Une bonne comédie britannique qui ne renouvelle pas vraiment le genre en étant typique sur son traitement de la bourgeoisie mais qui est assez agréable à regarder.
Cette adaptation d'une pièce de Noel Coward se regarde avec un certain plaisir grâce à l'excellente performance de la charmante Jessica Biel, aux décors très soignées et aussi par rapport à son histoire qui possède pas mal d'humour noir ( la séquence où le personnage de Jessica Biel écrase le chihuahua est vraiment comique ). Il s'agit donc d'une oeuvre romanesque assez drôle, sympathique et qui se regarde sans ennui.
Il n est pas parfait, mais il est juste et reflète la réalité de certains couple dont la famille veux diriger coûte que coûte. Ce n'est pas une romance idéale ni un film à la fin parfaite. Il est assez brouillon et j'ai apprécier. Il faut vraiment suivre pour comprendre.
L’arrivée d’une Américaine émancipée dans la famille aristocrate de son mari anglais dans les années 30. Une comédie de mœurs british à l’humour corrosif et au casting séduisant, mais au scénario assez plat et manquant de souffle.
Dans les années 30, l'ainé d'une famille bourgeoise anglaise revient au domaine avec la jolie américaine, Larita, qu'il a épousée en France. L'accueil est pour le moins mitigé. Le thème du film de Stephan Elliot est la rencontre du Nouveau Monde et de la vieille Europe, de la modernité et de la tradition, du non-conformisme et des conventions. Larita sera-t-elle adoubée par sa nouvelle famille ou échouera-t-elle à lui transmettre sa vitalité? Voilà l'enjeu que représentent une jeune femme tournée vers l'avenir et une belle-famille enfermée dans le passé. La comédie est alimentée par une opposition de styles à travers un scénario plus ou moins cocasse, pas aussi superficiel au demeurant que le début du film le laissait penser. La promiscuité et l'incompréhension de fond donnent lieu à des situations amusantes avec une américaine gaffeuse, une chef de famille (Kristin Scott Thomas) tout en sourires forcés, un beau-père comme absent, goguenard et tolérant (Colin Firth). Sous les efforts de politesse de chacun, la discorde est feutrée et on n'attend plus que la guerre ouverte...si elle a lieu.
Le film promettait beaucoup d'humour anglais, de répliques aigres-douces, et une jolie prise de vue d'une société aristocratique anglaise figée dans ses certitudes et son style de vie. Et il faut reconnaître que tout est bien au rendez-vous. C'est assez royal, avec des acteurs épatants, en particulier Christine Scott Thomas, mais aussi un Colin Firth assez méconnaissable. Mais, c'est surtout Jessica Biel, une nouvelle venue, qui irradie le film de sa présence, avec un rôle délicieux de (jolie) «chienne dans un jeu de quille». On passe donc un bon moment. Mais, je suis resté quand même sur ma faim, du fait d'une réalisation un peu traînante. On rentre difficilement dans le film, et ce n'est qu'au premier tiers du film qu'on adhère totalement à l'histoire. Dommage, car ces films anglais sont toujours aussi délicieusement désuets.
"Un mariage de rêve" est adapté d'une pièce de 1927 de Noel Coward, et dont avait été tiré un des derniers films muets d'Hitchcock, baptisé "Easy Virtue" et traduit par "Le Passé ne meurt jamais". L'action de la pièce et du film étant à l'époque contemporaine, il ne serait pas venu à l'idée de Noel Coward ou de Sir Alfred (qui n'était d'ailleurs pas encore annobli) de commettre un sacrilège aussi anachronique que celui qui ouvre le film, à savoir la victoire d'une femme au G.P. de Monaco, puisqu'il fallut attendre 1975 pour voir Lella Lombardi marquer un demi point au G.P. d'Espagne, performance jamais rééditée depuis.
Passée cette introduction monégasque en sépia qui nous permet de reconnaître Sainte-Dévote, la Rascasse ou le Tunnel, l'action se déplace là où se déroulera tout le reste du film, dans un de ces man oirs du Surrey qui servent d'écrin au cinéma anglais, le dernier film en date étant "Reviens-moi", certes dans une autre tonalité.
Les premiers échanges à fleurets à peine mouchetés entre la pétulante Américaine et la tyrannique douairière laissent craindre le pire : un jeu caricatural, une photographie digne d'un téléfilm allemand, et un scénario construit uniquement pour mettre en valeur les bons mots du type "Je ne vais pas sourire - Tu es anglaise, fais semblant", "Elle est comme la noyade, elle devient agréable quand on cesse de lutter", ou "C'est un sujet délicat, on n'en parle pas... sauf en public".
Et puis, fort heureusement, l'action se décentre de la seule opposition entre les deux femmes, pour laisser la place à d'autres aspects de l'intrigue et à d'autres personnages, comme le père de John, jamais remis de la Grande Guerre où il emmena tous les hommes de son village à la boucherie, ou Sarah, aristocrate voisine et amie d'enfance de John, promise à lui pour permettre la fusion des deux domaines, ou encore Furber, le butler complice de Larita, bien loin des "Vestiges du Jour".
Certaines scènes sont franchement drôles, comme la fin dramatique du pauvre Poppy (j'ai l'impression d'avoir vu une scène similaire il n'y a pas longtemps, mais où ?), d'autres sont plus poussives, comme le french cancan au gala des veuves de guerres. Mais progressivement, la tonalité comique s'efface pour s'attacher réellement aux personnages, jusqu'à une fin qui présente le grand mérite de ne pas correspondre aux lois du genre.
Je n'avais encore jamais vu jouer Jessica Biel, plus fameuse pour sa plastique que pour son jeu à en croire les premières pages de Google Images ; ici, en garçonne blonde platine, elle tient tête avec énergie et subtilité à une Kristin Scott-Thomas odieuse à souhait, et dont le surjeu demandé par Stephan Elliott réussit à passer grâce à la finesse de ses non-dits. Présent dans la plupart des comédies anglaises, Colin Firth joue ici avec un flegme dépressif, répondant à sa femme qui lui reproche de sourire : "Dieu m'en préserve !"
Ah, et un dernier détail : le pire anachronisme n'est pas de jouer Sex Bomb en fond sonore sur les images de la chasse à courre, mais de mettre une Frazer-Nash-BMW entre les mains de Larita, la marque anglaise ne s'étant alliée au motoriste bavarois qu'en 1934...
Une bonne surprise au final, avec un très bon Colin Firth et une bonne Jessica Biel. La réalisation est sympathique, ainsi que le thème, abordant le décalage entre "Lords" et le progrès entre les deux guerres.
Le film "Un mariage de rêve" est une comédie piquante sur le choc des cultures : aristocratie puritaine anglaise et culture américaine. Dans ce film, un jeune homme anglais présente à sa famille noble à l'esprit coincé sa jeune femme americaine, gaie et ouverte qui devra défendre sa culture americaine, ouverte et anticonformiste pour garder son époux ! Kristin Scott Thomas est drôle dans le rôle d'une mère froide et stricte qui cherche à faire partir la jeune femme jouée par Jessica Biel. D'ailleurs, je ne comprends pas la traduction française du titre du film : "Un mariage de rêve" tant que le titre anglais est:"Easy Virtue" pour désigner "Vivre ta vie ", ce qui correspondrait parfaitement au contenu du film ! Enfin, les dialogues entre les femmes sont drôles et vifs, les situations cocasses en particulier des scènes avec le chien. Cependant, au fil du temps,j'ai eu l'impression que l'histoire tourne et une certaine lassitude se fait ressentir... Dommage! Sinon, c'est simplement une petite comédie qui se laisse regarder.
Une bonne petite comédie bien anglaise, étonnant de voir Colin Firth en mari décrépit et dégouté de sa vie mais tres agréablement surprise par la prestation de Jessica Biel, qui innove dans ce genre de rôle ! Bine sûr, les problèmes de relations entre fille et belle mères, on en a déja vu, mais certaines situations burlesque sont a voir ...