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Philippe C
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3,0
Publiée le 31 octobre 2022
Un film de Hitchcock que je ne connaissais et dans lequel je suis rentré à petit pas, trouvant la manière de filmer pour le réalisateur, de se tenir et parler pour les acteurs un peu surannée, faisant date. Puis, petit à petit, j'ai été conquis par le scénario et la mise en scène de cette intrigue psychologique, voire psychiatrique, jusqu'au dénouement logique mais que je n'avais pas imaginé. Les personnages ne sont pas très sympathiques, que ce soit les premiers rôles (Marnie kleptomane et frigide au comportement colérique, son mari, le richissime Mark, attentionné, mais violeur) ou les seconds rôles comme la mère de Marine, le père de Mark ou sa belle-sœur. Pour focaliser sur les 2 personnages principaux, Le Maitre ne s'est pas encombré de fioritures : les artifices de beaucoup de scènes sont élémentaires : l'aversion au rouge de Marnie, les scènes en voiture ou en cheval où l'on comprend très bien que les personnages sont immobiles et que c'est le s paysages qui défilent derrière eux. Quelques exceptions toutefois comme la très belle scène de cavaliers dans la chasse à cour. Quelques imperfections donc pour un film qui a vieilli, mais qui reste un bon film.
Je ne connaissais pas ce film là alors qu'il reste très connue. C'est du Alfred Hitchcock tout craché. Mais là c'est un véritable chef d'oeuvre, presque son meilleur film. Bon durant le tournage il y a eu des histoires avec l'actrice Tippi Hedren, qui après le film ne retrouvera pas d'emploi. Elle tourne dans un prochain long métrage seulement cinq ans plus tard. Autrement là c'est un véritable chef d'œuvre, c'est une histoire d'eau entre un homme amoureux et une menteuse invertébrée. Une voleuse de diamant et un millionnaire, quelle belle prise. Le film reste grand et très bien réalisé. Un véritable chef d'oeuvre.
Je comprends les critiques sur ce film car c'est loin d'être le meilleur Hitchcock. Psychologie de comptoir, décors en carton pate, dialogues hollywoodiens et un Sean Connery qui semble peu habité font de cette oeuvre un film mineur dans la superbe filmographie du Maître. Personne n'est parfait et peut etre que le fait qu'on est repoussé ses avances (il était amoureux de Tippi Hedren) a conduit Hitch a bâclé son film. Pourtant on retrouve des traits intéressants surtout dans la première demi heure qui pour moi c'est où on retrouve le vrai Hitchcock et pas celui qui filme comme un pied la scène de chasse de fin. Par exemple cette excellente scène où la porte forme un split screen entre la femme de ménage et la voleuse. Ensuite le film est long, on attend la révélation et elle parait interminable faute à des scènes de trop où l'on parle trop, enfin on découvre ce qui la traumatise et on comprend, d'ailleurs pour l'époque c'est assez osée. Pour résumer on a droit à un quart d'Hitchcock dans ce film.
L'un des sommets, injustement mésestimé, de l'oeuvre d'Alfred Hitchcock. Le mystère qui entoure les problèmes psychologiques de Marnie est fascinant. Tippi Hedren est inoubliable dans son rôle de femme fragile hantée par un traumatisme passé.
Un film différent de ce à quoi Hitchcock nous a habitués, il n'est pas vraiment question de suspens et de thriller avec "Marnie" mais d'une intrigue psychologique. Loin d'être dans mes favoris de Hitchcock, cette œuvre comporte tout de même quelque scènes intéressantes et la patte du maître est bien présente.
Beau film qui ne se laisse pas facilement décoder. De nombreux thèmes sont abordés et Hitchcock fait la part belle à la psychanalyse, Marnie étant un véritable cas clinique. On ne peut pas non plus s'empêcher d'évoquer la performance de Sean Connery, qui crève véritablement l'écran.
Un canevas de polar vite remis en cause par un traitement pschycologique (pour ne pas dire psychanalytique) assez prédominant. Un Hitchcock déroutant, changeant complètement de direction à mi-parcours, mais qui contient quelques moments formidables. De l'avis de certains, un des derniers grands films du maitre.
J'avais beaucoup aimé plus jeune... Aujourd'hui avec plus d'expériences (autant dans le quotidien que dans ma cinéphilie) je dois dire que c'est un des Hichcock les plus surestimé qui soit. D'abord c'est un film de 1964 mais qui date beaucoup, ça serait un filme de 1948 qu'on y croirait tant les décors sont laids et dépassés ; je pense notamment au paquebot peint en arrière-plan ( en 64 tout de même) et aux chevauchées (Hitchcock n'est pas Ford c'est certain). De plus quelques erreurs telles que la phobie du rouge... Pourquoi alors Marnie ne panique pas à la vue de la robe rouge en velours de la belle-soeur ?!... Cependant l'interprétation de Sean Connery et de Tippi Hedren est remarquable. Mais le plus intéressant reste la psychanalyse qui reste le fil conducteur du film même si la frigide kleptomane n'offre aucun suspense (un comble !) tant on devine bien vite le pourquoi du comment. De plus jamais la mysoginie de Hitchcock ne transpire autant, en plaçant Marnie sous le joug d'un maitre-chanteur, Freud en puissance en lieu et place des institutions et qui viole pour asseoir sa puissance machiste. Malgré l epotentiel du film Hitchcock, pour une fois, râte sa cible.
Un Hitchcock à part dans la filmographie du bonhomme. Il délaisse ici le thriller pour s orienter sur la psychologie de ses personnages. On va donc suivre l histoire tumultueuse de Marnie, une secrétaire kleptomane qui a visiblement des soucis avec sa maman, les hommes et éprouve les pires difficultés à ne pas vider les coffres forts de ses patrons. Prise la main dans le sac par le riche Mark, ce dernier tombe presque aussi fatalement que curieusement sous le charme de la demoiselle et l oblige à l épouser pour la sortir de sa mauvaise passe. Le film va nous questionner tout du long sur ce qui fait agir ces personnages: pourquoi Marnie a une peur panique de l orage et de la couleur rouge, pourquoi Mark tombe amoureux d elle et prend autant de risque pour l aider. L étude est intéressante, Hitch sort quelques plans magnifiques alors que certaines scènes sont totalement loupée (la chute de cheval de Marnie par exemple est une catastrophe). Bref un film inégale de sa part mais qui a réussi tout de même à remporter mon adhésion grâce à un final réussi.
Avec l'Ombre d'un Doute, encore un Hitchcock sous-estimé! C'est certainement le film du Maître du Suspense le plus original qu'il m'ait été donné de voire: les codes du film hitchcockien se trouvent quelque peu bouleversés dans cette oeuvre.Cette fois on assiste pas aux aventures d'un gentil couple de bonne famille confronté à un odieux assassin/espion/manipulateur, mais plutôt à un drame psychologique extrêmement bien écrit et mené. Psychologique, mais aussi psychanalytique, avec les névroses du protagoniste, son enfance trouble, sa froide relation avec sa mère, ses phobies, ses pulsions meurtrières... Pour qu'un film soit réussi, il faut un personnage intéressant; celui-là en possède un: Marnie. Le scénariste est parvenu à l'integrer dans un scénario prenant et à le faire vivre une histoire d'amour ausi intéressante que peu conventionelle: fini la romance à l'eau de rose, qui avait été une des tares dans les films hitchcockiens précédents; fascinant, psychologique et mystérieux, voilà comment qualifier le film. Il peine malgré tout à démarer: les personnages sont au départ peu charismatiques, y compris celui de Sean Connery, dont on devine le rôle de séducteur aseptysé à des kilomètres. Heureusement l'intérêt et la tension augmentent lentement, mais sûrement, en même temps que s'étoffe le personnage de Marnie et que l'histoire s'éloigne du conventionnel. Comme toujours la réalisation est excellente et les dialogues font mouche, néanmoins j'ai eu une petite déception concernant la partition de Bernard Hermann (le compositeur de Psychose, de la Mort aux Trousses et de Vertigo) qui colle certes bien à l'ambiance mystérieuse du film, mais dont aucun thème ne ressort. Bref on retrouve ici une ambiance métaphysique à la Vertigo ou Rebecca, qui captive le specateur jusqu'à un dénouement final aussi innatendu (ah, les coups de théâtres d'Hitchcock!) qu'intéressant. Pour moi la limite du film est à chercher dans le suspense proprement dit le film est prenant, très prennant même, intéressant, fascinant, même, mais passionnant seulement lors de la dernière demi heure. Le film aurait du être plus long, son exceptionnel dénouement et ce qui le précède auraient pu être rallongés...En fait, c'est moins un film de suspense qu'un mémorable film psychologico-psychanalytique sur les troubles de l'enfance et ses répercussions sur le comportement. J'ai beaucoup hésité sur la note et j'ai failli mettre plus: considérez seulement que c'est un très bon et très peu conventionnel hitchcock, à voire sans hésiter...
Un bon Film meme si le scénario n est pas totalement crédible Sean est olympien et Tipi fascinante et deroutante dans son plein delire d enfant traumatisee
Marnie est l'œuvre la plus psychologique du maître. Mise en scène époustouflante, des acteurs au sommet de leur art, en particulier la belle Tippi Hedren dans son rôle de malade psychologique. Marnie fut longtemps considéré comme une œuvre mineure d'Hitchcock et fut appréciée réellement avec le recul ou l'on avait reconnu qu'il y avait là- dedans un travail extra et une œuvre dont on peut qualifier de cri douloureux du cygne blanc du grand maître! beauté maladive en exergue , Marnie est probablement l'œuvre la plus dur psychologique de monsieur Hitchcock!
Mettons les choses au pont, si le film a été mal accueilli à sa sortie c'est que notamment parce que les gens ne s'attendaient pas à voir Sean Connery dans un tel film. On a ensuite exagéré les imperfections du film pour le nanariser, tandis que d'autres criait au chef d'œuvre en se cachant les yeux pour ne pas en voir les défauts. En fait le film reste passionnant de façon constante jusqu'au départ chez la mère de Marnie. La réalisation est parfaite, certaines scènes sont magistrales avec une mise en scène réellement hitchcockienne (la scène du coffre-fort), de plus l'interprétation est brillante avec un Sean Connery étonnant et une Tippi Hedren qui crève l'écran, alors d'accord il y a des transparences et c'est pas joli, mais cela n'a que l'importance qu'on veut bien lui accorder. Globalement le film est bon et élégant et on filait probablement vers le chef d'œuvre s'il n'y avait pas ce dénouement aussi stupide que grotesque.
Bien sûr, « Pas de printemps pour Marnie » a un peu vieilli mais il fait partie des grands longs métrages du Maître que l’on regarde encore aujourd’hui avec beaucoup d’intérêt. Hitchcock réalise un film plus psychologique que policier, centré sur deux personnages : Marnie, femme mythomane, cleptomane et frigide, passionnée d'équitation, interprétée par Tipi Hedren qui l'incarne à merveille et Sean Connery, charismatique, bourré d’humanité pour cette femme qu’il aime et qui la sauvera de ses turpitudes. La mise en scène est magistrale avec un scénario intrigant. On adhère donc globalement avec quelques limites tout de même car on peine à croire à cet amour entre cette névrosée et cet homme d’affaires équilibré. En effet, comment un homme peut s'enticher d'une femme qui visiblement connaît des symptômes de folie facilement décelables ? De plus, la dimension psychanalytique est trop caricaturale (surjeu trop théâtral de la panique de la femme). La dimension freudienne est donc vaguement esquissée et la crédibilité de l’analyse psychanalytique s’en trouve un peu surfaite.