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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2011
Être riche et célèbre ne rend pas heureux, on le savait. Sauf qu'ici, au lieux de nous emmerder avec des discours caricaturaux et des dialogues de sourds, Coppola préfère faire dans le contemplatif et nous aide à comprendre les raisons de la déprime du héros rien que par la pellicule. Jamais l'image ne m'a permis de comprendre aussi bien les sentiments des personnages : les dialogues ne sont qu'accessoires. C'est vraiment joli.
C'est dur de noter ce film, soit on accroche a l'histoire et au personnages dans ce cas le film se montre plaisant ou au contraire, on s'ennuie a mourir. Pour ma part j'ai plutôt apprécier; Copolla film le vide, le sentiment de malaise et la profonde solitude de son héros malgré l’admiration de fans, l’impossibilité de communiquer avec le monde qui l'entoure. C'est vrai que le rythme est lent mais le film vaut le coup d’œil.
La réalisation est très intéressante mais le scénario est trop lent, les séquences trop longues, ce qui lui donne vraiment ce côté "pseudo intellectuel". Malgré cela, il a un message a faire passer sur la vie, c'est vrai, mais ce n'est qu'à la fin qu'on le ressent vraiment.. et encore.
4e et 3e mauvais film de Sofia Coppola. La seule caractéristique qui vient à l’esprit pour ce film est le vide total qui domine entre les personnages, l’histoire et l’ambiance générale. En effet, pas de surprises de scénario (écrit par Sofia Coppola mais inexistant), d’humour ou de retournements de situation à part peut-être la partie finale qui montre le personnage principal en train de craquer (l’égouttage des pâtes est le seul moment comique du film) et part du Château Marmont. Le récit est linéaire et si dans certains cas cela peut-être une force, c’est ici une profonde carence. On se fout d’à peu près tout et la vie d’acteurs riches vécue ainsi paraît bien triste puisqu’on est transporté d’hôtel en hôtel plus impersonnel les uns que les autres. Aucune image d’Hollywood en perspective, le monde extérieur n’est pas dévoilé –il semble inaccessible ou bien dangereux pour cet acteur- et c’est bien dommage d’avoir encore à faire à des tournages en studio sans aucun attrait dans en 2011. La relation père-fille n’est pas assez exploitée mais quelque chose de rare au cinéma est montré : cette relation n’est pas conflictuelle et ne le devient d’ailleurs pas. C’est là que le film aurait pu faire la différence mais il ne s’en tient qu’à des clichés vus et revus dans de nombreux films. Bref, tout est basé sur la lenteur des situations mais l’ensemble n’est pas du tout contemplatif et s’il l’était, il nous faudrait un sujet beaucoup plus consistant qui là nous tiendrait en haleine au lieu de nous faire subir ces presque 100 minutes d’inactivité. Même la BO ne soutient pas le film, trop molle (à part un titre des Strokes plutôt bien utilisé) et ne parvenant pas à s’inscrire dans le récit. Le père absent et infidèle, la fille inerte et timide, la mère je m’en foutiste… Tout indique que la trame de l’histoire aurait pu être exploitée à bon escient mais malheureusement cette mise en scène pesante, inefficace et amorphe ne donne aucun résultat concret. Stephen Dorff n’a pas le charisme suffisant pour incarner ce rôle et le duo formé avec Elle Fanning ne convînt pas du tout (les relations ne sont pas intimes mais de ‘proximité’). On regrette l’univers familial plus tendu et réaliste de ‘Virgin Suicides’ –première (et seule) réussite de Sofia Coppola.
Le film le plus minimaliste de Sofia Coppola, qui peine à nous transporter comme elle l'avait fait précédemment. Malgré une excellente Elle Fanning, on a un peu l'impression que Sofia recopie ce qu'elle a deja fait avec Lost in Translation...
Coppola aborde ici un thème pas si souvent traité car souvent incompri: La vie des stars hollywoodienne lorsque les caméras ne tournent pas.
Je pense que l'on peut trouver ici une des raisons de l'impopularité du film auprès du grand public: l'incompréhension. En effet comment admettre que des personnes que l'on envie soit moins heureuses que nous...
Sofia Coppola réussit ici un magnifique film sur les paradis artificiels, car la rédemption et le bonheur ne se trouve pas entre les cuisses d'une inconnue, ni au coté de deux stripteaseuses et encore moins sur les terrasses du Chateaux Marmont. En fait le bonheur c'est juste de se rendre compte que votre fille vous aime encore même si vous n'avez rien fait pour...
Très beau film personel, beau acteurs, belle photo, belle bo. Un film a voir.
Première image: long plan séquence d'une voiture tournant en rond sur un circuit... A l'image du cinéma de Sofia Coppola... A quand la sortie de route??? Inférieur à "Lost in Translation" et "Virgin Suicides", supérieur à "Marie Antoinette". Stephen Dorff est à revoir.
Somewhere porte bien son nom. Ou c'est au contraire si mal il le porte. Sans doute aurait-il du s'appeler Nowhere. Ici nous n'atteignons pas encore le niveau de Lost in translation, niveau si bien atteint dans la perdition des êtres....Et dont seul l'amour est capable de venir à bout. Ici c'est le néant. L'art de filmer du vide. L'art de filmer le contraire de naufragés d'un monde perdu, de filmer ce qui compose maintenant le monde. Sofia coppola est sans conteste bourrée de talents, elle l'a par plusieurs fois prouvé et n'a jamais essuyé de véritable échec. Avec Somewhere elle prend le risque de perdre le spectateur à tout instant. C'est un pari risqué, mais elle y gagne pourtant. A première vu , le film est ennuyant, dépourvu de sens, d'intérêt....Certes c'est ce qu'il est. Mais n'oublions pas qu'il conte la vie de plusieurs personnes. C'est donc celle ci qui traine en longueur et non pas le film. Leur vie vide, leur vie à la fois fois creuse mais tellement moins profonde qu'elle ne le devrait. C'est un gouffre. L'intérêt principal est donc porté sur la vie d'un homme qui s'ennuie et qui cherche à lui donner une quelconque valeur sans y arriver. Mais lorsque sa fille, avec qui il n'a jamais vraiment communiqué, y retrouve place, une lueur, une éclaircie perce les nuages gris de son "quotidien", éclaircie qui persistera et qui lui fera prendre une part de conscience sur la part considérable que prend l'amour sur la vie. Somewhere est donc une (presque) parfaite fresque sociale et désastreuse....Il souffre encore de quelques étourdissements et légèretés mais avouons que c'est sacrément gonflé! Combien de temps prennent certains plans des plus insignifiants? Au moins une éternité, mais ceux qui savent apprécier y prennent plaisir. Difficile, donc, de filmer tant de manque et de fasciner le spectateur à la fois. Sofia a réussi, respectons la!
Un film léger, beau et calme. Une célébrité qui passe du temps avec sa fille (Elle Fanning est brillante *-*) pour finalement chercher quelque part où aller, quelque part où personne ne le dérangera. Malgré de beaux moments et une belle réalisation, Somewhere reste tout de même un film où il ne se passe p...as grand chose, dommage. En même temps, le style de Sofia Coppola est à respecter. Bref, un film qui m'a paru sympathique mais qui ne m'a pas marqué. A part peut-être une scène assez belle.
Alternant grand moement de justesse et passage de masturbation intellectuelle pour intello mégalomane, ce film ne cesse de nous balader entre deux sensations : S.Coppola est très doué mais le sait et en rajoute parfois de trop.
Dans tous les films de sofia Coppola les personnages s'ennuient... et le spectateur doit assister à ce spectacle, le vivre. Le problème de ce film c'est que Sofia Coppola a trop bien réussi son coup... on s'ennuie bien comme il faut avec les personnages, on va jusqu'à subir cette ennui. Et on ne souhaite qu'une chose : que le calvaire des personnages s'arrête, qu'ils trouvent une raison de vivre et de s'amuser... ça n'arrivera jamais. Et pourtant j'adore "Virgin Suicides" et "Marie-Antoinette", ça m'a par contre un peu rappelé l'ennui des personnages de "Lost in translation"... c'est confirmé de mon côté Sofia Coppola ça ne passe qu'une fois sur deux.