J'ai bien aimé. Il y a quelques prises de vues bien trouvées. Notamment la scène des pieds que je connais mais n'ai jamais vu au cinéma. Certains dialogues font mouches. J'ai trouvé l'invention originale et l'utiliserai bien en "camouflage" s'il avait 1 tube et vert et 1 tube marron ou s'il résout le problème du tube noir. L'humour et le jeu d'Emmanuel Mouret est peut-être trop soft mais ses situations comiques peuvent vraiment arriver dans la vie de tout les jours. Le seul bémol reste la courte durée du film qui dans son final laisse toujours libre court à l'imagination sur le devenir des relations qu'ont créé les personnages entre eux. Mais ce n'est pas tellement dérangeant ici.
Sous ses aires un peu gauche, Emmanuel Mouret continue son intégral sur le sentiment amoureux et ses variations. Fais-moi plaisir ! est peut-être son long le plus drôle. Situations cocasses mélangées à des dialogues très bavards, le tout dans une réflexion ultime sur le désir amoureux dans un couple et ses tentations extérieures. Il n'essaie pas de justifier l'infidélité, il remet simplement dans son contexte la nuance entre attirance et tromperie. Et parce que c'est fait avec délicatesse et maladresse, le message passe d'autant plus de façon limpide. Dans Changement d'adresse, j'avais osé cette analogie du Pierre Richard de l'amour, j'en ose une autre encore plus curieuse : un hybride entre Pierre Richard et Eric Rohmer. Il continue son voyage avec son pendant féminin par excellence, Frédérique Bel, tout autant loquace que lui, dans ce jeu cérébrale de la séduction. Ce cinéaste est assurément singulier.
Bon, ce n'est pas aussi mauvais que bien des internautes le disent. C'est parfois assez marrant, sans que j'ai ri, parce que pour me faire rire, il faut me chatouiller longtemps. Dingue que beaucoup d'internautes ont pensé à Mister Bean, je n'y aurais pas pensé. La mécanique des vases communicants ou quoi? Bref, d'habitude, je ne remarque jamais quand un acteur joue bien ou mal, pour moi, en général, ils jouent tous pareil. Mais là, c'était si flagrant que j'en étais gênée. Emmanuel Mouret joue comme un cochon. C'est terrible, mais il récite ses répliques, de façon très peu naturelle. Il devrait prendre des leçons, car c'est pathétique. Ca flingue tout son film, qui n'est déjà pas un chef d'oeuvre à la base.
Renouant avec son personage fétiche d'anti-héros de la séduction Emmanuel Mouret a cette fois enrichi son vocabulaire comique d'une dimension burlesque visuel qui fait penser, par exemple, à Tati.
Ses aventures de conjoint invité par sa compagne à la tromper avec une autre femme sont toujours aussi original, atypique et déroutant que dans ses 2 premiers films.
C'est plaisant de voir que le cinéma sait encore invover plutôt que de se complaire dans les numéros ou les remakes...
Déjà fan des précédents films d'Emmanuel Mouret, j'attendais celui-ci avec impatience. Je n'ai pas été déçu il est tout aussi intéressant que les précédents bien que différent. Il est beaucoup plus léger, plus frivole que le dernier Un baiser s'il vous plait. C'est finement et intelligemment écrit, c'est drôle, très drôle même. Un humour un peu décalé et cela fait très vaudeville, théâtre de boulevard. C'est mené sur un rythme trépidant, on ne s'ennuie pas une seconde. L'intérêt ne retombe pas. Cela est dû aussi à la mise en scène plaisante de Mouret, égal à lui-même aussi bien derrière que devant la caméra. Il est vrai que son jeu peut agacé voir énervé, mais il a un ton vraiment particulier dans la comédie et le cinéma français aujourd'hui. C'est ce qui fait son charme et celui de ses films. Une fois encore il a su bien s'entourer au niveau actrices. Judith Godrèche, Deborah François et Frédérique Bel, son actrice fétiche, sont belles et bien douées. Un casting de charme très réussi. A noter aussi la présence de Jacques Weber en président de la république. Ce nouveau Emmanuel Mouret est une bien belle surprise. Une fois encore il arrive à se renouveler tout en restant fidèle à lui-même. Une comédie pétillante pleine d'humour et d'amour. A voir sans hésiter. La comédie française à son meilleure.
Un OVNI. Sans véritable rythme, sans trop savoir où il nous emmène, Emmanuel Mouret se balade entre les sentiments, entre les situations burlesques, sans qu'on puisse jamais définir son film, qui n'en est pas véritablement un ! Le jeu est parfois médiocre mais ça colle presque à l'univers de cette nouvelle hors du temps !
En préambule, l'aimable Jean-Jacques (Emmanuel Mouret) fait la confidence à sa compagne (Frédérique Bel) que, par jeu, il a accosté une jeune femme dans un café et que celle-ci, contre toute attente, est prête à le revoir. A l'origine de ce maraivaudage léger à la façon bien identifiable de Mouret, le cinéaste invoque-t-il la tentation extraconjugale dans un film une fois encore plein de jeunes femmes séduisantes? Toujours est-il que Jean-Jacques, autorisé à revoir l'inconnue, inexplicablement entichée de lui, s'apprête sans le savoirà passer une nuit folle est burlesque. A commence par la découvert de l'identité du personnage que joue Judith Godrèche... Dès lors que Jean-Jacques se retrouve spoiler: à l'Elysée , la comédie prend, à dessein, un tour irrationnel invoquant l'Alice de Lewis Carroll, entre autres références (à Jacques Tati, à Pierre Richard, au comiques burlesques d'antan). Egaré dans une soirée très jet-set, le gaffeur Jean-Jacques rappelle ouvertement le Peter Sellers de "The party" dans des situation embarrassantes et fantaisistes où le comédien Mouret se montre tel que toujours: timide et gauche. Le scénario parvient à surprendre avec des situations déjà vues. On peut toutefois lui préférer les gracieux enchainements de "Changement d'adresse".
Impossible de dépasser les 15-20 minutes de film. Joué de façon complétement hallucinante, impossible de rentrer dans "l'histoire"...un nouveau navet pour pseudo-intellos bobo, navrant...
Une jolie et sympathique comédie fraîche et qui détend. Tout est parfaitement orchestré et mis en scène en reprenant habilement les classiques du genre.
Autant les deux premiers films de Mouret dégageaient un charme fou, autant celui-ci s'enlise dans un scénario cousu de fil blanc, une fantaisie laborieuse et un hommage raté à Edwards, Chaplin et Rohmer. Dommage !
Un film amusant, très vintage (pour ne pas dire ringard assumé), souvent très mal joué (Mouret et Bel prennent bien le temps de prononcer chaque mot, comme s'ils lisaient leur texte, lui possède trois mimiques qu'il ressort tout le temps) et quand de vrais acteurs interviennent, le film reprend du souffle. Quelques situations cocasses, quelques rires mais le tout est tellement kitch (assumé) qu'on a du mal à entrer dans le film. Cela dit, l'analyse du début sur l'homme dévoué face à une femme exigeante qui le fait attendre est très très pertinente.
tentative de film de séduction. le gars est pommé, ne sait jamais ce qu'il fait et tente a chaque fois de se rendre intéressant au point de devenir insupportable, chaque scènes finissent en catastrophe d'autres sont ridicules ou servent a rien a part enfoncer le clou, souvent sexiste comme les clichés de la blonde par exemple, c'est super long. dommage ça aurait pu être intéressant un bon film de séduction sauf que là c'est soi ridiculisé soi sexiste soi ont est (très souvent) face a un type insupportable.