Porté par un casting solide, un polar social sombre et prometteur mais au final plutôt décevant qui mêle plusieurs trajectoires humaines autour d’un fait-divers violent dans une cité française. 2,25
La doublespoiler: implication du jeune aurait pu donner un excellent film mais le scénario reste simpliste comme le reste… On s’ennuie très vite. Ça manque spoiler: de réflexion, de cogitation, …
En 2010, Pascal Elbé passe pour la première fois de sa carrière derrière la caméra. Il délaisse son registre comique habituel pour proposer un drame social convaincant. Comme un effet papillon, l’agression sauvage d’un médecin urgentiste dans une cité défavorisée va entraîner une cascade d’évènements. Si les thèmes de la misère urbaine, de la rédemption et du pardon sont abordés avec une certaine maîtrise, le choix de suivre une multitude de personnages s’avère besogneux. Ainsi, la multiplication des tranches de vie ne permet pas de développer pleinement les motivations et blessures intérieures de chacun. Davantage de concision aurait certainement évité ce final totalement bâclé. Bref, un thriller sombre et sincère altéré par quelques maladresses.
J'ai trouvé ce premier film de P. Elbé qu'on connait plus comme acteur que réalisateur très bien. C'est un fait divers presque banal, malheureusement, qui va basculer la vie de plusieurs familles, au sein d'une cité et autour. spoiler: Un ado jette un cocktail Molotov sur une voiture, puis pris de remord, va sauver la personne coincé à l'intérieur . C'est le héros, l'anti-héros et le coupable tout à la fois. P. Elbé nous plonge dans une cité. C'est un médecin qui vient en aide aux gens, peu importe où ils habitent et ce qu'ils sont et font. Mais sa vie va basculer. Son frère policier, interprété par R. Zem, mène l'enquête suite à cet accident qui a faillir couter la vie à son frère. Le scénario est solide, les images parfois fortes, et il n'y a pas de pathos excessif. Bref, c'est bien exécuté et à noter la présence de M. Chaumette, mais aussi la toute jeune A. Exarchopoulos et S. Abkarian et F. Thomassin. en autre. C'est une belle galerie de personnage. Et c'est plutôt ça le coeur du film, des personnages forts et attachants.
Il est dommage de narrer ce genre d'histoire, qui sommes toutes, est un sujet, comme un autre, bien que grave, en voulant toujours que ce soit a l'eau de rose. spoiler: Le pauvre gars bien gentil qui a failli tué un gentil docteur, tout en le sauvant également. Pareil avec sa mère "femme bien libre" qui se démène, vivant en HLM . Enfin c'est toujours du copier coller, bien convenu. C'est usant, et peu crédible.
Un sujet difficile sur les cités avec une idée de départ assez bien trouvée. Ensuite, rien de transcendant, de particulièrement original ou bien ficelé. L'adolescent qui joue le rôle principal s'en sort plutôt bien même s'il n'a pas de longues tirades à dire. C'est la fin que j'ai trouvée vraiment pas au niveau du reste et c'est dommage.
Film qui traite malheureusement ce qui se passe actuellement... Roshdy Zem en flic revenchard est convainquant comme souvent. Elbé fait du Elbé mais cette fois il est devant et derrière la caméra et il tient son film en haleine. Simon Abkarian est immense dans le rôle d'un homme désabusé de la mort de sa femme
De bons acteurs pour un mauvais film, des sujets abordés mais non aboutis, c'est pour moi du self scénar, on te donne un début et tu dois t'imaginer la suite à ta convenance. Dommage il y avait du potentiel.
Lorsque Ronit Elkabetz, actrice et réalisatrice israélienne de premier ordre, a du visionner ce film francais dans lequel elle avait tourné, elle n'a sans doute pas été estomaquée par le talent de Pascal Elbe comme réalisateur.
Film sur " la banlieue ' à problème, le scénario à travers l'agression d'un médecin par une bande de voyous dans une "cité " est à l'image de " tête de turc" : un ratage complet.
La réalisation est au niveau de " la qualité française " qui fleurit depuis une bonne décennie sur les écrans français : elle ne présente aucun intérêt.
Pour chercher un point positif au film, on retiendra la prestation de R. Zehm. Même Ronit Elkabetz, au vu du canevas qu'on lui offre est presque transparente : c'est dire l'exploit de Pascal Elbe !
L'acteur-realisateur est peut-être encore plus déficient ici que dans son travail de mise en scène. Pourtant avec un casting de haute tenue on était en droit d'espérer un minimum, même pas atteint ici.
Le film fut nominé aux césars 2011 dans la catégorie " meilleur premier film" ou il n'obtint pas le prix. Mais même cette sélection est complètement imméritée.
Les aficionados de Roschdy Zhem et de Ronit Elkabetz pourront jeter un œil au film, les autres passeront leur chemin sans craindre d'avoir manqué un pièce maîtresse du cinéma.
Ceux intéressés par le thème développé ici visionneront avec plus de profit " Dheepan" de Jacques Audiard, " les misérables " de lajdy Ly , voire " la haine" de Kassovitz, (liste non exhaustive ).
« Tête de turc », le premier long métrage de Pascal Elbé (2010), est un film très fort. Dans une cité comme il en existe dans toutes les grandes villes, 2 frères d’origine arménienne travaillent : Atom (Roschdy Zem) est policier et essaie de « mater » la population et Simon (Pascal Elbé lui-même) est médecin pour SOS Médecins et a soigné et « communiqué » avec toutes les personnes de cette cité. Suite à une interpellation par la police, les jeunes de la cité s’embrasent et un cocktail molotov tombe sur la voiture du médecin dont la vie sera sauve grâce à Borat (Samir Makhlouf), un jeune turc. L’incident prend une ampleur politique nationale et le jeune turc est décoré pour son courage même s’il refuse au début cette médaille « On ne m’achète pas avec une médaille. Non je serai une balance ». L’enquête d’Atom laissera des doutes sur les magrébins interpellés et grâce à son réseau dans la cité, il découvrira la vérité. Sur cette histoire se greffent plusieurs autres histoires : Atom avait un petit frère, Havé, mort noyé à l’âge de 3 ans… histoire tue à Simon par ses parents ; le couple d’Atom vacille du fait de son implication dans son travail ; le copain de Borat qui est au parfum et qui résiste à la tentation d'être une balance ; les dealers qui s’en prennent au jeune turc car la présence de la police fait baisser leur commerce ; un homme dépressif dont l’épouse est morte alors qu’il essayait d’appelé en vain le médecin hospitalisé ; Nina dite « la teigne » qui est la petite amie de Borat et rêve de partir en Turquie ; Sibel (Ronit Elkabetz), la mère courage de Borat et de son petit frère Nuri (le fils du réalisateur) qui pour ne pas porter le voile dans son pays trime en France et espère que grâce à cette médaille, sa famille pourra être régularisée et sortir de cette cité. La partie policière de ce film est très bien menée même si la fin n’est pas très claire (est-ce le veuf qui tire sur le policier en se trompant de cible ?) mais disons que cela arrange la fin de l’histoire. Hormis également le fait que Sibel et son jeune fils s’installent chez le médecin, ce film sans dimension « moralisatrice », est magistralement mené et montre hélas les désastres créés par la mise à l’écart de toutes ses populations multi-ethniques non intégrées.
Tête de turc est un excellent film, prenant et émouvant . Le scénario est parfait, les acteurs encore plus (Roschdy Zem est encore une fois impeccable mais comme toujours dirais-je) et vraiment je recommande ce thriller à tous. Moi je n'ai pas vu le temps passer !
Pascal Elbé nous sort ici un grand moment ciné... Une œuvre cinématographique surprenante où se mêlent un vrai synopsis et des faits sociaux. Intriguant jusqu'à la fin.
Apologie caractérisée du "vivre ensemble" qui aurait pu également s'appeler "ma racaille est un héros" en plus d'être une "victime" bien entendu. Victime de l'affreux monde dans lequel nous vivons, la faute à l'Etat qui a parqué ces pauvres jeunes dans leurs banlieues craignos. Après tout, si la racaille veut "rôtir" un médecin dans sa Golf, elle a juste ses raisons, elle est "vénère" : qui sommes-nous pour juger ? juste des vilains méchants qui recherchent toujours une "tête de Turc" bien sûr !
Vivons ensemble donc, Turcs et Arméniens, le coeur sur la main : tu as voulu me tuer mais tu m'as sauvé de la grillade in extremis. Une simple anicroche quand on se fait "contrôler six fois par jour" dans la "Cité". Cela n'est juste que la propagande "Heal the world" repoussante d'hypocrisie mais le film a d'autres problèmes comme ses effets de manches permanents, ses incohérences et ses ellipses, sa lenteur et Roschdy Zem, notre Statham national, aussi crédible en Arménien que George W. Bush en Président des Etats-Unis.
On regarde jusqu'au bout quand même, hypnotisé par cet angélisme rampant sans morale aucune et ne parvenant pas à y croire.
"Tête de turc" (2010) rediff sur Numéro 23 le 04.10.2015 Pour son premier long métrage, Pascal Elbé, à vouloir tout faire lui-même (réalisation, scénario, acteur) a tout loupé et ce pseudo film est ennuyeux au possible ! On a droit aux clichés habituels sur la banlieue tournés vraisemblablement avec un petit budget : c'était chronique d'un bide annoncé et c'est ce qui passé avec pas même 300 000 spectateurs en salles. Heureusement, Ronit Elkabetz qui joue le rôle de la mère de l'adolescent, met un peu d'humanité dans cette aventure de castagnes peu convaincantes. A éviter comme les zones d'habitat dites sensibles ou de non-droit ou Police, Médecins et Pompiers ont déserté ! willycopresto
Après mon cycle western de fin d'été (comprenant "Shane/L'homme des vallées perdues", le premier et second épisode du dollars, l'étonnant et détonnant "Les cruels" avec Cotten, puis le léonien "Il était une fois dans l'ouest"), voici ma rentrée septembre avec "Tête de turc". Synopsis : un médecin-urgentiste tombe dans le coma suite à un accident causé par des jeunes de quartier. Un flic tenace, un veuf, le médecin-urgentiste, une mère turque et son fils se retrouvent entraînés par les événements... . Pascal Elbé ("3 amis", "Le cactus"), qui signe ici son premier long-métrage en s'appuyant sur un tragique fait-divers survenu dans un bus à Marseille, nous fait rentrer de plein fouet dans la triste réalité des banlieues, tous les personnages concourant ainsi à un réalisme des plus tranchants. Réalisme transmis également par un rythme nerveux soutenu par un montage fracassant, sans fioriture. On peut remercier le regretté Luc Barnier (qui a également travaillé pour Assayas sur "Carlos", "Place Vendôme" de Nicole Garcia) de s'être casser becs et ongles pendant ce mois et demi qui permit le montage du film en compagnie de son réalisateur Pascal Elbé. Cette nervosité est d'autant plus palpable que le rendu musical en est le deuxième témoin, le dernier les acteurs. La bande-son, très peu présente, donne une impression générale d'étouffement lors des scènes de poursuite, de cavalcades et d'enquête. Bruno Coulais, le compositeur attitré des documentaires français depuis "Microcosmos" ("Le peuple migrateur", "Océans") fait tout pour nous enbriguer dans l'histoire et les déferlements de fureur des personnages. Bien que très bien dirigé par le tout nouveau metteur en scène Elbé, les acteurs peinent à s'imposer à l'image du trio Zem ("Vas, vis et deviens")-Abkarian (il a joué pour Barbier dans "Le serpent", a été vu à la télé dans "Les beaux mecs"...)-Elbé qui fait tout pour remonter la barre du réalisme de l'histoire. Dans le même cadre, le scénario n'arrive pas à garder l'allure qu'il avait prise. Les différents points de vue coupent le fil sans nous tenir en haleine tout le long du film. Avec tous ces qualificatifs et pour terminer, "Tête de turc" est un polar d'atmosphère que je qualifierai de néo-polar car Elbé fait de ce film policier une étude de mœurs exacte de la société des bas-fonds (Fincher l'a fait mais ne l'a pas jugé dans son "Seven") en insufflant un rythme effréné dans cette double-traque. Dirigeant ici Zem pour sa première alors que "Mauvaise foi" était le baptême de Roschdy (Elbé jouait également dans le dernier métrage évoqué), Pascal nous envoie tout droit dans le monde de la cité pour nous en sortir grandi. A vous de constater, spectateurs...