First Man - le premier homme sur la Lune
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Citrouilleman
Citrouilleman

88 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2018
Malgré ses longueurs, le film tient toutes ses promesses. On est immergé dans cette aventure spatiale très réaliste. Ryan Gosling est très convaincant. Très réussi.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2018
Damien Chazelle signe un film techniquement irréprochable. Une histoire profonde et passionnante d’un homme qui a réalisé l’impossible. Pour autant First Man manque légèrement d’âme, et le long métrage s’apparente d’avantage à un film à Oscar qu’à une véritable œuvre personnelle.

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Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2018
Un peu déçue par ce biopic que j’ai trouvé très long/lent. L’effet du spectateur qui est dans le cockpit était bien pensé mais cela était un peu dérangeant du fait de l’image tremblante un peu déroutante. La fin, ce qu’on attendait le plus, était bâclée.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2018
Curieux bonhomme que ce Neil Armstrong –que Ryan Gosling était évidemment tout désigné pour incarner (des stars tous les deux, des expressions indéfiniment tristes, des dialogues réduits à leur minimum). Passion reposante et inquiétante à la fois. On oscille ainsi entre le calme et la tension pendant 2h30. Déstabilisant. Emouvant. Car les auteurs de ce film nous font croire qu’ils s’intéressent à la Lune. Mais ils s’intéressent à autre chose. A la fin, nous ont-ils tout dit ? Sûrement pas. Armstrong n’est connu que pour la Lune et pour sa passion pour le vol. Mais on ne sait pas trop pourquoi, ni comment ça a commencé. Le film ne suit qu’une seule piste, mais il y en aurait d’autres, ne serait que son épouse, avec qui les débuts sont mystérieux –jouée par la non moins mystérieuse Claire Foy (Anne Boleyn dans Wolf Hall). Les auteurs de ce biopic s’intéressent évidemment à un autre personnage : l’alunissage. Bizarre ou parti pris, on nous donne à voir que cet exploit était une folie, avec une forte probabilité d’échec (un peu comme les américains qui débarquèrent à Omaha Beach en 1944). On nous donne à voir beaucoup de bric et de broc, entre procédures, cadrans, tôles et boulons. Et le pari est gagné : on se demande comment tout le monde n’est pas mort ! On est d’ailleurs souvent à la place des pilotes. Il faut absolument ressentir la violence de la vitesse, de l’espace, de la peur, du feu. Dès l’intro, nos sens sont sollicités de cette façon. On aime (ou pas), mais ce n’est pas le mieux –Gravity est passé par là. On se demande donc comment les américains ont fait. Comment ces pilotes surtout ont fait –s’il fallait qu’ils soient juste passionnés ou inconscients, névrosés… Cela fait cinquante ans qu’on a réalisé l’exploit de l’époque d’aller sur la Lune. On ne peut s’empêcher de penser tout le long du film aux exploits réalisés par l’humanité depuis cinquante ans (internet, jeux, mobile). A-t-elle produit de nouveaux Armstrong et de nouveaux Kennedy ?
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2018
Après être entré dans l'histoire comme le plus jeune lauréat de l'Oscar du Meilleur Réalisateur, Damien Chazelle ne se repose pas sur sa réussite et pars vers une direction complètement différente (en témoigne également sa liste de projets) pour montrer que son génie précoce ne se limite pas qu'au domaine de la musique.
C'est donc dans un biopic sur le plus grand exploit de l'histoire de l'Humanité qu'il se lance, et sur l'un de ses plus grands héros qu'il va centrer l'attention: Neil Armstrong.

Prenant exemple sur les plus belles œuvres filmiques sur la conquête spatiale, depuis 2001, l'Odyssée de l'Espace jusqu'à L’Étoffe des Héros (sympathique référence à Chuck Yaeger au passage) dont il reprendra l'idée d'images d'archives de personnalités et d'engins volants pour illustrer la volonté du moment pour l'Homme à dépasser sa condition terrestre. Chazelle optera pour une mise-en-scène au style documentaire (caméra à l'épaule, proche des visages) pour parler autant de Neil Armstrong lui-même que de l'Humanité en général, ce héros partageant la quintessence de cette détermination à franchir le mur qui sépare un être ordinaire d'un extra-terrestre.

Sur le plan technique, rien n'est négligé. L'approche du documentaire vient nous clouer au sol et renforce l'effet d'accomplissement de la mission aussi irréel parait-elle tant elle prend en compte autant de facteurs incompréhensibles pour le commun des mortels. Les acteurs tous investis dans la mission de retranscrire la crainte de l'inconnu et la colère de ceux qui souhaitent la braver, tant maternelle (Claire Foy) que le simple mépris des Terriens tel que ceux qui ont l'esprit tellement terre-à-terre qu'ils ne voient que l'aspect financier ou idéologique derrière une telle dépense vitale qui transcende notre condition, comme le rappelle les coupures des détracteurs au temps du Vietnam et du Peace and Love contre l'Empire Américain.
Fidèle à lui-même, le soin qu'apporte Chazelle à la musique est particulière et commune aux films qui l'ont précédés. Justin Hurwitz est discret au départ, terre-à-terre pour finalement lâcher de véritables bouffées symphoniques pour combler le vide sidéral.

Chazelle reste extérieur à tout ce qui entoure les personnages par l’ambiguïté qu'il maintient entre eux et la caméra. Sans jamais qu'Armstrong n'avoue explicitement ce qui le motive (Ryan Gosling toujours aussi talentueux, reste économe en dialogues), et c'est pourtant par cette approche au moyen de petits détails que First Man maintient une attention particulière. Une demande de la part du réalisateur, un engagement à comprendre.
La vie de Neil Armstrong, depuis le pilotage de l'avion X-15 au premier pas de l'Homme sur l'Astre Lunaire en passant par le décès de sa fille à qui il chantait la bienveillance du nocturne, devient un terrain d'analyse pour n'importe quel spectateur. Une question se posera au-delà de la compréhension de la mécanique alambiquée de l'esprit humain que constitue Armstrong: pourquoi l'Homme se tourne-t-il vers le ciel ? Pour l'armement ? Pour fuir une Terre gangrenée par la folie ? Pour en mettre plein la vue à une idéologie ennemie ? Ou peut-être est-ce simplement parce que l'Homme est comme ça, avide de découverte, les yeux illuminés par l'impossible, motorisé par ce goût de l'aventure qui permet à l'Humanité de dépasser sa condition terrestre (point de vu cristallisé par le discours d'Ed White, aka Jason Clarke, à la télé. Disant grosso modo qu'une Humanité qui préfère rester sur ce qu'elle est une Humanité qui refuse de progresser, amenant à la stagnation et le repli sur soi).

Pourtant, aussi enviable cette soif de vivre au-delà de ses limites soit-elle, Chazelle rappelle ce qu'était Neil Armstrong, voir chacun d'entre-nous par ses dilemmes plus qu'humains, un homme. Devant faire face à toute les pires épreuves que l'on vit de notre vivant sur notre planète. Son parcours étant tristement rythmé par la mort, entourant la moindre de ses actions. De sa fille à ses plus proches amis partageant son rêve d'exode. La tristesse et la peur venant constamment lui rappeler l'enjeu douloureux de son rêve, tant lui que sa famille en connaissant l'ampleur monumentale d'une telle entreprise tant elle remet en question notre place dans l'Univers entier et tant elle est si fragile que la moindre erreur de la taille d'une mouche peut réduire ses rêveurs en cendre. Rester sur Terre pour se contenter de vivre pleinement cloué au sol ou partir loin vers l'immensité incertaine de l'Espace, impitoyable et mortelle.
Une crainte représentée par la disparition tragique de l'entourage mais subtilement contrastée par la présence de Buzz Aldrin (Corey Stoll) totalement l'antithèse d'Armstrong. Bavard, plus franc mais moins intime, partageant pourtant la même ambition. Gardant les pieds sur Terre pour quand même s'élever là-haut. Le deuxième homme sur la Lune représente peu de temps à l'écran mais représente beaucoup par sa simple opposition à Armstrong. Le deuxième ayant une vision louable mais plus matérialiste, pensant à ramener un bijou à sa femme de là-bas, là où son comparse le premier y laissera ses tourments, comme si le voyage était réellement sans retour pour ce dernier.

Par son talent de l'image et de la compréhension humaine. Damien Chazelle retranscrit quelque chose d'à la fois simple et impossible à reconnaître aujourd'hui, comme il le faisait avec La La Land: le besoin d'une naïveté qui nous permet de croire puis de nous élever, quelque soit le moyen. Il rappelle que c'est quelque chose de rose mais qui a un lourd prix, c'est une question de détermination et de circonstance. La fin viendra nous questionner sur ce qui nous a amener à réaliser ce rêve. On ne pouvait amener meilleure conclusion pour cette épopée dont les années nous ont amené à sous-estimer l'ampleur, qui est, à le rappeler, le plus grand exploit que l'Humanité ait accomplie à ce jour, car il est la preuve même de sa capacité à se transcender.
Aujourd'hui, le Monde manque de Neil Armstrong qui a laissé sa place pour s'élever plus loin qu'il ne l'a jamais fait. Heureusement que des hommes comme Damien Chazelle sont là pour nous le rappeler.
Greg A.
Greg A.

53 abonnés 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2018
Damien Chazelle change de registre et nous offre le biopic de Neil Amstrong , le premier homme à avoir marché sur la lune ; Ryan Gosling s'en sort plutôt bien en tête d'affiche et le reste du casting également . La réalisation est époustouflante , par moment on s'y croirait , avec eux , c'est très réaliste ! Les scènes marquantes du film sont accompagnées d'une super bande son , ou alors du silence le plus total . On pourra peut être reprocher quelques longueurs lors des scènes du quotidien mais bon ça fait partie de l'histoire . De l'entrainement jusqu'à l'exploit en passant par la catastrophe et le désespoir , un très bon film . 16.5/20
Louise L.
Louise L.

13 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2018
Ce film est une merveille. On y découvre un homme exceptionnel, complexe et passionné. Ryan Gosling est un acteur qui dérange et laisse souvent perplexe quant à la réelle qualité de son jeu d'acteur, mais ici le doute est levé : sa prestation est d'une justesse telle qu'on l'on croirait voir un documentaire sur Neil Armstrong. Au-delà du brio du scénario, ce sont aussi les compositions de Justin Hurwitz et les images époustouflantes qui font la beauté de l'oeuvre. Finalement, ce film nous montre qu'aller sur la lune était le fruit de colossales avancées techniques, et surtout d'une prouesse humaine, de la force d'un homme, acquise à travers de tumultueuses expériences.
A l'image d'Interstellar, First Man relève de ces films qui vous changent à jamais, à l'issue desquels on sait qu'il y aura un avant et un après.
B.G.76
B.G.76

12 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2018
Difficile de résumer en un peu plus de deux heures huit ans d'un incroyable destin. On aimerait en voir tellement plus encore! Le fil se déroule de façon fluide, sobre, sans tomber dans le côté "les américains, nous sommes les meilleurs!", et c'est une très bonne chose. Les images sont superbes, les plans bien inspirés, à tel point que parfois il ne faut pas être claustrophobe tant on se croirait assis dans le cockpit avec les pilotes, avec comme seule vue le ciel, sans savoir ce qu'il se passe en dessous. Avant le film, et à part le fait qu'il soit le premier homme à être allé sur la Lune, je ne connaissais rien de la vie de Neil Armstrong. Ryan Gosling fait très introverti, limite inexpressif, espérons juste que ce soit parce que ça colle à la personnalité de Neil Armstrong, parce que c'est parfois un peu désarçonnant. Cette épopée lunaire est superbement mise en scène et on en prend plein les yeux. Si je ne mets pas cinq, c'est parce que j'ai été surpris par la façon dont est présenté Buzz Aldrin dans le film. Comme pour Neil Armstrong, je connais peu de choses sur lui, toutefois, il n'est pas présenté sous un jour très sympathique. Il est tout de même remis sèchement en place à deux reprises par Armstrong dans le film suite à des remarques très mal placées, Armstrong passant donc, au passage, pour le bon samaritain, et Aldrin, pour le méchant. Etait-ce nécessaire? Mais bon, j'ignore totalement la relation qu'ils avaient. Après, même s'il n'était que "second man", le personnage d'Aldrin aurait peut-être mérité un peu plus de lumière dans ce film.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2018
First Man brille de mille feux en dépassant le simple postulat biographique et historique pour livrer une réflexion bouleversante de justesse sur le deuil d’un père suite au décès de son enfant. Car tout le film réside dans un plan – magnifique au passage – où un Neil plongé dans les ténèbres observe depuis son petit télescope la masse lunaire, incolore et inerte : cette lunette c’est le vaisseau c’est le véhicule adéquat pour une descente en soi-même, ce corps gris et mort c’est son cœur à jamais meurtri. Toute l’expédition spatiale n’est en fait qu’une vaste métaphore filée, celle d’un long cheminement existentiel au terme duquel le deuil sera (on l’espère) effectué ; comble de l’ironie, Armstrong s’envole hors de l’atmosphère pour mieux plonger en lui. Dans les deux cas, manque d’air et vertige. Conflit également entre illusion et désillusion, enchantement de l’inconnu et désenchantement du monde finalement connu puisque considéré par la lorgnette humaine (Chazelle insiste justement beaucoup sur le regard du cosmonaute). D’où l’effervescence musicale lorsque le vaisseau se pose : notre héros espère enterrer là sa fille et reconstruire son existence. Erreur : depuis la Lune s’exhibe une Terre devenue lunaire, en forme de croissant. Quête marquée du sceau de la fatalité et du perpétuel inachèvement. Alors Neil retrouve sa femme dans le même état que lorsqu’il était parti ; si l’espace ne les sépare plus désormais, une vitre transparente brise la communion conjugale comme signe de l’impossible pansement des plaies. Il fallait l’intelligence de Damien Chazelle pour briller aussi bien dans le scénario et ses thématiques que dans la mise en scène qui oscille entre intimiste et flamboyante. Deux petits reproches toutefois : la volonté de filmer la vie privée en caméra à l’épaule, volonté farouche et assez balourde de se démarquer du cadrage parfait de La La Land ou Whiplash. La systématisation du procédé agace au bout d’un moment. Enfin, le contexte historique, avec notamment ses conflits raciaux et politiques, n’est évoqué que par un plan servant davantage à rythmer le récit qu’à développer la toile de fond ; sorte de passage obligé qui, par conséquent, réduit les crises à un simple décorum. Pour le reste – et quel reste ! –, First Man met en scène un homme revenu à son origine première, à sa solitude fondamentale face au monde (d’où le titre), pas n’importe quel homme puisqu’il s'agit de Neil Armstrong et est interprété par Ryan Gosling au jeu troublant, fascinant, bouleversant. Sublime et subtile composition musicale de Justin Hurwitz. Une très, très grande œuvre magnifiquement spatiale et terriblement humaine.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 octobre 2018
Un film marquant. Marquant pour son réalisme, sa puissance et toute la tension qu’il nous transmet. Je recommande vivement ce film pour sa beauté, il est vraiment sublime et spectaculaire, il nous offre une vision complète de la société de l’époque, tous les enjeux et les rêves des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour conquérir l’espace.
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2018
69, année lunatique : Le pitch First Man est un sacré défi pour n'importe quel cinéaste. L'histoire d'un des hommes les plus célèbres du monde et de son parcours parfaitement connu, ne laisse aucun suspens à développer.

Le réalisateur s'en sort avec les lauriers. Il axe son approche sur les sensations et nous fait vivre de manière charnelle la conquête de l'espace de vaisseaux sans informatique, ni GPS, où des boites de conserve sont propulsées dans le noir sidéral avec le plan en papier de l'espace posé sur les genoux. Où les personnes au sol ne peuvent pas grand chose une fois l'engin décollé.
Comme les premiers aviateurs, les pilotes partent sans aucune sécurité à la merci du moindre pépin.

Le deuxième axe, c'est la conséquence de la profession de Neil Armstrong sur sa vie de famille, sa femme et ses trois enfants. La situation est plutôt dure, puisque à chaque départ, son retour est hypothétique.

La caméra bouge, tremble, zoom et dé-zoom. Mais l'image à l'instar des autres films du réalisateur, est toujours riche et pertinente. On s'ennuie rarement durant ses deux heures et cela permet à ceux qui n'étaient pas nés à l'époque de réaliser l'importance de la conquête de l'espace dans les années 60. Le premier alunissage fait partie des rares événements où l'on associe son propre vécu avec l'actualité. A l'instar du 11 septembre 2001.
ralf73
ralf73

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 octobre 2018
Le sujet était en or, mais que dire du traitement...!
Passons sur la psychologie à deux balles des personnages ; peut-être le film vise-t-il un public de 10-12 ans d'âge mental . Non, le plus pénible, le plus insupportable est la forme visuelle : aucun plan fixe de plus de deux secondes, un enchaînement incessant de gros plans sur les visages, et filmés - pour couronner le tout - caméra sur l'épaule.
Une séance à vous donner la migraine et le mal de mer ! Il faut certainement avoir suivi un entrainement d'astronaute pour endurer un tel calvaire...
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2018
Etant moi-même passionné depuis mon enfance d'astronomie et d'astronautique, je me suis longtemps demandé pourquoi Hollywood n'avait jamais rien sorti à propos de cette mission, les excellents "Apollo 13" ou "L'étoffe des héros" ne me contentant que modérément et quand j'ai eu vent de ce projet, l'excitation et l'impatience ont rapidement placé ce film comme l'oeuvre que j'attendrais le plus en 2018. Peu attiré par les films musicaux, de Damien Chazelle, je n'avais vu à ce jour que "Whiplash", butant plusieurs fois sur "La la land" et dans le domaine codifié de la biographie, j'ai trouvé là un très bon ensemble, assez académique dans sa construction mais très accrocheur, magnétique, parfaitement raconté et sans temps morts. En revenant sur le parcours de Neil Armstrong depuis son intégration aux prémices du programme Gemini jusqu'à son retour sur Terre après Apollo 11, le réalisateur livre une oeuvre qui alterne entre le drame familial en entrant dans l'intimité du couple formé par Ryan Gosling et Claire Foy, tous deux superbes, profonds et justes dans leur jeu, croustillant d'anecdotes personnelles et la fresque historique en replaçant la course à la Lune dans son contexte politique, social de l'époque entre Guerre Froide, guerre du Viêt-Nam. Une reconstitution impressionnante des différentes missions avec des séquences chargées de mémoire comme le premier amarrage spatial sur Gemini 8 ou encore la tension du premier pas sur la Lune, incroyablement immersives, très proches des acteurs dans des plans qui rappellent "Interstellar", bourré de termes techniques comme dans "Apollo 13". En conclusion, un long-métrage grandiose, épique mais à dimension humaine, un récit puissant, instructif et éminemment poétique même si je regrette un très léger manque de personnalité dans la mise en scène de Damien Chazelle.
Al L
Al L

21 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2018
Après nous avoir conquis avec Whiplash et l'excellent La La Land, Damien Chazelle revient avec un tout autre registre. Cette fois il vient conquérir l'espace et plus précisément la Lune. Et l'a t'il décroché avec cette biopic sur Neil Amstorng ? À mon goût, tout fait.
On retrouve une histoire totalement focalisé sur Neil Amstrong. Damien Chazelle dépeint avec émotion le portrait de ce grand astronaute. On notera que la réalisation est ici surprenante, mais qui prend tout son charme dans les plans rapprochés sur Neil, apportant à mon sens tout le charme du film. Le réalisateur arrive à créer une intimité entre le spectateur et Neil, nous permettant de mieux comprendre et ressentir le vécu de ce "premier homme sur la Lune".
Beaucoup pourront critiquer le fait que le film ait oublié des personnes phares de la mission Apollon 11 et même certains éléments à la concrétisation de cette dernière. Mais au contraire, à mon sens ce film a été réalisé pour mieux cerner la personnalité de Neil Amstrong, sur son ressenti, ses émotions et les difficultés qu'il a traversé pour enfin arriver à cette événement du 20 juillet 1969.
Cette réalisation nous change des différents films qu'on a pu voir sur la conquête de l'espace. Avec ces plans rapprochés, Damien Chazelle permet aux spectateurs d'être totalement captivé et submergé lors des lancements, et on est littéralement embarqué avec les astronautes.
Rajoutant à cela le superbe jeu des acteurs que ça soit de Ryan Gosling ou Claire Foy; la sublime photographie de Linus Sandgren, la BO envoutante de Justin Hurwitz, les techniques de tournages utilisées pour recréer au plus près les scènes de décollages et ce choix d'utiliser moins de VFX, permettent au film d'avoir un réalisme fou et captivant.
Vraiment Damien Chazelle confirme avec ce film son talent dans un genre totalement different. Et tout cela donne envie d'une seule chose : le retrouver rapidement pour nous transporter encore une fois "dans les étoiles".
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2018
La La Land se terminait pare une scène poignant dans laquelle Ryan retrouvait par hasard Emma, il lui jouait un magnifique morceau de piano, et on se disait qu'entre deux tout était encore possible mais finalement leur passion allait l'emporter et chacun repartir de son coté.
First Man se termine par une scène comparable. Neil Armstrong retrouve sa femme à l'issue du vol de Appollo 11, pour cause de quarantaine une vitre les sépare. Ils échangent des regards, aimeraient se dire quelque chose mais rien, un grand vide comme celui que Neil a traversé pour aller poser le pied sur la lune. Sa passion le sépare à jamais de sa femme.

Ce film montre combien les astronautes de l'époque était une "bande de garçons jouant avec des maquettes" comme le dit dans le film la femme de Neil. Tout y était tellement artisanal.

Deux choses me manquent à la fin du film que j'ai beaucoup aimé cependant : 1) pourquoi Neil se lance t il dans cette aventure folle ? Pour sa fille décédée ? cela parait quand meme un peu court et mélodramatique. Et puis 2) pourquoi ont ils choisi neil armstrong, pourquoi lui ? Les raisons qui ont poussé à son choix manquent.

Enfin j'aime beaucoup Ryan Gosling mais il faudrait qu'il sorte de son personnage d'autiste de sentiments, muré dans son silence ...
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