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Un visiteur
0,5
Publiée le 14 février 2011
Bonjour, Ô déception quand tu nous tiens ! Je me faisais une vraie joie d'aller voir ce film français encensé par toute la critique (ou presque). Je me souviens de certains chroniqueurs de Ruquier disant qu'ils étaient morts de rire à chaque scène du film. Bref, je me suis assis dans la salle obscure avec un a priori plutôt bon. Las, le réalisateur peine à donner un coup de fouet à son film. Ca patine (Cf. la scène du début quand l'acteur principal essaye de faire l'amour à sa dulcinée), ça s'éternise (on a vraiment envie de faire une injection de vitamine C à Mouret)... Quand au jeu de l'acteur, c'est bien simple, il n'y en a pas. Le voir débiter son texte comme un débutant du cours Florent est vraiment pathétique. On sent bien qu'il ne vit pas son rôle, il donne la réplique et attend que ses partenaires lui rendent la pareille. On oscille entre The party (avec Peters Sellers), Mr. Bean et ... Bozo le clown (Cf. les pitreries durant lesquelles il se met du noir sur le museau ou bien encore le doigt coincé dans le vase). Dans le genre borderline je préfère largement la production sans prétention de Artus de Penguern "Grégoire Moulin contre l'humanité". Je terminerai par une question qui éclairerait certainement le buzz médiatique fait autour de ce nouveau petit "génie" du cinéma français : M. Mouret est le fils de quelle sommité du show biz ?
Emmanuel Mouret est un cinéaste à part, qui atteint une véritable originalité en empruntant à tout le monde. Son dernier film évoque tour à tour Tati pour l’humour décalé, Sellers et Blake Edwards pour le burlesque des situations, Woody Allen pour l’autodérision, Feydau pour le jeu vaudevillesque, et Rohmer pour la direction d’acteurs. Il est parvenu à réunir un casting excellent où brillent particulièrement Frédérique Bel en femme naïve et touchante, et Deborah François en soubrette au parfum mozartien. Depuis “Changement d’adresse” Mouret a resserré son écriture et parvient presque à donner une unité de ton à sa comédie patchwork. Il nous laisse plein d’espoir pour l’avenir.
Une petite fantaisie, légèrement acidulée et pourtant délicate, à déguster sans plus attendre, surtout avec la Fête du Cinéma. Comme dans une pièce de théâtre de Feydeau, tout n'est qu'un concours de circonstances et tel est pris qui croyait prendre! Des situations plus burlesques les unes que les autres qui ne réussissent pas à rendre E. Mouret ridicule mais au contraire encore plus sexy et attirant aux yeux des principales intéressées : remarquable Judith Godrèche, artiste un peu allumée en fille du Président, intéressante Frédérique Bel qui se veut plus libertine que nécessaire pour conserver son ami, et enfin le rôle de la soubrette, toujours si important au théâtre, interprété par Déborah François. Un joli trio de comédiennes pour une "Party" à la française avec en prime J. Weber et D. Brillant.
Film sympathique. Personnelement, je suis littéralement tombé sous le charme de l'actrice Déborah François ! L'idée du scénario est plutôt originale et il y a des rebondissements amusants. Ceci étant, c'est un film qui pourra aussi bien se voir à la télé ultérieurement... N'engloutissez pas une fortune pour emmener votre famille le voir au ciné.
Cette comédie plate avec des gags relativement éculés est la confirmation que je n'aime vraiment pas le style de Emmanuel Mouret qui doit changer de registre en se répétant trop souvent dans la même sorte de composition de personnage benêt lassante à la longue.
Emmanuel Mouret possède tel le caméléon l'art du renouvellement...Encore une fois sur un sujet mille fois traité (l'amour) il parvient à imaginer des situations (à la façon d'un Tati) et de l'humour relationnel (à la façon d'un Woody Allen)pour le moins inattendus...Le film est pigmenté de petits détails savoureux qui divertissent avec audace et bonheur l'esprit du spectateur..Le but du film n'est surement pas de savoir ce que nous réserve la fin mais de faire un voyage d'une heure trente dans un humour qui ressemble à un petit délire...Bien sur que tout cela est bon enfant mais c'est aussi pour cela qu'on va parfois au cinéma..Encore bravo Monsieur Mouret...
Un mauvais divertissement, d'une platitude indiscutable. Si seulement ce dernier avait été léger... Le problème, c'est que l'on atteint pas le cinquième d'une gaudriole avec ce vaudeville indigeste. Le personnage principal se prend laborieusement ses gros sabots dans le tapis, joue les piètres inventeurs du miracle débilement délébile, claque les portes avec insistance... Ca brasse, ça brasse et ça rebrasse de l'air afin d'alimenter 90 minutes de pellicule négative. Il ne manque plus que l'amant dans le placard pour clôturer le tout. Fais-moi Plaisir ! n'a rien d'ennuyeux ( quelques rares moments éveillent même timidement nos zygomatiques ), il est simplement assez affligeant de ridicule, affreusement mal joué et beaucoup trop appuyé dans son registre. Côté forme, c'est terriblement faible : Emmanuel Mouret fait preuve d'autant d'inspiration qu'un peintre en bâtiment. La mise en scène, proprement paresseuse, ne laisse jamais entrevoir ne serait-ce qu'un soupçon d'originalité. Heureusement que le ridicule ne tue pas... Lourd. Et je pèse mes mots.
Beaucoup de plaisir à voir ce film, on en sort léger alors même que les sujets traités peuvent être profond. Bravo à Emmanuel Mouret pour ce nouvel opus.
Drôle et pas chiant. L'acteur-réal la joue fine et ressemble à un bêta finit et on se demande ce que les demoiselles lui trouvent, on en devient jaloux.
Un bonheur, le charme. Un film drôle, poétique, intelligent. Dans la platitude cinématographique actuelle cela fait un bien fou. La scène de la soirée est très réussie. J'ai frôlé le fou-rire. Il y a du Tatie, du W.Allen, du Louis de Funès dans tout ça . Et même un peu de Rohmer. Bravo Monsieur Mouret! Tous les comédiens sont bons et bien choisis. Mention spéciale pour Frédérique Bel qui a une personnalité inédite dans le paysage cinématographique, je trouve!
Bon, première critique de ma vie et franchement ce film en mérite l'honneur. J’ai décidé de le faire car j’ai pas supporté la réflexion que ma voisine de séance a émise alors que sa bande annonce était projetée. J’aime pas les gens qui jugent sans savoir ou pire qui se fit à l’impression de la première seconde. Que son honneur repose en paix. Ok j’ai réagi un peu fort mais j’ai laissé libre cours à mon instinct protecteur. C’est ça le souci avec un film de Mouret. Y a le risque qu’il soit incompris et montré du doigt avec moquerie. C’est pas le genre de film qui débarque en jouant des gros bras alors tu le surveilles d’un œil bienveillant. Je connais un peu la filmographie du Sieur et, comme tous ses films, il faut que les gens comprennent que c’est un gros délire qui t’éclaire sur notre rapport intime au désir et comment il interfère avec le couple. Promotion, c’est du 2 en 1. 3 en 1 si tu considères la pétillance (Spéciale dédicace à l’académie francaise) de Frédrique Bel. Ses films sont vraiment décalés avec un humour qui, au départ surprend, et rapidement te prend au corps . A coté, les « beaux gosses » a le sérieux d’une étude sociologique (PS : faut aller voir les beaux gosses aussi !!!). Mais en même temps, quand tu en ressors, t’es moins c-o-n (j'évite le censure d'allociné). Mouret, avec son petit air naïf, il te dynamite la candeur du couple et de l’amour virginal auquel les naïfs s’accrochent. Mais plutôt que de nous angoisser et et nous forcer à regarder le sexe opposé avec suspicion, il nous redonne confiance en la normalité de nos envies intimes et nous invite à les partager. Communication! Ce film est bien plus salutaire que l’ancien bouquin de chevet de ma mère divorcée, les femmes viennent de Vénus et les hommes de Jupiter (ou un truc du genre) ou qu’un abonnement à psychologie magasine. En plus y a la fete du cinéma qui arrive, y a pas à cogiter.
Un film digne des pire comédies des années 1980... c'est surtout triste, vu la situation politique actuelle, de situer l'action (ou la pas action) du film dans ce milieu-là sans en tirer aucune conclusion, ni portrait acidulé quelquonque. Bancal.
Une comédie qui sort, enfin, des sentiers battus ! L'univers d'Emmanuel Mouret est ce qu'il est ! On aime ou pas. Personnellement, j'adhère 100%. Son film est fin, drôle, touchant. On en sort heureux !