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Chris58640
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4,0
Publiée le 1 novembre 2008
Pas un pamphlet, pas un vraiment un biopic non plus, un film très critique sur un président encore en exercice. Un film qui cherche à comprendre comment et surtout pourquoi un fils à papa sans éducation, médiocre et terriblement mal dans sa peau à pu devenir l’homme le plus puissant du monde. Ce film raconte, à coup de flash back successifs, l’ascension de W jusqu’au sommet du monde, la genèse du conflit en Irak et l’inévitable désillusion qui en a résulté. C’ surtout le pourquoi qui intéresse Oliver Stone, alors qu’on aurait aimé en savoir plus aussi sur le « comment »… Ici, il n’est question du 11 septembre et surtout de l’élection de 2000 que dans les mots, au détour d’une phrase. L’énorme scandale de l’élection de 2000 aurait quand même mérité bien plus qu’une allusion de Bush père à la fin du film ! Mais Oliver Stone ne s’occupe quasiment que des « pourquoi ». Pourquoi a-t’il voulu si ardemment devenir président ? Pour impressionner son papa, pour tuer le père et prouver qu’il mérite autant d’attention que son frère Jeb. L’explication psy est certes séduisante mais un petit peu réductrice au final. Pourquoi avoir tellement voulu cette guerre en Irak ? Pour faire mieux que papa et surtout parce qu’il est entouré de va-t-en-guerre cyniques et machiavéliques… Les scènes avec ses collaborateurs sont les plus intéressantes. Autant W est décrit comme un homme maladroit, quasiment inculte au final presque attachant, autant ceux qui l’entourent ne sont pas autant ménagés : Rice en lèche botte louvoyant, Powell en lâche incapable d’imposer ses idées à qui parle plus fort que lui et Cheney… Richard Dreyffus lui donne une crédibilité qui fait froid dans le dos… L’interprétation est parfaite : Josh Brolin est fort ressemblant et surtout pour la voix ! ! La réalisation est classique, mais on ne perd jamais le fil. Le film dure 2 heures mais franchement, ça parait plus court et du coup, on trouve la fin un peu brutale.
W : L'Improbable Président est un film pas mal, même si je ne suis pas convaincu qu'il ait atteint l'objectif souhaité. Car au final, on se prend d'attachement vis-à-vis de George W. Bush malgré sa politique et à mon avis, ce n'était pas l'objectif d'Oliver Stone que l'on ait une bonne image de ce président. On est sensible à sa quête de fierté paternelle. La scène de bretzel est tout de même très jouissive. C'était tout de même un président particulièrement risible (cumulant les bourdes, notamment lors des visites d'hôpitaux). Acteurs très bien castés et les maquillages sont extrêmement bien travaillés, on reconnaît parfaitement les personnages (les Bush, Dick Cheney, Colin Powell, Condoleezza Rice, Donald Rumsfeld). Josh Brolin est excellent dans le rôle-titre. Les dessous de la fumisterie que constituait la guerre en Irak sont exposés avec clarté tout comme ses motivations (la lecture de Bush selon laquelle le maintien de Saddam Hussein fut ce qui a coulé son père). La réalisation est très dynamique : par exemple en montrant comment la joie d'une victoire facile en Irak laisse rapidement place au fiasco et la perte de soldats. On ressent le malaise d'être le fils le moins aimé et d'être dans un costume de président qui s'avère trop grand.
Oliver Stone est capable du meilleur comme du pire mais sait aussi alterner les deux(notamment dans Alexandre)ici il livre une oeuvre très convenue au niveau de la mise en scène mais aussi très bavarde.Le film souffre de longueurs, mais est aussi sacrément ironique, Bush est présenté comme un pauvre type un peu benêt qui se fait petit à petit manger par les rouages de son propre système alors certes le côté biopic lasse vite ici, les histoires familiales sont traités de façon un peu trop consentuelles pour ne pas dire mièvres, mais il se dégage de cette charge contre la politique de Bush une certaine mélancolie, Bush n'est pas montré sous un jour si sombre, il devient presque une entité abstraite en quête de lui-même, étrange impression devant ce film inégal mais loin d'être sans intérêt.W est un film drôle, sarcastique mais aussi étrangement mélancolique, politiquement un peu lourd (mais il fallait s'y attendre ).Oliver Stone n'est pas encore mort mais son cinéma souffre quand même de nombreux défauts, notamment de gros problèmes de rythme et de structure.
Un assez bon portrait de Bush Jr mais qui reste tout de même peu accrocheur. A noter, les très bonnes incrustrations de l'acteur dans des scènes réelles! On aime le fait d'avoir un portrait pré-élection et post-élection de W. Mais le film reste plat, on aurait aimé beaucoup plus de rebondissements!
Si l'on met de coté la très bonne performance de Josh Brolin ,il reste tout de même difficile de trouver un semblant d'intérêt a cette biographie ultra-convenue du plus calamiteux des présidents de l'histoire Americaine.Cela fait déjà quelques années que le cinéma de Stone a perdu l'acidité et le mordant de ses débuts mais un tel regard emphatique laisse de marbre et ce n'est pas la construction en flashback ni le rythme sénatorial (cf les barbantes scènes de réunions) de ce " Dallas sous Lexomil " qui arrange les choses.Hormis une ressemblance physique pas totalement flagrante ainsi qu'un visage identique entre Bush ado et adulte ,Brolin confirme par sa présence et son abattage qu'il est bien devenu un acteur de 1er rang ,le reste du casting se résumant a un défilé de têtes + ou moins célèbres singeant des personnages connus de tous.Du pamphlet au vitriol espéré ,l'on ne dépasse jamais le stade du gentil téléfilm documenté ,Monsieur Stone ,il est grand temps de vous ressaisir !!!
Regarder W. juste après avoir vu Vice (Adam McKay, 2018) présente un risque de comparativité élevé : les deux hommes, George W. Bush et Dick Cheney, connaissant un parcours parallèle malgré des sphères d'origine différentes. Ainsi, les deux film commencent à peu près de la même façon : on est en 2001/2002, la deuxième guerre du Golfe se prépare, et on bascule sur le début de l'âge adulte... en prison. En outre, et c'est somme toute logique, les même personnages (dont même de l'exécutif) sont présents à l'écran tout au long du film puisque les deux hommes ont été respectivement président et vice-président. Je relèverai néanmoins cette énorme différence : là où l'accent avait été mis sur la ressemblance avec les personnages réels dans Vice, elle est moins probante ici, Josh Brolin, par ailleurs exceptionnel, collant assez peu à l'image physique qui nous est resté de l'improbable président.
Puisque j'aborde la distribution, je relèverai également la performance de Richard Dreyfuss, au phrasé lent et énigmatique, les autres interprètes étant au mieux passables, au pire insupportables, à l'image de Thandie Newton, incarnant une Condoleezza Rice sous valium. Il est inutile de conseiller de voir ce film en VO tant ça tombe sous le sens : les élocutions et les accents d'origine des différents personnages font partie intégrante de l'Histoire.
Moins ouvertement militant que Vice, W. se veut une description plus en phase avec les biopics traditionnels et, magré quelques dialogues vraisemblablement fictifs et parfois simplistes, voire carrément grotesques (la scène avec Tony Blair ou celle au téléphone avec Jacques Chirac), le souci d'Oliver Stone est de raconter l'histoire d'un homme que rien ne prédestinait à devenir président, si ce n'est son réseau familial et partisan. La narration est ainsi toute entière centrée sur le personnage et ses rapports tumultueux avec son père, ainsi que l'évolution de sa religiosité, et nous livre un George W. Bush plus humain, parfois même touchant, que ce qu'on en a retenu et évite la fresque historique et l'interrogation politique, si ce n'est pour souligner le constant paradoxe de la logique guerrière des Etats-Unis.
Visuellement de facture classique, ce film est enfin un rien trop long, la dernière partie s'engluant dans le scandale des armes de destruction massive avec une lourdeur assez ridicule.
A voir princpalement pour la prestation de Josh Brolin.
W. conte le parcours chaotique de Bush Jr. des rangs de sa confrérie à la fac au rang de président des USA. Oliver Stone, habitué des films coup de poing mettant à mal le gouvernement et son implication mondiale s'attaque cette fois-ci au président de son beau pays. W. s'avère être vache, caricatural et brouillon au possible. Portrait d'un homme qui devient président pour clouer le bec à son père (seul point positif du film), W. fait l'apologie négative de Bush. Le problème est qu'on ne sait jamais sur quel pied danser, ce qui est vrai de ce qui est faux. Michael Moore additionne des images d'archives, manipule les gens et les images, et son message passe. Oliver Stone veut nous montrer que que le président des USA est un abruti. On l'avait compris. IL n'était pas necessaire de nous montrer Bush aux WC, Bush qui boit, fume, parle comme un texan sans cerveau, qui ne se débrouille pas sans sa horde derrière lui. Initialement prévu pour une sortie en 2009, Oliver Stone choisit de sortir son film aux élections 2008 pour faire plus d'impact. Raté. Il aurait mieux fait de revoir sa copie et nous délivrer une histoire censée et non pas racoleuse.
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3,0
Publiée le 25 juillet 2010
Avec "W", Oliver Stone arrive avec un sujet pareil à nous montrer comment la vie du prèsident à pu jouer dans ces dècisions! Un film qui dènonce le manque de rigueur de W. dans les attentats du 11 septembre, de Katrina et de la Guerre en Irak! Au cinèma, il faut souligner que c'est la première fois qu'un chef d'Etat amèricain devient une personne de fiction alors qu’il se trouve encore en exercice (le film est sorti en octobre 2008 aux USA)! Un Bush dans la vingtaine est dèpeint comme un parfait abruti sans ambition et petit à petit, Josh Brolin joue Bush de manière remarquable: look, regard, dèmarche, intonation de voix, autant de ressemblances troublantes qui rende ce biopic crèdible et passionnant! Pas du grand Stone mais une oeuvre saisissante...
Si Oliver Srone nous revient un peu plus en forme que pour son "World Trade Center", l'aura de cet excellente réalisateur jadis semble s'être néanmoins quelque peu dissipé tant ce "W." parait quelque peu fade par rapport à ce qu'il avait pu nous offrir à une époque. Pourtant, tout semblait réuni pour le bon film, notamment un nouveau "biopic" sur un président américain, ce qu'il a déja fait deux fois avec succès. Et pourtant... Le problème avec le film, c'est qu'on est sytématiquement baladé d'un sentiment à un autre, entre plaisir et ennui réel, entre moments instructifs et passages connus et rabachés... Il semblerait qu'il aurait sans doute fallu plus s'attarder sur certains moments que d'autres... Car si la jeune de Bush et ses relations un peu chaotiques s'avèrent plutôt intelligentes et pertinentes, il n'en va pas de même sur les éternelles discussions entre le Président et les différents membres du Parti, alourdissant incroyablement le récit et lui faisant perdre beaucoup de sa force. De plus, les seconds rôles sont la plupart du temps sacrifiés et il semble vraiment manquer de la matière à l'ensemble. Et que dire des maquillages bien peu convaincants et de certains acteurs à la limite de la caricature, ou seuls échappent Toby Jones, Elizabeth Banks, James Cromwell et surtout Josh Brolin qui, malgré qon manque de ressemblance, s'avère plutôt convaincant. Bref, pas franchement raté mais pas franchement réussi non plus, Stone semble ne pas vraiment réussir à se dépêtrer de son délicat personnage. Il saura en revanche éviter un manchéisme primaire pour nous montrer un Bush plus complexe et victime que d'habitude, ce qui est tout à son honneur. Hélas, cela semble aussi se retourner un peu contre lui, tant on aurait préférer un Bush tout de même un peu plus sombre. Sentiments extrêmement mitigées donc, pour deux étoiles... généreuses.
Si on fait exception de l'interprétation convaincante, ce film n'a pas le moindre intérêt. En fait, c'est juste une suite d'anecdotes que tout le monde connaît nous montrant comment un débile profond a pu accéder au poste suprême parce qu'il était fils à papa et parce qu'il a triché (bien qu'à part une phrase dans la scène du cauchemar aucune allusion n'est faite à cette dernière chose!!!). Oliver Stone est connu comme un cinéaste rentre-dedans mais là il semble avoir complètement limé ses griffes. Aucune audace que ce soit sur le plan de la mise en scène ou sur celui du scénario, c'est sage, c'est lisse, rien de percutant. J'aurais de beaucoup préféré qu'il en fasse trop, comme il l'a fait souvent, que d'avoir ce résultat hyper-décevant. Au lieu du très gros pavé qu'il aurait pu jeter dans la mare, Oliver Stone n'a même pas daigné jeter un gravillon.
A coup sur,ce biopic sur l'inénarrable W.Bush va diviser les foules.Pour ma part,je trouves que son plus gros défaut,c'est de rester tiède et trop linéaire dans sa narration,là ou plus de punch aurait mieux caractérisé le personnage.Ceci étant dit,Oliver Stone atteint son objectif de réaliser un pamphlet tour à tour humoristique et émouvant.Josh Brolin,étonnant de mimétisme,apporte toute son humanité.Il est clair que Bush est montré comme manipulable par son entourage,et à la limite du simplet.En particulier,l'influence de ses conseillers fait froid dans le dos.Mais dans l'ensemble la charge anti-Bush n'est pas trop crue,étonnant de la part de ce polémiqueur qu'est Stone.Rien de révolutionnaire,mais un bon moment en compagnie d'un homme plus étonnant qu'il n'en a eu l'air...
Oliver Stone aime les séries de films. Après avoir fait un film sur l'assassinat de Kennedy (le sublime "JFK", son meilleur film) et un film intéressant mais trop long sur Nixon ("Nixon"), voici un troisième film sur un Président américain. Et si la vie de 'dobeulyou' (sic) ne mérite pas vraiment qu'on s'y attarde, force est de constater que ce film n'est pas si raté qu'on pourrait le croire (Oliver Stone ne fait plus beaucoup de bons films, son précédent, "World Trade Center", était même, rétrospectivement parlant, abominable de mièvrerie, impardonnable de la part d'un réalisateur aussi caustique que lui). Ce n'est pas grandiose non plus. Mais Josh Brolin est pas mal du tout, et ce film mérite d'être vu...une fois. Au moins, le pire Président des 'zuhéssa' (re-sic) aura eu son film. Gageons qu'il ne le regardera pas souvent !
W, c'est un peu "Georges Bush pour les nuls". Pas sûr en effet que les gens un minimum calé sur le sujet apprenne grand chose... Quoiqu'il en soit, le film manque cruellement de recul et d'informations. Attendre quelques années n'auraient certainement pas été un luxe. Et en voulant balayer presque toute la vie de Bush, Stone ne traite finalement rien en profondeur, se permettant même quelques oublis pas vraiment négligeables : Bush pendant l'attaque du 11 septembre notamment. Autre impression : le ton du film parait finalement bien gentil, trop gentil même jusqu'à en devenir moyennement crédible. Oliver Stone s'est décidément bien calmé depuis quelques années, et c'est bien dommage. Josh Brolin assure, bien qu'en difficulté notable avec son dentier. Les autres acteurs, que des grands noms, ne sont pas mauvais mais on a parfois un peu la sensation d'assister à une soirée déguisée... En deux mots : du toc à voir à la rigueur.
Déçu de ce piti biopic de Bush, le début partait bien , on y voyait l'alcoolisme de Bush, ses déboires avec son pére avant que celui çi soit president. Ensuite on est en 1994, après le 11 septembre , on est plus dans le déja vu des médias et le doc que dans un film...bREF un film inutile ou réalisé trop tôt, juste à savourer pour Josh Brolin et James Cromwell qui joue parfaitement leur rôles à contre emploi...Revoyez Jfk, platoon et né un 4 Juillet , la ou Stone savait réaliser un bon film