Comédie horrifique, réalisée par Ruben Fleischer, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Bienvenue À Zombieland est un film aussi réjouissant que divertissant. L'histoire nous fait suivre un jeune étudiant vivant à Austin au Texas, qui est en route pour Columbus dans l'Ohio, pour savoir si ses parents sont toujours vivants après qu'une mutation du virus de la vache folle ait transformée les humains en zombies. Sur la route, il rencontre Tallahassee, un homme dont le seul but dans la vie est désormais de trouver des Twinkies, ainsi que deux jeunes sœurs très malignes. Ce scénario s'avère franchement plaisant à visionner pendant toute sa durée d'à peine une heure et vingt minutes. Cette durée condensée permet de ne jamais s'ennuyer un seul instant pendant cette intrigue au rythme soutenu. Celle-ci nous immerge dès les premières secondes dans cet univers dévasté, infesté de mangeurs de chair fraîche. Et plus les minutes défilent, plus elle s'intensifie. Cela nous offre des scènes d'action jouissives durant lesquels les quatre survivants s'en donnent à cœur joie à buter les zombies se trouvant sur leur passage. Ces nombreuses morts provoquées sont inventives et donc jubilatoires, notamment grâce aux exécutions violentes d'infectés donnant lieu à du gore et des giclées d'hémoglobine à la faveur des nombreuses armes utilisées pour les dégommer. De plus, on retrouve des références appréciables tout du long. L'ambiance est pour sa part particulièrement fun. Le ton mêle à la fois sérieux et humour pour un résultat décalé fortement appréciable. L'ensemble est porté par des personnages hautement sympathiques qui se complètent bien malgré leurs personnalités diamétralement opposées. Des rôles bien interprétés par une distribution comprenant Jesse Eisenberg en jeune homme prévoyant avec ses nombreuses règles de conduite à adopter, Woody Harrelson en véritable exterminateur viril et Emma Stone et Abigail Breslin en jeunes femmes fourbes. À noter également la drôle d'apparition de Bill Murray qui joue son propre rôle le temps d'une séquence jubilatoire pleine d'auto-dérision. Ce quatuor entretient des relations entre entraide et coups fourrés provocant de nombreux rires, notamment à la faveur de dialogues amusants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste se veut qualitative. Sa mise en scène est immersive et dynamique, et les incrustations à l'écran bien pensées. De plus, elle évolue dans des environnements post-apocalyptiques inspirés et bien exploités. Cet immense terrain de jeu laissé à l'abandon leur sert ainsi de véritable défouloir. Les effets spéciaux sont pour leur part de bonne facture. Ce visuel, tout de même esthétiquement un peu terne, est accompagné par une b.o. comportant des morceaux énergiques de rock et de métal, collant très bien à l'atmosphère et au propos léger malgré la gravité de la situation. Cette fuite en avant pour tenter de survivre s'achève sur une fin satisfaisante venant mettre un terme à Bienvenue À Zombieland, qui, en conclusion, est un film méritant le coup d'œil tant il fait passer un très bon moment récréatif.