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yeuce
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4,0
Publiée le 4 mai 2010
Très bonne surprise, après un démarrage lent , le film glisse facilement, des gags qui m'on fais rire, voir le décalage existant entre le héro et ces peoples, est subilatoire. Et surtout voir la nudité de Fréderique Bel de dos celà vaut le détour.
Dire qu’Emmanuel Mouret ne fait que marcher sur les sillons de Truffaut, Allen, Edwards ce serait bien peu dire. «Fais-moi plaisir !» (France, 2009) fait clairement référence à chacun de ses cinéastes et prend garde en même temps de se détacher d’eux. L’intrigue, réductible à la taille d’un post-it, se déroule sur une journée entière. Après avoir fait la rencontre d’Elisabeth dans un bar, selon une ruse séductrice, Jean-Jacques annonce les faits à Ariane, sa compagne. Afin de moderniser son couple, Ariane invite Jean-Jacques à la tromper pour que ce fantasme ne reste pas inachevé. La mystérieuse Elisabeth, que revoie Jean-Jacques, se trouve être la fille du Président de la République. La machine des qui pro quo lancée, Mouret accumule les imbroglios de situations et joue des gênes et des malaises entre classes sociales. Des maîtres que citent Mouret, il reste quelques bribes, des similarités de situations et des concordances thématiques. L’obsession sexuelle du personnage interprété par Mouret rappelle la philogynie de Truffaut ou d’Allen. Outre ces références, qui en l’occurrence verse davantage dans «The Party» d’Edwards, «Fais-moi plaisir !» recèle peu de profondeur. Une fois reconnus les cinéastes auxquels s’identifient Mouret, que reste-t-il ? Une poignée de situations peu exaltées, frileuses de se confronter à la rythmique du cinéma comique. Le ton sur lequel avance le film est celui d’une virée dans les appartements cossus de Paris. C’est cette prédominance du cadre bourgeois (du bureau du Président jusque dans l’appartement en collocation de la servante Aneth) qui sclérose le film. Les tons précieux qu’emploient les personnages pour communiquer pourrait contrebalancer avec le prosaïsme cocasse des situations. Au contraire, l’alchimie des deux éléments opère si malaisément que «Fais-moi plaisir !» en ressort branlant. Certaines figures qui traversent le film (notamment le quatuor des sœurs) donnent néanmoins à l’ensemble un certain charme.
Un film dans l'ensemble assez euphorisant, même si parfois des baisses de tensions se font sentir. Le clin d'oeil au film "the party" est patant mais absolument pas génant. E.mouret gràce a ses dialogues doux et onctueux ainsi que ses choix judicieux des musiques fait de lui un véritable artiste de théatre. Plaisant et à ne pas bouder.
Il y avait une fraicheur, un culot et surtout un effet de surprise dans le premier succès de E. Mouret (Changement d'Adresse) qui m'avait plu. Au film suivant (Un Baiser s'Il Vous Plait), figé dans son artificialité, le charme était rompu. Et là, rebelote, je ne sais pas si c'est trop écrit ou pas assez joué (à part Deborah François, tout le monde joue faux), mais la plupart du temps on n'accroche pas. Mouret nous arrache bien quelques sourires en s'essayant au burlesque, mais malheureusement E. Mouret n'est ni P. Sellers ni Blake Edwards. Même avec un éléphant, une piscine et une BO d'Henry Mancini, ça n'aurait pas marché. Le mieux c'est de se repasser le DVD de The Party pour oublier.
C’est encore une comédie sentimentale qui livre Emanuel Mouret avec ce « Fais-moi plaisir ». C’est autour du thème de l’infidélité éphémère, suggérée par le conjoint et (presque) partagée, que le cinéaste construit son nouvel opus. La première partie du film, un marivaudage entre les deux amants, est extrêmement savoureuse ; c’est par les finesses et méandres de la langue que le comique s’installe, comme dans « Changement d’adresse ». Dans la seconde partie du film, après les aussi mémorables que fugaces gags de l’ascenseur, le comique est d’inspiration burlesque, et lorgne vers « The party » de Blake Edwards. C’est de mon point de vue moins réussi ; les gags de situation s’étirent, comme d’ailleurs, de mon point de vue, dans le film précité. Affaire de goût. Une fois de plus, on passe au global un excellent moment avec un petit bijou sans prétention signé Emanuel Mouret, qui sait toujours saupoudrer son humour de tendresse.
D'Emmanuel Mouret on avait apprécié la légèreté rohmérienne de "Changement d'adresse" et la mécanique drôlement bourgeoise d'"Un baiser s'il vous plaît". Qu'il nous pardonne si l'on ne suit pas avec autant d'enthousiasme son troisième film (les précédents, avant "Changement d'adresse", gagnent à rester anonymes) qui, sans vraiment renouveler ce qui fait son univers, étale cette fois une couche de stéréotypes pas vraiment bienvenus. Surtout, Mouret perd la grâce de ses précédents films dans une enfilade d'idées comiques parfois réjouissantes mais souvent anecdotiques au sein d'un scénario qui frôle la politesse. Puis il y a aussi, dans ce rythme mou, lancinant, qui ne sied pas à ce que l'on appelle la comédie, une certaine lourdeur qui s'installe dans les silences jadis précieux du metteur en scène. Ses penchants satiriques sans grands interêts (mais est-on dans la satire?) face aux familles présidentielles, ne volent pas bien haut. Il lui manque cette fois une verve acérée qui aurait pu correspondre avec le propos, et une cohérence dans l'enchaînement très superficiel de ses séquences. "Fais-moi plaisir!" peut toutefois s'apprécier dans sa manière d'éviter une certaine caricature de comédie française à la Francis Veber ; l'audace de renouer avec un style fin et très peu grand public, même s'il est ici raté, reste à saluer.
Une pauvre.. très pauvre comédie. Le seul plaisir à regarder jusqu'au bout un tel spectacle est de savoir si les déboires d'Emmanuel Mouret vont finir par nous faire rire. J'attends encore..
Les premières minutes du film avec la sublime Frédérique Bel laissaient espérer le meilleur ou, en tout cas, un film dans la lignée de "un baiser s'il vous plait". J'ai fait l'effort de rester jusqu'à l'apparition de la "party". Et là, quelle catastrophe, n'est pas Blake Edwards qui veut. Judith Godrèche est tellement insupportable (comme souvent), que je me suis enfin décidé à quitter la salle après la scène de la braguette. A fuir ...
Même si ce film est moins brillant, moins novateur que les précédents films d'Emmanuel Mouret, cela reste une comédie fort bien écrite, où l'on sourit beaucoup et où l'on rit parfois... jolies actrices, un très bon moment de détente mais aussi beaucoup de romantisme dans les situations, y compris parfois au milieu de quiproquos bienvenus...
difficile à noter. non en effet ce n'est pas un gros film, mais non en effet ce n'est pas mal du tout non plus... c'est en fait si on peut dire une piece de theatre adaptée sur grand écran. ça marcherait bien sur les planches je trouve. Il y a du talent, du charme, du burlesque, c'est bien joué, actrices bien choisies, mouret acteur de sn propre film encore une fois je ne sais pas si c'etait le meilleur choix, je le trouve pas assez bon mais ça passe quand meme, et une fois cela mis de côté et les premieres minutes passées, on suit l'histoire et ses situations avec plaisir. Je pense pas qu'il me marquera dans le temps, à la manière d' "un baiser s'il vous plait", mais c'est un instant présent agréable.
Dés le génèrique vous savez ce que vous allez regarder.En effet ce dernier vous fait penser aux génèriques des vienx nanars des années 1970.Ensuite que voit-on et bien une pièce de théatre filmée, avec tous ces ingrédients, le mari, la femme, les maîtresses et les amants sans oublier les portes qui claquent.Malgré la présence non contestée de M.MOURET les gags tombent souvent à plat, Frédèrique bel semble s'ennuyer et récite mal son texte, les autres actrices sont à la limite de l'insignifiant.Mais la palme du vide revient à Dany Brillant dans le rôle du mari jaloux, peut-être un bon chanteur mais un bien pietre acteur.LE tout pourtant se laisse regarder et vous vous surprenez à rire parfois.Mais le côté mister bean agace.
Ooh ! Jean-Jâââcques !! Mais que vous êtes drôle !! Que vous êtes irrésistible !! Toutes ces œuvres d’art contemporain récalcitrantes qui n’en veulent qu’à votre corps, toutes ces belles femmes qui tournent autour de vous, penchées sur votre braguette, qui vous veulent autant de bien !! Des soubrettes aux femmes du monde ! Ooh Jean-Jâââcques !! C’est trooop !!
Mouret cache son absence de talent derrière des références grossières au cinéma burlesque d'autrefois (Tati, Fernandel, Sellers, Bourvil...), le vieux comique de situation est resservi sans aucun dépoussiérage, chaque gag - pourtant tous réinventables - fait flop puisqu'il arrive toujours avec de gros sabots. Le ton n'est pas maîtrisé et c'est mal écrit, alors les dialogues sont dissonants, en plus d'être bavés par des acteurs pénibles et faux. Le tout présenté avec une photographie commode qui rend l'ensemble du film visuellement terne, plat sur tous les plans. On se fait CHIER. Pourquoi la plupart des réalisateurs français actuels sont nuls et présomptueux ? Où sont les Blier, Oury, Audiard, Tati, Veber, Lautner, Molinaro d'aujourd'hui ?! Ce film est triste, parce que cet Emmanuel Mouret ne fait que démontrer la nette régression du cinéma hexagonal. Une funeste daube.
Le 3 étoiles est relatif au film. En effet, "Fais-moi plaisir" est un film sans prétention, modeste qui décèle une originalité sans précédent. Tout d'abord le scénario qui ne respecte pas de plan très précis. On pourrait comprendre les enjeux du film au milieu de l'histoire, mais il n'en ai rien. On apprécie donc ce "fil" original. Le côté théâtrale a un certain charme. Les scènes sont absurdes et cocasses. On pense bien évidemment à Tati ou encore Edwards et ce n'est pas pour nous déplaire! Déborah François est excellente et la plus touchante dans le film!