Tête de Turc
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2,8
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329 critiques spectateurs

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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2026
En 2010, Pascal Elbé passe pour la première fois de sa carrière derrière la caméra. Il délaisse son registre comique habituel pour proposer un drame social convaincant. Comme un effet papillon, l’agression sauvage d’un médecin urgentiste dans une cité défavorisée va entraîner une cascade d’évènements. Si les thèmes de la misère urbaine, de la rédemption et du pardon sont abordés avec une certaine maîtrise, le choix de suivre une multitude de personnages s’avère besogneux. Ainsi, la multiplication des tranches de vie ne permet pas de développer pleinement les motivations et blessures intérieures de chacun. Davantage de concision aurait certainement évité ce final totalement bâclé. Bref, un thriller sombre et sincère altéré par quelques maladresses.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2026
J'ai trouvé ce premier film de P. Elbé qu'on connait plus comme acteur que réalisateur très bien. C'est un fait divers presque banal, malheureusement, qui va basculer la vie de plusieurs familles, au sein d'une cité et autour. spoiler: Un ado jette un cocktail Molotov sur une voiture, puis pris de remord, va sauver la personne coincé à l'intérieur
. C'est le héros, l'anti-héros et le coupable tout à la fois. P. Elbé nous plonge dans une cité. C'est un médecin qui vient en aide aux gens, peu importe où ils habitent et ce qu'ils sont et font. Mais sa vie va basculer. Son frère policier, interprété par R. Zem, mène l'enquête suite à cet accident qui a faillir couter la vie à son frère. Le scénario est solide, les images parfois fortes, et il n'y a pas de pathos excessif. Bref, c'est bien exécuté et à noter la présence de M. Chaumette, mais aussi la toute jeune A. Exarchopoulos et S. Abkarian et F. Thomassin. en autre. C'est une belle galerie de personnage. Et c'est plutôt ça le coeur du film, des personnages forts et attachants.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 septembre 2015
Après mon cycle western de fin d'été (comprenant "Shane/L'homme des vallées perdues", le premier et second épisode du dollars, l'étonnant et détonnant "Les cruels" avec Cotten, puis le léonien "Il était une fois dans l'ouest"), voici ma rentrée septembre avec "Tête de turc".
Synopsis : un médecin-urgentiste tombe dans le coma suite à un accident causé par des jeunes de quartier. Un flic tenace, un veuf, le médecin-urgentiste, une mère turque et son fils se retrouvent entraînés par les événements... .
Pascal Elbé ("3 amis", "Le cactus"), qui signe ici son premier long-métrage en s'appuyant sur un tragique fait-divers survenu dans un bus à Marseille, nous fait rentrer de plein fouet dans la triste réalité des banlieues, tous les personnages concourant ainsi à un réalisme des plus tranchants. Réalisme transmis également par un rythme nerveux soutenu par un montage fracassant, sans fioriture. On peut remercier le regretté Luc Barnier (qui a également travaillé pour Assayas sur "Carlos", "Place Vendôme" de Nicole Garcia) de s'être casser becs et ongles pendant ce mois et demi qui permit le montage du film en compagnie de son réalisateur Pascal Elbé.
Cette nervosité est d'autant plus palpable que le rendu musical en est le deuxième témoin, le dernier les acteurs. La bande-son, très peu présente, donne une impression générale d'étouffement lors des scènes de poursuite, de cavalcades et d'enquête. Bruno Coulais, le compositeur attitré des documentaires français depuis "Microcosmos" ("Le peuple migrateur", "Océans") fait tout pour nous enbriguer dans l'histoire et les déferlements de fureur des personnages.
Bien que très bien dirigé par le tout nouveau metteur en scène Elbé, les acteurs peinent à s'imposer à l'image du trio Zem ("Vas, vis et deviens")-Abkarian (il a joué pour Barbier dans "Le serpent", a été vu à la télé dans "Les beaux mecs"...)-Elbé qui fait tout pour remonter la barre du réalisme de l'histoire.
Dans le même cadre, le scénario n'arrive pas à garder l'allure qu'il avait prise. Les différents points de vue coupent le fil sans nous tenir en haleine tout le long du film.
Avec tous ces qualificatifs et pour terminer, "Tête de turc" est un polar d'atmosphère que je qualifierai de néo-polar car Elbé fait de ce film policier une étude de mœurs exacte de la société des bas-fonds (Fincher l'a fait mais ne l'a pas jugé dans son "Seven") en insufflant un rythme effréné dans cette double-traque.
Dirigeant ici Zem pour sa première alors que "Mauvaise foi" était le baptême de Roschdy (Elbé jouait également dans le dernier métrage évoqué), Pascal nous envoie tout droit dans le monde de la cité pour nous en sortir grandi.
A vous de constater, spectateurs...
Arthurlamouche
Arthurlamouche

14 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2011
Pour un 1er film, Tête de Turc est plutôt une réussite. On est bien immergé dans ce quartier difficile, Pascal Elbé ne prend aucun parti. Reste que le film manque de rythme et que peut être le fait de savoir qui sauve le médecin dès le début gâche l'ensemble.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2011
Pascal Elbé, acteur injustement coltiné aux seconds rôles, passe de l’autre côté de la caméra en réalisant son tout premier long-métrage, avec Tête de Turc (2010), qu’il a lui-même écrit. Il y dresse une sorte de critique sociale en dépeignant le quotidien d’une cité de banlieue. Des destins qui se croisent, s’entre croisent, mais qui de toute façon, finissent par un drame. Tel un film choral, il s’intéresse à divers protagonistes, tous ayant une importance plus ou moins importante, tous ayant un rôle plus ou moins déterminant au sein de ce polar urbain. Mais en réalité, où a voulu en venir Pascal Elbé ? On ne parvient jamais à savoir ce qu’il cherche à dire, ce qu’il cherche à nous faire comprendre, une œuvre moralisatrice ? Non, mais la mise en scène abuse d’innombrable raccourcis scénaristiques, de zones d’ombre, bref, pas mal de questions restées en suspens une fois le film terminé. Une première réalisation mitigée, imparfaite mais avec une agréable distribution, dont Pascal Elbé partage l’affiche avec Roschdy Zem & Ronit Elkabetz.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2010
Un casting international et métissé qui sentait bon la démagogie... C'est le premier bon point Pascal Elbé évite cet écueil. Pas de leçon de morale, il dénonce mais tape juste, les branleurs des cités en prennent pour leur grade par l'intermédiaire du flic Roshdy Zem (excellent) et les politiques encore plus que les flics (hypocrites et opportunistes). Le scénario passe bien entre les différents protagonistes et offre de bons et beaux portraits, mention spéciale aux femmes que sont les magnifiques Florence Thomassin et surtout Ronitz Elkabetz. Le film est prenant avec un bon suspense même si on est loin du thriller promis, c'est juste un film policier teinté de social. On est seulement déçu par la fin avec deux bémols ; d'abord le fait que le veuf (Simon Abkarian génial, trop court) confond le médecin avec le flic alors que ce dernier tient une arme et vient de tirer juste devant lui ?! Il ne trouve pas ça bizarre une seule seconde ?!... Et lorsque le jeune quitte la prison sa mère et son petit frère ne sont pas là, bizarre ?!... Un bon film, réussit et maitrisé dommage que la fin nous laisse un goût amer.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2010
Déjà scénariste, Pascal Elbé passe pour la première fois derrière la caméra. L'impression d'ensemble de ce premier film est plutôt positive. Quelques défauts n'empêchent pas cependant que l'on passe un très bon moment. Le scénario est bien écrit mais deux choses l'affaiblissent. L'histoire parallèle du personnage joué par Simon Abkarian. Non seulement celui-ci est sacrifié par rapport aux autres et amène une fin mal ficelée. Hormis ces deux éléments le reste est plutôt réussi et l'histoire parvient a être haletante. Bien aidée en cela par une mise en scène rythmée voir musclée en tout cas très maîtrisée pour un premier film. On passe avec aisance du polar au drame familial et au drame social. Une certaine vision de la vie dans les cités de banlieue aujourd'hui. Côté acteurs un sans faute. Roschdy Zem et Pascal Elbé sobres et convaincants. Le jeune Samir Makhlouf s'en sort très bien pour un premier rôle au cinéma. On retrouve avec plaisir des actrices rares comme Florence Thomassin ou Laure Marsac. Mais le plus grand plaisir est de retrouver la magnifique actrice israélienne vivant en France Ronit Elkabetz. C'est pour moi la meilleur partition du film, déchirée entre sa conscience et son désir de voir ses enfants s'en sortir. Un très beau rôle. Elle est magnifique. Pour son premier long métrage, Pascal Elbé arrive tout de même à nous étonner. Son film est solide (malgré quelques défauts). Presque autant réussi sur le fond que sur la forme. On passe en tout cas un bon moment, sans ennui, devant un vrai thriller privilégiant autant l'action que les sentiments. Du bon travail. On attend la suite pour l'acteur/scénariste/metteur en scène avec impatience.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2010
Pour son premier film, Pascal Elbé n'a pas choisi la facilité : comment vivre dans une une banlieue difficile, comment, en tant que flic, y faire respecter la loi sans tomber dans la provocation ni tomber sous la provocation, comment, en tant que médecin, soigner sans être agressé, comment y élever ses enfants, etc. ? Dès le début du film, Pascal Elbé excelle pour installer une tension que l'on va ressentir pratiquement tout du long. Il sait fouiller les visages, fouiller les regards. On s'attache aux personnages, aussi bien Bora le jeune turc, à la fois responsable de l'agression au cocktail molotov d'un médecin pris pour un flic et héros national pour l'avoir sorti de son véhicule en flammes (Samir Makhlouf, assez convaincant), Atom, le flic d'origine arménienne, frère du docteur (Roschdy Zem, toujours excellent), Simon, le toubib (Pascal Elbé, bien dirigé par lui-même), Sibel, la mère de Borat, qui élève seule ses 2 fils (la toujours sublime Ronit Elkabetz) et un tas de rôles plus secondaires interprétés par une pléiade de bons comédiens (Florence Thomassin, Laure Marsac, Simon Abkarian, Monique Chaumette, Annie Grégorio, etc.). Tout du long, le film tourne autour des hésitations de Borat (on me traite en héros mais je sais que j'ai failli tuer un homme !) et des recherches d'Atom qui cherche à venger son frère. Finiront-ils par se rencontrer ? Pour finir, on ne m'enlèvera pas de l'idée que Pascal Elbé a pris un malin plaisir à faire jouer le rôle d'un français d'origine arménienne par un français d'origine maghrébine, une mère turque par une actrice israélienne, un jeune d'origine turque par un jeune d'origine maghrébine, une mère arménienne par une française "de souche" et un veuf qui en veut au médecin d'origine arménienne par un comédien d'origine arménienne. Un film qui refuse le discours moralisateur qu'on aurait pu craindre. Un nouveau réalisateur à suivre.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2010
Un film très intense, émouvant et juste. Très bien réalisé et interprété, le film dresse des portraits de personnages magnifiques. On peut regretter certains creux dans le scénario, mais dans l'ensemble on ne s'ennuie pas !
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2010
Pas mal pour une première oeuvre, mais les bons sentiments (le personnage interprété par le réalisateur est sans doute en voie de canonisation: pas une plainte contre ses agresseurs alors qu'il est à demi paralysé!) ne font pas forcément les bons films. Tout est approché, suggéré mais on reste en surface des histoires qui s'entrecroisent. Il manque un peu de profondeur, et aussi un peu d'ellipse pour ne pas ressembler à une gentille série de télévision. Le rythme nerveux de la présentation des personnages s'essoufle rapidement pendant l'enquête de police, le rétablissement du médecin et les embrouilles des petites frappes de banlieue. L'histoire du veuf éploré est inutile et n'apporte rien de plus au scénario.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2013
Coup d'essai et coup de maître pour Tête de Turc, le premier film écrit et réalisé par le comédien Pascal Elbé. Elbé nous livre un polar social et accessoirement son point de vue sur les banlieues françaises en ayant le bon goût d'éviter les clichés propres aux reportages diffusés sur TF1. Tout part d'un fait divers : un médecin qui intervient dans une cité dont la voiture se fait caillasser avec lui à l'intérieur. Cette agression va provoquer des réactions en chaîne parfois pas toujours très bien maîtrisées par le réalisateur. Prenons l'exemple de la femme du personnage interprété par Simon Abkarian. Celle-ci ne pourra être secourue du fait de l'agression du médecin et décédera dès le début du film ce qui provoquera un sentiment de vengeance de la part du veuf. Mais cette intrigue est clairement sous exploitée et peut-être pas la plus intéressante. Ce n'est qu'au moment où Elbé filme les banlieues qu'il est le plus juste. Il ne juge pas, il montre ce qu'il a vu au moment de l'écriture du scénario. Des flics désabusés, des pompiers, des médecins refusant de pénétrer dans certains quartiers. Des banlieues laissées à l'abandon (pas de commissariat de police, ascenseurs en panne) par les pouvoirs publics, des femmes qui élèvent seules leurs enfants, des familles obligées de déménager devant la violence de certains jeunes. On en sort révolté, en colère un peu contre tout le monde. On constate que depuis les émeutes de Mantes-La-Jolie au début des années 90, celles de Clichy en 2005 ou de Villiers-Le-Bel en 2007, rien n'a changé. La misère sociale s'est amplifiée. C'est peut-être ça le plus violent.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2013
J'ai vu un film... digne des grands polars des années 70, avec une thématique, malheureusement, actuelle. Tous les comédiens crèvent l'écran, quels que soient leurs rôles et leurs personnages. Les dialogues sonnent justes, sont modernes et quotidiens... Pascal Elbé réalise là un petit bijou de précision et de réalisme. Les dialogues sont vraiment de très haut niveau. Ce qui touche dans ce film, c'est l'émergence d'une dimension "morale" mais sans discours manichéen ou moralisateur... On suit le mensonge, comme une boule de neige qui dévale une pente et qui enfle au fur et à mesure pour être trop grosse, et exploser comme une "boule au ventre" devenue trop lourde à supporter. J'ai particulièrement apprécié le jeu de ce jeune comédien, Samir Makhlouf,, très juste et très émouvant. Ronit Elkabetz est une reine. Bravo également à Roshdy Zem et à Pasccal Elbé pour leur magnifique interprétation. Un très beau et bon film, donc...
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2020
« Tête de turc », le premier long métrage de Pascal Elbé (2010), est un film très fort. Dans une cité comme il en existe dans toutes les grandes villes, 2 frères d’origine arménienne travaillent : Atom (Roschdy Zem) est policier et essaie de « mater » la population et Simon (Pascal Elbé lui-même) est médecin pour SOS Médecins et a soigné et « communiqué » avec toutes les personnes de cette cité. Suite à une interpellation par la police, les jeunes de la cité s’embrasent et un cocktail molotov tombe sur la voiture du médecin dont la vie sera sauve grâce à Borat (Samir Makhlouf), un jeune turc.
L’incident prend une ampleur politique nationale et le jeune turc est décoré pour son courage même s’il refuse au début cette médaille « On ne m’achète pas avec une médaille. Non je serai une balance ». L’enquête d’Atom laissera des doutes sur les magrébins interpellés et grâce à son réseau dans la cité, il découvrira la vérité. Sur cette histoire se greffent plusieurs autres histoires : Atom avait un petit frère, Havé, mort noyé à l’âge de 3 ans… histoire tue à Simon par ses parents ; le couple d’Atom vacille du fait de son implication dans son travail ; le copain de Borat qui est au parfum et qui résiste à la tentation d'être une balance ; les dealers qui s’en prennent au jeune turc car la présence de la police fait baisser leur commerce ; un homme dépressif dont l’épouse est morte alors qu’il essayait d’appelé en vain le médecin hospitalisé ; Nina dite « la teigne » qui est la petite amie de Borat et rêve de partir en Turquie ; Sibel (Ronit Elkabetz), la mère courage de Borat et de son petit frère Nuri (le fils du réalisateur) qui pour ne pas porter le voile dans son pays trime en France et espère que grâce à cette médaille, sa famille pourra être régularisée et sortir de cette cité.
La partie policière de ce film est très bien menée même si la fin n’est pas très claire (est-ce le veuf qui tire sur le policier en se trompant de cible ?) mais disons que cela arrange la fin de l’histoire. Hormis également le fait que Sibel et son jeune fils s’installent chez le médecin, ce film sans dimension « moralisatrice », est magistralement mené et montre hélas les désastres créés par la mise à l’écart de toutes ses populations multi-ethniques non intégrées.
allien
allien

113 abonnés 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2010
Ce film,nous montre comment ça se passe dans les banlieux,j'ai bien aimé.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2012
Il est des films qui vous laissent des sentiments mêlés. Tête de Turc est de ceux-là. L'histoire est simple, avec des accents de tragédie grecque. Les personnages se démènent, mais ils restent prisonniers de leurs fidélités et de leur propre image : le flic cherche à venger son frère ; le jeune héros cherche à oublier son geste qu'il n'explique pas ; le copain au parfum résiste à la tentation d'être une balance ; et le veuf désespéré cherche un coupable à son malheur... Tout ce petit monde s'agite dans son bocal, en ne donnant jamais l'impression d'être maître de son destin. Le malheur semble être un fatal engrenage. Quelle image négative de la banlieue ! Cela dit, l'histoire est efficace, et le scénario bien construit. Alors, on se laisse prendre par le récit. Mais cette adhésion n'a pas été complète, en ce qui me concerne. La faute à une fin un peu rapide, mais aussi surtout à un casting discutable (Roschdy Zem en frère de Pascal Elbé, peut mieux faire !). On peut aussi être indisposé par l'angélisme déroutant du scénario : la famille turque du jeune héros est tellement «cosy» qu'on se demande ce qu'il va faire sur les toits ! Trois étoiles, quand même, pour les bonnes intentions du réalisateur Elbé !
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