1467 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
232 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
53 critiques
3
66 critiques
2
48 critiques
1
24 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
SpecOmega
14 abonnés
338 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 novembre 2011
Ma première impression, c'est que le film doit être plus "magique" lorsque l'on n'a pas lu le livre de Marjane Satrapi. L'étonnement et l'onirisme du film doivent mieux "marcher". Il ne reste pas moins que le duo de Persépolis livre un film inventif et drôle, émouvant et touchant, coloré et varié, bien rythmé. La musique est superbe et tient une grande part. Le film est très réussi visuellement, avec les nombreux effets, les décors en carton pâte et les séquences en animation. L'histoire et la forme de la base (le livre) se prêtent parfaitement à ce genre d'encarts, pas sans rappeler un Kill Bill vol.1 ou un Amélie Poulain. Les acteurs sont plutôt bien dans leur rôle, un plus avec la voix d'Edouard Baer en off, comme narrateur.
Quatre ans après leur superbe film d'animation Persépolis, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud reforment leur duo, une nouvelle fois pour l'adaptation d'une bande dessinée de la première. Si l'action se passe toujours à Téhéran, en Iran, les quelques images d'animation ne font ici qu'accompagner les prises de vue réelles. Une œuvre à la fois drôle, triste, onirique et poétique. Avec en prime une belle brochette d'acteurs (Mathieu Amalric, Maria de Medeiros, Chiara Mastroianni, Eric Caravaca, Jamel Debbouze, Edouard Baer, Golshifteh Farahani...). Une belle réussite.
Plusieurs années après l’excellent Persépolis, Marjane Satrapi adapte une nouvelle fois une de ses bandes dessinées en compagnie de son collaborateur de toujours Vincent Paronnaud. Que se cache-t-il donc derrière ce titre étrange ? L’histoire de Poulet aux Prunes est assez différente de Persépolis bien qu’elle garde pour cadre l’Iran, pays natal de Satrapi. La dimension autobiographique est également beaucoup moins présente. Ce film raconte l’histoire d’un très grand violoniste qui souhaite en finir avec la vie depuis qu’on lui a brisé son violon fétiche. Une trame assez banale qui permet de traiter aisément la vie à travers le spectre de la mort, usage scénaristique assez classique qui se trouve plutôt bien mis en scène avec ce film. Poulet aux Prunes donne lieu à la première expérience de long-métrage en prise de vues réelles pour les deux réalisateurs venus de l’animation. Ils profitent ici d’une belle réputation qui les précède car ils voient Mathieu Amalric, Eric Caravaca, Chiara Mastroianni ou encore Maria de Medeiros garnir leur casting. Il ne faudrait pas oublier Edouard Baer en formidable conteur de cette belle histoire nichée entre les mille et une nuits et le dernier jour d’un condamné. Ce film part donc avec de sérieux atouts. Comme les acteurs sont majoritairement très bons (exception de la jeune actrice jouant l’amour de jeunesse de Nasser Ali) et que les décors et costumes sont superbes, ce film possède de beaux atours. Pourtant lorsque le générique tombe, la déception n’est pas feinte. Ce film tenait de belles promesses qu’il oublie de réaliser, comme si le charme apparent suffisait à combler notre regard de spectateur. Les jeunes réalisateurs ont oublié de donner un véritable poids et une substance caractéristique à leur entreprise. A tel point que l’on s’ennuie assez les 45 premières minutes. Les maigres scènes de violon et les intermèdes narratifs en animation 2D ravivent quelque peu notre intérêt mais tout cela reste assez mince. La faute en incombe à un manque de réel point de vue sur cette histoire, sur le sens de la vie d’un homme, sur le parcours initiatique qu’il emprunte. L’humour a priori assuré par l’énergie des scènes et de leurs interprètes tombe bien souvent à plat. Une nouvelle fois on aura le droit à l’apparition de Jamel dans un rôle qu’on ne lui connaît que trop. La force et la vitalité de Persépolis sont désespérément absentes de ce Poulet eux Prunes pourtant très agréable visuellement. Une petite erreur de parcours qui ne doit pas faire oublier le grand talent de ces deux artistes cinéastes.
On ne change pas une équipe qui gagne. Après le succès incontestable de Persepolis, Satrapi et Paronnaud remettent le couvert avec Poulet aux prunes, qui raconte les huit derniers jours de l'artiste Nasser Ali Khan, souhaitant se suicider après que sa femme ait cassé son violon. Que les fans de la BD se rassurent, le récit d'origine est suivi à la lettre avec la présence de flash-back, où chaque chapitre (ici, chaque jour) est consacré à une personne proche du violoniste. Si les deux compères ont cette fois préféré faire un film classique plutôt que de l'animation, ils n'ont certainement pas oublié de baigner ce conte d'un univers graphique singulier, qui laisse le spectateur voyager à travers les époques et les moments décisifs de Nasser Ali. En effet, les décors n'ont pas l'air réels mais dessinés, certains personnages (ceux de Jamel Debbouze notamment) paraissent totalement loufoques, et s'harmonisent parfaitement avec cette dimension virtuelle. Paradoxalement à ce monde de féerie, on se rend compte que cette histoire est une véritable tragédie. D'abord parce que nous savons la fin dés le début (la mort de Nasser Ali), mais aussi et surtout parce qu'il s'agit principalement d'un amour impossible. Cet homme est le meilleur artiste de son temps car c'est Irâne, sa muse, qui l'inspire et lui donne l'envie de jouer. Si la forme du film est légère et assez enjouée, le fond quant à lui est bien plus grave et présente des personnages qui souffrent. En bref, la transposition de la BD vers l'écran n'a rien de révolutionnaire, mais il est cependant très plaisant de suivre cette aventure qui captive du début à la fin, et cela même si nous avions lu le livre avant.
J'avais aimé Persépolis, pour son contenu politique, inattendu dans une bande dessinée...
Là, dérouté par cette bluette poétique et parfois triviale, il me faut séparer la forme et le fond....
Le fond: je ne me suis pas vraiment intéressé à la belle histoire d'amour de ce musicien désespéré.
La forme elle, serait plutôt réussie. J'aime ce ton, poétique et impertinent. L'esthétique et un charme certain sont souvent présents. Les comédiens savent s'adapter à une façon de jouer, très particulière; comme une belle histoire qu'on raconterait à ses petits enfants !
L'histoire n'a pas passionné, le vieil adulte que je suis !
Visuellement, c'est étonnant, poétique et un brin intimiste mais cette belle histoire d'un amour contrarié ne m’a pas empêché de trouver le temps long. La voix off se sent obligée d'expliquer toutes les trois minutes ce que ressentent les personnages et ce qui leur arrive et n’apporte pas grand-chose si ce n’est qu’un sentiment de longueur qui dessert le film déjà quelque peu contemplatif. Le scénario part dans tous les sens au risque de perdre le spectateur. J’ai du mal à comprendre que ce film ait reçu d'aussi bonnes critiques.
L'image est très belle, il y a de magnifiques plans. En revanche, on se perd un peu dans tous ces personnages. Mention spéciale à la brève apparition de Chiara Mastroianni
Poulet aux Prunes n'est ni un film, ni un conte. Il oscille entre les deux, et c'est le gros problème de cette oeuvre. La musique est superbe, la réalisation soignée, hélas la magie ne prend pas. Malgré la magie de ce conte persan, les personnages évoluent dans un monde très européen : dommage.
Un excellent film ou la mort est présenté dans ce qu elle de merveilleux et d effrayant que Marjane Satrapi tente d apprivoiser par l onirisme pousse à la divination Amalric est génial un film qui plaira aux amateurs de beauté et de musique une belle bande son à voir
J'ai été un peu déçu car la poésie de la BA est beaucoup moins présente qu'il n'y parait. Certes, c'est une belle histoire d'amour mais on ne le comprend qu'à la fin et tout le film n'est que tristesse et malheur : un homme veut se suicider car sa femme, qu'il n'aime pas, lui a brisé son violon... Avec un petit air d'Amélie poulain, il aurait mérité d'être mieux traiter, au moins pour les dialogues.
Voilà un très beau film, intelligent, bien mené, drôle par instants et émouvant. L'histoire est belle, les acteurs bons, l'image superbe ; bref, j'ai beaucoup aimé !
L'histoire est vraiment différente des films d'amour communs. Déjà le personnage principal est un homme, et ça bouleverse un peu les habitudes. Tout le film est très bien ficelé, et malgré une histoire assez triste en elle-même, Marjane Satrapi réussit à caser quelques moment drôles ou au moins où l'on sourit. Je vous le conseille absolument !