"An education" ? Un film féministe tirant à boulets rouges sur l'archaïque société britannique des années 60. Tout le monde en prend pour son grade, de la nunuche lycéenne percluse d'illusions au père de famille avare comme Harpagon en passant par la prof mal baisée, la dirlo aigrie ou encore le Dom Juan aussi perfide que le renard cherchant à faucher le fromage qui pue au corbeau. La satire, drapée d'une esthétique et de dialogues plutôt agréables, fait mouche. Voir un tel film de nos jours, c'est comme découvrir que nos ancêtres du XIXe siècle se torchaient le derrière avec du papier journal, c'est à la foie choquant et risible. Seulement, "An education" se métamorphose à la fin en "Une fucking lesson de morale pour vous les gonzesses". Ce final est selon moi raté car il jure avec le reste du film et surtout il se révèle tristement niais. Mais bon, vous pouvez toujours faire comme certains avec "Titanic" et arrêter le visionnage 10 mn avant la fin...
Un excellent film inspiré d'une histoire vraie qui restitue parfaitement l'ambiance des années 60 et la place de la femme durant cette décennie. C'est émouvant, bien joué et avec de belles musiques anciennes!
Une histoire dans les années 60 qui aurait autant sa place aujourd'hui. A 16 ans, comment se projeter sur son avenir brillant de futur étudiante à Oxford, quand soudainement l'âge nous rappelle à l'ordre d'une envie amoureuse. Un scénario avec de brillants acteurs, qui n'est pas dans la caricature et nous laisse dans un décor presque parfait.
Beau film, bien interprété par tout les acteurs. Mais malheureusement le scénario un peu trop bateau et une fin incroyable (dans le mauvais sens) nous empêche de savourer pleinement cette histoire. Dommage.
"Une éducation" n'est pas une leçon de vie ou de morale grâce à la justesse de ses interprètes, à son scénario malin et au charme rétro de sa délicate réalisation. Malgré ces indéniables points positifs, ce film m'a semblé quelque peu étriqué et trop scolairement réalisé pour avoir un charme irrésistible. "Une éducation" est néanmoins un film à voir( au moins une fois).
Un tres bon film qui nous apprend des coses sur la vie, sur la confiance. Une histoire d'amour avec une difference d'age. Les acteurs sont excellents , le film est parfaitement réalisé que dire à part que c'est un coup de coeur!
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1,5
Publiée le 4 octobre 2020
Je ne sais pas exactement quand Une éducation a commencé à perdre de son éclat pour moi mais cela n’a pas pris très longtemps. Le problème est que ni Jenny et ni David ne sont particulièrement sympathiques. Prenez Jenny notre protagoniste. Elle est super intelligente obtenant des notes élevées dans tout sauf le latin et pleine d’équilibre et de maturité mais c’est une idiote en ce qui concerne David. Prendre de mauvaises décisions ne gagnera pas ma sympathie à moins que ces décisions ne semblent logiques pour le personnage. Par exemple nous pouvons voir comment Jenny prendrait les décisions si elle était amoureuse (ce qu'elle était) et elle est plutôt stupide et naïve (ce qu'elle n'était pas). Le fait qu'elle ait été présentée comme une violoncelliste classique intelligente et mature pour son âge (même si elle était au lycée) aurait dû l'empêcher dans une certaine mesure de prendre de mauvaises décisions. Je n’ose pas dévoiler les décisions qu’elle prend mais il y en a quelques-unes et qui semblent ridicules. Il y a peu de choses qui sont aussi ennuyeuses que de voir des gens aisés se plaindre de leur vie. Au lieu de vraiment m'entraîner dans le monde de Jenny de sa famille et de ses amis j'ai été complètement découragé par cette histoire insipide et prévisible. Mulligan (qui ressemble beaucoup à Katie Holmes) n'est pas mal du tout bien que ses scènes avec Sarsgaard qui a 22 ans dans la vraie vie mais joue une adolescente de 16 ans sont plutôt effrayantes...
Film charmant, plaisant à regarder ; on se laisse porter par le charme de Carrey Mulligan comme on se laisserait bercer dans une barque au milieu du marais poitevin. Il y a comme une douceur lénifiante. N’est-ce pas facile pour autant d’opposer une famille austère à un environnement ensoleillés de culture et de vie facile ? Sans sa famille austère qui lui a offert une certaine éducation, Jenny aurait-elle fréquenté des lieux raffinés que lui proposait son amoureux deux fois plus âgé qu’elle ? Sans cette éducation austère aurait-elle été promise à de hautes études ? L’éducation familiale et scolaire ne suffisent pas ; éducations contraintes, imposées. L’éducation ne se lit pas nécessairement dans les livres, dans les paroles des enseignants et des parents. Elle se trouve dans la vie, dans la découverte de l’amour, dans la déception de l’amour, dans la rébellion, dans les rapports humains, dans sa curiosité.
Il y a une dizaine d'années, la réalisatrice danoise Lone Scherfig nous avait déjà offert un petit bijou : "Italian for beginners". Nous la retrouvons dans la mise en scène d'un film britannique, dont le scénario a été écrit par Nick Hornby ("High Fidelity") d'après un récit autobiographique de Lynn Barber. Et, pour tout dire, nous la retrouvons en pleine forme, car "Une éducation" est, de nouveau, un petit bijou. L'histoire ressemble à Pygmalion/my fair laidy pris à l'envers : début des années 60, à Londres, Jenny, une jeune fille brillante dans ses études, cultivée, à peine 17 ans, est petit à petit "dévergondée" par un adulte qui a au moins deux fois son âge. Sympa le gars, plutôt brillant dans son genre, cultivé également, mais pas le genre que les parents de Jenny, qu'il a pourtant mis dans sa poche, rêvent d'avoir un jour comme gendre. Oxford était le rêve de Jenny et elle en arrive à s'en détourner. Carey Mulligan est parfaite dans le rôle de Jenny, mais, quand même, je n'irais pas, comme certains, jusqu'à la comparer à Audrey Hepburn, pour toujours inégalable. L'américain Peter Sarsgaard (récemment vu dans "dans la brume électrique" de Tavernier) est très crédible en jeune british (bel effort pour l'accent !). La mise en scène est plutôt classique (trop, jugerons certains !) mais elle n'est pas exempte de trouvailles intéressantes. On est surpris qu'en 1961, à une époque où, à titre personnel, mes goûts me portaient vers Les Shadows et le rock américain et anglais en général, une jeune fille anglaise de mon âge ne jurait que par Juliette Gréco et Jacques Brel ! Pour rester dans la musique, on constatera que la 3ème symphonie d'Elgar que l'orchestre du collège de Jenny est censé avoir joué est une œuvre qu'Elgar n'a pu terminer avant sa mort et qu'elle n'a été terminée et jouée que dans les années 80 ! A part cela, ce film, dont les 15 premières minutes sont vraiment jouissives, est d'ores et déjà, pour moi, un des grands films de l'année.
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3,5
Publiée le 23 octobre 2011
Prix du public à Sundance avec pas mal de nominations aux Oscars, "An Education" est une belle et première histoire d'amour adolescente avec un homme mûr! Un scènario inspirè par les mèmoires de la journaliste anglaise Lynn Barber et signè par Nick Hornby, pour le rècit d'initiation d'une audacieuse ingènue qui va dècouvrir la vie, perdre son innocence, et devoir choisir son existence...à une èpoque où les moeurs et les valeurs s'apprêtent à vivre une rèvolution! Dans une Angleterre rètrograde qui peine à entrer dans la folie des 60's, Peter Sarsgaard est remarquable en homme charmant à la sèduction discrète mais assumèe! Mais c'est Carey Mulligan, jeune anglaise inconnue qui retient surtout l'attention. Elle fait sensation dans son premier grand rôle d'ado amoureuse et fût même candidate à l'Oscar de la meilleure actrice en 2010. Capable de jouer l'ingènuitè adolescente comme la blessure profonde de l'amour brisè, elle suscite l'enthousiasme sur le tout Hollywood où tout le monde se l'arrache. "An Education" tire donc toute son ènergie de son traitement, la lègèretè de l'ècriture et son mèlange raffinè de comèdie et de drame! Un très beau film où les premiers èmois passionnès à Paris entre Jenny et David sont vraiment d'un doux romantisme...