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orlandolove
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3,0
Publiée le 8 avril 2011
En dépit d'une fin un peu en-dessous du reste car moins consistante, ce film de "web-fiction" bouillonnant d'idées est d'une originalité et d'une modernité redoutables, ce qui m'a rappelé l'excellent film d'animation "Summer Wars". En tête d'affiche, Aaron Johnson fait preuve d'un charisme magnétique même s'il a parfois tendance à en faire encore trop. Le reste du jeune casting est prometteur. "Chatroom" est une vraie curiosité bizarrement sous-estimée par une grande partie de la presse, du moins la plus conservatrice du lot.
On était sans (bonne) nouvelle de Hideo Nakata depuis son chef d'oeuvre Dark Water sorti en 2003. Dans ce film, le réalisateur nippon s'attaque aux dangers des chats internet en adaptant une pièce de théâtre d'Enda Walsh qui a également écrit le scénario du film. Dés le début, on est mis dans l'ambiance par un générique en forme de dial. William (Aaron Johnson), crée son propre salon de chat afin de rencontrer d'autres jeunes de sa ville. Une fois son clan formé, il se penche sur les problèmes de chacun d'eux pour s'attarder sur Jim, le plus fragile du groupe, mais William est lui même un adolescent très perturbé, déterminé à influencer ses nouveaux amis pour le meilleur et surtout pour le pire. Chatroom est une vraie réussite, j'ai adoré la façon de mettre en scène les différents sites de chats, ce long couloir et ces salles décorées selon leur créateur constituent l'atout majeur du film donnant à l'ensemble une ambiance très pop, d'autant plus qu'elle contraste avec celle de la "vraie" vie : grise et triste. Si le scénario ne peut s'empêcher quelques clichés inhérents au malaise adolescent, le rythme et l'ambiance sombre font de ce Chatroom une excellente surprise. Aaron Jonhson, révélé par Kick-Ass, confirme son immense talent, le beau jeune homme réussi à être aussi charmeur qu'inquiétant, ses acolytes sont tout aussi excellents, même si j'aurais préféré qu'on s'attarde plus sur certains d'entre eux. Original et maîtrisé du début à la fin, ce film, malgré quelques maigres défauts, se suit avec un très grand plaisir.
L'univers des chat matérialisé par des salles où se rencontrent des personnages en plein mal être. William en fait parti et se lie d'amitié avec un petit groupe mal dans sa peau. Mais William prend un plaisir morbide à observer les plus désespérés se suicider. C'est la première fois que chat sont montrés de cette astucieuse façon. Remplis d'ados mal déprimés, de frustrés, de menteurs... C'est parfois le seul lieu de partage accessible par ceux qui se sentent exclus d'une façon ou d'une autre. William en veut à sa famille et s'investit dans ces lieux plutôt que de dialoguer avec eux. Mais pas de la même façon que les autres. C'est intéressant qu'un cinéaste se penche sur ce phénomène. C'est fait de façon relativement superficielle: les idées ne sont pas vraiment creusées et on reste à la surface avec l'intrigue des suicides jusqu'à la fin expéditive. On aurait aimé que le sujet sur penche davantage sur ces ados perdus, le placebo affectif que leur propose internet, et le dure retour à la réalité.
William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville. Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action… Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie - à la mort »... Un coup de maître !!!!!! En s'intéressant au chat sur Internet, Hideo Nakata (Ring) signe un thriller haletant qui tient toutes ses promesses jusqu'au dénouement. La séparation entre le monde réel et le monde virtuel est très bien soulignée avec les différences de costumes, les couleurs. Le monde réel est gris et terne alors que le chat est coloré et vivant, à l'image de ces personnages qui profitent pleinement d'une certaine liberté virtuelle, Internet étant un endroit sans limites d'espace où (presque) tout est permis. C'est cette absence de limites qui fait d'Internet un endroit aussi intéressant que dangereux car l'on y trouve de tout. Internet est ici un long couloir avec de multiples portes, chacune représentant un chat que chaque fondateur personnalise à sa guise. Cette image du couloir sans fin n'est d'ailleurs pas sans rappeler l'Alphaville de Godard. Les personnages sont très bien écrits et réellement révélateurs de leur époque. Aaron Johnson (le héros de Kick-Ass) est formidable en adolescent perturbé dont les motivations sont finalement pernicieuses. En psychopathe manipulateur, il est l'incarnation d'une époque troublée où les repères sont chamboulés mais rentre aussi d'ores et déjà au panthéon des méchants les plus mémorables du cinéma. Chatroom, par sa mise en scène inventive, son sujet très actuel, son récit mené tambour battant et le talent de son acteur principal, s'impose comme un film-culte de la génération internet et reflet d'une époque tout en étant un thriller palpitant de bout en bout. Un des chefs d’œuvres de la décennie.
Hideo Nakata s'attaque au web et à ses dérives après la vidéo maudite de Ring et l'appartement humide de Dark Water. Premier film du réalisateur en Anglais et...pas de coup d'éclat. Le sujet très actuel est adroitement traité et la mise en image du web et de ses chatrooms est très réussie. Que l'on suive le très bon Aaron Johnson dans ce couloir sans restrictions ou dans les différentes "pièces" qu'ils occupent, la mise en scène arrive à donner un réel relief et une force à quelques lignes sur un écran. Le chat, véritable moyen de communication largement démocratisé de nos jours est ici vu avec ce qu'il peut offrir de plus sombre, les participants pouvant, pour les plus mal intentionnés, se cacher dans l'anonymat le plus total et la dépersonnalisation qui peut rapidement rendre insipides les actions les plus graves. Le rendu est donc impeccable et ce n'est pas la scène du pédophile qui me contredira. Malheureusement, derrière cette mise en scène et cette vision reste un film limité par son sujet et son côté "jeune". Pas facile de tenir une trame d'une heure trente avec des gamins assis derrière leurs écrans (mention spéciale pour les deux demoiselles qui nous énerve très rapidement) et l'on s'impatiente de voir l'histoire véritablement déraper. En vain car au final reste le regret que le réalisateur ne soit pas aller véritablement au bout de la noirceur de son propos, laissant cette désagréable impression d'osciller entre teen-moovie et thriller implacable pour un film qui saura surement séduire plus de monde mais qui n'aura pas le petit plus qui le laissera dans les mémoires.
Hideo Nakata s'est imposé comme un maître de l'horreur avec les cultes "Ring" et "Dark Water" et, d'une certaine manière, l"histoire de ces quatre adolescents à problème construisant une amitié virtuelle avec un gourou moins bienveillant qu'il n'y parait est également un thriller psychologique proche de l'épouvante. La très bonne idée de mise en scène est de mélanger sans transition la réalité et le monde virtuel, concrétisé ici par une succession infinie de couloirs et de salles. Il matérialise ainsi la frontière de plus en plus floue entre le réel et le virtuel dans le monde contemporain et mène une charge assez violente contre les dérives d'Internet et l'aliénation de l'individu qui en découle. Le relatif anonymat qui y règne pousse les plus forts à laisser libre cours à leurs pulsions et les plus faibles à renoncer à leurs inhibitions, à s'exposer plus qu'ils ne devraient. La progression du récit est orchestrée avec maestria jusqu'à un épilogue haletant. Le dernier plan du film où ces adolescents, si intimes sur la toile, se séparent comme de parfaits inconnus dans le monde réel résume fort bien le propos du film...
J'ai un mal fou avec Aaron Johnson, sa démarche, sa coupe de cheveux, tout en lui m'irrite :'x. Mais bon c'est un bon acteur (vivement "Nowhere Boy" ^^) et il le prouve encore une fois. J'ai vraiment eu du mal aussi avec le sujet du film, mais les performances des acteurs je trouve relèvent vraiment le tout. Matthew Beard est très attachant ^^, et c'est toujours sympa de voir Hannah Murray. Celle qui m'a le moins convaincue est sûrement Imogen Poots, mais ça passait :').
Un bon film qui gagne à être connu, et ce grâce à une réalisation très bonne, entre le ludique et le glauque, allégorie parfaite du web et de certains de ses tréfonds... Les acteurs sont vraiment excellents et participent entièrement à la bonne tenue de l'histoire. Je regrette simplement une fin qui paraît un peu bâclée.
Film assez éprouvant psycholigiquement ce qui est bien. On pourrait lui reprocher des personnages légérement stéréotypés. Mais la réalisation inventive, et la force et le charisme de son personnage principale en font un bon film.
Les acteurs, Aaron Johnson et Matthew Beard sont excellents. Hideo Nakata reste dans l’horreur au travers de toutes les dérives liées à internet. Son film est dur, et troublant à l’extrême, et laisse peu de répit. Le scénario, cependant, ne laisse pas planer le mystère très longtemps.
Le début du film m'a un peu gêné, j'ai trouvé que ça partait beaucoup trop vite et sans trop d'explications. J'ai cru que les scènes du "réel" étaient des scènes de flashback, ce qui m'a embrouillé l'esprit. Mais une fois le principe compris, j'ai adoré le film de bout en bout. Certes, le film diabolise Internet jusqu'à l'outrance, passant en revue tous les dangers possibles et imaginables, allant du pédophile au virus, du taré anonyme au vol d'identité. Cette diabolisation a peut-être le défaut d'être catégorique, mais les films qui osent ce genre de propos sont tellement rares que celui-ci est excusé. De plus, le casting est agréablement génial, permettant de balayer un éventail d'adolescents tous différents, mal dans leur peau, qui se réfugient sur la toile pour chercher de l'aide à leurs problèmes. Ch@troom met parfaitement en évidence le fait que sur Internet, on peut s'adresser à n'importe qui et que si on est un peu naïf, influençable ou dans un état de faiblesse comme les personnages du film, ça peut mal finir. Le personnage le plus intéressant reste à mon goût Jim, campé magnifiquement par l'excellent Matthew Beard. Son personnage est très attachant et l'acteur est à fond dans son rôle. Cependant, on peut dire la même chose des autres acteurs. Imogen Poots est notamment très crédible dans le rôle de la fille qui se laisse berner. Aaron Taylor-Johnson s'en sort également bien et son personnage est passionnant en plus d'être inquiétant. Bref, c'est un film extrêmement original et intéressant sur le fond. A ne pas louper !
Un thriller plutôt morbide dominé par la performance de Aaron Johnson (Kick ass), flippant en petit bourgeois diabolique et névrosé qui pousse les faibles au suicide. Hideo Nakata est parfaitement à l’aise avec ce sujet. La mise en scène de l’univers du net, très ludique, est totalement maîtrisée par l’auteur de « Dark water ».
Très bonne idée d'avoir fait cette représentation des forums de discussion avec ces pièces où se rejoignent cette belle brochette de jeunes acteurs convaincants. Connaissant la vision obscure de Hideo Nakata, il n'est pas surprenant que ce thème horrible du suicide poussé à son extrême noirceur l'ait sorti de son île dans un festival d'images très réussi. Pas sûr qu'il faille recommander son visionnage aux nombreux parents déjà inquiets pour le devenir de leurs chérubins accrochés à leurs ordis...
Mauvais film qui traite des dangers des Chats sur Internet (des CHATs de discussion, je précise). Dommage car à la base l'histoire est pas mal. Aaron Johnson crève l'écran, c'est un acteur qui va réussir. TEEN MOVIE (...)