La Maman et la Putain
Note moyenne
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82 critiques spectateurs

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Mia-Zoé
Mia-Zoé

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2026
Ce film est excellent car il a su me transmettre toute sa beauté et sa poésie, malgré mon ignorance de cette époque, de la Nouvelle Vague et de Jean Eustache. C'est vrai qu'il est long, mais tout ce temps passé prend du sens et semble court après les deux magnifiques tirades d'Alexandre et de Veronika. Voilà maintenant 50 ans qu'il a été réalisé, et pourtant je retrouve dans ce film mon environnement et mon entourage de jeune adulte actuel. Je suis surpise de la crudité avec laquelle ces jeunes, qui ont mainteant l'age de mes grands parents, parle de baiser, de seduction et de relations libres. Sinon, Alexandre incarne bien le Dom Juan qui n'a que pour seule volonté de conquérir les femmes sans même vouloir les posséder par la suite. Je plains Veronika qui, malgré ses efforts, n'arrive pas à se faire désirer plus d'une nuit, et Marie, tombée amoureuse du mauvais garçon. (même si je crois qu'elle l'aime justement pour sa toxicité).
C'était vraiment super. Je le reverrai.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2025
Œuvre monumentale de 3h40, La maman et la putain se présente comme un film-bilan, tourné quelques années après Mai 68. Jean Eustache y dépeint une jeunesse désorientée, sans feu ni projet, qui erre entre vide existentiel, sexualité désincarnée et discours intellectuels désincarnés. La mise en scène, minimaliste jusqu’à l’ascèse, accentue la petitesse des personnages, tandis que les dialogues, débités en pilote automatique, s’ornent de références culturelles dont la suffisance finit par sonner creux.

Il y a pourtant une force indéniable : une sincérité autobiographique crue, qui rend l’ensemble à la fois agaçant et troublant. La fin, en particulier, marque durablement : après tant d’errances et de postures, ce qui reste, ce n’est pas la révolution ni le cynisme, mais le désir simple et tragique d’aimer et d’être aimé. Dans cette lucidité glaciale, le film résonne comme une réponse désabusée à la trilogie d’Antoine Doinel : même acteur, même parcours, mais où l’utopie s’est effondrée pour laisser place à une lucidité impitoyable.

Avant-gardiste dans son contenu plus que dans sa forme, La maman et la putain oscille entre manifeste post-nouvelle vague et confession d’un désenchantement. Expérience cinématographique singulière, importante à voir, mais dont le poids (et la durée) décourage toute envie d'y replonger.
Le Seigneur des Films
Le Seigneur des Films

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2025
D'une lenteur qui se fait ressentir, ce film de 3h30 est, certes un monument du cinéma français, mais ne m'a procuré que de l'ennuie. Dommage, le travail de Jean Eustache était sublime, mais la longueur et l'ennuie aura eu raison de mon appréciation.
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 851 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2025
Un film culte parait-il mais très décalé de ce que l'on voit actuellement. Les acteurs récitent et ne jouent pas. Ils déclament. Certes, il y a bcp de texte bien écrit. C'est un film littéraire osé pour l'époque. Les dialogues entre les personnages sont particulier. Style ampoulé mélangé à du vulgaire. Le tout en noir et blanc.
Bon, c'est vu.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mars 2025
Dès les premiers instants on fait connaissance avec un jeune homme qui passe d'une femme à l'autre d'une d'une goujaterie assez inédite car on se demande ce qui se passe dans sa tête pour agir aussi brusquement et de façon aussi illogique. Un jeune dilettante, faineant, sorte de dandy anar post-soixante-huitard qui palabre et qui ne semble avoir aucun but dans une histoire sans véritable enjeu tant il ne semble avoir aucune émotion sincère. Le pire reste le style Eustache, forcément teinté de la Nouvelle Vague dans sa partie la moins passionnante, tout est très et trop théâtral au point que rien ne semble naturel, avec des dialogues appris par coeur et récité sans jeu ni émotion. La direction d'acteur empêche toute envolée lyrique ou toute émotion naturelle, tout semble factice et/ou superficielle. On souffre donc d'écouter les inepties d'un petit branleur durant 3h40 ! Il n'y a bien que Bernadette Lafont qui permet un peu de sentiment et de sensualité. Un film parmi les plus surestimés que j'ai pu voir, dans la droite lignée de la prétention Nouvelle Vague qui a fait viré Jean-Luc Godard dès 1966. La durée est sans aucun doute un soucis, il y a si peu à raconter qu'on peut imaginer que 1h40 aurait donner sans plus de vie et de rythme.
Site : Selenie.fr
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Eustache filme l'oisiveté et l'ennui dans un Paris d'après 68 où les vieux rêves, les vieux idéaux, et les vieilles philosophies (dont l'existentialisme) ont été enterrés. Les dialogues sont très écrits, mais on finit par croire à la vérité de ces personnages et à s'imprégner de ce rythme particulier, qui a quelque chose d'hypnotique. Alexandre apparaît quant à lui comme un protagoniste ambigu, trop cultivé pour être heureux, et qui semble parfois médiocre et amer, même s'il est le centre du film et de bien des façons l'alter ego du réalisateur.
À l'image de ce qu'il fait avec le personnage d'Alexandre, pas toujours aimable, Eustache ne brosse jamais le spectateur dans le sens du poil, notamment en désamorçant tout ce qui pourrait rattacher son film à une structure ou à des motifs traditionnels. Mais pourtant, on adhère à ce film bizarre et sombre, à sa vérité (et non réalisme) crue, et à ses dialogues, extraordinairement bien écrits, qui résonnent en fait comme des monologues que les personnages adresseraient aux autres sans jamais être véritablement entendus.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2025
A voir pour les dialogues, l’ambiance années 70, les acteurs. Attention c’est long, parfois très cru.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2025
de quel droit jugez vous que ma critique n'est pas publiable ? vos raisons me paraissent confuses. votre jugement, est légitime, mais même si vous ne publiez pas mon texte, il est inconcevable qu'il soit purement et simplement effacé. Ce film de Jean Eustache traite du désarroi des personnages face à la vie, le travail, l'amour. Travail remarquable tant le désarroi des trois principaux personnages est constamment présent et semble répondre aux difficultés qu'à connu Eustache dans sa vie et dans sa carrière de cinéaste.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2024
"La maman et la putain" est le parfait représentant d'un film de La Nouvelle Vague. En effet s'il n'y avait qu'un film à choisir pour décrire ce courant, c'est bien celui-là. Jean Eustache a voulu une récitation des dialogues millimétrés (les acteurs n'avaient aucunement le droit d'improviser lors du tournage) ce qui donne un air théâtral à l'ensemble. En plus de ça, les personnages se vouvoient bien qu'ils soient en couple, certains trouveront cela pompeux, j'ai plutôt trouvé cela amusant. Ca ne ressemble pas à ce que l'on voit d'habitude. Avec ingéniosité, Jean Eustache ne met de la musique dans son film que lorsque les personnages écoutent un vinyle au tourne disque, c'est original! Plein d'idées du réalisateur sortent de l'ordinaire, la qualité des dialogues est remarquable et ils sont souvent drôles. Le ménage à trois était une pratique très en vogue à cette période post soixante huitarde, comme il est souvent dit dans le film on a envie de "baiser". Le mot est sans arrêt répété, on dirait que les acteurs n'ont que ce mot à la bouche.
Le monologue de fin de Veronika est long mais superbe à écouter, les dialogues sont magnifiquement écrits.
Le gros et seul défaut du film réside dans sa longueur qui est purement et simplement excessive. 3h40 c'est vraiment trop long pour un film uniquement basé sur le dialogue, il est difficile de rester concentré sur la durée.
Une belle oeuvre, très représentative d'une époque aux dialogues très finement écrits qui demeure, même aujourd'hui, un très bon moment de cinéma.
Valégri75
Valégri75

2 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
Film survendu à mon sens. C’est très bien mais ce n’est pas le chef-d’œuvre dont j’avais entendu parlé.
Intéressant pour retrouver ce Paris désormais disparu.
J’ai trouvé Bernadette Lafont assez belle dans ce rôle.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2024
Un film découvert en 2024 et qui constitue un vrai choc. Bien sûr le film jouissait d’une certaine réputation mais la découverte de cette pépite fut la forte révélation d’une œuvre majeure. Tout d’abord bien sûr, le texte, les dialogues, d’une qualité littéraire rare au cinéma, tantôt néo-philosophique, tantôt sarcastique, ou même parfois avec des blagues de potache. Rarement un film n’aura produit une telle variété de dialogues, si riches, si élégants, avec beaucoup d’humour aussi. De la modernité dans les thèmes abordés, toujours d’actualité, la liberté la femme, son indépendance, la liberté sexuelle jusqu’où ? Et même des questions posées en frontal que l’on oserait plus confronter en direct aujourd’hui. La liberté de ton, dans ses dialogues du style « un problème de Tampax coincé après une relation sexuelle trop appuyée » ou un commentaire surréaliste sur Jean Paul Sartre attablé aux « Deux magots » , à côté du héros Alexandre /Léaud qui va se moquer, sans pitié de l’icône, de sa tentation Maoïste, de son alcoolisme, et de sa montée ridicule sur un tonneau à Billancourt pour haranguer les ouvriers . Je crois que jamais le héros de « l’intelligentsia » parisienne n’avait été égratigné et moqué à ce point, depuis le cultissime «à l’ Agité du bocal » de Louis Ferdinand Céline, en 1948. Un régal de texte lu avec nonchalance par Jean- Pierre Léaud. La grande force du film c’est aussi le formidable jeu des acteurs : Jean Pierre Léaud dans le plus beau rôle de sa carrière, car Jean Eustache arrive à tirer de lui quelque chose de nouveau, bien loin du personnage de Doinel habituel joué et surjoué. Ici Léaud , bien coiffé, à l’allure de jeune premier romantique , joue avec beaucoup de densité et de profondeur , il est excellent . Les deux actrices sont formidables, Bernadette Laffont , icone de la nouvelle vague , avec plusieurs films cultes , comme la « Fiancée du pirate », et Françoise Lebrun actrice un peu oubliée , qui est épatante , qui se livre , qui nous émeut, c’est un peu sa vie personnelle qui se joue devant nous et qui est décrite puisqu’elle était la compagne de Eustache, sa voix fragile mais déterminée , sa tirade finale , pleine face caméra , sur l’amour, l’indépendance, le sexe libre , « la Putain », mais aussi l’envie de connaitre l’amour et non plus seulement de « baiser » , comme elle le répètera effectivement à multiples reprises ,de peut-être devenir mère « la maman » ,cette tirade , dure , éprouvante est une de plus belles scènes de l’histoire du cinéma , foudroyante ,radicale ,tout est là , totalement féministe , au sens originelle du mot celui des années 70, libératoire, libertaire , pas celui d’aujourd’hui , revisité wokiste par certains. Un film d’un grande puissance, à la fois esthétique, très belle image N& B, littéraire, une direction d’acteurs impressionnante, et même cette bande son atypique constituée par les passages de 33T vinyle,sur un tourne disque, par les héros en illustration de leur ressenti : Requiem de Mozart, Edith Piaf, ultra -original . Merci M. Eustache de ce moment de grâce, du pur cinéma.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 janvier 2024
Je ne vais pas trop m’épancher sur ce film. Je me suis assez exprimé sur Bresson et la Nouvelle Vague, Rohmer, Varda, Godard et tutti quanti ! J’ai peu de sympathie pour cette forme artistique même si je reconnais qu’elle a inspiré une nouvelle façon de concevoir des récits. Le nouvel Hollywood s’en est inspiré et Tarantino encense Godard. J’ai du mal à y voir l’influence de ce dernier dans la filmographie de Tarantino hormis peut-être dans son aspect bavard-réaliste.
En tout cas, Godard considère Tarantino comme un paltoquet !
Quelle reconnaissance.

Découverte de ce classique français « La maman et la putain ». Je l’appréhendais et ne fus pas déçu puisque je m’y attendais.
C’était au-delà de mes espérances !
Imbuvable, insupportable !
spoiler: Jean-Pierre Léaud que je n’ai jamais aimé tant je déteste sa façon de jouer est insupportable.

Hormis dans « Les 400 coups ».
Comme toute règle, elle a ses exceptions. Et Jean-Pierre Léaud n’y échappe pas.
Je n’ai jamais compris le point de vue de ses metteurs en scène.
Il en faut pour tous les goûts…
Imbuvable les longs dialogues clamés, déclamés par tous les acteurs à l’exception de Bernadette Lafont qui frise la limite de l’acceptable.
Si Jean Eustache avait la réputation d’être très pointilleux sur le texte, il n’est pas du tout un bon directeur d’acteurs selon moi.

J’admire sincèrement les spectateurs qui apprécient la Nouvelle Vague et ce film. Je suis de ceux qui ne la supporte pas.
Pourtant, j’ai apprécié des Chabrol, des Truffaut, des Resnais.
Autour de moi j’entends souvent ceci : « Pourquoi t’infliger ce genre de cinéma ? »
Pour nourrir ma cinéphilie, satisfaire ma curiosité et pour savoir de quoi je parle. Ceux qui n’aiment pas la Nouvelle Vague ou Bresson sans avoir vu un film ne me paraissent pas légitimes pour émettre la moindre critique.

Je termine pas les mots de Gilles Jacob alors critique à l’époque de « La maman et la putain », beaucoup plus tranchant que moi : « Je trouve que c'est un film m**dique. Je trouve que c'est un non-film, non-filmé par un non-cinéaste et joué par un non-acteur. »
Jean Eustache lui a répondu ceci : « Monsieur Gilles Jacob n'a jamais aimé le cinéma ».
Je lui répondrai : « Jean Eustache n’est pas le cinéma ».
Si le cinéma devait se limiter à Jean Eustache et ses compères La Nouvelle Vague, je n’aimerais pas le cinéma.
Heureusement que le cinéma ce n’est pas que du Jean Eustache.
Lawrence Peyrac
Lawrence Peyrac

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2023
Je ne sais diantre pas ce qui est le plus pénible dans ce film : l'ambiance bobo parisienne 68tarde, les discours pseudo psycho sociaux bien verbeux qui sonnent bien creux, le phrasé des acteurs qui ôte tout naturel au film, les 3h40 indigestes même en faisant du repassage ou la cuisine à côté, ou la tête de Jean-PIerre Léaud que j'ai toujours eu du mal à supporter ? Difficile de choisir.... on compare ce film au voyage de Céline. Mais Céline au moins est truculent....
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2023
Que c'est long ! Le film commence très mal, avec des scènes surjouées, des textes déclamés. Cela s'améliore un peu par la suite. Je veux bien croire que les Eustache, Godard ou Resnais ont dynamité le cinéma, mais 50 ou 60 ans plus tard, que leurs films semblent longs et bavards, empesés et vaniteux.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 juin 2023
Quelle horreur. C’est la première fois que je me lançais dans un film de Jean Eustache mais vu le calvaire que j ai enduré je ne suis pas près de retenter l’expérience. Ce film est une caricature (dans le très mauvais sens du terme) de ce qu a été la nouvelle vague. Les dialogues sont sur écrits, parfaitement ridicules et surtout d’un vide incommensurable. Pas aidés par ces derniers les acteurs jouent faux (même si Bernadette Lafont s en sort un peu mieux que les autres). C’est un film fade et statique, le noir et blanc est quelconque, la caméra est quasiment morte. Ni cinéma vérité, ni cinéma poétique, c’est d’une prétention incroyable alors que cela ne raconte rien et mince ça dure trois heures trente alors que dix minutes auraient suffit, générique compris.
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