Mother
Note moyenne
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295 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2019
Le film s’ouvre et une mère danse, applique une chorégraphie qui semble répéter des gestes nourris par l’habitude et où l’improvisation s’enracine dans quelque chose de profond, dans une lassitude devant l’existence synonyme de persévérance. Car la danse, traduction de la joie de vivre, semble la seule échappatoire dans une Corée gangrenée par la lutte des classes et l’absurdité ambiante, où l’avocat s’intéresse davantage aux jeunes femmes et à la nourriture qu’à son affaire, où la police résout les enquêtes en puisant parmi les fous du village, ces êtres sans défense qui apparaissent comme les coupables parfaits, où une famille tente pourtant de survivre en dépit de son handicap : absence de père, fils unique et simple d’esprit, mère qui vit de bric et de broc. On peut lire assez aisément la relation qui unit la mère – celle qui donne son nom au film – au fils comme une métaphore de la société coréenne et des liens qu’elle entretient avec ses enfants : soit la peinture d’un monde déraisonné et ségrégué qui propose un bonheur synonyme de combat quotidien et concessions morales. Tout le monde est coupable, même l’innocent qui n’a pas conscience de ce qu’il fait ; et cette contamination progressive du bien par le mal traverse tous les genres, de la comédie pure au thriller haletant, en passant par la méditation poétique – voir la veuve marcher parmi les champs bleutés ou contempler ses mains souillés par le crime – et le brûlot politique. Mother est une œuvre monstrueuse qui s’éparpille pour mieux frapper fort et rassembler les facettes opposées et pourtant constitutives de la société coréenne sous la forme d’une pêche à l’indice où la réalité finira par rassembler ses pièces. Et contre la bêtise et l’injustice sociale, la danse est un remède à la portée de chacun. On recommence la gestuelle, on coordonne ses pas comme jadis on regroupait les tiges pour les couper. Alors on danse, et le monde vient à nous. Face au soleil couchant, dans un théâtre d’ombres.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 novembre 2019
ce film mérite presque une 5e étoile complète car rappelons-le l'auteur c'est celui qui a fait le film parasite .
film réserve plein de surprises il n'y a aucune ligne droite tout arrive de façon inattendue on peut penser à Camus .. l etranger ...
même en version post synchronisée en français il reste excellent
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2019
Bien que similaire dans un premier temps avec le personnage du fils, me rappelant celui de Memories of Murder, le films s'en éloigne par la suite, pour ce concentrer sur la mère donnant lieux à enquête aussi inintéressante que captivante.
Ghighi19
Ghighi19

103 abonnés 2 082 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2019
Encore une réalisation impressionnante ...ce réalisateur coréen est incroyable ! il arrive à nous tenir en haleine avec des sujets toujours dérangeants ou pas simples et on reste scotché et même captivé . C'est souvent aussi un vrai bonheur visuel avec des plans d'une rare beauté .
T-rexx
T-rexx

21 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2020
Le cinéma sud-coréen ne cesse de me surprendre par sa qualité car il mélange le professionnalisme américain et une sensibilité qui parle au public européen. Un peu normal de la part d'une nation qui est décrite comme celle des 'Latins d'Extrême-Orient'. Le cinéma du Pays du Matin Calme propose souvent une recette tout à fait unique pour ses films : des instants de grâce, des explosions de violence soudaines et, parfois, si extrêmes qu'elles peuvent paraître déjantées, et une critique ou des observations sans concession sur la société sud-coréenne. C'est le cas de Mother, un petit bijou de cinéma. Qu'on est loin de la pauvreté sidérale des films US, et de l'amateurisme encore souvent prégnant du cinéma français ! Mother, c'est l'histoire d'une paria de la société sud-coréenne : femme âgée, seule, pauvre, vivant dans une banlieue rurale d'un mélange d'acupuncture, de soins, de ventes d'herbes et de petits trocs, élevant un fils simple d'esprit. L'antithèse des jeunes Séoulites entièrement retouchées, entièrement soumises à l'égo, éprises de consommation aveugle, avides de s'insérer dans la vie réelle par les rues branchées de Gangnam (c'est l'équivalent du XVIème arrondissement à Séoul). Mother est un personnage que toute la société sud-coréenne ne veut plus, ou ne peut plus voir. Le meurtre sordide d'une jeune fille est vite attribué au fils de cette femme. Or, ce fils est tout ce qui lui reste, la dernière parcelle de chemin balisé dans une vie qui n'a plus aucun sens. Elle entreprend donc toute seule, sans le moindre appui, le difficile exercice de prouver par elle-même que son fils est innocent, prunelle de ses yeux qu'elle aime aveuglément. Oui, aveuglément est un bon terme, car il y a des causes qui incitent à fermer les yeux. Un bijou que ce film !!
war m
war m

39 abonnés 447 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2019
Si le "suspense hitchcockien" est une expression galvaudée, elle reprend tout son sens avec cette intrigue au mécanisme diabolique
Roub E.

1 325 abonnés 5 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2019
Encore une preuve de la maîtrise de l’écriture des personnages par Bong Joon Ho mais aussi de son art de la nuance. On a un refus permanent de tout manichéisme, rien n’est acté ni définitif dans le comportement des personnages, il y a souvent une forme d’instinct (ici l’instinct maternel) qui les guide et nos sentiments envers eux sont toujours ambivalents. A l’image de cette mère pour laquelle on va éprouver une grande empathie alors que quand on repense à ses actes à posteriori, c’est loin d’être quelqu’un de foncièrement sympathique. Même si ce film aurait gagné à être plus dense à mon avis c’est tout de même encore une réussite de son auteur.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2019
Film choc!
L'interprétation de la mère est impressionnante.
Le scénario sur le papier n'a rien d'exceptionnel mais le jeu des acteurs le rend beaucoup plus dense.
J'ai trouvé pas mal de similitudes dans la relation mère-fils avec le film Mommy de Xavier Dolan.
lograt
lograt

13 abonnés 512 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2019
Un film génial, les acteurs sont bons, l'histoire est originale et bien menée, les décors sont beaux et il y a du suspens jusqu'au bout.
Nicky Cage
Nicky Cage

115 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2019
un bont petit thtriller asiatique assez sympa en soit bient fait acteurs nickel est le personage principale est attachant et on veut savoir une seule chose : qui a tué la collégienne ? est on ne peut que etre bouche-bée quand on sait qui l'a tué avec de super acteurs spoiler: memesi la scene de sexe avec jinteh n'étais trés utile a l'histoire
je vous le rcommande
Eva G
Eva G

4 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2019
Comment vivre de façon précaire en élevant seule un enfant mentalement retardé ? Bong Joon-Ho arrive a mettre en lumière ces différents sujets de sociétés par la création de cette énigme policière. Le fils devient incriminé facilement par la découverte, sur le lieu du crime, de cette balle de golf où il avait auparavant écrit son nom. La mère se bat alors par tous les moyens possibles pour innocenter son fils. En essayant de se rappeler de la nuit du crime, celui-ci se rappelle que sa mère avait essayé de le tuer lorsque qu'il était enfant. La pauvreté et le manque d'espoir de sa mère l'avait poussé à mettre fin à leur vie respective.
L'alcoolisme est aussi un sujet abordé par Bong Joon-Ho lorsque les différents personnages parlent de ce que la victime faisait pour avoir une bouteille d'alcool de riz.
Les différents sujets abordés de manière subtile sont rythmés par les découvertes de la mère tout au long du film. Les plans sont incroyables ce qui nous permet de nous imprégner de cette atmosphère d'une Corée désespérée et laissée pour compte.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2019
Aux deux extrémités de "Mother", une même danse : folle, hallucinée, inquiétante. Cette danse est celle d'une mère et elle doit être comprise comme une échappatoire, une manière d'enterrer l'horreur et le malheur, un refoulement nécessaire pour continuer à vivre. La douleur ressentie par cette mère est étroitement liée à la trajectoire de son fils unique : Do-joon, figure de l'Idiot qui subit les événements plus qu'il ne les contrôle, davantage jugé sur ses capacités mentales que sur les faits. Ainsi, Bong Joon-ho reprend sa critique d'autorités dépassées et corrompues – déjà entamée dans le glaçant "Memories of Murder" – qui ne veulent pas prêter attention au combat de cette mère et, par ce fait, deviennent responsables d'un drame inévitable. L'idiotie de Do-joon est terrible parce qu'elle l'isole mais elle porte aussi en soi un potentiel naturellement comique : faire tenir la drôlerie et le drame dans un même plan, c'est le génie de Bong Joon-ho, un mélange qui ne tient au aucun cas du dosage mais d'une combinaison idéale entre profondeur de l'écriture – les personnages existent dans toute leur opacité, leur complexité – et clarté de la mise en scène. Peu de plans larges dans "Mother" mais une pluralité de plans rapprochés pour dire l'attention portée aux détails et aux regards; il faut dire à quel point Bong insiste sur les regards de la mère sur le fils – et vice-versa : les deux sont incapables de ne pas se regarder parce que leur amour est total, maladif, et leur destin devient forcément commun. Unis dans l'amour, dans la tragédie, le tout dans un pays qui refuse d'appréhender la folie, Do-joon et sa mère sont les héros médiocres, donc sublimes, de ce bouleversant mélodrame, pièce majeure dans l'oeuvre de Bong Joon-ho.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 avril 2019
Ban Joon Ho a l’instar de la nouvelle scène Coréenne ne ménage pas les spectateurs avec ses images. “Mother� relate l’obsession d’une mère pour son enfant handicapé. Le fils en question est accusé de meurtre puis enfermé. Tout au long de ce film, cette mère Goriot tentera de démontrer son innocence. Dans ce pays sordide où la tradition coréenne côtoie le spectre de la modernité, ou les jugements de classe sont tellement présents, Ban Joon Ho marque un essai magnifique sur le rôle impérieux d’une mère qui n’a jamais cessé d'élever l’enfant qui n’a jamais grandi.
Gêné le spectateur est confondu, détourne son regard de l’amour et parfois de l’horreur amoureux qui coule un peu trop goulument ici.
titicaca120

435 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2019
le combat d'une maman pour faire libérer son fils un peu simplet
de la prison où il est enfermé pour le meurtre d'une jeune fille.
magnifiquement interprété cette enquête réalisée par la maman
est édifiante et saisissante.
la fin est vraiment surprenante et nous laisse sans voix.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2019
Une réalisation d’une noirceur totale, l’intrigue mère veut prouver l’innocence de son fils asocial moins que rien, l’amour maternel sur son idiot de descendant et sa manie, un cynisme métaphorique. La mise en scène plonge dans les paysages coréens afin de retrouver les indices, l’idiotie du présumé coupable marque les esprits. Trois mots au cours d’une enquête pour comprendre les motifs d’un meurtre, l’amour, la vengeance et l’argent, deux d’entre eux éliminés, il n’en restera qu’un, la logique humaine tellement idiote et simple. Après « Memories of murder », « The host », les coup de cœur et celui-ci, un grand chef-d’œuvre au suspense garanti.
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