Playtime
Note moyenne
3,8
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117 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mars 2012
Un des films les plus grandiose que j'ai vu. Dommage que ce fut un naufrage financier en son temps.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mars 2012
Décidément après Le Cirque de Chaplin, La porte du paradis de Cimino et maintenant Playtime en ce moment je collectionne les chef d'œuvres maudits soit parce qu'ils ont eut un tournage difficile ou ont été des bides monumentaux ou les deux. Pour Playtime c'est les deux. Avec Playtime Tati réalise le film le plus ambitieux de sa carrière et probablement l'un des films les plus ambitieux du cinema français: le tournage dureras 3 ans, Tati feras construire une mini-ville (deux vrais immeubles seront construit, une route, et plusieurs morceaux de décors assez conséquent). En plus du gigantisme du décors Tati décide de filmer en 70 mm donc un écran très large qu'il pourras saturer de détail, pour proposer une expérience cinématographique inédite. Le perfectionnisme de Tati sur ce film pourrait renvoyer Stanley Kubrick au rang d'un aimable amateurs, il est allé jusqu'à retourner a la fin du tournage, des plans mis en boite au tout début du tournage parce que le cadrage ne le satisfaisait pas (son équipe technique le surnommé Tatillon). A sa sortie le film est un échec commercial total qui ruineras le cinéaste lui feras perdre les droits de ses films et même si il pourras réalisé Traffic et Parade il ne retrouveras jamais son indépendance et ne recevras jamais l'aide dont il aurait eut besoin.

Playtime est donc un film légendaire que j'avais déjà vu il y a longtemps et que je n'avais pas vraiment apprécier (malgré mon immense admiration pour Les vacances de monsieur Hulot et Mon oncle) probablement parce que j'étais trop jeune , en effet même si elles étaient relativement minimaliste Mon Oncle et Les vacances de monsieur Hulot possédait une trame narrative plus ou moins développé et surtout Monsieur Hulot était toujours un personnage très présent auquel on pouvait s'identifier, ici il n'est plus qu'un fil conducteur assez mince et il partage ce rôle avec une touriste américaine. Quand a la trame narrative il n'y en a tout simplement aucune, une série de tableau illustrant la vie dans une grande ville moderne (en l'occurrence Paris) traversé par monsieur Hulot et par une touriste américaine qui voyage en groupe.
On dit souvent que Tati est un critique de la modernité, effectivement la vision des box d'entreprise, des appartements/aquarium qu'on peut observer depuis la rue et la grisaille de ces immeuble moderne donne une image glaçante de la dite modernité et pourtant Tati éprouve une véritable fascination esthétique pour cette modernité, faisant de chaque plan un univers de couleur, de ligne, de courbe et de formes géométrique, ce qui fait de Playtime un objet d'art abstrait, un film avant gardiste et presque expérimentale. En plus de cette fascination esthétique jamais Tati ne cède au désespoir ou a l'aigreur, car même si il épingle les dérives et la déshumanisation de cette société il ne perd jamais de vue son humour burlesque et décalés et surtout le final est rempli d'espoir et d'humanisme. Les formes grises, strictes et impersonnelles de l'aéroport et des bureaux se diluent petit a petit au fur et a mesure que l'on avance dans le film les ligne rigide devenant de plus en plus courbe jusqu'à culminé dans la scéne du royal garden restaurant chic qui ouvre ses portes alors que toutes la bonne bourgeoisie s'y est donné rendez vous, ce beau monde va perdre de son allure guindé emporter par le jazz dans une danse effrénés tandis que le restaurant va semble presque s'autodétruire: une partie du plafond s'effondre, les costumes des serveurs se déchire (et les serveurs n'ont pas de formation hôtelière), Hulot brise la porte de verre du restaurant et n'importe qui peut rentrer finalement la soirée s'achève dans un grand éclat de rire et de joie ou les distinction sociale semble s'être totalement effacé. Cette scéne est pour moi porteuse d'un véritable espoir quelques soit la rigidité des règles et des carcans qu'on lui impose l'homme seras toujours en mesure de s'en libérer.

Voila donc Playtime est un chef d'oeuvre absolu, un film absolument merveilleux, une des choses les plus ahurissantes et les plus inventives que l'on est jamais vu dans le cinema français (parlant bien sur, il y a aussi Le Napoléon d'Abel Gance), une création plastique qui lorgne du côté de l'abstraction, un univers sonore absolument fascinant ou le dialogue n'est qu'un bruit d'ambiance comme un autre, pas toujours distinct et rarement utile. Et un monument de burlesque et tout simplement un des plus grand film de tous les temps et un des films préférés de David Lynch.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2012
Play Time, véritable oeuvre visionnaire considérée par beaucoup comme le grand chef d'oeuvre de Jacques Tati, s'est avérée très décevante à mes yeux. Semblant dénué d'un quelconque scénario et à la mise en scène plus qu'atypique, le film paraît très, très long. Mr Hulot, le célèbre personnage de Tati, est ici réduit à un moindre second rôle, pas plus important que les nombreux touristes qui occupent Tativille au cours du film. Et pourtant, le début était plutôt bien réussi, dans l'entreprise aux allures futuristes. Hélas, il n'aura pas fallu longtemps pour que l'intrigue s'égare peu à peu, laissant place à un profond ennui. Play Time n'aura pas eu le même effet que les Vacances de Mr Hulot.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 janvier 2012
Un Tati assez personnel, peut être le plus engagé ... les gags sont hilarants, les décors et le visuel plus réussi que jamais, le rythme parfaitement maitrisé, la poésie toujours aussi présente ... un des meilleurs Tati, bluffant et drolatique !
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2011
Incroyable le nombre de détails, de mouvements à l'écran.. Un humour et un univers très spécial, comme d'habitude. Rien que pour la scène du restaurant ce film vaut le coup d'oeil. Vous ne verrez plus la ville de la même façon.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2014
Film très ambitieux qui a coûté cher à Tati et son studio à cause de sa réalisation pointilleuse nécessitant de grands décors et beaucoup de temps. A l'écran cela se voit: tout est peaufiné (tempo parfait pour la musique, le ballet de personnage) et tout a été fait pour se rendre compte de l'ampleur des villes modernes notamment. Le spectateur est certes souvent émerveillé par ce travail titanesque et son rendu mais peut ressentir un certain ennui à cause de son côté froid et dénué en partie de dialogue et de scénario.
B-Lyndon
B-Lyndon

86 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2011
Où est Hulot ? Où se cache t-il ? Dans quel petit coin de l'écran ? Derrière quel angle bétonné des immeubles impersonnels ? A l'intérieur de quel mouvement de foule de cette énorme jungle urbaine ? Le film commence par une vue sur un ciel bleu parsemé de nuages, et l'un des rares mouvements de caméra nous emmène devant un gratte-ciel d'un Paris futuriste, rétro, design, froid. Dans l'immeuble, une salle presque vide. A gauche, seul un couple d'âge mûr discute, d'une voix que l'on entend à peine. Des dialogues inaudibles, d'une importance minime, donc. Le sol est clair, brillant. Un homme passe, tourne, fait demi tour, puis encore une fois, tourne, avance, mouvements géométriques de ces pas et droit comme un "I", il semble attendre. Attendre quoi ? Qui ? On n'en saura rien. Il ne le dira pas. Il ne fera que ce taire, et marchera, toujours. Près de lui, un homme de ménage regarde par terre, lentement. Fixe ses pas. A-t-il fait des taches ? Le sol est-il aussi propre ? Eh bien oui. Tant pis. Une autre fois peut-être...Un brouhaha s'installe. La salle se remplit. Changement de plan. Les hommes, les femmes, les enfants, tous se placent dans le décor. Petit à petit, l'on découvre que nous sommes dans un aéroport. Le brouhaha continue, et l'on se met à chercher Hulot, nous spectateurs, parce que, arrêtons nos conneries, c'est quand même lui le héros...Est-ce lui là-bas, à gauche, de dos, plutôt grand, long manteau, chapeau en biais vissé sur la tête...Non...Peut-être lui, là-haut...Non plus...Tati installe un petit jeu de piste discret entre lui et nous, truffe chaque plans de gags visuels et sonores jamais appuyés, récompensant l'attention des plus attentifs. Hulot fini bien par apparaître, à un moment, et là...Un doux nuage s'empare de l'écran, celui sur lequel il flotte, en rêveur poli, observateur de la société, des gens, des mouvements. Une âme de cinéaste, donc, l'âme même de Tati qui dessine, dans cette satire féroce, le naufrage humain de la modernisation, l'uniformisation, le standard, l'impersonnel. Le personnage observe, assis sur un fauteuil improbable, un homme automate, chaque geste à la sonorité millimétrée, exagérée, absurde. Il fixe aussi, dans cette exposition inutile, le culte de l'objet roi. Il écoute, évasif, moult propositions : "Achetez la porte inaudible !!", "Ne manquez pas le nouveau balai électrique !". Il nous fait croire, quelques secondes, qu'il ne juge pas ces gens, affolés à l'idée de posséder les nouveaux appareils derniers cris. Et pourtant, plusieurs fois, c'est la poésie qui l'emporte. Tati truque les plans, creuse les plafonds, traverse les murs, les vitres, filme d'incessants jeux de miroirs, donne à son film, parfois, des airs de film muet...Playtime à toutes les qualités - et aussi les défauts - d'un film expérimental. Exit tout suspense, tout retournement, tout scénario qui se tient, mais pourtant, l'on ne s'ennuie jamais. Il y a assez de trouvailles, de travail graphique et sonore que l'on ne peut que s'incliner. Car Tati a recréé le monde. Et sans explicitement le dévoiler, le quotidien des hommes. Dans leurs dialogues inaudibles, se racontent les journées passées, le moment présent, l'avenir... Hulot n'est pas le héros. Il n'est qu'un autre monsieur, qui ressort d’abord à l'écran car en dehors, en marge de la folie absurde de l'univers dans lequel il vit. Rien de plus. Le vrai héros, en fait, c'est... personne. Et sans doute un peu tout le monde aussi. Tati nous le dit, cela, dans les deux dernières scènes du film. La première : un restaurant se rempli. Petit à petit. La musique commence. Là, tout bascule. Plus rien n'est symétrique. Ni les pas. Ni les mouvements. Ni les regards. On se déchaîne. On se parle, très vite. On danse ensemble. On retrouve des gens que l'on connaît. On retrouve des gens que l'on ne connaît pas. On les présente à d'autres, qui nous présentent à d'autres... Durant cette longue nuit, Hulot se montre clairement plus à l'aise. Il se prête au jeu, fait la rencontre d'une jeune touriste américaine (Barbara Denek). Jusqu'au petit matin. C'est la deuxième. Là, on se dit au revoir. On se quitte, pleins de regrets, prêts à se revoir, en fixant les ballons rouges, jaunes ou bleus qui se hissent sur les façades incolores des immeubles. Ce sont deux scènes magnifiques, où Tati quitte l'expérimental pour fixer, plein de tendresse et de bonheur, l'humanité, la vraie, se voyant renaître au cœur d'une magique nuit de fête. 17/20.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2011
Tatilergique de naissance, je craignais ce nouvel épisode des aventures de Monsieur Hulot. Craintes justifiées, puisque l’on y retrouve toutes les caractéristiques traditionnelles du cinéma de Tati : extrême lenteur de l’intrigue, petits gags sans grand intérêt comique, dialogues mis au rebut pour renouer plus ou moins avec le cinéma muet… Autant dire que les quasi deux heures de film passent très lentement. Toutefois, deux passages sortent du lot et valent un petit détour. Primo, la sortie des bureaux. La créativité de Tati s’exprime alors avec une grande intelligence. La scène du strip-tease est particulièrement réussie. Second moment remarquable, la partie finale avec le manège. Il fallait y penser. Sans sauver le film d’un ennui mortel, ces deux passages lui confèrent tout de même un certain intérêt. Ils élèvent en tout cas « Play time » au rang de modèle de la satire urbanistico-modernico-sociale. Monsieur Hulot évolue dans un monde tristement gris, uniformisé, bruyant. Un univers dans lequel l’individu se trouve broyé par le béton et la foule urbaine. Aveuglée par la croyance dans le progrès technique et obnubilée par le gain, l’humanité en arrive à des aberrations sans nom, tel ce restaurant à moitié achevé qui accueille pourtant une multitude de clients.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2011
Se veut critique du modernisme, des villes nouvelles, bureaux déshumanisés, appartements cages à poules, restaurants chics et tocs mais tourne vite en rond (comme le rond-point/manège de la scène finale). Absence de scénario, juste une suite de séquences que relient artificiellement deux personnages. Quelques gags mais noyés dans des cadrages en 70mm voulus par Tati et qui ne correspondent pas à son style et son humour plus intimistes. Exercice de style conceptuel ambitieux, horriblement long ; recherche de maîtrise formelle mais manque de chair. Tati est meilleur dans l’épure et la poésie : plutôt revoir Mon Oncle, bien meilleure et plus drôle "dénonciation" du modernisme.
Ryce753
Ryce753

32 abonnés 431 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juillet 2011
Long, ennuyeux, rébarbatif, sans intérêt. Je ne comprend pas le soit disant génie de ce gars. Il n'y a aucune drôlerie, les personnages se parlent entre eux sans comprendre ce qu'ils disent. C'est inaudible mais en plus de cela c'est voulu, c'est le style Tati. Sans parler de la durée du film (2h00) pour simplement voir défiler des acteurs dans le vide, dans l'espace scénique. Les personnages vont, viennent, se croisent, repartent vers quoi, ver qui, je ne sais pas, y faut qu'on m'explique. Jacques Tati a, dans la plupart de ses films, l'habitude de filmer ses figurants, le quotidien, des plans et tout cela sans scénario ni même une présence de gags. C'est un peu comme si on se procurerai personnellement une caméra et qu'on irait dans un centre ville filmer les gens, les voitures, les vitrines de magasins, les feux rouges, les panneaux publicitaires, les chiens,etc comme ça sans réel but. Incompréhensible.
Des gens comme Chaplin, de funès, laurel et hardy savaient faire rire en ne disant rien du tout mais seulement par la force de leur gestuelle et mimique visuelle innée. Il y avait au moins de vrais scénarios comiques dans leur film. Mais je pense que c'est pas comparable de différencier ses artistes avec Tati. Le cinéma de celui-ci n'a strictement rien avoir. Il a une dimension sans doute plus métaphysique (pour essayer de donner un semblant d'explication à ses films) Extrèmement déçu!
bsalvert

521 abonnés 3 718 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 juin 2011
Ce film demande une attention toute particulière pour éviter d'en perdre la multitude de détails, mais il est vraiment dur de rester concentré.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2011
Jacques Tati se ruina la santé et financièrement avec cette fable follement ambitieuse tournée en 70 mm."Play Time"(1967)est un petit miracle de cinéma.Il n'existe rien de commun.2 heures pleines de non-sens,sans fil narratif,où Tati critique vertement la société de consommation et l'uniformisation architecturale.Ses décors,grandioses,proches de la mégalomanie,adoptent un style futuriste,clinique,anguleux.Monsieur Hulot,l'alter-ego maladroit de Tati,ne manque pas de s'y perdre.Il y a de quoi être soufflé devant une direction artistique aux milliers de figurants,aux plans-séquences complexes,et aux discussions multiples.C'est comme si l'on assistait à une tranche de vie en direct.Le travail sur le montage sonore,et l'élaboration des nombreux moments saugrenus force aussi le respect.Tati était un visionnaire,qui misait tout sur le pouvoir de l'image.Malheureusement,ses intentions sont souvent caduques,et il est bien difficile de demeurer attentif,devant un spectacle,certes bien vivant,mais totalement dépourvu d'enjeux dramatiques,scénaristiques et de personnages fixes.Il bouscule les repères,au point que ceux-ci peuvent se dissoudre dans cette oeuvre déconcertante.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 avril 2011
Personnellement, la scène du restaurant évoque à elle toute seule la joie de vivre des touristes américains dans la plus belle capitale du monde où la sympathie côtoie la bonne rigolade. Un pur moment de bonheur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 mars 2011
Jacques Tati livre avec Play Time une réflexion intéressante sur la société de consommation et la modernité. Parfaitement maitrisé sur le plan technique que ce soit au niveau des effets visuels et sonores, ce film est un régal pour les yeux et son statut de film culte n'est en rien usurpé. A voir absolument.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2013
J'ai la fâcheuse tendance de vouloir comparer les oeuvres, de les classer, je ne peux pas penser un film sans penser à d'autres. Certains y gagnent, d'autres, comme Playtime, y perdent.

Que n'ai-je pas aimé dans ce film? Outre le fait, un peu naïf, que j'aime beaucoup le côté très enfantin de Mon oncle mais aussi des Vacances de , ici le film est beaucoup plus adulte (sans pour autant être dans un sérieux ronflant), moins nostalgique mais plus expérimental. Un charme peut-être moins évident, moins accessible, qui m'a laissé hermétique un bon moment.

Il y a des qualités certaines dans l'oeuvre de Tati. A commencer par l'univers créé, ce Paris moderne brillant et impersonnel, grandiose et superficiel. La Défense commence tout juste à exister que Tati l'imagine déjà aboutie. L'image est magnifique, la lumière fabuleuse, esthétiquement le film est irréprochable. Beaucoup de jeu avec les néons, avec les reflets, les transparences, la propreté, l'uniformité de ce monde moderne. Tati est un véritable inventeur, trouvant toujours des objets insolites pour faire rire son spectateur, mais aussi presque un visionnaire terre à terre : son monde futuriste est tout à fait crédible, et s'inscrit aussi bien dans son époque (la découverte de la consommation de masse dans les années 60) que dans notre époque actuelle.

Aussi, il n'y a rien à redire des plans. Ses plans larges sont assez incroyables, notamment dans la dernière partie du film au restaurant. Il y a une multitude de détails à l'écran qui nécessitent une grande attention du spectateur pour tous les saisir. Chaque plan nous régale par la multitude de visions qu'il nous offre. C'est, je dirai, la qualité principal que j'ai relevé pour ce film : les multiples lectures que l'on peut en faire.

Mais voila, pour revenir sur les défauts, je pourrai dire que j'ai trouvé le film pas forcément drôle. Souvent percutant, souvent juste, mais pas forcément hilarant. Le personnage de Tati, , ne semble pas trouver sa place. Certes, c'est bien le but recherché : ne se fait pas à ce monde moderne. Mais malgré tout, il n'arrive pas à jouer avec le décors, à jouer avec les autres; se fait discret, jusqu'à presque disparaître de l'écran...

Enfin, il faut quand même que je justifie mon 7. Car ma déception ne doit pas faire tâche pour un film qui reste fabuleux. Playtime, c'est un monde parallèle complet, beau et laid, une ambiance certaine, surtout, c'est le produit d'un créateur de génie, largement inspiré quand il faut trouver de bonnes idées. Peu de réalisateurs pourraient se vanter d'un tel talent. Saluons le.
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