Si "La Vie est belle" est considéré comme un conte de Noël, on peut dire d' "Arsenic et Vieilles Dentelles" qu'il est un conte d'Halloween. Se passant en effet un 31 octobre, le film, inspiré d'une pièce de théâtre, raconte l'histoire d'un homme prêt à se marier mais qui doit gérer ses deux tantes tueuses en série, son frère ressemblant à Boris Karloff et son complice souhaitant cacher un cadavre ou encore son autre frère qui se prend pour le président Roosevelt. Après dix minutes d'introduction déstabilisantes, le film enchaîne les situations burlesques à grande vitesse, au pire intéressantes, au mieux hilarantes.L'humour noir y est jubilatoire, Cary Grant en cabotin déchaîné livre une performance époustouflante et les retournements de situations sont parfaitement dosés. Capra use aussi remarquablement du hors-champ et des mécanismes de répétition propres à la comédie. Un excellent film, très bien écrit et au rythme survolté.
Encore un classique dont la réputation est très largement surestimé. Non pas que ce soit nul, Priscilla Lane est absolument charmante, Il y a quelques plans impressionnants incorporant des jeux d'ombres dans le pur style impressionniste, le duo formé par un Peter Lorre, complémentent paumé et par Raymond Massey grimé en créature de Frankenstein est très bon. Mais à côté de ça, ça braille, ça gesticule, ça surjoue, Cary Grant est peu convaincant, le rôle du fou qui joue du clairon est plus débile qu'autre chose, quant aux deux vieilles l'une d'entre elle (la plus boulotte), elle est carrément insupportable (au sens littéral du terme). Sinon c'est une comédie et c'est surtout là que le bât blesse, parce qu'en fait d'effets comiques le film arrive tout juste à nous provoquer quelques rares sourires. Et qu'on ne vienne pas nous raconter que tout ça c'est parce que le film a vieilli ! Quand une comédie est vraiment bonne, elle ne vieillit pas ( les comédies d'Ernst Lubitsch qui datent de la même époque) n'ont pas pris une ride !)
En adaptant la pièce de Joseph Kesselring, Frank Capra signe une excellente comédie politiquement incorrecte loin de ses films idéalistes au héros naïf. Tout le film est parcouru par un vent de folie qui fait du bien, les situations et les dialogues sont irrésistibles et les personnages sont savoureux (le frère ressemblant à Boris Karloff). Capra se fait plaisir et les acteurs aussi qui sont tous au sommet : Cary Grant, Peter Lorre, Raymond Massey, tous géniaux. Un vrai régal !
Laissant une large place à l'humour noir, cette comédie à la limite du théâtre filmé est très amusante même si parfois elle connait quelques petites baisses de régime. Finalement elle n'accuse pas son grand âge et reste bien plus distrayante que bon nombre de productions contemporaines.
Délaissant sa veine humaniste, Frank Capra signe ici une comédie des plus noires. Interprété par un C. Grant des plus survolté (surjouant parfois un peu trop) mais qui fait régulièrement mouche, confronté à des tantes meurtrières mais foncièrement bonnes (elles sont incapables de mentir et leur naturel est hilarant) sans oublier un frangin qui fout les jetons (et réellement dangereux) flanqué d'un médecin-chirurgien qui le fait ressembler à Boris Karloff sans oublier une petite amie un brin collante ou encore un flic encore plus collant que la girlfriend et en bouquet final, un neveu à moitié fou qui se prend pour Roosevelt. Adapté d'une pièce, le film se déroule presque exclusivement dans le salon. Mais la mise en scène de Capra dynamite le tout, jouant admirablement avec les lumières et les cadres, le scénario ne se repose jamais et les situations s'enchaînent sans temps mort. P. Lorre est un génie d'interprétation (M le maudit pour les puristes) mais c'est aussi un brillant acteur comique. Noir, jouissif, rythmé, virulent parfois sans oublier d'être subversif, un bijou de comédie. D'autres critiques sur
Bon, ben moi aussi j'ai dû passer à côté de ce "chef d'oeuvre". Ce qui semblait démarrer comme une comédie déjantée n'aboutit finalement qu'à une bien médiocre pièce de boulevard (oublions ici le mot cinéma, svp !), écrite avec les pieds, et affublée de toutes les tares du genre. Les comédiens, bien en peine de trouver une quelconque substance dans leur rôle (on les comprend), se réfugient dans un cabotinage outrancier, Cary Grant en tête. Certains (le policier dramaturge par exemple) sont même insupportables à force d'être mauvais. Pourtant quelques-uns, en collant à la "logique" de leur personnage, sauvent les meubles, comme les deux mamies, ou encore le docteur (Peter Lorre). J'ai souri quelques fois vers la fin, après avoir lutté contre l'assoupissement pour voir le film jusqu'au bout.
Cette adaptation d’une excellente pièce de théâtre est une perle d'humour noir au rythme fou, Carry Grant et Peter Loore y sont aussi bons qu’à leur habitude. Mais, l’atout premier vient de son scénario, à la fois intelligent et politiquement incorrect, qui est plein d’excellents rebondissements. Franck Capra nous fait donc une fois de plus plaisir en nous offrant une leçon irrésistible en matière de comédie!
Un classique de la comédie américaine. Sans être le meilleur Capra, ce film est tout de même une grande réussite. L'ensemble est drole, enjoué, intelligent et vraiment, o prend un plaisir fou du début jusqu'à la fin, avec un scénario astucieux. Enfin, époustouflante interprétation, avec Cary Grant, Peter Loore et Raymond Massey. C'est tout de même une bien belle réussite.
Arsenic et vieilles dentelles réalisé par Frank Capra est avec L'Impossible monsieur bébé de Howard Hawks sans doute ce que la comédie étasunienne peut nous offrir de mieux , de plus fort et aussi certainement de plus divertissant . Ici , un homme vient annoncer son mariage à ses deux tantes . Hors , ces dernières n'hésitent pas à abréger les derniers jours de vieux messieurs en les empoisonnant avec de l'arsenic . Le ton de la comédie est lancée : elle est noire et par la même occasion cynique . D'autant plus que de l'amoralité , le film en regorge . Et il réussit également parfaitement son mélange des genres : il y a des moments de surprises voire d'épouvante qui se mêlent à la comédie . L'interprétation est merveilleuse à commencer par Cary Grant toujours aussi impressionnant , magistral , élégant , quelque peu excentrique malgré lui dans le genre comique ( il faut dire qu'il nous avait véritablement bluffé et épaté dans l'extraordinaire et culte film de Hawks abordé ci-dessus encore L'Impossible monsieur bébé ) . Joséphine Hull et Jean Adair dans le rôle de ces tantes délurées mais au fond attachantes de par leur singularité livrent également des compositions exceptionnelles . Et bien-sûr , le scénario est fantastiquement écrit , la mise en scène magnifique . Un chef-d'oeuvre du genre .
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3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Côtè arsenic, les deux vieilles dames un peu toquèes du film de Frank Capra n'y vont pas vraiment avec le dos de la cuillère! Ajoutez y avec ça quelques litres de vin de mûres, un peu de strychnine, une pincèe de cyanure et vous comprendrez pourquoi il y a autant de bizarreries dans leur cave! Classique indèniable de la comèdie amèricaine, "Arsenic and Old Lace" (1944) est une histoire de fous et de quiproquos souvent hilarants avec de l'arsenic, de vieilles dentelles, de l'humour macabre, de la romance (ah, les fameux baisers de Priscilla Lane) et une distribution en roue libre, à l'image du sèduisant et très drôle Cary Grant! Pas le meilleur de Capra mais un film qui n'a pas pris une seule ride où l'on peut s'attendre vraiment à tout avec ces soi-disant vieilles dames respectables! Et maintenant Monsieur John Alexander, « Charrrgez ! » , avant que le ciel ne nous tombe sur la tête...
Grand classique de la comédie américaine, cet Arsenic et Vieilles Dentelles ne faillit pas à sa réputation. Tiré d'une pièce de théâtre, l'histoire est un enchainement de quiproquos, situations rocambolesques, le tout généreusement saupoudré d'humour noir. Mention particulière aux tatas vieilles filles qui empoisonnent par compassion et à Cary Grant, déchainé et gesticulant, qui est presque le seul à être sain d'esprit dans cet histoire de fous. Ajoutez à cela un neveu qui se prend pour Roosevelt et joue du clairon et un frère inquiétant qui ressemble à la créature de Frankenstein (son rôle était tenu par Boris Karloff dans la pièce). Avec en plus la police qui se mêle à l'histoire et 13 cadavres dans la cave, vous obtenez une comédie de boulevard hilarante, qui maintient le suspense et un rythme très speed, tout en restant en huis-clos. On faisait déjà des films frappadingues dans les années 40, et ça, ça fait plaisir!
Parfois on est conscient de regarder un très bon film et malgré tout la bonne volonté que l'on y met on ne parvient pas à l'apprécier et c'est le cas pour moi avec Arsenic et Vieilles Dentelles. J'ai bien aimé l'histoire mais pour être franc je me suis ennuyé la plupart du temps devant Arsenic et Vieilles Dentelles ; l'ensemble est parfois rythmé et parfois très mou et le jeu volontairement cabotin de Cary Grant m'a bien sur à certain moment fait rire (par exemple lorsque le téléphone sonne et qu'il répond dans ses mains vides) mais m'a aussi semblé trop excessif. Arsenic et Vieilles Dentelles semble reprendre de l'intérêt avec l'arrivée de Peter Lorre mais finalement c'est une partie du film qui m'a paru longue à suivre. Au final j'ai peu ris devant cette comédie burlesque.
Critique, ayant publié de nombreux ouvrage contre la mariage, Mortimer Brewter va épousé la ravissante Elaine Harper. Juste avant leur départ part la lune de miel, les amoureux, mais également voisin rentre chez eux préparer leur bagage, c'est alors que Mortimer va découvrir que ces deux tantes ont assassiné un homme et qu'il n'est pas le premier. Alors que tout semblais de plus en plus désorganisé, l'arrivé de Jonathan, le frère de Mortimer, va tout changer ... Malheureusement ce changement change la physionomie du film aussi, car si le début est relativement savoureux, la suite est plutôt brouillonne. Frank Capra, grand humaniste, à voulu démontré que l'apparence ne faisant pas la personnalité des gens, qu'il ne faut pas se fier au personne simplement par leur visage, et de ceux point de vu la, c'est réussis, le parallèle entre les dame âgée et l'homme au visage scarifié, ténébreux et repoussant incarné part Raymond Massey fonctionne assez bien, mais le film lui perd en qualité, bien que soutenu part l'arrivé de Peter Lorre. La satisfaction du film demeure en Cary Grant qui nous tient à lui seul, dans ces situations, ces réplique, et son envie, mais il se trouve bien esseulé autour de se grand bazar. Avec "Arsenic et vieilles dentelles" Frank Capra a voulu réalisé une grande comédie, mais le but premier d'une comédie est de faire rire, et celle-ci ne fait pas rire, quelque sourire de part les cocasserie, mais le film tombe dans une ambiance répétitive, peut être dû a la façon théatrale de la mise en scène. Cette comédie est avant rempli d'humour noir, politiquement incorrect et dérangeant pour l'époque, dommage que le rire est absent.
Il arrive parfois que les œuvres les moins personnelles d’un auteur fassent partie de ses meilleures. Arsenic et vieilles dentelles en est un parfait exemple. Dernier film de Frank Capra avant son départ pour la Seconde Guerre mondiale, il n’est qu’une simple adaptation cinématographique d’une pièce à succès (celui-ci était tel que le long-métrage mit trois ans avant de sortir pour attendre que la pièce ne soit plus à l’affiche des théâtres). Simple adaptation mais quel résultat ! Capra signe une comédie hilarante sans aucun temps mort. Il faut réussir à faire exploser de rire le public avec une histoire aussi morbide. Capra arrive à jouer avec un équilibre parfait entre la comédie macabrespoiler: (il n’est pas innocent que l’on souligne régulièrement que le personnage de Jonathan ressemble à l’interprète de Frankenstein, Boris Karloff, qui jouait d’ailleurs le rôle sur scène) et le pur burlesque. Ce dernier aspect apparaît essentiellement grâce au surjeu volontaire de Cary Grant. Il prouve une fois de plus qu’il est réellement l’acteur parfait pour la comédie avec son visage élastique le rendant totalement hilarant. Qu’il ait pu être génial également dans des rôles plus dramatiques (notamment chez Hitchcock) montre vraiment qu’il était un acteur complet. Le film accumule les séquences intelligentes et hilarantesspoiler: (il faut voir Mortimer raconter comment dans une pièce un homme se fait surprendre et attacher alors que la même situation, dont il sera cette fois la victime, se déroule dans son dos) . Si on ajoute à cela la présence de la belle Priscilla Lane et celle du génial Peter Lorre, on ne pouvait qu’obtenir un chef-d’œuvre de la comédie, ce qu’Arsenic et vieilles dentelles est clairement. Ce mélange d’humour macabre plutôt anglais (il n’est d’ailleurs pas étonnant que le douzième épisode de la quatrième saison d’Alfred Hitchcock présente, titré Un simple accident, y fasse penser) et de pur vaudeville est un vrai plaisir à voir et à revoir.
Juste après "L'homme de la rue" (1941) Franck Capra un véritable huis clos tout en optimisant le mouvement au sein d'une même et grande pièce de vie. Le scénario est excellent en augmentant progessivement les gags et les retournements de situations. Malheureusement malgré la postérité de ce film on n'est relativement déçu par cette comédie noire qui ne réussit pas toujours à unir les genres jusqu'au bout et Cary Grant surjoue parfois trop la carte burlesque. Néanmoins l'histoire est captivante, Cary Grant burlesque. Sans doute pas un chef d'oeuvre de Capra mais ça reste un grand film.