Un film mal-aimé à sa sortie, mais qui deviendra culte par la suite, pour toute une génération post hippy. Revu en 2025, il faut admettre qu’il a plutôt mal vieillit.
Quelques morceaux d’anthologie, mais beaucoup de longueurs aussi, de séquences peu intéressantes, très longues, pour permettre la mise en place de la 2eme partie qui décollera .
On n’est pas au niveau des grands marqueurs intemporels de cette époque, comme « Easy Rider» , « More » ou « la Vallée ».
Le must est la réalisation magistrale de Antonioni, les prises de vus à couper le souffle, en Panavision de la fameuse « Death Valley ». C’est éblouissant. Bien sûr la scène, dans le sable des mini dunes ,dans le désert, de communion, de sexe libéré, de néo-partouzes, même si avec du recul cela reste très pudique, ce qui scandalisa à l’époque est aujourd’hui bien léger, mais c’est très réussi comme une rêverie brumeuse et fantasmée, de ces multiples couples faisant l’amour dans cette plaine vallonée .
Et puis bien sûr le « génie » de cette double scène final tout d’abord de l’explosion de cette magnifique villa, symbole summum du monde moderne , allégorie du libéralisme conquérant, avec une dizaine de caméras prenant le feu sous tous les angles qui sera suivi par une sorte de kaléidoscope à la Kubrick, de tous les objets représentant de la mass-consommation s’envolant dans les airs . Le tout sur la musique de Pink Floyd planante et tellement symptomatique de l’époque