Avis : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu - Page 6
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu
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Penny-Lane
25 abonnés
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1,5
Publiée le 1 novembre 2010
Ce film me fait penser à un après-midi chez ma grand-mère : on y est bien reçu, on n'y mange pas trop mal, mais au final on entend toujours les même rengaines et rien dans le décor n’a changé d’un iota. Au fameux « bruit et fureur » j’opposerais « ennui et poussière ».
Loin d'être le meilleur Woody Allen de ces dernières années, mais loin d'être déplaisant non plus grâce à un savant petit vaudeville londonien mené par d'excellents acteurs. La morale de l'histoire est tout de même on ne peut plus classique et la plupart des fils du scénario manquent un peu de profondeur. Pas génial, pas mauvais non plus, pas mal quoi !
Une comédie plutôt classique aux interprètes sans défauts. Des personnages piégés par leurs petites vilenies quotidiennes qui se retournent contre eux avec une méchanceté déconcertante. Woody Allen ne les épargne pas et on jubile avec lui. Seule la naîveté, voire la bêtise, serait salvatrice dans ce monde de brutes calculatrices.
Woody Allen continu une fois de plus ses marivaudages, on a même arrêté de les compter tant ces derniers sont nombreux dans sa riche filmographie (40 films en 40 ans de cinéma). Mais cette fois-ci, Woody Allen montre quelques signe de relâche, avec un scénario piochant ici et là à travers ses nombreux films, notamment avec Harry dans tous ses états (1998), Match Point (2005) ou avec le récent Whatever Works (2009). Un scénario qui n'a certes rien de très original mais le film en lui-même en fait abstraction grâce à son casting à la fois riche et parfaitement dirigé, entre Josh Brolin, Naomi Watts, Antonio Banderas, Anthony Hopkins, l'hilarante Gemma Jones et enfin, la pimpante Freida Pinto. Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010) est une comédie amusante, dans l'air du temps, saupoudrée de répliques piquantes digne du réalisateur.
J'avais jusqu'ici aimé tous les films de Woody Allen que j'avais pu voir... Il faut croire que tout a une fin. Car même si cette étoile peut paraître un peu sévère dans la mesure ou ce « Vous allez rencontrer... » nous offre tout de même quelques scènes bien senties et intelligentes (la scène finale à l'hôpital notamment), elle n'est pas pour autant injustifiée. Histoires loin d'être captivantes, personnages beaucoup moins complexes et subtils qu'à l'accoutumée, rythme souffreteux... Mais où est passé le Woody Allen de « Manhattan » et de « Annie Hall », ou plus récemment de « Match Point », « Scoop » et « Whatever Works », l'intelligence, la malice ou l'inventivité qui caractérisait chacun d'eux? Ici, nous avons simplement droit à un cynisme simplet (nous sommes loin de Mankiewicz) et à un petit propos sur les possibles conséquences de l'adultère. Heureusement que l'excellent « Minuit à Paris » saura six mois plus tard nous redonner foi en l'ami Woody, preuve que le talent du cinéaste New-Yorkais n'a pas disparu, simplement déserté le temps d'un film raté. Cela peut arriver, comme on dit.
Comme tous les ans à pareille époque revoici l'automne et un nouveau film de Woody Allen. Même si elle n'est pas désagréable, on peut dire que cette comédie restera mineure dans sa filmographie. Certainement son film le moins percutant de ces dernières années. Retour à Londres après un passage à Barcelone et à New York. Le casting, brillant, sauve l'ensemble qui n'est finalement qu'une succession de saynètes plus ou moins drôles, plus ou moins graves. Mais beaucoup moins drôle, moins caustique et beaucoup moins émouvant que dans Whatever works par exemple. Naomi Watts est toujours aussi belle et toujours aussi excellente. Elle illumine le film. Son opposée en brune, Freida Pinto (Slumdog millionaire, Miral) est aussi très bien, et encore plus belle. Elle va vite éclipser, à mon avis, les beautés brunes que son Penelope Cruz ou autre Salma Hayek. A leurs côtés le grand Anthony Hokpins, les excellents Josh Brolin, Antonio Banderas, Gemma Jones et Lucy Punch, une vraie révélation. Pas le meilleur Woody Allen donc, mais on est indulgent. On passe tout de même un bon moment, même s'il est très vite oublié en sortant de la salle...Rendez-vous dans un an à Paris...
On ne l'attendait pas vraiment, le dernier film de Woody... Chaque année, c'est à peu près la même chose : générique d'ouverture sur fond de musique jazzy ; casting bankable avec les stars du moment ; intrigue s'attardant sur les coucheries d'une poignée de personnages interchangeables de films en films ; réalisation plate, aux confins du sitcom télévisuel ; références culturelles ponctuées par une voix-off sarcastique... Woody Allen fait donc du Woody Allen, fidèle à ses marques de fabrique. Sa cuvée 2010 fleure bon le Beaujolais Nouveau : on l'avale sans trop prendre son temps, sans réel enthousiasme, sans réelles surprises, donc. Aucune originalité dans la mise en scène, cette dernière témoignant d'une paresse plus qu'inquiétante... Mais bon. Parce qu'on aime bien le petit bonhomme aux lunettes cerclées de noir ; parce qu'on le trouve sympathique ; parce que les acteurs sont - quant à eux - tous excellents on continue de sourire face à cette productivité qui s'essouffle de plus en plus. Emballé-timbré-expédié, le dernier Woody passe comme une lettre à la poste... un peu comme les cartes de voeux annuelles, d'une certaine façon.
C'est le Woody Allen de l'année et si, cette fois, on passe encore un bon moment, ce n'est toutefois pas un chef d'oeuvre! Le scénario, les acteurs, les décors, la mise en scène sont encore un fois dignes d'éloge. Mais nous sommes restés sur notre faim: pas de rebondissement étonnant, pas de mystère, mais un dou ronron qui aurait presque fini par nous endormir.
Moins corrosif que le précédent film de Woody Allen, celui-ci repose cependant sur des bases communes le grain de folie en moins ... Pourtant, ce film a des qualités et se démarque grâce à son casting, notamment Naomi Watts et Anthony Hopkins un brin au-dessus. Freida Pinto, Antonio Banderas ou bien Lucy Punch sont eux plus discret mais réussissent leurs passages. Un film mineur dans la filmographie de Woody Allen mains néanmoins très agréable et divertissant.
Un Woody Allen, un de plus pourrait on dire tant on peut avoir l'impression qu'il refait toujours le même film, avec les mêmes thèmes, les mêmes angoisses et insatisfactions, la même interrogation sur le sens de la vie et les mêmes inévitables scènes de dialogue intello branché et trop longs. Tout ceci passe par des personnages et des tranches de vie avec souvent l'amour et le couple au centre de ses obsessions. Ce film n'échappe pas à la règle et au travers d'un casting 5 étoiles propose diverses approches, divers schémas, divers âges avec ici des inter relations fortes puisque se concentrant sur les membres d'une même famille. L'intérêt scenaristique est assez mineur et ce sont les interprétations qui ressortent avec comme bouffée d'oxygène la non présence de Woody Allen comme acteur, celui ci étant souvent le plus bavard, énervant et pas forcément talentueux à changer de registre. On retiendra la forte présence et l'engagement de Noemi Watts, la lumière qu'apporte la sublime et superbe Freida Pinto et le numéro drôle et pathétique d'Anthony Hopkins en homme mur qui ne veut pas vieillir et qui se retrouve pris à son propre piège. Agréable sans être indispensable, de belles prestations d'acteurs, bref comme beaucoup de Woody Allen qui privilégie la quantité à la rareté et sans doute à l'excellence hormis quelques exceptions.
Mais c’est quand même incroyable d’avoir dans son casting des gens aussi formidable qu’Antony Hopkins, Naomi Watts ou Josh Brolin et de ne leur donner qu’un scénario plat et sans saveur à se mettre sous la dent. J’ai très peu rit devant ce film, ce qui est quand même le comble pour une comédie de Woody Allen ! Au moins a-t’il évité l’écueil habituel de certains de ses films, à savoir le flot continu de paroles et les longues diatribes philosophico-misanthropes, et je lui fais crédit de cela… Mais pour ce qui est du reste, non je n’adhère pas… Les situations sont cocasses mais pas franchement inédites, les dialogues ne font pas mouche. Les intrigues les plus intéressantes sont laissées en plan à la fin du film (quid de l’écrivain voleur de manuscrit ? Et comment Alfie va de dépêtrer de sa jolie bimbo infidèle ?). S’il y a une morale ou un film conducteur à toutes ces aventures sentimentales qui tournent mal, lequel est-ce ? J’ai vu ce film il y a moins de 24h et j’en ai déjà un souvenir brumeux, quelle déception ! J’espère vraiment que le prochain Woody Allen sera à la hauteur de sa réputation parce que j’aimerais bien retrouver enfin le Woody Allen de « Match Point »…
Quittant Manhattan, Woody Allen retourne à Londres où il n’est pas aussi à l’aise pour nous conter ses histoires. Coomme d’habitude, il y en ici plusieurs, qui se croisent avec un réel bonheur dans la première demi-heure du film, plaisante et qui met l’eau à la bouche. Malheureusement, les choses se gâtent par la suite et la fin ne tient pas les promesses du début. Déplorons tout d’abord l’utilisation excessive d’une voix off redondante et qui ne fonctionne pas, au contraire d’autres films de Woody où le procédé était employé et où il apportait vraiment quelque chose d’intéressant par un effet de distanciation bienvenu. Le problème est qu’ici la distanciation est si grande qu’elle finit par être perçue comme une forme de mépris. Sensation encore accrue quand, alors que l’on attend avec curiosité un dénouement original aux situations pour le moins périlleuses dans lesquelles les personnages sont plongés, Woody Allen (mépris ou paresse ?) nous laisse le soin de finir nous mêmes en proposant une conclusion qui n’en est pas une, à la vague philosophie répétitive à base de fantômes et de métempsychose. Certes, les images, toujours à dominance sépia, sont souvent magnifiques et Naomi Watts est aussi belle que bonne comédienne, donnant à son personnage une réelle épaisseur psychologique. Mais, dans ce petit intermède, les autres caractères sont trop peu creusés, les situations insuffisamment poussées, l’humour fonctionne trop souvent à vide et on a finalement l’impression que Woody - tel le personnage joué par Anthony Hopkins - est bien essoufflé. Quoi qu’il en soit, il nous livre là son film le plus faible depuis bien longtemps (au moins depuis Le Rêve de Cassandre) et une véritable déception après le merveilleux Whatever Works qui nous avait enchantés il y a un an.
Woody Allen est increvable... Son dernier que j'étais allé voir était l'imbuvable et bavard "Vicky Cristina Barcelona". Le précédent, le génial "Match Point". La filmographie de Woody est inégale, c'est un peu le problème... Bonne nouvelle, ce cru 2010 rentre dans la catégorie de ses bons films. Le réalisateur fait preuve d'une aisance incroyable à raconter une histoire simple mais limpide, en captivant le spectateur du début à la fin. Léger, revigorant et servi par un prestigieux casting, "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu", malgré le sombre destin de la plupart des protagonistes, reste un beau moment de cinéma.
Woody Allen parle à nouveau de couples new yorkais qui cette fois se bercent tous d'illusions pour échapper à la réalité des déceptions de la vie. Une tristesse des destins dynamisée par son sens de la comédie. Une ironie moins mordante que d'autres de ses films, mais toujours efficace. Tous les personnages de ce film courent après ce qu'ils pensent leur manquer et Woody Allen n'est pas tendre avec eux. Il y a bien sûr quelques clichés "alleniens", mais peu importe. Quand on va voir un des ses films, on sait que l'on va retrouver le charme de son écriture même si certains sont plus réussis que d'autres.