Zabriskie Point
Note moyenne
3,8
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95 critiques spectateurs

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28 critiques
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ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2025
Un film mal-aimé à sa sortie, mais qui deviendra culte par la suite, pour toute une génération post hippy. Revu en 2025, il faut admettre qu’il a plutôt mal vieillit.
Quelques morceaux d’anthologie, mais beaucoup de longueurs aussi, de séquences peu intéressantes, très longues, pour permettre la mise en place de la 2eme partie qui décollera .
On n’est pas au niveau des grands marqueurs intemporels de cette époque, comme « Easy Rider» , « More » ou « la Vallée ».
Le must est la réalisation magistrale de Antonioni, les prises de vus à couper le souffle, en Panavision de la fameuse « Death Valley ». C’est éblouissant. Bien sûr la scène, dans le sable des mini dunes ,dans le désert, de communion, de sexe libéré, de néo-partouzes, même si avec du recul cela reste très pudique, ce qui scandalisa à l’époque est aujourd’hui bien léger, mais c’est très réussi comme une rêverie brumeuse et fantasmée, de ces multiples couples faisant l’amour dans cette plaine vallonée .
Et puis bien sûr le « génie » de cette double scène final tout d’abord de l’explosion de cette magnifique villa, symbole summum du monde moderne , allégorie du libéralisme conquérant, avec une dizaine de caméras prenant le feu sous tous les angles qui sera suivi par une sorte de kaléidoscope à la Kubrick, de tous les objets représentant de la mass-consommation s’envolant dans les airs . Le tout sur la musique de Pink Floyd planante et tellement symptomatique de l’époque
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Zabriskie Point reste avant toute chose un film sur les illusions révolutionnaires, que Michelangelo Antonioni place au contact d’autres illusions inhérentes au rêve américain ; en cela, son geste artistique et politique prolonge celui de Jean-Luc Godard qui, trois ans plus tôt, orchestrait la faillite d’un idéal et la séparation des étudiants qui le défendaient (La Chinoise, 1967). Aussi la quasi-totalité des images est-elle issue d’un point de vue explicitement référencé, en témoigne ce goût pour les zooms réalisés alors que la caméra est en mouvement, captant un visage de la même manière qu’un feu tricolore venant de passer au rouge spoiler: , signe de l’interdit ouvert sur d’autres signes, la transgression et l’arrêt définitif : l’explosion réitérée de la villa, déclinaison politique de l’orgie accomplie auparavant, n’advient que par le truchement de Daria, tel le mirage désertique durant lequel des cops s’assemblent dans une poussière faisant disparaître leurs différences.

À l’instar du cinéma d’Antonioni dans son ensemble, le long métrage interroge la notion de représentation et articule les trajectoires individuelle et collective : son protagoniste masculin incarne la nécessité de « prendre de la hauteur », seule action pour spoiler: s’affranchir de la manipulation médiatique et publicitaire qui dégrade les idéaux en produits de consommation, convertit l’inhumanité d’un désert en paradis pour couples friqués – métaphore de la ville de Las Vegas, située non loin de là.
Le cinéaste et son équipe ne cessent de subvertir des symboles, qu’ils appartiennent au camp de l’ordre ou au camp étudiant : le nom de Karl Marx est inscrit au registre lors d’une arrestation, mal orthographié= d’ailleurs (« Carl »), le vêtement rouge de la révolution ne sied pas à la jeune femme et devient un accessoire pour jouer au toréador avec un avion… L’ambiguïté règne et constitue l’audace suprême de ce chef-d’œuvre à ce point libertaire qu’il s’affranchit de toute idéologie véritable pour voler de ses propres ailes.
Victor Hertox
Victor Hertox

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2025
A part le côté road-movie et la musique rock, les 2 rebelles des sixties; le film est un peu ennuyeux. Le scénario est plat et l'angle politique gauchiste est pénible. Il est vrai que l'Amérique conservatrice de cette époque était dur à supporter. Restent quelques beaux paysages, le côté road-movie, l'amour entre les 2 jeunes et la musique sont les bons points de cette production.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2025
Film de Michelangelo Antonioni que j'ai là trouvé assez moyen , faute peut-être de l'avoir totalement compris , où il proposait une vision de l’Amérique de l'Epoque via une mise en scène originale et esthétique , notamment concernant deux scènes , l'une dans le Désert et l'autre via l'explosion finale , rêvée , filmée au ralenti !
Ceci dit , la bande originale est sympa avec notamment les Pink Floyd !
Seskapil
Seskapil

14 abonnés 217 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 février 2025
Les décors sont magnifiques, les couleurs somptueuses. C’est très joliment filmé. Mais quelle vacuité. Ça ne raconte absolument rien. On se fiche rapidement et royalement de ces deux jeunes gens.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2025
Antonioni filme avec tendresse et nostalgie l'insouciance dont le désert sableux se fait métaphore (notamment dans la très belle scène de sexe) pour dénoncer le cynisme avec lequel elle se heurte à la réalité d'une société violente, inique, amère. Captant parfaitement l'atmosphère bouillonnante des revendications étudiantes révoltées (que dynamise la musique de Pink Floyd!), la mise en scène réussit à alterner entre deux univers, deux tempos, pour opposer - certes naïvement - nature et urbanité, jeunesse et monde adulte. Bien que peu vraisemblable, l'intrigue inspirée d'un fait divers vise à l'impressionnisme en s'attardant sur les sensations, les émois, les déceptions d'un touchant duo. Désenchanté...
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 novembre 2024
Alors là, ça envoie du pâté en croûte les mecs ! Quel superbe film de gauchiste que nous avons là ! Et ben quoi, "Punishment park" (que j'avais adoré) en était un aussi, c'est quoi le lézard ? La différence, c'est que Watkins, que ses idées furent bonnes ou mauvaises, assumait sa façon de penser, ne surfait sur aucune vague et aller au bout de ses idées ne lui faisait pas faire dans ses brailles. Alors que dans le cas de "Zabriskie point", Antonioni nous sort tout le catalogue du petit bourgeois révolté en mettant en scène des personnages principaux médiocres, révolutionnaires de palais, enfants de, qui rêvaient de changer le monde mais qui se dégonflaient dès qu'il fallait vraiment aller à la castagne. S'envoyer en l'air dans le désert (même si je ne renie pas le côté amusant de l'expérience), voler tout et n'importe quoi, flinguer du flic ou être à ça d'avoir une demie molle en rêvant qu'un hôtel explose, c'étaient donc ça les méthodes pour lutter contre la société de consommation, la Droite et le capitalisme ? Il y a bien qu'à la toute fin des années 60 et au tout début des années 70 que l'on pouvait croire à des trucs pareils. Ajoutez à cela un incroyable auteurisme boursouflé tout partout confinant à ennui du tonnerre et la boucle est bouclée. Seule la bande son justifie l'étoile donnée.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2024
A la charnière des années 60 et 70, Michelangelo Antonioni fait un état des lieux de la société américaine. Induisant de façon implicite la question polémique du Vietnam, le réalisateur étend son propos aux valeurs institutionnelles de cette démocratie se muant au besoin en état policier face à la contestation étudiante et sanctifiant la société de consommation.
Antonioni égraine tous les phénomènes de la démesure et du mode capitalistes (publicité envahissante, structures autoroutières, etc, etc...) auxquels s'oppose une partie de la jeunesse américaine.
Soupçonné du meurtre d'un policier, Mark s'enfuit à bord d'un petit avion de tourisme et se pose quelques part dans le Grand Canyon. Il y rencontre une jolie secrétaire. Brève rencontre dans un un paysage aride et lunaire, tel un sanctuaire, qui est comme une trêve avant le retour aux réalités du monde.
Indissociable du propos, l'esthétisme de la réalisation et de la photographie produit des images superbes, fascinantes, de l'Amérique. Comme si Antonioni voulait opposer une beauté formelle, paradisiaque, des Etats-Unis à leurs moeurs, à leur impérialisme économique dévoyant l'homme et dégradant la nature. Au terme du film, au propre comme au figuré, le cinéaste fait voler en éclats la civilisation capitaliste.
ffred

1 987 abonnés 4 257 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2024
Je n’avais jamais vu un film d’Antonioni. Je n’ai peut-être pas choisi le bon pour commencer. Je me suis ennuyé tout le long. Le tout m’a paru terriblement daté. Je ne me suis pas attaché aux personnages et j’ai décroché assez vite du récit. Le tout m’a laissé de marbre, aucune émotion ne se dégage de ce film pour moi. Et puis c’est long et lent. Grosse déception, cela ne me donne pas envie de voir d’autres films du réalisateur.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2024
Mépris de la jeunesse, violences policières, spéculation immobilière délirante : le propos de ce film maudit, échec aussi bien commercial que critique, classé parmi les "pires films réalisés" d’après Wikipedia (j’ai peine à l’écrire), reste toujours très actuel. Pour illustrer sa critique de la société américaine d’alors, Antonioni colle aux aspirations de la jeunesse dont il partage le sentiment de révolte. C’est d’ailleurs ce parti pris, naïf diront certains, qui lui a été reproché. Mais ce qui intéresse Antonioni avant toute chose, je crois, c’est le potentiel esthétique et évocateur des dualités ainsi observées. Il oppose la beauté intemporelle du désert des Mojaves à un urbanisme saturé de publicité et de bâtiments administratifs, la naïveté de la jeunesse à la cupidité des affairistes, le jardin originel à la modernité mercantile. Du décor naturel et des acteurs non-professionnels, il tire une certaine idée du monde, forcément différente de cette société américaine qu’il ne s’est pas caché d’exécrer. Un monde qui ressemblerait à un lointain éden auquel quelques jeunes gens ont encore l’envie de rêver. Un monde où les Icare se brûlent encore les ailes à vouloir voler trop haut, trop loin. "Pourquoi as-tu volé un avion ?" demande Daria. "Pour décoller du sol !" lui répond simplement Mark. Et se perdre dans un bouquet final inoubliable.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juin 2022
Une ambiance quelque peu psychédélique, mettant en scène un couple perdu dans la société actuelle.. Un petit air de "more", bien que le sujet soit totalement différent. Je lis les critiques qui loue ce film. moi il ne m'a pas captivé.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juin 2021
L'attaque prévisible d'Antonioni contre le capitalisme est non seulement intellectuellement creuse mais elle n'a (ou n'avait) rien de nouveau à offrir ce ne sont que les mêmes vieux flics unidimensionnels à la gâchette facile des hommes d'affaires discutant d'affaires et des plans interminables de panneaux d'affichage vantant les mérites de produits moralement décadents destinés à une population de droite odieuse égoïste et avide qui ne pense qu'à elle-même à sa famille à son travail et à ses enfants. Le Grand Schtroumpf Antonioni tout comme ses Schtroumpfs à cheveux longs de la fin des années 60 n'ont pas remarqué l'aspect le plus évident et le plus vital de leur mouvement stupide. Ils étaient autorisés à tenir leurs réunions risibles et à exprimer leurs opinions anti-establishment librement au sein de ce même establishment. La plus grande ironie à propos des hippies et d'Antonioni est qu'il ne l'a pas compris non plus son jugement étant obscurci par l'inhalation de cocaïne et une consommation excessive de LSD est que les hippies étaient malheureusement les déchets du capitalisme. Ce n'est que dans un système capitaliste qui fonctionne bien que l'on peut trouver cette espèce appelée hippie une bande de perdants gâtés ingrats et égoïstes des classes moyennes et moyennes supérieures. Zabriskie Point s'éternise Antonioni prend son temps en incluant des scènes trop longues et sans intérêt avec un facteur d'ennui élevé. Ses tentatives de symbolisme sont ennuyeuses et banales. Ce film est la manière d'Antonioni de dire que la révolution violente est la solution. C'est ce que nous obtenons d'un vieux cinéaste saturé qui vit dans des villas et dîne dans les meilleurs restaurants français et italiens...
Tietie007
Tietie007

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2020
Antonioni filme les USA avec un formalisme étonnant et nous envoie dans le désert pour une histoire d'amour singulière. Envoûtant.
s dlrt
s dlrt

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2020
Un très beau film mélange de Road movie,de politique et une touchante romance entre les 2 personnages principaux.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2018
Loin d'être le meilleur Antonioni, cela reste toujours intéressant sur le fond et la forme, avec le nihilisme qui caractérise chacun de ses films. Un sujet bien traité, peut être le film le plus engagé d'Antonioni. A voir
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