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Guide de Survie du Cinéphile Amateur
25 abonnés
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3,0
Publiée le 14 septembre 2018
Dire qu’avant d’aller voir ce film, j’hésitais encore entre GI JOE et PARTIR…entre un divertissement sous forme de déluge d’action où l’essentiel des beaux moments se situent certainement dans la bande annonce : la chute de la tour Eiffel et la poursuite dans les rues de la capitale et un drame français pour quarantenaire. Et bien je ne regrette pas du tout mon choix puisque j’ai bien apprécié ce film plutôt réussi et magistralement interprété par une Kristin Scott Thomas possédée par son rôle et d’une sensibilité toute en retenue absolument bouleversante et un duel entre Sergi Lopez (grand acteur) et Yvan Attal qui tient toutes ses promesses. Même si le scénario n’a a priori rien de très original, Catherine Corsini parvient à le traiter d’une manière différente et y ajoute un coté dramatique et une fin surprenante. On peut faire un parallèle avec le sublime « Je l’aimais » même si ce dernier m’a paru plus abouti. Les histoires sont assez semblables puisque chacun se retrouve face à un choix qui modifiera de manière significative sa vie et l’obligera à prendre un risque, à privilégier l’inconnu à la stabilité pour retrouver le bonheur. Dans Partir, l’héroine a le courage de sauter le pas, contrairement à Daniel Auteuil qui vit dans ses regrets pour avoir eu la lâcheté de refuser son bonheur pour se cantonner dans sa routine rassurante. Mais ce film apporte un nouvel élément pas forcément toujours exploité, les éléments extérieurs qu’il faut prendre en compte et qui peuvent nuire au bonheur (le coté financier et la vengeance d’un mari par exemple). Ce coté dramatique rend le film plus dur et la performance de KST plus belle encore. Donc un drame de bonne qualité qui, sans être le film de l’année, se présente comme un film touchant bénéficiant d’un casting de grande qualité. Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
Alors là, j'avoue ne pas comprendre. Je trouve le scénario très classique et attendu (quoique certains films s'en sortent très bien avec ça), les dialogues sont assez moyen, la réalisation soit trop soit pas assez appuyée, et surtout le jeu d'acteur est CATASTROPHIQUE. J'ai aimé Kristin Scott Thomas et Sergi Lopez dans d'autres films, mais là c'est terrible : tout sonne faux ! J'ai passé mon temps à avoir honte pour eux.
Désolé pour ceux qui ont aimé, mais pour moi ce film est une purge
Epouse de médecin, vingt ans au foyer pour élever les gosses, demande retour à elle-même : va pour l'ouverture d'un cabinet, masser les autres guérit du spleen, les travaux commencent... S'amène cet ouvrier espagnol, complice d'emblée. S'ajoute, en plus d'un accident ridicule cet "encore du poulet à manger ?" qui fait lâcher le plat. Pour un(e) kiné, "le corps a ses raisons que la raison"... Radieux sur le fond, tragique sur la forme, ce film renie la fourmilière sécuritaire, l'obligation (de retour plus que jamais aujourd'hui) à rester dans son rail. Alors, la bourgeoise et le prolo, on couche une fois ou deux à la rigueur, "faut s' reprendre" ! L'alchimie physique féminine, ce détonateur, ne doit jamais obséder... Filmé sous le soleil de Nîmes par une virtuose de la caméra, avec une musique plus efficace que les mots. Dialogues intelligents. Dépassement des seuls intérêts financiers, oui, certaines femmes se foutent du fric pour y avoir perdu leur âme ! Gros accroc pour les plannings à vie ! Le couple spanish-british Lopez/Scott Thomas ôtant un à un les oripeaux du convenable au profit de l'instant qui passe est divin... A noter que la dame est marquée par une veine au front qui, loin de la desservir, lui confère une sincérité stupéfiante en plus de sa beauté au zénith !
Récit d’une passion folle et déraisonnable entre une bourgeoise mariée et un ouvrier. Un mélodrame charnel et émouvant, sonnant un peu faux, mais porté par une Kristin Scott-Thomas qui crève l’écran. 3,25
Partir est n'est ni un thriller, ni un mélodrame, ni une chronique sociale mais un hybride de tout cela, un film total et embrasse tant de thèmes avec sobriété, intelligence et sensibilité. La bande-son de Partir est faite de morceaux de Georges Delerue, compositeur fétiche de François Truffaut, écrits pour La femme d'à côté, Vivement dimanche!, La sirène du Mississippi…, des amours tragiques. Avec Partir, Catherine Corsini signe un film d'une immense puissance émotionnelle avec cette patte de "sècheresse et rudesse" qui est sienne, de son propre aveu.
Sublime Kristin Scott Thomas dans cette très belle histoire d'amour. Très grande actrice surement une nomination aux césars. Les acteurs sont eux aussi géniaux. Yvan Attal est vraiment odieux.
c'est dommage qu'avec un tel casting on arrive à un résultat aussi pauvre surtout que l'idée de départ est bonne mais le scénario s'enlise vite pour notre plus grand "malheur". KST est quand même superbe.
trop superficiel, mais le principal est là, les personnages et les caractères sont bien brossés. mais certaines situations sont improbables, et finalement il n'y aura guère que le personnage d'Ivan Attal en mari trompé que j'ai trouvé vraiment attachant, dans sa volonté de récupérer sa femme à n'importe quel prix, habitué à ce que rien ne lui résiste, habitué à sa soumission...maître incontestable de cette famille tout lui échappe le jour où sa femme part avec quelqu'un qui n'a pas sa position sociale, c'est le principe de trop belle pour toi :partir pour mieux, c'est supportable, mais pour moins bien , personne ne peut le comprendre intellectuellement; pas assez fouillé et c'est dommage, et puis ces scènes d'amour complaisantes qui n'apportent rien...
Même un piètre roman de gare à l'eau de rose aurait plus d'intèret que ce navet plein de clichés qui réunit des personnages-stéréotypes dont l'évolution des sentiments n'est absolument pas travaillée par ces acteurs, habituellement bien meilleurs, et dans une romance sans aucune crédibilité, celle d'une femme niaise sexuellement attirée par son maçon au passé trouble et retenu par son mari qui décide (allez savoir pourquoi...) si celui-ci mérite ou non la prison.
Au risque de paraître cynique, je commence à croire que c'est la marque de fabrique du cinéma français... Car malgré Kristin Scott Thomas et Yvan Attal et un scénario qui pourrait passionnant, il donne l'impression d'un film plat et sans ambition.