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Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juin 2011
Enfin un film ou la 3D est éblouissante et le relief utile ! Contrairement à tant de films où l'effet ne joue plus avec quelques minutes, ici les cadrages, la luminosité et les effets nous rappellent sans cesse que le monde dans lequel vivent les héros est proche de nous ! Un instant magique ! Ajouter cela à une musique sublime (quel score !) une histoire qui tient la route avec des personnages complexes, une violence inédite dans le monde de la 3D animée, et vous trouverez un beau chef d'oeuvre, avec toutefois un bémol, une fin assez décevante, qui incite toutefois à découvrir le roman. N'hésitez pas aller y avec vos lunettes 3D !
Autant les graphismes et la réalisation sont superbes et dynamiques, autant le scénario est vraiment pesant, le tout dans un environnement extrêmement violent. Ca ne fonctionne pas.
Septique au départ car je n'avais pas reconnu de prime abord le pitch du cultissime roman de Bernard Lentéric, "La nuit des enfants rois", je suis tout de même allée le voir : à l'arrivée, un bilan mitigé entre le "c'est énorme" et le "bof" c'est dire le grand écart.... Enorme pour le culot d'oser faire cette adaptation et tout le coté technique, le fait que malgré soi on se trouve tout de même happé à suivre jusqu'au bout le projet.... Bof pour le scénario qui malgré ses qualités donne une grande impression de passer les choses trop vite et pour le coup cela a empêché le réalisateur d'appréhender dans sa globalité la densité du roman. Mais bon, moi sans être d'ores et déjà fan inconditionnelle, je dis quand même que le pari de proposer ce 3D est plutôt bien relevé, et Mathieu Kassowitz est excellent dans le personnage de Jimbo.
Premier long-métrage pour l'infographiste et réalisateur de cinématiques de jeux vidéo Antoine Charreyron, qui s'est attelé à la lourde tâche d'adapter le best-seller "La Nuit des enfants rois", écrit par Bernard Lentéric et paru en 1981. En résulte un film d'animation à réserver aux adolescents et aux adultes (son interdiction aux moins de 12 ans est amplement justifiée), The Prodigies (2011) est une oeuvre de science-fiction où l'ultra-violence ne nous épargne rien (un des héros est victime de viol), on est très loin des habituels films d'animation US tout public et encore plus lorsque l'on compare les précédentes productions françaises ou européennes. Dans la lignée de Renaissance (2006) de Christian Volckman, pour sa richesse esthétique et visuelle, le film d'Antoine Charreyron s'est inspiré des comics américains, des mangas japonais et des jeux vidéo, alternant brillamment la motion capture, la 3D relief et les scènes de ralentit avec effets "bullet-time", cette coproduction européenne (France, Angleterre, Belgique, Luxembourg) et canadienne séduit par sa qualité d'animation, mais déçoit énormément par son scénario d'une naïveté et d'une simplicité désolante, l'ensemble étant plombé par un placement de marque des plus persistant, un doublage qui devient irritant à la longue et un anglicisme dérangeant, mais nécessaire pour une exportation (le titre et tous les éléments du film sont dans la langue de Shakespeare).
S'il y a bien un point sur lequel personne ne pourra reprocher quoi que soit à ce « Prodigies », c'est bien son animation. On est en effet impressionné de ce que réussit à faire Antoine Charreyron sur la question, et je serais de mauvaise foi si je vous disais que je n'ai pas pris un réel plaisir à voir autant de prouesses techniques en seulement 85 minutes. J'ai en revanche été beaucoup, beaucoup moins impressionné par le scénario. Je devrais pourtant être habitué depuis le temps : travail de dingue question visuelle, pas question de se faire chier en plus à écrire une histoire digne de ce nom! Ba si en fait... Car si l'oeuvre présente un point de départ laissant augurer un script complexe et d'une grande richesse, il n'en est rien. Charreyron préfère au contraire se la jouer tranquilou, même si quelques scènes très réussies et un ou deux personnages viennent montrer un tout petit effort sur la question... J'en suis ressorti très divisé, convaincu que mes yeux en ont eu pour leur argent, mais par ailleurs très conscient que le résultat aurait pu être infiniment mieux. Je crains malheureusement que ce ne soit ce dernier constat qui l'emporte, tant je ne retiendrais en définitive pas grand chose de « The Prodigies », la faute une fois de plus à un scénario ne tenant pas la route... Dommage.
Je ne savais pas vraiment à quoi à m'attendre en allant voir ce film d'animation adapté d'un best-seller. J'étais assez réticent à vrai dire. Pourtant, le ton est donné dès le début avec l’esthétique animée soulignant la violence extrême et l'emportement du personnage de la scène. L'univers lumineux et rapidement dominé par l'obscurité, très réaliste et parfois effrayant par sa violence figurant sous plusieurs formes. Le concept du film d'animation avec un tel scénario est osé, c'est ce qui fait toute son originalité mais çà renferme des avantages comme des inconvénients. En effet, on regrette un manque clair d'expressions faciales et d'émotions auprès des personnages. Certains sont trop évasifs, moins approfondis que d'autres et c'est dommage car le film ne dure que 1h27, ce qui assez court! Déjà que ce n'est pas un film tout public, les scénaristes auraient pu en profité pour peaufiner certaines longueurs, comme les scènes de parlottes entre deux scènes d'action, qui sont vides et plates, cela étant justement dû aux manques d'expression des visages. Approfondir les motivations de cette rage aurait pu être intéressant. Cela dit, les effets visuels et les scènes d'action sont surprenants, extrêmes et choquants. La qualité et la force visuelle de certaines scènes (superbes ralentis, zooms et travelling, des transitions très bien trouvées permettant à la 3D de sortir le grand jeu!) auraient été difficile à retranscrire par de vrais décors et acteurs. La bande originale est aussi un point fort du film! N'ayant pas lu le livre, j'ai trouvé le scénario entraînant, bien qu'après coup un peu simple, proposant de nombreuses scènes d'actions où la violence et le suspense sont de mises! Le doublage, souvent point négatif dans les films, fait partie intégrante de l'action et se moule parfaitement aux différents personnages. Une qualité graphique agréable, un mystère encerclant les personnages qui se retrouvent tous dans un final à l'action vive et surprenante. Beaucoup l'accuse d'être bâclée, j'ai été au contraire surpris du déroulement de l'action. Bonne surprise pour moi, je le conseille pour les plus curieux et les illimités...
La mise en scène rageuse pallie quelques faiblesses dans l'animation (les détails, les expressions des personnages et parfois l'impression d'être dans un vieux jeu vidéo) et une 3D inexistante. Quelques beaux effets de style, notamment lorsque les personnages perdent leur self control. Côté scénario : une belle idée de départ mais des personnages qui auraient mérité d'être plus fouillés. Au final, si on est pris par le film, c'est avant tout par sa BO hallucinante.
Antoine Charreyron n'est pas Spielberg ou Zemeckis et n'a pas les mêmes moyens à sa disposition. Si on peut donc excuser une technique très peu convaincante (les textures sont lisses et les visages inexpressifs), on excuse plus difficilement un scénario qui part dans tous les sens sans se soucier de sa crédibilité ni de la cohérence de son univers.
Je suis extrêmement décu par ce film. Je m'attendais clairement à mieux, avec ce qu'"on" m'en avait dit. Franchement, heureusement que je ne payais pas ma place (vive la carte fidélité UGC !), parce que je l'aurais eu en travers de la gorge, et avec les films que je vois - comme je ne regarde pas tout et n'importe quoi et que je fais un tri - ben... celui-ci est parmis mes plus mauvaises notes. Les graphismes de ce film d'animation sont... normaux pour ce qu'on peut faire en 2011, bien que particuliers et pas tout à fait de mon goût. L'histoire est très décevante comparée au potentiel qu'il pouvait y avoir. Vraiment, je suis déçu. Tant pis, il ne me laissera pas un grand souvenir. Je vous le déconseille, c'est une perte de temps (et d'argent, pour vous, cochons de payeurs) !
Vendu comme un sommet de virtuosité graphique et d’animation, « The prodigies » ne m’a pourtant pas plus passionné et impressionné que ça. Effectivement le graphisme est beau à voir et l’animation est impressionnante, au point de parfois oublier qu’on n’est pas dans un film, mais tout ça n’a rien de particulièrement impressionnant et souffre de passer après des œuvres comme « Le pôle express » et « La légende de Beowulf », qui mettaient en avant la motion capture. Du coup l’effet de surprise de l’animation est inexistant ou passe très rapidement et on s’intéresse plus au graphisme et à l’histoire. Le premier entre manga et comics est agréable à voir et donne une identité propre au film qui le démarque des productions américaines et japonaises. L’histoire quant à elle, assez différente de celle du roman, même si elle garde un fond commun, n’est pas non plus outrageusement innovante et dans la dernière demi-heure du film part un peu trop dans l’outrance (spoiler: attaque du président à la Maison-Blanche et lancement d’ogives nucléaires) pour qu’on ne décroche pas. De plus le thème de la différence mal acceptée est un thème mille fois vu au cinéma, et dans le style fantastique, déjà traité dans la saga des « X-men ». Du coup on a affaire à un film assez réussi, mais dont la forme et le fond ne sont pas réellement inédits, rendant le film agréable et distrayant, mais pas vraiment enthousiasmant. À voir quand même pour l’animation et parce qu’après tout c’est une coproduction européenne assez rare dans le paysage de l’animation dominer par les géants américains et japonais.
Même si l'animation est très particulière et sans doute inférieur à n'importe quelle cinématique de Playstation 3, The Prodigies a pour lui son récit adulte et une vraie prise de risque qu'il convient de saluer comme il se doit. Abusant parfois d'effets dépassé ou répétitif, sa mise demeure toutefois profondément réussie si bien que l'on oublie les graphismes pour se laisser prendre par son histoire qui nous sort enfin des carcans de l'animation pour enfants.
Un long métrage d'animation plutôt sympathique. Le style graphique est innovateur et franchement, faut avouer, ça en jette. On a même le droit à des passages en slow motion. Niveau scénario, c'est intéressant, surtout avec des enfants, c'est assez rare. On ne s'ennuie pas vraiment et ça bouge dans tous les sens avec des séquences qui sortent de l'ordinaire. Par contre, les dialogues, c'est pas trop ça. Par moments, j'ai trouvé que c'était un peu léger et c'est bien dommage. Bon, il est clair que le français, ça le fait moins que l'anglais mais quand même ! Et puis, je regrette aussi les quelques scènes clichées que l'on aurait pu faire sans chichis. La fin m'a un peu déçu mais bon, après, c'est chacun ces gouts et peut-être qu'à ce niveau là, je suis un peu trop strict. Quoi qu'il en soit, "The Prodigies" à sa place dans le monde des animés. 12/20.
The prodigies est un film d'animation audacieux au scénario particulièrement sombre et torturé qui donne envie de découvrir le roman, la nuit des enfants rois, dont il est adapté. Cependant là ou le bas blesse, c'est au niveau de l'animation qui rappelle presque les débuts de la 3D, cette laideur dans le traitement des textures est pourtant rattrappé par des scènes d'une violence radicale, graphiquement très riche (les créatures monstrueuses imaginaires sont particulièrement réussies). Ce décalage avec la médicrité globale de l'animation empêche le film d'être une pleine réussite même si on peut lui enlever ses qualités. Film d'animation adulte sur le mal-être adolescent, The prodigies surprend par sa violence et sa radicalité. Un univers fascinant et passionnant desservie par une mise en scène d'une rare laideur. Un peu dommage car avec des moyens plus considérables, The prodigies aurait pu marquer le cinéma d'animation.
J'ai vu un film... réellement incroyable, une véritable surprise car une histoire, des personnages, et une densité narrative superbe. Les traitements graphiques et les parti-pris créatifs sont époustouflants. Il y a une réelle inventivité et une virtuosité des mouvements de caméra. On en oublie presque qu'il s'agit d'un film d'animation, tellement l'histoire de Bernard Lenteric, "La Nuit des enfants rois" est prenante. Les personnages, les revirements, l'ambiance rendent se film unique et incroyable. A découvrir absolument. pour l'immersion visuelle dans l'univers noir et assez violent du réalisateur.
Étonnante adaptation du roman dans une animation moins fluide que d'autres productions mais qui se défend tout de même. La violence surprend assez agréablement, sans être exagérée. Surtout, l'histoire est très prenante même s'il est flagrant que l'adaptation n'a pas été facile. Une agréable surprise qui mérite plus que l'indifférence dans laquelle le film est sorti. C'est convaincant, pas mal fait, pas mal réalisé, et plein d'énergie.