Frank Martin vit tranquillement à Marseille. Jusqu'au jour où un trafiquant de déchets industriels fait appel à ses services de transporteur contre son gré. Frank doit convoyer un paquet jusqu'en Europe centrale, et un bracelet explosif lui est attaché : s'il s'éloigne trop de sa voiture, il explose.
Je n'étais guère convaincu par les deux premiers volets, de beaux navets. Aucun raison d'être rassuré avec ce troisième, toujours produit par Europacorp. Et cette fois réalisé par leur yes-man Olivier Megaton.
Le résultat est moins pire que ce à quoi je m'attendais, les scènes d'action restant à peu près lisibles (je dis bien à peu près !). En effet, Olivier Megaton n'avait visiblement pas encore cédé à sa manie de monter les scènes sous cocaïne, à 3 plans par seconde.
Pour autant, ça reste m'as-tu-vu et inélégant au possible. Il y a du boulot sur les combats, et même les cascades (dont une voiture qui passe entre deux camions). Mais c'est tellement filmé de manière rentre-dedans et vulgaire que l'impact est très limité. Sans compter tous les clichés possible. On nous ressort le coup des déchets toxiques, en mode liquide vert bouillonnant dans des fûts. Tous les méchants sont habillés de vestes en cuir noires, toutes les voitures sont des grosses cylindrées de marque, noires également. Au passage le placement produit automobile est assez insupportable.
Surtout, le scénario est complètement, mais alors complètement crétin. L'idée du bracelet explosif, pourquoi pas, sauf que l'histoire ne le justifiera jamais (pourquoi embêter un chauffeur avec un tel encombrement ?). La trame de fond de trafic de déchets est indigente. Les péripéties n'ont bien souvent aucun sens. Les dialogues sont raz-des-pâquerettes. Et l'ensemble est bourré d'incohérences énormes. Au hasard : Frank fait un voyage de Marseille à Budapest en quelques heures (!), sans faire le plein (!!) et en passant par l'Allemagne (!!!).
Côté personnages, Jason Statham crispe la mâchoire. Robert Knepper fait des rictus de méchant. François Berléand ne sert pas à grand chose. Natalya Rudakova est épouvantable. Son personnage de jeune fille décalée est insoutenable, et son jeu d'actrice affreux. Pour l'anecdote, elle est à la base coiffeuse, et a été repérée par hasard par Luc Besson...
Au moins, c'est cohérent en terme de qualité avec les deux précédents...