Un film intéressant, bien qu'il peut paraître caricatural, il arrive je pense à peindre un collège difficile ou les élèves sont méchants, agressifs pour certains, alors que d'autres demandent juste la place pour exister et vivre sans les caïds.
Un téléfilm doté de tellement bonnes intentions qu'il transpire de clichés en tous genres. Tout d'abord, l'édifice scénaristique est bancal, puisque de cette prise d'otage tout le monde peut en échapper sans aucun problème, d'ailleurs les élèves retournent plusieurs fois la situation à leur avantage. Sans compter que notre professeur rebelle ne révèle la cause de sa prise d'otage qu'au bout d'une heure. A cette ineptie s'ajoute une succession de situations ridicules, où madame la professeur Adjani revendique une étrange féminité, tourne en dérision la prétention des garçons et se fait inspectrice de police en mettant à jour une sombre histoire de viol. Le quotidien des professeurs féminins méritent sans doute un autre sort.
La Journée de la jupe , un film excellent et surtout réaliste. Les jeux d'acteurs sont super que se soit Denis Podalydès , Isabelle Adjani ou les élèves. Quel prof qui enseigne en banlieue et autres quartier difficile n'a jamais eu envie de prendre un revolver et les faire taire pour continué son cours ? Ce film choquant , poignant et dramatique nous raconte la vie d'une enseignante qui craque après une séance de théâtre avec ses élèves...La séance de trop. Une enseignante qui vie un enfer personnel , se fais insulté par les élèves à cause de ses tenues vestimentaire (jupe) et sa "xénophobie". Un grand film , certes ce n'est pas une invention beaucoup de film sur les cités ont déjà était traité mais celui là est certainement le mieux réussi ! Excellent film que je vous conseille !
Jupe alors ! je soulevais ce long-métrage avec une grande appréhension en sachant que je redoutais définitivement le pire. Il se passa pas un seul moment sans que j'entende parler de cette journée de la jupe. Après dix minutes de visionnage, retournement de penser. Nous sommes face à un drame social bien interprété par une actrice pas du tout méconnu, j'ai nommé Isabelle Adjani. Elle joue une prof et va vivre une journée de trop auprès de ses élèves. L'éducation, le racisme, le respect, tout ceci, elle le traitera comme une leçon de passage pour les élèves. La Journée de la jupe est comme une craie qui grince dans nos oreilles, tension et bouleversant.
Une vraie claque La Journée de la jupe, un film qui nous bouscule ; un sujet délicat traité sans côté larmoyant mais comme un thriller avec beaucoup de tension nerveuse et une interprétation forte d’Isabelle Adjani. C’est très compréhensible de craquer face à une telle racaille (malheureusement comme on le voit d’autres élèves sont victimes d’une poignée de minables).
Ejaculation mortifère d'un socialisme non vécu. De la bonne conscience sous un torrent d'injures, la jupe ne masque que l'attrait pour la sexualité amputée.
Un téléfilm sans intérêt. Esthétiquement : laid. Techniquement : baclé. Le scénario enfile des clichés comme on enfile des perles. Le comportement des personnages est peu crédible, sans nuances... Les acteurs essayent de se débrouiller dans cet épisode de série B écrit sur un coin de table à 3 heures du matin mais n'arrivent pas à faire des étincelles. Que le sujet plaisent à beaucoup de monde (dénigrement de l'école, qui ne remplirait plus son office, des profs, démissionnaires, des jeunes des quartiers défavorisés, dépeints comme des sauvages), admettons... Mais dans ce cas, cela ressemble plus à une opinion politique à propos d'un film de propagande qu'à une critique de cinéma!
Un film boulevarsant, magistralement interprété par Isabelle ADJANI ! Quel retour ! Un scénario simple mais très efficace, la tension nous capte dès les premières minutes du film, et nous saisit jusqu'à la fin. On en sort secouer ! Bravooo !!! FILM A NE RATER !
Enfin un film qui a le culot de montrer la violence dans l'éducation nationale. Le sujet est subversif (les gauchistes le traiteront de film réac...) et c'est d'ailleurs pour cela que nous sommes touchés par cette histoire. Une réalisation intelligente( vu le budget) et une Adjani couillue et bourrée de talent qui prend le risque de ce faire descendre par les critiques des inrock et libé. Rien que pour cela ça nous plait.
D'une idée a priori alléchante, Jean-Paul Lilienfeld accouche d'un film désastreux, tant sur la forme que sur le fond !
Le film condense en 1h30 tous les clichés les plus ridicules qu'on puisse imaginer. Les profs sont tous des hystériques au bord de la crise de nerfs, le principal ne pense qu'à la réputation de son collège, les flics sont soit des excités de la gâchette soit des sentimentaux qui tentent de sauver leur mariage, et évidement les jeunes des banlieues sont tous des crétins complètement incultes, racketteurs, misogynes voire même violeurs... Même le plus intelligent fini par prendre à son tour la classe en otage et par demander des dollars au FBI et un avion pour pouvoir s'enfuir en Australie avec sa famille... Dialogues et acteurs font qu'on ne croît de toute façon pas une seconde à la situation de départ. Adjani est la seule à s'en sortir (même si par moments elle sur-joue terriblement). Tout cela enlève toute crédibilité au propos et aux solutions (par ailleurs, totalement ridicule) que tente de proposer le film. Mais "La journée de la jupe" pèche surtout sur la forme, la mise en scène n'est absolument pas réfléchie est d'une platitude absolue, à peine digne d'un épisode de Julie Lescaut.
Sur le même thème je conseillerais donc plutôt les excellents films que sont "Entre les murs" de Laurent Cantet et "L'esquive" d'Abdellatif Kechiche.
Ce long métrage marque le grand retour, après plus de 5 années d'absence, d'Isabelle Adjani sur grand écran et autant dire que celle-ci nous offre une interprétation éblouissante dans le rôle d'une professeur de français à bout de nerfs et qui décide de prendre en otage ses élèves ( qui il faut bien le reconnaître passe pour des incultes de première catégorie ). Cette grande comédienne, qui remportera pour l'occasion son 5ème César de la meilleure actrice, trouve ici un rôle à la mesure de son immense talent où elle est à la fois bouleversante, poignante, émouvante et le tout est filmée avec beaucoup de brio et de finesse de la part d'un Jean-Paul Lilienfeld en état de grâce et qui réalise ici, et à coup sûr, l'un des meilleurs films français de ces dernières années. Il s'agit donc d'un huis-clos extrêmement marquant et passionnant sur certaines séquences ( notamment en ce qui concerne la scène où la prof prend possession pour la première fois du revolver ) et qui est à ne surtout pas rater, d'autant que les adolescents jouant dans ce film s'avère particulièrement brillant dans leurs interprétations ( mention spécial d'ailleurs à Yann Ebongé qui est vraiment étonnant dans le rôle de Mouss, qui est le personnage le plus détestable du récit ). Une grande réussite donc et qui prouve que le cinéma français peut encore nous surprendre très agréablement.
Une prof de français craque et prend en otage sa classe d'ado chahuteurs. Réflexion pertinente sur la violence scolaire et les préjugés, portée par une formidable Adjani.
Une journée comme les autres, une journée de plus dans l'intolérance et les insultes dans une classe de collège. Soudain, un événement fait basculer la journée dans l'extraordinaire. Si on ne croit pas à tout, l'atmosphère est néanmoins bien rendue, la tension dans la salle bien réelle. En ne délaissant jamais l'humour, Lilienfeld fait un film à la fois politique et à suspens. Les élèves, les adultes et Podalydès sont parfaits. Adjani campe à merveille cette prof qui craque, entre ce fameux « respect », mot tant employé qui ne veut plus rien dire, les insultes racistes, sexistes et homophobes, les attitudes insupportables de gamins déjà perdus et les menaces. Qu'aurait-on fait à sa place?
Avec ses 3 premiers films en tant que réalisateur ("XY", "Quatre garçons plein d'avenir" et "HS Hors Service"), on ne peut pas dire que Jean-Paul Lilienfeld ait marqué jusqu'ici l'histoire du cinéma français. Sans doute en sera-t-il autrement avec ce film/téléfilm, marqué par sa tête d'affiche, Isabelle Adjani, et vu par plus de 2 millions de spectateurs lors de son passage sur Arte ! Comme "Entre les murs", auquel on ne peut s'empêcher de penser en voyant "La journée de la jupe", ce film réunira un gros public d'enseignants et sera perçu de façon différente par ce public particulier et les autres, parents d'élèves, élèves ou simplement cinéphiles. Il faut commencer par dire que, globalement, "La journée de la jupe" est quasiment un thriller, c'est-à-dire un film prenant qui laisse assez peu de place à une réflexion immédiate. Lorsqu'à la sortie du film, la réflexion s'installe, on ne peut manquer de trouver l'intrigue quelque peu manichéenne, avec, d'un côté, une prof avec qui on est naturellement en empathie et, de l'autre, les autres profs qui sont presque tous représentés comme des démagos totalement laxistes. Genre prof d'"Entre les murs", justement. Mais revenons au cinéma. La réalisation, est donc, dans le genre thriller, plutôt réussie. Adjani est parfois (souvent) sublime de justesse mais semble, de temps en temps, complètement à côté de la plaque. Jackie Berroyer, d'habitude excellent, n'est pas convaincant dans le rôle du Principal complètement dépassé. Denis Podalydès est excellent dans le rôle d'un policier du RAIS auquel, par ailleurs, on a du mal à croire : trop humain, trop sensible. Malheureusement, on croit beaucoup plus à l'autre policier du RAID, joué par Yann Collette, qui lui, souhaiterait dès le début foncer dans le tas. En résumé : film à voir; on réfléchit après.