Magnifique, j'ai adoré, on vie une réunion famille avec tout les comportements typiques d'une famille qui se réuni une fois par an... et le tout dans un naturel et remarquablement bien tourné. ****************
la communication avec le monde des morts semble dans ce film plus facile qu'entre le vivants. Un film d'apparence très doux, qui est, en vérité, d'une dureté et d'une tristesse infinies. Un peu pâle par moment, l'image est harmonieusement orchestrée et nous emmène jusque dans des abîmes de silence et d'isolement. On a du mal à quitter son siège à la fin de la séance, tant le trouble dans lequel nous plonge ce film est intense.
Comme d'habitude, les Japonais nous impressionnent avec leurs qualités. Enfin, j'aime bien la profondeur des détails que le réalisateur Japonais a mis dans ce film, au niveau des personnages autant que sur les objets/alimentations/nature/musiques/... je conseils fortement d'aller le regarder.
Du très très bon cinéma : subtil, bien écrit, bien joué. On ressort avec l'impression d'avoir assisté à quelque chose de précieux où beaucoup se joue dans des détails, des remarques anodines, des faits minuscules et pourtant lourds de sens. Une petite remarque toutefois : le rythme est lent, mais c'est sans doute ce qui convenait le mieux pour décrire une réunion familiale délicate autour de la célébration d'un décès.
Je ne comprends pas l'engouement pour ce film, il ne s'y passe absolument rien durant 2 heures. Tout n'est qu'accumulation de banalités. A la fin du film on en sort en se disant que finalement sa propre famille est bien plus intéressante que cette famille. A défaut de scénario on aurait pu espérer des jolis décors japonais mais même pas, tout se passe dans une baraque avec quelques sortie à la plage et au cimetière. Seul le jeu des acteurs est assez sympathique et nous fait rester dans la salle.
Comparé à l'excellent Departures actuellement dans les salles il n'y a pas photo, foncez voir ce dernier.
Néanmoins il sera bon de ressortir ce film dans quelques décennies en tant que documentaire à charge sur la société actuelle (relations intergénérationnelles inexistantes, réussite sociale du vendeur de voitures bonimenteur et incompétent, échec professionnel de celui qui a de la culture, ...)
Alors la je comprends pas la note des telespectateurs du films, il faudra m'expliquer comment on peut mettre plus dune etoile à ce film???
D'accord je ne m'attendais pas à un film d'action en allant voir ce film, mais s'il nya pas daction, qu'il yest au moins du psycologique et des emotions.Or il ne s'y passe absoluemnt rien, mis à part qu'on les voit manger et cuisiner pendant tout le film. Ce film est une torture, ma mère s'est endormi pour épargner ses souffrances, mais j'ai luuter pour rester éveiller tellement j'étais choquée: comment peut-on faire un film aussi nul??? même si on filme ma famille ce serais plus intéressant, car serieusement voir des gens cuisiner pendant tout le film ne sert à rien !
Emouvant, un portrait de famille qu'une mort à bouleverser. Une autre culture, et pourtant, comment réagirions nous? Un scénario et une mise en scène réussie. Après un Knowbody knows sublime, Kore-Eda Hirokazu nous emporte dans une autre réalité, un pari gagné pour ce film troublant.
Un film qui peut paraître lent à première vue, mais possédant un charme tout à fait indescriptible. On est porté par l'atmosphère et la simplicité qui règnent tout au long du flm, par la justesse des acteurs, et en sort ravi.
Still Walking fait partie de la catégorie des oeuvresque l'on pourrait regrouper sous le générique "Les films de ma vie". Je suis sorti bouleversé de la projection. Je pèse mes mots, ce film s'inscrit, à mon sens, parmi les chefs d'oeuvre du 7ème Art. Avec une admirable et rare maîtrise du langage cinématographique, Hirokazu parvient à créer une oeuvre où chaque scène nous touche au plus profond. J'ai peu rencontré d'oeuvres où la mise en valeur de chaque personnage est à ce point ciselée. Les mots me manquent pour témoigner de ce film. Pourtant je visionne avec passion une centaine de films du monde depuis une quinzaine d'années. Si vous avez aimé 'Tokyo Sonata' récemment, empressez-vous de découvrir 'Still Walking'; vous ne serez plus tout à fait le ou la même en quittant la salle obscure. Excellente projection Benoît de Strasbourg
Rien de surprenant avec Still Walking ! Kore-eda reprend toutes récurrences de son cinéma en enfermant une famille dans une maison d’été et nous demande de regarder ce qu’il reste d’un drame lorsque ne subsiste que son empreinte. Douze ans après la mort accidentelle du fils aîné, on se réunit pour commémorer. On cuisine, on marche jusqu’au cimetière, on échange des banalités. L’absence devient un centre autour duquel chaque parole et geste gravite.
Ainsi comme toujours, le film tient dans cette modestie formelle et thématique apparente. Aussi, comme à son habitude, cette stabilité transforme le moindre frémissement en événement et la maison agit comme un conservatoire du deuil, en témoigne la chambre du fils disparu reste intacte. Là le père, ancien médecin, répète sa promenade quotidienne dont le titre témoigne cette obstination métaphorique.
Ryota, le fils survivant, porte le poids de l’inadéquation. Il n’a pas repris la profession paternelle, sa trajectoire professionnelle demeure fragile. Kore-eda le place souvent en retrait dans le cadre, légèrement en position d’écoute, comme s’il restait l’enfant qui n’a pas su devenir le frère disparu.
Ce qui me dérange, vous l'aurez peut-être déjà compris, est la redondance d'un même propos selon divers scènes et métaphores. En témoigne encore, la scène du déjeuner avec l’homme que Junpei a sauvé. Invité chaque année, officiellement par gratitude, il incarne lui aussi en réalité la survie injuste. La mère avoue souhaiter qu’il vive longtemps avec le poids de cette dette. Le deuil devient une pratique punitive. La violence circule sous les usages polis.
Aussi, Kore-eda insère des respirations dont je trouve l'intérêt peu intéressant : un train qui traverse le paysage, la mer au loin. Pendant que la famille répète son rituel, le monde continue. Le train passe sans s’arrêter. La famille, elle, demeure immobile. Le papillon aperçu dans la maison cristallise ce désir de croire à un retour possible. Bref, on a compris.
La voix off finale rétrospective introduit le regret sans en ordonner la réparation. Les parents meurent, les promesses de revenir plus souvent restent inabouties. Rien est guéri et ça aussi on aurait pu le deviner...