir ce que réserve la suite, mais là, c’est trop court.

    Enfin, toujours le même problème: la censure pour élargir le public, et la (presque) total absence de sang tout le long d’un film appartenant à un univers qui se doit d’être adapté pour un public mur, d’autant qu’aucun enfant ou presque ne pourrait être passionné par ça.

    Un 5 étoiles facile réduit au statut de 'pas mal', car pour ma part cette adaptation a encore à faire ses preuves avec ses deux suites, et augmenter la visibilité.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 16 septembre 2021
    La première partie de la carrière de Denis Villeneuve, disons jusqu'à Incendies, avec le glaçant Polytechnique en point d'orgue, n'annonçait en rien que le cinéaste québécois allait devenir une figure de proue de la réalisation de blockbusters sans cesser de demeurer un auteur à part entière. En ce sens, Dune et ses suites attendues revêt une certaine cohérence dans sa filmographie en mouvement. Chaque spectateur/critique ira de son exégèse, toute personnelle, selon qu'il a lu la saga de Frank Herbert, qu'il est fan ou pas de Star Wars ou qu'il a apprécié/détesté la version de David Lynch. Difficile d'arriver vierge devant Dune et de laisser glisser les comparaisons ou références à d'autres opéras de l'espace. En marchand de sable, ce qui ne veut pas dire qu'il nous endort, Villeneuve impose un univers fascinant, futur qui pourrait être une version plausible de notre propre époque et monde, dominée par des thèmes universels et éternels que sont le pouvoir, la transmission, l'écologie ou le mysticisme. Le canevas narratif est riche et complexe mais le film resserre son propos au fil des scènes autour d'un possible "élu", confronté à la violence des temps et au scepticisme. C'est vrai que Dune semble comme une bande-annonce d'un spectacle encore plus grandiose à venir. Vrai aussi que l'émotion est un peu absente et que l'interprétation de Timothée Chalamet semble assez timide mais non, puisque ce n'est qu'un avant-goût... Plus que l'action ou les effets spéciaux, c'est l'immensité du désert, son peuple mystérieux et ses dangers enfouis qui retiennent l'attention avec la profondeur intime qu'il suggère. Dune commence à devenir vraiment passionnant quand ce premier épisode s'achève. Ce n'était qu'un Teaser, alors ? Il est suffisamment brillant, malgré sa froideur, pour inciter à anticiper de futurs ravissements de la rétine et de l'âme. L'attente a déjà commencé.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 23 septembre 2021
    “Dune” est un roman de science-fiction écrit par Frank Herbert en 1965. L’histoire se déroule en 10 191. Le duc Leto Atréides hérite de la planète Arrakis, qu’on surnomme “Dune” pour son aspect désertique, sa chaleur qui frôle les 100 degrés et ses géants de vers qui déciment tout sur leurs passages. Bien qu’elle soit hostile, la planète est convoitée pour son épice précieuse qui permet de prolonger la vie humaine. Le personnage d’Oscar Isaac se rend donc sur cette planète avec son armée, ses hélicoptères libellules, sa femme et son fils Paul. Ce jeune héritier, interprété par Timothée Chalamet, est voué à un destin hors du commun et ses nombreuses visions le dépassent. Sa mère le prépare d’ailleurs à cet avenir depuis sa naissance. Mais la planète “Dune” est occupée par les Harkonnen, des barbares chauves qui soumettent le peuple local aux yeux bleus, les Fremen. C’est d’ailleurs une jeune Fremen que Paul voit régulièrement dans ses rêves. Qui est-elle ? Que cache réellement la signature du traité pour protéger la planète Arrakis ? Quel sera le rôle de Paul dans cette odyssée ? Vous n’aurez pas les réponses, car une seconde partie du film est prévue prochainement.
    En près de trois heures, Denis Villeneuve parvient à imposer toutes les bases du monde construit par Herbert dans son livre. Nombreux sont ceux qui pourront être déçus du manque d’action. Cette première partie révèle néanmoins un univers visuel et photographique époustouflant, un rythme contemplatif et mystérieux qui nous donne bien entendu rendez-vous avec la suite. Le son est tout aussi riche que la musique d’Hans Zimmer nous fait vibrer. “Dune” est une œuvre monumentale qui pourra difficilement être jugée sans sa suite tant les questions sur l’intrigue restent en suspens. Dans tous les cas, Villeneuve réussit enfin là où Alejandro Jodorowsky et Ridley Scott avaient déclaré forfait et où David Lynch avait proposé une adaptation terne en 1984.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Elisabeth G.
    Elisabeth G.

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    4,5
    Publiée le 18 septembre 2021
    Un grand film de science-fiction grâce à un casting cinq étoiles et surtout grâce à son réalisateur qui réussit une adaptation réputée difficile et propose un film magnifique.
    La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
    Cristaux-Feu B
    Cristaux-Feu B

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    0,5
    Publiée le 22 septembre 2021
    L'image est belle. Mais c'est tout.
    Réalisation très académique. Une musique abrutissante qui ne s'arrête jamais.
    Dépenser autant d'argent et se passer d'un scénariste et d'un dialoguiste c'est dommage.
    Le coup de l'helico (2 places pour 3, quelqu'un doit se sacrifier snif) qui ne veut pas démarrer alors que les méchants sont aux trousses des gentils... en dit long sur le film.
    Et le médecin qui déverrouille le bouclier tranquillement... les processus de sécurité ne doivent pas être très solides.
    gueratomik
    gueratomik

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    0,5
    Publiée le 4 octobre 2021
    Apparemment, peu se rendent compte que le film est une copie scène pour scène de la version de 1984, étirée en longueur(s). Cette nouvelle adaptation n'a donc aucun intérêt et pire encore, aucune ambition. Et la musique quasi permanente est un pénible cache-misère. L'ensemble est de la poudre aux yeux. Enfin, du sable. 0.5
    Sathanasse
    Sathanasse

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    1,0
    Publiée le 15 septembre 2021
    Le dormeur ne s'est pas réveillé. En résumant Dune à une version manichéiste du livre, Villeneuve passe totalement à côté de la quintessence de l'oeuvre de F. Herbert. Dune est un Guerre et Paix futuriste, Machination, alliances et trahisons de nombreuses forces en puissance. Ici tout se résume à la dualité Atreide / Harkonnen. Où est la guilde qui tire les ficelles de la politique, l'empereur à sa solde ? sa fille ? La profondeur ésotérique a disparu, ne se résumant qu'à une prophétie pour les fremens qui doit se réaliser, ou sont les croyances et prières des autres. Le second effet Kiss cool, le film est en deux parties, traiter la moitié du livre en 2H30 et etre aussi superficiel, alors qu’en 3H30 d’autres on réussit à montrer la profondeur et la richesse de l’œuvre originale. Enorme déception
    Philippe G.
    Philippe G.

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    0,5
    Publiée le 21 septembre 2021
    Film très intéressant si on a des problématiques de sommeil. La version de Lynch, pourtant nanardesque, fait figure de chef d'œuvre en regard de ce long plaidoyer pour les somnifères.
    Seule la photo et la lumière retiendront votre attention.
    norman06
    norman06

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    3,0
    Publiée le 15 septembre 2021
    Bon blockbuster d'auteur, subtil, et qui préfère la sobriété à la surenchère (pathos, effets spéciaux....). La narration est limpide et efficace et le style indiscutablement élégant. Mais on aimerait que Denis Villeneuve s'aventure sur un terrain moins balisé et davantage digne de son talent.
    Yves G.
    Yves G.

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    2,5
    Publiée le 26 septembre 2021
    Dans un avenir lointain, l’humanité est organisée selon un modèle médiéval : autour d’un empereur qui répartit à sa guise des fiefs à ses vassaux. La planète Artakis, un immense désert de sable seulement peuplé de terribles vers géants et de rares autochtones, les Fremen, est convoitée pour ses richesses naturelles. Son exploitation, jusqu’alors assurée d’une main de fer par la maison Harkkonen, est confiée par l’Empereur à la maison Atréides. Son chef, le duc Leto Atréides (Oscar Isaac), sa compagne, Lady Jessica (Rebecca Ferguson), disciple du Bene Gesserit, une puissante congrégation exclusivement féminine qui use de pouvoirs supranaturels pour influencer l’ordre du monde, et leur fils Paul (Timothée Chalamet) qu’une rumeur insistante présente comme un futur Messie, viennent prendre possession d’Artakis. Leurs fidèles lieutenants les accompagnent : Duncan Idaho (Jason Momoa), Gurney Halleck (Josh Brolin). Mais le danger rode….

    "Dune" est sans doute l’un des événements cinématographiques les plus attendus de l’année. Sa sortie, initialement prévue en octobre 2020 a dû être repoussée une première fois à cause du Covid en novembre 2020 puis à l’automne 2021. Présenté en avant-première mondiale à la Mostra, il sort en France le 15 septembre mais devra attendre le 22 octobre aux Etats-Unis. Warner a annoncé une sortie simultanée en salles et sur la plateforme HBO au grand dam de son réalisateur, Denis Villeneuve.

    "Dune" est de ces films qu’il faut impérativement voir en salles sur un écran immense tant le spectacle est majestueux. Chaque plan ou presque est un tableau de maître qui joue sur les couleurs et les compositions. On y voit souvent des humains minuscules dans des décors immenses. La musique de Hans Zimmer (qui décidément, depuis près de quarante ans, a participé à plus de films qu’aucun réalisateur ou aucun acteur) souligne emphatiquement cette majesté. On lui fait souvent le reproche d’être tonitruante. J’ai la faiblesse depuis "Crimson Tide" – que Edouard Balladur avait repris pour ses meetings de campagne en 1995 – de le porter dans mon cœur. [Citer Edouard Balladur dans une de mes critiques ! Done]

    On disait le roman de Franck Herbert publié en 1965 intransposable. David Lynch s’y était cassé les dents au début des années 80. Son "Dune" est l’un des films les plus calamiteux jamais tournés. Jodorowsky s’y est essayé. Son projet était pantagruélique : Mick Jagger, Orson Welles et Salvador Dali étaient évoqués pour les rôles principaux avec Moebius aux décors et les Pink Floyd à la musique. Finalement c’est Denis Villeneuve qui a relevé le défi, un réalisateur canadien qui, comme tous les réalisateurs d’exception de tous les pays du monde, est venu aux Etats-Unis poursuivre la carrière prometteuse entamée au Québec avec "Incendies". À Hollywood, Villeneuve a tourné "Prisoners" avec Hugh Jackman, "Enemy" avec Jake Gyllenhaal (que j’ai félicité pour ce rôle lorsque je l’ai croisé au musé Picasso en 2015 [Name-dropping take 2]), "Sicario" avec Benicio del Toro, Premier contact, peut-être l’un de mes films préférés de la décennie, aussi beau que profond, et "Blade Runner 2049". Bref une série exceptionnelle de films qui furent autant de succès critiques que commerciaux. Difficile de trouver à Hollywood réalisateur aussi consacré sinon peut-être Alfonso Cuarón ou Alejandro Iñárritu.

    On ne peut pas regarder "Dune" sans penser à "La Guerre des étoiles" qui en a repris beaucoup des éléments au point que Herbert faillit l’attaquer pour plagiat à sa sortie en 1977. Un empire intergalactique, une planète désertique, un jeune héros appelé à un destin hors du commun, des batailles au sabre : tout y était, tout y est, l’humour en moins.

    Dune aura coûté dit-on 165 millions de dollars, soit un peu plus d’un million de dollars par minute – ou encore quelques 175.000 dollars par seconde. Cet argent faramineux n’a pas été dépensé en vain. Il se voit. Il en jette plein les yeux et plein les oreilles.

    On peut se laisser emporter par ce spectacle grandiose et immersif. On peut aussi y rester totalement étranger, ne lui trouver aucune humanité, n’éprouver aucune émotion. Après 2h35 et y avoir beaucoup réfléchi, je ne sais toujours pas quel parti embrasser. Une amie cinéphile, plus lapidaire que moi a écrit : « Je n’ai RIEN à dire sur Dune. Ce bel objet sans humanité, noyé dans une musique tonitruante, parle un langage qui m’est totalement étranger. » L’excessive longueur de ma critique, que je n’arrive pas à conclure par une opinion tranchée, démontre à la fois mon manque de conviction et de talent.
    Dark0Whale
    Dark0Whale

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    5,0
    Publiée le 15 septembre 2021
    Que dire ?
    Si vous aimez la realisation de Denis Villeneuve, vous n'allez pas être déçu !
    Un chef d'oeuvre qui ne plaira pas à tout le monde !

    une imagerie magnifique, une musique parfaite, des décors sublimes et un jeu d'acteur exceptionnel !!!

    Ce n'est pas un film conventionnel avec des batailles dantesques mais plutôt un film sensoriel faisant réfléchir avec un excellent scénario !
    C'est un film qui ose parler et qui se ressent ! Il y a un petit côté poétique comme dans la filmographie de son auteur !
    Paul Gioan
    Paul Gioan

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 21 critiques

    1,0
    Publiée le 21 septembre 2021
    Je suis amateur de SF , tant "standard" qu'un peu plus évolué , bref , les Star Wars aussi j'ai bien aimé , et , tiens ,justement des le début de ce Dune , on retrouve des trucs pompés sans vergogne....A part ça , je m'étais déja bien ennuyé dans le Dune de Lynch ( et pourtant , Lynch...) mais ici ,c'est encore pire....Que de bavardages sans intérets , des bagarres ( à l"épée...Merci les peplums et autres chevaliers...) entre , finalement, on ne sait plus qui contre qui ni surtout pourquoi , un héros , Paul , bon , sans aucun ontéret le mec il faut le dire ...Bref , évitez , un bon conseil . Des SF , ces dernières années , i y en a eu pas mal de bons , retrouvez les !
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