Comme d'habitude sur Allociné, il y a, pour ce film, trois fois plus de notes que de critiques écrites, ce qui permet sans doute de tenir ce film en lévitation au dessus du zéro absolu.
Sofia Coppola a-t-elle du talent ou est elle la fille de son père? La question mérite d'être posée: avec Marie Antoinette, on avait eu une beau portrait, sans doute directement inspiré de l'ouvrage de Stefan Zweig, mais qui s'arrêtait à l'éclatement de la Révolution et on en oubliait donc l'extraordinaire portrait psychologique de Marie Antoinette, déterminée dans la douleur, réhabilitant la femme après les aventures insignifiantes.
Ici, cherche scénario désespérément! on comprend que l'acteur principal, acteur de cinéma au demeurant, cherche un but à sa vie qui paraît bien creuse, il multiplie les tours de piste en Ferrari, c'est long, il ne trouve le sommeil qu'en regardant deux call girls s'enrouler sur des barres verticales; il boit, il mange, il roule, il emmène sa fille en voyage, il donne des interviews parfaitement creuses et l'apogée du film, au cas où l'on n'aurait pas compris, survient lorsqu'il sanglote au téléphone en disant "je ne suis rien".
A part une place « honoris causa » parmi nos réalisateurs français qui produisent à la petite semaine, des films alimentaires, je ne vois pas de prix à décerner.
Bon, ben voilà, le nouveau chef d'œuvre de la fille de Francis Ford Coppola... d'ici qu'il la renie; la génétique nous apprend ici que le génie ou le talent n'est pas forcément transmissible.