5317 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
363 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
111 critiques
3
151 critiques
2
60 critiques
1
19 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CH1218
282 abonnés
3 270 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 21 avril 2018
En 1820, le baleinier Essex fait naufrage suite à sa rencontre fatale avec un cachalot. Une histoire vraie qui inspira Herman Melville pour écrire son célèbre « Moby Dick ». Et même si le film ne restera pas dans les mémoires, Ron Howard a fait du bon boulot : son épopée maritime tragique est intéressante, bien interprétée et servie par des effets spéciaux immersifs,
La force du film ne se trouve donc pas dans son intrigue conformiste. Elle réside dans la prouesse technique de sa mise-en-scène sensationnelle qui tient sa promesse et plonge bel et bien le spectateur au cœur de l’océan.
Le réalisateur américain relève l’énorme challenge technique d’un tournage complexe et passe le baptême de la 3D haut la main, avec l’aide de son talentueux chef opérateur.
« Au Cœur de l’Océan » est un très bon et beau film d’aventure. L’intrigue évolue au fur et à mesure de l’évolution de l’histoire. Les personnages évoluent également, faisant face à des décisions difficiles et pénibles. Le rythme est bon, les effets spéciaux sont impressionnants. Les reconstitutions, bateaux, décors, vêtements sont remarquables. Une belle histoire, profondément humaine. Un très bon divertissement à ne pas bouder …
Qui est partant pour une bonne vieille partie de pêche à la baleine aussi gigantesque que ses portées métaphoriques ?
Plutôt qu'une nouvelle adaptation de "Moby Dick", Ron Howard choisit de nous raconter "l'histoire derrière l'histoire", c'est à dire le récit a priori véridique du navire Essex et de son équipage qui, en 1821, ont croisé la route d'un cétacé au caractère bien trempé. À l'écran, ces faits prennent la forme d'une confession du dernier survivant de l'Essex à un certain Herman Melville persuadé qu'il tient, à travers cette histoire, son futur chef-d'œuvre littéraire.
Cette façon d'aborder le mythe de Moby Dick a autant de qualités que de défauts : si l'aspect "véridique" (et donc qui se veut réaliste) de ce récit renforce un peu plus la fascination que l'on peut avoir pour cet équipage confronté à un cachalot blanc qui a visiblement une dent contre les humains qui massacrent ses congénères, il empêche hélas cette histoire d'avoir autant de possibilités d'interprétation que le célèbre livre de Melville, la réduisant à sa plus simple portée : l'aventure humaine.
Mais une aventure humaine ô combien passionnante et éprouvante traversée de moments saisissants que la caméra de Ron Howard sait véritablement mettre en relief et portée par un duo antagoniste Chris Hemsworth/Benjamin Walker en grande forme ( mais peut-être pas exploité à son maximum).
Un autre souci réside dans la construction très classique en flashbacks du récit entraînant toute une série de va-et-vient temporels qui ne vont avoir de cesse de casser le rythme du film et de l'empêcher d'insuffler le souffle épique qui aurait dû le traverser en permanence. De plus, ce sentiment de progression en dents de scie du long-métrage sera renforcé par un trop grand nombre de facilités agaçantes (une relation père/fils de substitution pas très subtile entre le narrateur et le héros, un personnage au combien irritant et aux réactions pas crédibles pour un sou (le cousin), etc) désamorçant constamment les moments où le film pourrait se complexifier davantage dans des directions plus intéressantes.
Au final, Ron Howard nous offre tout de même un indéniable vrai bon moment de cinéma "à l'ancienne" souvent captivant mais dont le classicisme l'enferme hélas dans le simple divertissement efficace aux sous-propos qui auraient mérité un meilleur développement.
Basé sur la légendaire Moby Dick, ce film n’impressionne pas pour son réalisme visuel de reconstitution de l’ancienne ville de pécheur ou pour ses scène d'actions aquatiques. La graisse de baleine, on comprend à quel point elle était leur or ou leur pétrole à l’époque, de l’élément de fabrication du plus utile au moins utile des éléments bien sûr. Tout commence à être intéressant au moment où ils embarquent enfin, le quotidien sur un navire de l’époque, aucun effet de reconstitution. Ça devient légèrement gênant quand ils tuent la première baleine et lorsque çà dégouline de partout mais bon, c’est les conditions de l’époque. Puis arrive la légende, immense par sa taille et sa puissance. Qui explose toute la coque de droite à gauche. Seul bémol, pas assez de passage du monstre à mon goût, seul une grosse scène ou est détruit le navire dans son intégralité est très prenante. Puis le chavirement de l’équipage, une tension palpable quant au sort de chacun. Le maquillage est parfait, la peau sur les os, elle vous colle au visage et vous irrite à en crever. Une manière d'être filmer très bonne. Un grand moment donc certes long mais certes bon et très bien fait, aussi bien visuellement qu’auditivement parlant. Pour ma part, je connais Moby Dick grâce à un dessin animé des années 2000 « Moby Dick et le secret de mu » ou un fameux capitaine de navire, mais plus récent cette fois ci, est à sa poursuite.
Le réalisateur n’a pas fait dans la simplicité en abordant cette génèse de « Moby Dick ». En effet l’histoire est racontée par l’un des survivants de l’expédition (après moultes hésitations de sa part) à l’auteur du livre à savoir Herman Melville en personne. Le film est donc long à démarrer. De plus dès les premières images j’ai trouvé la photographie exécrable : sombre et pas naturelle du tout. Les premières scènes en mer sentent le déjà-vu. Heureusement, côté casting il y a du beau monde dont Chris Hemsworth (Thor), Tom Holland (Spider-Man), et Cillian Murphy (Thomas Shelby dans la série « Peaky Blinders »). Mais surtout, à compter de l’attaque de la baleine blanche puis de ses terribles conséquences, le film gagne énormément en intensité malgré des défauts visuels toujours présents. Bref, si ce n’est pas le grand film attendu (au vu de son sujet), au final l’émotion est bien là.
Les films de Ron Howard s'ils n'ont jamais été des chefs d'œuvre ne sont jamais non plus inintéressants, trouvant souvent leur public. C'est cette voie moyenne sans grande folie qui permet au réalisateur autrefois acteur de second plan sans grande envergure d'avoir les faveurs des producteurs hollywoodiens toujours un peu frileux quand il s'agit de manier des budgets colossaux. Cette revisite du mythe de Moby Dick via le fait divers (le naufrage du baleinier l'Essex en 1820) aux origines du livre le plus célèbre d'Herman Melville symbole de la soif de conquête inextinguible de l'homme est une voie détournée pour s'attaquer au mythe par une face moins abrupte sachant que le grand John Huston, lui-même aventurier devant l'éternel, s'y était un peu cassé les dents sans toutefois démériter. Il faut dire que le propos du roman exalté et jusqu'au-boutiste n'est sans doute plus de mise en cette période où l'homme mis devant le fait accompli culpabilise enfin face aux ravages qu'il inflige tous les jours à son environnement. Le scénario inspiré du roman de Nathaniel Philbrick paru en 2000 narrant les faits ayant inspiré Melville, offre une voie moyenne tout à fait dans les cordes de Ron Howard qui n'est jamais aussi bon que dans la recherche de l'équilibre et du compromis. Certes l'homme du XIXème siècle chassait la baleine mais il n'avait pas encore le pétrole pour se chauffer où s'éclairer (cela ne l'a d'ailleurs pas empêché de continuer le massacre une fois l'exploitation de l'or noir entamée). Une excuse qui bien sûr ne tient plus de nos jours. Tentant parfois naïvement d'édicter une règle de bonne conduite à travers les leçons à tirer des excès des générations anciennes, le scénario habilement construit mais aussi un peu racoleur permet à Howard de proposer une synthèse référentielle de trois évènements tragiques mémorables du début du XIXème siècle. La révolte à bord du Bounty (1788) tout d'abord dont trois films hollywoodiens célèbres se sont emparés pour magnifier le combat d'influence homérique entre le capitaine Bligh et le lieutenant Christian Fletcher, le naufrage de la Méduse (1816) ensuite immortalisé par le tableau de Théodore Géricault et enfin le naufrage de l'Essex en 1820 percuté par un cachalot qui s'était lui aussi terminé en cannibalisme. Chris Helsworth qu'Howard connaît bien pour l'avoir glissé dans la peau du pilote de Formule 1 James Hunt ("Rush" en 2013), rival de Niki Lauda, nouveau héros charismatique des films d'heroic fantasy ("Thor", "Blanche Neige et le chasseur", "Avengers") incarne à lui seul la quête de rédemption de l'homme qui dans un combat final pathétique peut lire dans l'œil torve de la grande baleine blanche qui le contemple tout le mal injustement perpétré au règne animal qui est aussi le sien . Un parti pris sans doute un peu mièvre pour certains qui ne donne pas la place centrale au monstre blanc Moby Dick qui ne trouvait sa force symbolique qu'attaché au capitaine Achab venu le retrouver, assoiffé de vengeance après lui avoir laissé sa jambe. Reste une composition tout à fait honorable, relativement sobre dans son traitement, aux effets spéciaux complètement maîtrisés et à la photographie magnifique (Anthony Dod Mantle chef opérateur récurrent de Danny Boyle et Lars Von Trier) qui offre des vues de ports inspirées des plus grands peintres de marine (Joseph Vernet, Gustave Courbet ou Ivan Aïvazovski). A la vision de ce travail honnête, on peut tout de même regretter le petit manque de folie de Ron Howard qui le laisse en marge des plus grands.
Ce film n'a pas d'âme. Les scènes filmées sur fond vert se voient trop. Difficile d'accrocher et l'histoire n'a que peu d'interet. Mais où est passé Ron Howard ?
Au coeur de l'océan produit par Ron Howard est un film d'aventure tire d'une histoire vrai. Rien a redire sur la réalisation,toutefois,le manque de diversité au niveau de l'histoire pénalise légèrement la note de ce film.
En préférant à une nouvelle adaptation du roman de Herman Melville celle de l’ouvrage de Nathaniel Philbrick consacré à sa genèse, et notamment à l’« histoire vraie » qui aurait inspiré le romancier, Ron Howard affirme d’entrée de jeu sa volonté de s’écarter du symbolisme littéraire pour se raccorder à la concrétude d’un vie de labeur passée en mer. La trajectoire métaphysique d’Ismaël mute ici en mise à l’épreuve physique d’Owen Chase, commandant en second interprété avec conviction par Chris Hemsworth, soucieux de traquer les cachalots pour leur graisse et en tirer l’argent nécessaire à la survie des siens. Pourtant, le réalisateur se fourvoie complètement et livre une mise en scène clipesque qui se révèle incapable de faire durer un plan plus de cinq secondes ; celle-ci produit une artificialité dommageable, augmentée par les trucages numériques grossiers et souvent hideux. Le discrédit est complet : comment croire en la véracité d’une expédition aussi boursouflée, gonflée par la musique épique de Roque Baños ? Le pire étant ce tic de réalisation qui capte en gros plan des actions ou des objets – nous observons souvent ce tic dans des productions téléfilmiques culturelles de reconstitution historique. Gage de vérité, à n’en pas douter… En résulte une production sans âme qui applique le cahier-décharge de la survie en pleine mer : rivalité entre hommes sur fond d’insubordination et de privilèges liés à la naissance, tempête très violente, apprentissage du jeune mousse qui se fait d’ailleurs narrateur de l’histoire etc. Le radeau de la Méduse n’est pas loin, quoiqu’il ne bénéficie pas d’une écriture des personnages soignée. Comment, en effet, nous attacher à l’équipage lorsqu’on ne voit jamais celui-ci dans son quotidien ? Les ellipses condensent l’action, seul intérêt poursuivi par ce long métrage médiocre. Qu’importe l’« histoire vraie », notion tant prisée aujourd’hui : la fiction est bien plus grande, bien plus puissante, bien plus profonde que cet Heart of the Sea lacunaire. Relisons Melville.
Film vu en avant première. En y allant, je ne m'attendais à rien, si ce n'est à aller voir un film de Ton Howard. J'ai donc vu, forcément, une oeuvre grandiose! Les effets spéciaux sont géniaux (et pour une fois, je trouve la 3D extraordinaire et nécessaire). L'histoire, le récit, tout se déroule sous nos yeux de spectateurs ébahis, sans aucun temps mort. Le jeu des acteurs est bluffant. Bref... à ne pas louper !!!
"Au Coeur de l'Océan" est plutôt très bon sur les effets spéciaux, l'histoire et la mise en scène : on a du suspense, on a (un peu) peur de se prendre un coup de queue de cachalot (!), les décors sont superbes, on s'en fait pas trop trop trop pour les héros car finalement on ne nous les rend pas forcément très attachants. Oups... je commence à dériver sur ce qui ne va pas dans ce film... à l'inverse en effet, le film est trop froid, trop (mais alors troooooooooooooooooooop) lent et long. Au final, un film bien ficelé mais sans plus. Personnellement j'aurais aimé plus qu'un film en surface. Rien de mémorable donc.
Ce n'est pas, bien sûr, une "catastrophe" au niveau du "spectacle" en lui même mais je fus déçue car je ne m'attendais pas à un film qui finalement ne m'a pas apporté grand chose...
On ne s'ennuie pas (quoique....) mais, surtout, il n'y a pas d'émotion véritable. Je n'ai eu aucune empathie pour les "héros"... Les scènes avec la baleine, les éléments déchaînés, ne sont impressionnantes que si on parvient à être encore bluffé par les images de synthèse... Les tons beaucoup trop accentués dans les éternels "bleus & verts" pour "faire vrai" apparaissent bien souvent, tout de même, plus sortis d'un ordinateur que d'une mer vraiment agitée surtout sans artifices.......
L'originalité du film est qu'il expose (en gros) la véritable histoire du baleinier l'Essex dont le naufrage inspirera la version "romancée" "Moby Dick".
La présence au casting de Chris Hemsworth, Benjamin Walker et Cillian Murphy, si elles sont inévitablement plutôt séduisantes pour un public de "fans", sont insuffisantes pour faire un film réussi.
Ron Howard, à mon goût, avait réussi à tirer bien mieux, notamment de Chris Hemsworth, dans le film "Rush" en 2013, où il incarnait brillamment le pilote James Hunt (face à Daniel Brühl qui interprétait Niki Lauda).
Bref, un film qui n'a certainement pas manqué de moyens, mais ça ne fait pas tout.....
4/5 Un film à grand spectacle qui nous offre un duel homme/cachalot des plus spectaculaire. Les acteurs sont très convaincants, à commencer par Chris Hemsworth qui campe un Owen Chase charismatique. Il est également bien épaulé par Benjamin Walker, Cillian Murphy ou encore Tom Holland. Les effets spéciaux sont réalistes et assez bluffant et la 3-D est plutôt de bonne facture.