Un couple qui menace de se séparer à chaque plan..... c'est du bavardage. L'histoire d'une vie qui bascule. Un film qui pose un constat brut sans fards. Pour l'émotion préférez "Kramer" mais pour l'amour privilégiez "un homme et une femme".
Bourré de banalité dans les dialogues et dans la moindre scène, que c'est ennuyeux et creux ! Il ne se passe presque rien. Monsieur est au jardin, le couple déjeune, parfois en famille sans plus d'histoire... C'est totalement indigeste et surnoté aujourd'hui. Je n'ai pas du tout aimé la ligne de dialogues, le jeu statique et désintéressé des acteurs et encore moins l'environnement froid et vide dans lequel ils vivent.
Un très bon Pialat, grandement aidé par la prestation magistrale de Jean Yann en sale con veule et inquiet ainsi que de Marlène Jobert en équilibre entre l'ingénu touchante et la tête à claques.
Insupportable de voir deux etres malfaisants se faire du mal gratuitement de la sorte, aucun plaisir à regarder ça et aucune émotion ni empathie envers ces personnages détestables
Maurice Pialat n'a pas son pareil pour décrire les rapports humains et Nous ne vieillirons pas ensemble ne déroge pas à la règle. Le film dépeint la fuite progressive de l'amour dans un couple illégitime auquel Jean Yanne prête son regard désabusé et Marlène Jobert son sourire. Tout est juste, l'interprétation, les situations, et on regrette presque cette vraisemblance car la fin n'en est que plus amère. Jamais exubérant le film laisse pourtant poindre l'émotion et renvoie n'importe quel spectateur à ces propres regrets. Aussi lucide que désenchanté, sobre que poignant, le film porte bien la signature d'un des plus grands cinéastes français.
Jamais vu ce film de Pialat auparavent. Il vaut surtout pour la prestation géniale du grand Jean Yanne, d’ailleurs couronné par un prix d’interprétation à Cannes en 1972, amplement mérité. Marlène Jobert est formidable aussi, dommage qu’elle ne tourne plus depuis longtemps. Un beau film sur le couple, ses déchirements et son délitement, drôle, féroce, politiquement incorrect. Une belle découverte.
Chronique des derniers mois en dents de scie d’une liaison. Signé Maurice Pialat, un drame sentimental autobiographique sensible, mais au récit un peu répétitif, porté par le couple touchant Jean Yanne (primé à Cannes)/Marlène Jobert.
Couple en crise, disputes à la chaîne,.. Pialat nous sert ici un drame amoureux sans prétention assez monotone à mon goût mais efficace dans l'authenticité de ses acteurs. Marlène Jobert est radieuse et sa beauté porte le film.
Maurice Pialat. Il faut les supporter les films de Pialat. Ses films sont difficiles à supporter alors que le réalisateur reste un génie. Là, c’est un monologue entre Marlène Jobert et Jean Yann. Deux très grands artistes. C’est un film low cost, mais avec deux grands comédiens, le film est sauf. Il ne passe pas pour un nanar. Certes, le spectateur s’ennuie ferme, mais ce film reste néanmoins d’un réalisme génial. Un film monotone mais certes très fort néanmoins. Un film qui passe sur la chaine Arte ou dans un petit cinéma indépendant, pour les amateurs et les initiés.
Ah c'est sur, c'est pas "Scène de la vie conjugale" 2 le retour. Rien à voir avec Bergman. "Nous ne vieillirons pas ensemble" c'est du pur Pialat : autobiographique, lucide, déroutant, réaliste... Et ça se déroule en une succession de séquences (séjours à la mer, balades en voiture, chez les beaux parents...) ou Pialat scanne les aléas de la fin d'un couple typique de cette France pompidolienne des années 70. Marlène Jobert est ici vraiment sublime et Jean Yanne, dans un registre à la fois rude et tendre, casse la baraque. Pourtant le film s'éternise et manque d'ennuyer à cause du caractère un peu redondant de certaines situations. De même, le rôle tenue par Macha Méril (l'épouse officielle, pourtant) n'a pas grand intérêt. Mais globalement, le charme opère.
Un film en grande partie autobiographique de la part de Maurice Pialat et le moins que l’on puisse dire c’est que son personnage n’en sort pas grandi. En effet on suit la relation plus que les amours de Jean et de sa maîtresse Catherine. Le premier est violent physiquement et psychologiquement avec la seconde qui ne sait plus comment sortir d’une relation qui lui fait plus de mal que de bien. On suit un personnage masculin totalement autocentré qui ne voit tout que par lui et se trouve incapable de la moindre empathie. Pendant tout le film on se pose la question que l’on entend trop souvent : pourquoi elle reste avec lui? Parce qu’elle n’arrive pas à s’en défaire! Sans arrêt il revient à la charge, ne lui laisse aucun répit et à l’image du personnage de Catherine on est usé par le film qui est redondant qui insiste, comme le personnage de Jean qui voit tout tourner autour de lui même. Les deux acteurs principaux Marlène Jobert et Jean Yanne sont exceptionnels et trouvent ici chacun un de leurs meilleurs rôles. Un petit mot aussi sur Macha Meril très touchante dans le rôle de la femme de Jean Yanne. Un bon film de Pialat mais usant par son personnage détestable malgré sa courte durée.
Après avoir vu plusieurs extraits du film (notamment le monologue de Jean Yanne dans la voiture) j'ai eu envie de découvrir l'oeuvre entière. Au final grosse déception, l'histoire m'a parue lente et redondante et malgré les acteurs je n'ai pas accroché.
Il y'a de quoi s'enorgueillir de ce film, oui, vraiment. Déjà, de par sa narration par brides, regroupés en saccades, de sa course poursuite sur les routes de cette histoire malsaine et tortueuse, d'un amour qui prend fin mais qui ne se termine pas ! De cette relation qui se délite, toutes sortes de qualificatifs retors et contradictoires me viennent, dégueulasse, sublime, onirique, toxique, crasse, renversante ... On rigole d'ailleurs franchement de certains coups de vaches que l'on imagine pour autant nettement provenir des entrailles de son réalisateur. Jean Yanne, son - fantastique - pendant ici, intime une profonde tristesse à la fois ardente et maladroite dont lui même est incapable d'y répondre devant son revirement soudain et imprévisible.
Marlène Jobert elle dérive autrement. Elle s'en prend plein la tête, c'est d'ailleurs très moche. Pour autant le contre pied est sidérant, non pas dans le parcours, mais sur sa finalité. Je veux évidemment parler de ce générique de fin, un éloge à son personnage. Les invectives à base " tu es vulgaire ", " tu n'es qu'une fille de concierge ", et toutes les empoignades sont éclipsés devant tout l'amour de ce type pour elle. Le conte de fée n'est pas là ou l'attend. Comme quoi !
Nous ne vieillirons pas ensemble est un film de rupture, tout se casse, brise les codes et attentes, la mise en scène qui nous prend à la gorge ne laisse à sur ce point aucun échappatoire. On y reviens sans cesses, il y règne une souffrance compulsive, addictive, on n'y échappe pas ...
La relecture du conte de La Belle et de La Bete revu et corrigé par Maurice Pialat tiens la corde et confond les mythes en la matière. Ceci ne ressemble à rien de commun. Ce film est d'un certains coté une ode à la mélancolie et au malheur des égocentriques. Egocentriques ne veut pas dire égoïstes, car une chose est sur, Nous ne vieillirons pas ensemble n'est que partage.
Maurice Pialat signe une composition sur l'ennui et la solitude, nous implique, et ressort gagnant et perdant. Sans rien forcer, il ne choisit pas, c'est sa maestria qui le fait. Un Grand, un très Grand metteur en scène !