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MIKL
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2,5
Publiée le 5 mai 2026
La photographie et le jeu d'acteur est super bon, mais par contre, le scénario est un peu creux et parfois on s'emmerde. Long pour ce que ça veut raconter. Vu le 05/05/2026
Voilà un Hitchcock loin d'être connu et pourtant, il mérite une meilleure visibilité. Marnie est un bon film où se dresse une réalité des traumatismes. Les interprétations sont brillamment joué et que dire de la réalisation de Hitchcock...
Alfred Hitchcock nous a offert film sur film. Depuis 1978, j'en découvre de nouveaux. Celui-ci, je l'ai vu... Mille fois ? Certains décors laissent à désirer. On s'en fout ! Sean Connery est plus beau vieillissant. On s'en fout aussi ! Pour la longue scène muette de Tippi Hedren dans les locaux de l'entreprise. Et le reste...
Quelle déception qu'a été pour moi ce film d'Alfred Hitchcock ! Je vais en effet aller à l'encontre des critiques globalement très positives qui encensent le film, comme n'importe quel autre du réalisateur, mais ça n'a pourtant pas toujours été le cas ! Notamment lors de sa sortie, le film s'était fait démonter par la presse ; les critiques revenant le plus souvent étant l'aspect mollasson et mélodramatique de l'intrigue, le considérant d'ailleurs comme un des films les plus mineurs du réalisateur. Et je dois bien avouer que je ne peux qu'être en accord avec ces avis. Nous suivons ici l'histoire de Marnie, une voleuse qui subtilise de l'argent à ses employeurs de travail en travail. Jusqu'à ce qu'elle se fasse repérer par un de ses riches futurs employeurs qui tente de la prendre sous son aile pour l'aider. Par "prendre sous aile", j'entends la forcer à se marier avec lui et la violer lors de leur nuit de noces. Oui, les mœurs n'étaient pas tout à fait les mêmes dans les années 60. Bon hormis ça, le sujet m'intriguait beaucoup, surtout de par son idée de départ. Car plus le film avance, plus on passe d'une femme sûre d'elle à une femme craintive remplie de phobies et de peurs inexpliquées. Hitchcock nous emmènera-t-il alors dans un thriller labyrinthique rempli de fausses pistes et de mystère, comme à son habite ? Bah non, au lieu de ça, on a un mélodrame dans lequel Hermann sort les violons toutes les cinq minutes avec des personnages tantôt apathiques (surtout Mark), tantôt agaçants (surtout Marnie). Parce-que oui, je ne suis pas non plus très fan des jeux d'acteur avec un Sean Connery qui se la joue surtout encore trop James Bond et une Tippi Hedren qui parvient à être convaincante et touchante mais dont le surjeu prend parfois le dessus ; et ce n'est pas le contexte de production catastrophique dû aux avances sexuelles d'Hitchock qui l'a aidé. Ajoutons à cela un rythme assez lent avec un énorme ventre mou qui ne parait être que du remplissage entre le début et les révélations finales et le spectateur, enfin surtout moi visiblement, décroche complètement. Ainsi, "Pas de printemps pour Marnie" fera pour moi effectivement partie des Hitchcock les plus mineurs et surtout des plus décevants.
Mais que peut bien pousser cette jeune femme prénommé Marnie à mentir et voler pathologiquement ? C’est cette question qui est au centre de ce long-métrage d’Alfred Hitchcock, passionnante plongée dans la psyché humaine porté par une excellente distribution.
Bien que moins célèbre que d’autres chefs-d’œuvre d’Hitchcock, Pas de printemps pour Marnie reste un incontournable du thriller psychologique. Le maître du suspense explore ici des thèmes familiers : une femme troublée, des secrets enfouis et un homme cherchant à percer le mystère.
Le film nous plonge dans l’histoire de Marnie, incarnée par une Tippi Hedren magnétique, dont la beauté glaciale cache une profonde vulnérabilité. Son personnage complexe, à la fois fragile et redoutable, captive de bout en bout. Face à elle, Sean Connery brille dans un registre plus nuancé, loin de son image de James Bond. Son interprétation subtile de Mark Rutland, un homme déterminé à comprendre et sauver Marnie, apporte une dimension humaine et touchante au récit.
Le scénario, habilement construit, maintient un suspense psychologique constant. Hitchcock, fidèle à lui-même, joue avec les non-dits, les regards et les silences, créant une atmosphère oppressante et fascinante. La réalisation soignée et l’utilisation de la couleur renforcent la tension, faisant de chaque scène un tableau intrigant.
En somme, Pas de printemps pour Marnie est un film qui mérite d’être (re)découvert. Avec un scénario solide, des acteurs en parfaite adéquation avec leurs rôles et la patte inimitable d’Hitchcock, il s’impose comme un film à ne pas manquer pour les amateurs de suspense et de cinéma classique.
Souvent, le suspense attaché aux films d'Hitchcock est le fait d'un sujet soit policier ou de type espionnage, soit du portrait d'un personnage psychotique. "Pas de printemps pour Marnie" est à ranger dans la deuxième catégorie car l'héroïne du film, plus proche du Docteur Edwards que de Norman Bates, entretient malgré elle un souvenir traumatisant qui conditionne son attitude. De quel mal souffre la jolie Marnie qui a pris l'habitude de dévaliser ses employeurs, entre autres symptômes plus ou moins spectaculaires? Son nouveau patron part à la recherche de son passé troublant. Au coeur de ce suspense psychanalytique, quelques scènes d'un autre suspense nous détournent par moments du vif du sujet. Effets somme toute opportuns, tant il apparait que le cas de Marnie fait l'objet, de la part d'Hitchcock, d'un développement un peu trop classique. Ainsi, la seconde partie du film est peu surprenante tout en devenant assez bavarde. Cela dit, le film reste un divertissement brillant ...où le charme troublant de Tippi Hedren est malheureusement sabordé par des coiffures d'un autre âge!
J’ai découvert Marnie lorsque j’étais adolescent, et même si ce film est souvent sous-estimé dans la filmographie d’Alfred Hitchcock, il mérite une réévaluation. Aujourd’hui, je suis encore impressionné par le jeu des acteurs, notamment Tippi Hedren et Sean Connery, qui apportent une profondeur indéniable à leurs rôles.
Le film se distingue par son élégance visuelle et son exploration subtile des thèmes psychologiques. Hitchcock, avec sa maîtrise du suspense et de la narration, crée une atmosphère fascinante. Malgré les critiques souvent sévères, Marnie demeure un témoignage du génie d’Hitchcock et mérite d’être redécouvert pour sa richesse narrative et esthétique.
Rien à dire Alfred Hitchcock est juste génialissime que dire de ses films PSYCHOSE plusieurs versions ont été réalisées et d'autres films que j'ai oublié tout est super chez lui !
Le titre donne le ton : ce Hitchcock est sacrément sombre ! Plongeant dans la psychologie d'une femme qui semble impossible de retourner l'amour que souhaite lui donner... Il parle à tout le monde. Un film très fort émotionnellement, éprouvant, avec des interprétations au top et bien sûr une brillante mise en scène toujours très riche en évocations (qui nous faudrait plusieurs visionnages pour suffisamment saisir). Mais une fois m'a suffit pour en faire un de mes Hitchcock préféré !
Film psychanalytique. Il y a du Freud dans tous les films d'Hitchcock, mais là c'est le summum, encore plus que dans "la maison du docteur Edwardes" par exemple. Ici il n'y a pas la moindre once d'humour pour faire baisser la tension. Sean Connery pourtant n'est pas ennemi de l'humour écossais. Face à Ursula Andress dans le Dr No il donnait libre cours à son tempérament désinvolte, pas ici, avec Tippi Hedren qui joue de sa froideur scandinave. La fille de Tippi, Mélanie Griffith, dans "working girl" est beaucoup plus dilatée. On ne saura pas si Tippi savait jouer autrement. Sa carrière cinématographique s'arrête là. Elle n'a chassé ses inquiétants oiseaux que pour laisser entrer des araignées dans son cerveau fragile. Je parle de cinéma, bien entendu. C'est du cinéma hitchcockien, bien foutu, propre sur lui, prenant, bourré d'astuces de mise en scène, bien joué. Il ne faut pas y chercher la petite bête autre que l'araignée, l'incongruité, l'impossibilité factuelle, le paradoxe. C'est comme ça, laissez vous porter, laissez vous surprendre. Cela en vaut la peine. Dire que ce film marque le déclin de Sir Alfred me fait doucement rigoler. Allez donc voir "Frenzy" son avant-dernier, vous ne serez pas déçus. Sauf si vous préférez "Brice de Nice" ou "les bidasses en folie" ...
En 1964, Alfred Hitchcock signe un thriller de grande intensité. Le scénario développe les névroses d’une femme cleptomane (Tippi Hedren) dont l’employeur (Sean Connery) est éperdument amoureux. Entre les crises d’angoisse de l’une et l’obsession sentimentale de l’autre, le récit exploite une multitude d’intrigues qui maintiennent une vraie tension. La profondeur du personnage de Marnie est certainement renforcée par la fascination malsaine qu’éprouvait le réalisateur pour son actrice. Bref, une œuvre du célèbre cinéaste britannique dans laquelle la traditionnelle enquête policière cède sa place à une énigme psychologique particulièrement captivante.
Dans ce thriller psychologique couplé à une étude de moeurs, Hitchcock magnifie sa maîtrise de la mise en scène puisque chaque séquence use de symbolisme et d'indices au sujet de la personnalité des protagonistes ainsi que de l'atmosphère de secrets d'enfance (faussement) cachés. Même si Marnie apparaît au centre du questionnement, il s'agit en réalité du portrait de deux névrosés dont les failles vont se compléter heureusement. Réflexion psychanalytique tissée telle une enquête ce récit illustre la nécessité de combler les failles narcissiques mais surtout interroge notre rapport à la folie ou à la noirceur via l'ambivalent époux, fasciné ou obsédé. Un film intéressant, ambitieux.