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Luuuuuuuuc
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1,5
Publiée le 23 avril 2024
« Ne bougez pas. Cette bête est féroce. »
Commençant par un choeur façon Shakespeare ou façon antique (les 3 sorcières figurant aussi les Parques), les aventures de Dar commencent plutôt bien, de manière assez classique, avec un double élément perturbateur et l’initiation du héros, rencontre avec quelques adjuvants, bref un schéma traditionnel qui marche toujours. Et puis ça s’étire, ça s’étiole, ça part en vrille et ça finit en haut de boudin. A l’exception de la première demi-heure, il n’y a pas grand-chose à retirer de cette daube.
Vu en salle à sa sortie en 1982. J'ai gardé le souvenir de Marc Singer qui a une allure étonnante et esthétique, dommage qu'il n'aie pas tourné plus de films avec une stature pareil. Beaucoup de naïveté dans cette Heroic Fantasy qui ne manque pas de charme ni de sadisme comme on le montrait à cette époque. Il fallait tout de même le faire tant le décor principal de la pyramide est à la fois impressionnant et laisse sur sa faim ; comme il n'y avait pas de trucage informatique en 1982 : bravo à l'équipe des constructeurs décorateurs. Un cinéma de l'entre-deux : entre la disparition progressive des petites salles et des salles de semi-exclusivité transformées en salles pour le porno, et l'arrivé des magnétoscopes. Enfin, dommage que la musique est parfois un salmigondis pas possible qui gâche les scènes !
Passé un certain stade, la nullité devient de l'art. Et Dar contient tous les ingrédients du parfait nanar avec un vrai talent d'alchimiste pour transformer le ridicule en captivant: maquillages amateurs, maquettes/ décors du niveau de San Ku Kaï, costumes sortant des carnavals d'écoles maternelles, jeux d'acteurs de club théâtre de collège, méchants très méchants mais qui attendent quand même de se prendre un coup sur la tête ou qu'un aigle fasse une chute de 200 m pour leur crever les yeux, au lieu de planter leur couteau dans le gentil immobilisé juste devant eux... Même à 10 ans, ce film m'avait paru peu crédible mais au final, cet imaginaire enfantin et macho (hommes musclés, femmes top-modèles et dociles) peut donner un grand plaisir régressif teinté d'autodérision.
Certes le film a un peu vieilli (il a plus de 30 ans) mais malgre tout il se regarde assez facilement le casting est pas mal avec Marc Singer et la belle Tanya Roberts j'ai toujours en mémoire cette scene ou le chien lui sauve la vie lors du massacre de son village
"Le courage d'un aigle, la force d'un tigre (plutôt d’une panthère) et le pouvoir d'un Dieu !"
Attention ! La tagline de l'affiche originale de l'époque, annonçait la couleur d'un film d'héroic-fantasy passé injustement sous les radars à sa sortie en salles en 1983. Pourtant l'aura autour de “Dar l’invincible”, à savoir celle d’un long-métrage maîtrisé ayant sa propre mythologie, s'est façonnée au fil du temps, dans l'ombre quelque peu écrasante de son grand frère "Conan le Barbare" ! Parmi les ersatzs plus ou moins réussis des aventures du guerrier Cimmérien, "Dar l'Invincible" de Don "Phantasm" Coscarelli fait figure d'outsider accidentel. En effet, les deux films furent tournés quasi simultanément. Le rôle-titre est interprété par Marc Singer, auréolé de son récent succès dans la série “V”. L'acteur de 34 ans à l'époque est épaulé dans sa quête par une horde d'animaux avec lesquels il interagit. Mais bien avant cela, lorsque sa mère meurt en couche, Dar, fils de Roi - parce qu’il est celui qui, marqué par le sceau d’une prophétie, serait à l’origine de la chute de Maax (Rip Torn), un nécromancien sans pitié, doit être sacrifié. En pleine cérémonie mortifère, Dar est sauvé in extremis par Seth (John Amos). Adopté par Seth et les siens, dans une contrée jusqu’alors paisible, il y vivra heureux jusqu’à l’âge adulte. Malheureusement, les hommes de Maax - toujours à ses trousses - massacreront les villageois, dans un opéra de sang et de fureur, la genèse de tout bon récit d'heroic fantasy ! Orphelin pour la seconde fois, Dar se voit affublé de compagnons hétéroclites munis de fourrures ou de plumes. Deux fouines pour la ruse, un aigle pour la vision et une panthère noire pour la force (un don de télépathie avec les animaux qu’il possède depuis la nuit où il devait mourir), Dar le guerrier solitaire prend le chemin de la vengeance, accompagné par une sidekick so sexy en la personne de Kiri (Tanya Roberts). Évidemment, loin du statut d'icône que Arnold Schwarzenegger s’est forgé grâce au masterclass de John Milius, Marc Singer n’a pas à rougir - le temps d’un récit - d’avoir été le héros d’un film d’aventures fantastique plutôt plaisant, gentiment kitsch, aux effets spéciaux bien troussés… Pour la première fois dans notre contrée franchouillarde, les aficionados de muscles saillants et huilés, de sandales en cuir et d’épées luisantes auront le bonheur de découvrir ou redécouvrir cette série B en DVD, Blu-Ray et UHD 4K chez ESC Editions.
Quelle déception durant une soirée nanar, Dar l'Invincible s'est plutôt illustré par ses longueurs et son manque terrible de dialogues. Résultat sans appel, on s'ennuie ferme ! Si vous cherchez un bon nanar dans le genre, préférez "the Barbarians" Si vous cherchez un bon film d'héroic fantasy, préférez "Conan le Barbare" (je sais, vous l'avez déjà vu...)
Dar l’invincible, un film finalement peu connu mais qui n’est pas pour autant à oublier. Pour tous ceux qui aiment les histoires d’heroic fantasy, ce film est à voir. Le principal handicap de ce film a été de sortir en 1982, même année que Conan le barbare avec Arnold Schwarzenegger, qui a pris tous les lauriers de la fantasy ! Le titre original, The Beastmaster (maître des animaux), donnera sans doute mieux le ton du film que n’importe quel synopsis… un héros, un vilain méchant, des alliés, une femme, des contrées et une époque lointaines… vous comprenez pourquoi l’oeuvre culte précédemment citée a facilement occulté celle-ci… des éléments communs certes mais pas une copie, ne serait que par la capacité du héros… Coté prestation, nous avons Marc Singer pour interprété le héros, plus connu en France sous les traits de Mike Donovan dans la mini-série de science fiction V, il a la carrure, au sens propre (comme au figuré) pour endosser avec aisance le statut de guerrier d’heroic fantasy. La partie féminine est bien assurée par Tanya Roberts (That 70s show) et le méchant par Rip Torn (Men in black). Ce film a donné naissance à deux suites et une série tv… je ne sais pas ce qu’il en est pour cette dernière mais concernant les deux autres films, il n’y a pas d’intérêt particulier à les connaître… Pour les adeptes de l’heroic fantasy, si vous avez l’occasion de passer devant ce film, n’hésitez pas à vous y arrêter, vous apprécierez sans doute... pour les autres il peut offrir un bon divertissement.