Fish Tank est un film que l’on gardera en tête pendant de longues périodes grâce à une qualité qui se fait de plus en plus rare de nos jours : la sobriété. Le film ne dépasse jamais les limites qu’il s’était fixé, il reste humble jusqu’à la toute dernière seconde et ne tombe pas dans la facilité du choc et du gore comme je m’y attendais au départ. Ce que je croyais voir arriver gros comme une maison n’est point arrivé et le résultat se fait d’autant plus ressentir : Fish Tank apparait encore plus crédible et malsain. Au final, Andrea Arnold réalise un petit ovni débordant de talent, un drame dérangeant, étouffant, auquel on ne peut détourner le regard un seul instant. Un beau moment de cinéma qui mérite amplement son Prix Du Jury reçut au Festival de Cannes. Lire la suite: http://www.leblogducinema.com/2010/02/18/critique-fish-tank/
Un drame socio-culturel virulent sur une adolescente en crise.On a trouvé la descendante de Ken Loach dans le cinéma britannique:Andrea Arnold.Doublement primée à Cannes,elle se démarque de Loach par une approche plus proche des individualités,moins du contexte social.Dans la région de l'Essex,à l'est de Londres,Mia,15 ans,rebelle,esseulée et vindicative,cherche une réponse à ses doutes légitimes.Elle a un besoin d'amour immense,Mia,et ce n'est ni sa mère immature,ni sa soeur vindicative qui vont l'aider,mais l'amant de sa mère.Un homme de 35 ans,qui va provoquer une puissante confusion de ses sentiments.Un amour interdit que cet homme séduisant ne stoppe pas.Malheureuse,elle trouvera une forme de paix en dansant le hip-hop avec rage et spontanéité.Katie Jarvie,est estomaquante.C'est très émouvant de découvrir de jeunes talents qui éclosent,mais cette actrice néophyte est particulièrement subjuguante.Chaque plan sur son visage est passionnant.Il est évident qu'elle capte l'esprit de révolte et de trouble propre à tous les ados.On en reparlera très vite.En tout cas,Andrea Arnold,caméra à l'épaule,renouvelle le drame indépendant,filme des paysages grisailleux,mais ô combien vivants,et n'exclue pas un certain onirisme salvateur.Très étonnant,violent par bien des aspects,au final désarmant.Splendide.
Un film vraiment pas mal, dans la lignée d'Ecrire pour exister, même si aux premiers abords on croirait se retrouver devant Sexy Dance 3 ! J'ai trouvé la façon de filmer en caméra subjective la plupart du temps très bien adaptée à ce film de critique sociale, sans compter toutes les symboliques des plans et de certaines scènes. On s'identifie à une actrice qui joue très bien son rôle d'ados perturbée.
Trés prenant et poignant, ce film ou l'on suis, la vie de cette jeune fille de 15ans. L'histoire est bien construite et on se met a sa place facilement , meme si elle a des moments trés dur. Son reve de danser nous laisse espérer.. Bref sans trop en dire ce film est une vraie réussite mais n'est pas pour tout le monde ...
Sympa mais surtout simple et normal, rien de spécial, dieu seul sait pourquoi il a eu "le prix du jury". j'ai trouvé la réalisation d'un ennui total, trop de long moments, ça n'aide qu'a faire endormir.
Mouais bof, voilà le genre de phrase que l'on peut dire sur ce genre de film. Lorsque l'on a baigné dans cette Angleterre misérable ou que l'on admire le grand Ken Loach, peut-être que cela nous pousse à aboutir à ce genre de film ? Une histoire peu intéressante et pas non plus racontée de manière intéressante. Des personnages qui n'évoluent pas vraiment, qui restent dans un même registre. Sans parler de ce seul moyen de s'évader (la danse) qui n'est finalement que peu et moyennement traité. On parlera de la performance de l'actrice, débutante, qui avait tant plu à Cannes. Je retiendrai pour ma part une ado comme on en voit beaucoup et qui ne sait même pas bien danser (à moins que cela soit voulu ?) Tout cela tourne vite en longueur et reste bien plat, ça nous donne presque envie d'éteindre la télé....
Une histoire assez simple dans une banlieue populaire britannique mais on y croit. Les acteurs (et les actrices bien entendu !) incarnent drôlement bien leur rôle (au caractère bien trempé), de belles images ravissent les yeux des spectateurs conquis ! Pari réussi pour ce film qui aurait pu passé inaperçu sans son prix du Jury à Cannes.
Un beau film, comme on voit rarement. Un film anglais dans toute sa splendeur, sobre et excentrique, triste et joyeux, beau et horrible. Durant la première heure on est entraîné sur une fausse piste, on pense à un long-métrage mielleux et sans intérêt, sans envergure, mais on se trompe.
Quand tout bascule, le spectateur aussi. La déchéance est filmé comme une battle de Hip-Hop : Crue et sans détour, elle joue beaucoup avec nos nerfs et aussi avec ceux des protagonistes, habités par les acteurs qui donnent ici le meilleur d'eux-même.
Ici la Danse n'est qu'un prétexte, elle n'est pas belle, pas chorégraphie, et met en valeur le chaos à l'instar du paysage dans lequel évolue l'intrigue.