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Romain Z
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3,5
Publiée le 1 avril 2021
Nouveau numéro des duettistes/Tourtereaux , un peu artificiel à mon gout. Reste que Hawks s'approprie les codes du film noir de manière assez bluffante puisqu'il parvient à faire de son film ça et là , une comédie incroyablement dévergondée. A ce titre la galerie de seconds rôles féminins est assez éloquente et représentative de la femme "hawksienne" affranchie et déterminée.
C'est l'archétype du film noir, le fleuron d'un genre et d'un style très particulier qui confine le récit policier dans des scènes d'intérieur et l'assimile à un jeu de pistes précipité et pas forcément cohérent. Les personnages n'y sont que des types vite ébauchés dont l'existence et l'utilité sont souvent aussi anecdotiques qu'éphémères. En réalité, l'intrigue du "Grand sommeil" n'est pas, comme on a pu le dire, totalement incompréhensible. Certes confuses, les investigations de Philip Marlowe restent relativement claires jusqu'au dénouement, lequel, en revanche, ne répond pas précisément et significativement aux péripéties de l'intrigue, qui ne sont déjà que circonstances hasardeuses et artificielles. Cette conclusion dérisoire n'est d'ailleurs pas essentielle dans le récit puisqu'elle n'est pas conditionnée ou déterminée par un quelconque suspense et que, de toute façon, Howard Hawks ne permet pas de faire clairement le lien entre tous les personnages. Au-delà de cet aspect de la mise en scène, on retiendra la composition légendaire d'Humphrey Bogart, ce détective malin, pugnace et, accessoirement, séducteur de belles plantes peu farouches. Ses joutes verbales avec les protagonistes du film, incisives, insolentes, sarcastiques, sont brillantes et vont même jusqu'à introduire un esprit de comédie.
Entouré de jolies actrices, Lauren Bacall, Martha Vickers, elle sont irrésistibles mais Humphrey Bogart les attire toutes, par son charme, son charisme, qui ne manque pas d'humour, mais elle se retourne toutes contre lui, machination vibrante, dans ce film policier de Howard Hawks hallucinant, avec rebondissement à la clé. Les dialogues sont délicieux. En regardant ce film, je me dit que c'est un hommage aux années 40, mais c'est d'époque. C'est fou comme la nostalgie sommeil en chacun de nous. Quel classe ce Bogart, on aimerait tous être comme lui. Un très polar à l'ancienne.
Je le reverrai pour voir si j'ai loupé quelque chose, mais étant un grand amateur de film noirs, j'ai été un peu déçu par ce film. Je dirais que c'est l'histoire qui ne m'a pas emballé plus que ça. Les acteurs sont bons tout comme la mise en scène, mais il a manqué la petite étincelle. Voilà ! Cela arrive de ne pas aimer un classique !
Bogart, Bacall, Hawkes, Faulkner et Chandler en premier, on pourrait espérer un film grandiose ou Marlowe, le célèbre détective nous emmènerait dans une enquête pleines de rebondissements. C'est le cas, en quelque sorte, mais l'intrigue est très compliquée et le film reste difficile à suivre. D'ailleurs on se demande pourquoi il s'appelle The Big Sleep? Cela reste un policier pur et dur, avec le charme de l'époque, le noir et blanc, et le couple mythique Bogart Bacall.
Le titre en lui même, pour commencer : même l auteur , Chandler, n a pu apporter une réponse à Hawks . Une allusion à la mort , plausiblement ... Nous avons trois histoires différentes qui se suivent , parfois s' enchevêtrent . L' arc narratif est foutraque , et les thuriféraires de David Lynch y trouveront leur compte. Pas moi ! Je n ' apprécie guère le cinéma de Lynch , hormis deux ou trois de ses productions. Bogart fait du Bogart , Bacall itou. Je l ai vu plus brillante dans d autres œuvres. Hawks est un réalisateur moyen à mes yeux . Il a tourné deux ou trois pellicules de bonne facture mais cela s' arrête là. Si vous voulez vous faire des nœuds dans l ' encéphale regarder ce Grand sommeil. Pour ma part je préfère mettre le mien en veilleuse ...
Second film réunissant Humphrey Bogart & Lauren Bacall sous la houlette du cinéaste Howard Hawks, qui réalise ici une oeuvre très sombre et au scénario des plus complexe. Après Le Port de l'angoisse (1944), le célèbre duo (et couple à la ville) excelle à travers ce polar oppressant, aux multiples personnages et à l'intrigue extrêmement riche. Malgré la confusion qui nous enivre, on ne peut s'empêcher d'être retenu en haleine tout au long, la magie d'Howard Hawks opère une fois de plus sur nous, à travers un passionnant (et palpitant) thriller difficilement compréhensible, il faut bien l'avouer ! A noter qu'il existe un remake éponyme (1978) réalisé par Michael Winner et avec Robert Mitchum dans le rôle titre.
2 ans après "Le port de l'angoisse",le trio Hawks/Bogart/Bacall se retrouvait pour un nouveau film noir tout aussi mythique."Le grand sommeil"(1946)est donc une adaptation d'un roman noir de Raymond Chandler,mettant en scène le fameux détective privé,Philip Marlowe,aussi cynique et désabusé,que séducteur et vif.Humphrey Bogart est évidemment parfait dans ce rôle là.Il est impressionnant de calme et de charisme.Son alchimie à l'écran avec Lauren Bacall(son épouse à la ville)est un tel point fort,que le film fut remonté spécifiquement à cet effet.Revers de la médaille:l'intrigue déjà extrêmement embrouillée,s'en retouve incompréhensible.Tout juste a t-on le loisir de comprendre que cela concerne la corruption du Los Angeles des années 40,entre truands,nymphettes et policiers.Howard Hawks préfère mettre l'accent sur les archétypes du genre,tout en oubliant volontairement la voix-off ou les flash-backs.Le temps passe très vite,tant on suit Bogart,son enquête,ses rencontres et ses malheurs avec jubilation.Bacall,20 ans,était d'un aplomb rare avec ses yeux perçants et sa voix grave.Un sommet du genre évidemment.
Un classique de 1946 avec deux grandes vedettes qui tiennent le film Bogart et Bacall. Le grand sommeil veut dire la mort et cela renvoie au genre appelé film noir et c'est vrai que le fil rouge du film ce sont les cadavres par homicide. Inspiré du premier roman de Raymond Chandler, avec le fameux personnage du détective Philip Marlowe de 1940. Pourtant le film doit son succès à deux choses Bogart entouré de femmes avec en premier lieu Lauren Bacall et sa complexité voulue ou non qui en font davantage un film à tiroirs qu'un étalage de violences. Bogart est omniprésent dans le film, sûr de lui, plus ou moins arrogant, désabusé et en même temps deus ex machina, au contrôle de tout sans en avoir l'air. Cela plait encore aujourd'hui pourtant cela cache des faits et façons qui ne sont pas forcement louables mais aussi il y a une légèreté particulière au milieu d'une noirceur qui en est presque cachée et c'est cette impression qui reste de ce film assez complexe pour ne pas être trop manichéen.
Ensemble très intéressant et très abouti. "Le grand sommeil" fait certainement parti des meilleurs films noirs de tous les temps, autant pour son scénario complètement fou et décousu (mais décousu n'est ici pas à comprendre comme un défaut) et sa mise en scène de grande qualité. Le titre déjà résume bien le film mais également le genre du film noir : le grand sommeil ce qui pourrait s'apparenter à la mort dans un premier temps. Mais également à l'ignorance contre laquelle Bogart va combattre, en évitant tous les rouages de la société : argent, femmes, alcool... Au cours de l'oeuvre, c'est contre ce grand sommeil que Bogart va combattre pour qu'enfin survienne la vérité, le réveil... Voilà ce qui pourrait offrir déjà quelques perspectives d'analyse. C'est dans cela que réside toute la beauté réfléxitive des films noirs, et Hawks a parfaitement compris : la recherche de la vérité contre le mensonge, les préjugés... Le combat pour le triomphe de la vérité. Ainsi tout le film se construit autour de ce combat : celui ci commence de manière très mystérieuse avec des plans qui me semblent beaucoup plus typiques de la puissance du faux que de l'image action. Un travelling accompagne Bogart, et celui ci plonge ainsi au coeur du grand sommeil d'une manière très imagée : la transpiration, l'alcool... Concernant la mise en scène, on ne peut qu'apprécier son esthétisme et son efficacité. Esthétisme dans le mouvement (très beaux mouvements de caméra, découpage précis et original) mais également dans les plans qui sont tous très bien construits et élaborés. On appéciera également la performance des acteurs, notamment de Bogart parfaitement dirigé par Hawks, qui se lache tout en restant extrêmement concentré. Mais également de certains acteurs moins importants dans le film, comme celui qui interprète Jones. Il marque dans les quelques scènes où il apparait. Ou encore celui qui interprète Canino... Excellente performance globale donc. La musique, de qualité correcte avouons le, est cependant très bien utilisée. Au final, le grand sommeil est un grand film pour de nombreuses raisons. Il pourra être apprécié par le public cinéphile pour sa valeur artistique et son intêret réflexitif ;mais également par un public plus vaste, parcequ'il faut tout de même le dire : impossible de s'ennuyer plus d'une seconde!
Les dialogues sont des perles de bout en bout et les acteurs leur font honneur. J’ai beaucoup aimé la première demi-heure, qui pose l’atmosphère et installe cet univers complètement irréaliste où chaque indice prend la forme d’une jolie fille que la classe de Bogart fait instantanément baver d’envie. Il y a une vraie classe qui se dégage du film et de sa façon d’embrasser avec désinvolture les clichés du genre. Reste que les scénarios de film noir m’ennuient toujours. Ici, la 2e heure est une longue suite de scènes d’action répétitives, entre coups de feu et coups de téléphone, et j’ai fini par me désintéresser complètement de l’intrigue policière.
Pour comprendre réellement quelque chose à l'histoire je conseil de lire le livre de Raymond Chandler car cette adaptation d'Howard Hawks ne permet pas de la comprendre. Les répliques fussent tellement vites qu'il faut être très en forme pour suivre et aucune aide est donnée aux spectateurs. Le livre est déjà compliqué alors un brin de simplification des intrigues multiples auraient été bien venues. Dommage car le personnage du détective Philip Marlowe, fin connaisseur des moeurs humaines, désabusé par la vie mais ayant gardé un bon coeur, est intéressant.
Un bon policier, au scénario bien alambiqué, avec ses multiples protagonistes nous obligeant à être attentif, captif. Ce qui est facile malgré tout, aidé par la beauté de Lauren Bacall. Seule la fin nous permettra de démêler l'écheveau de cet embrouillamini. A voir par tous les amateurs de film policier.
Le détective privé Philip Marlowe est engagé par un vieux général pour régler une sombre affaire de chantage au sujet de ses filles. Alors qu'il commence à s'y intéresser, il va mettre le doigt dans des rouages beaucoup plus complexes que prévus... Complexe est bien le mot pour désigner l'intrigue de "The Big Sleep", qui regorge de personnages dont les liens et les motivations ne seront pas forcément toujours explicités... voire qui n'apparaissent même pas à l'écran ! Ces points laissés en suspens étant dus d'une part au code Hays qui a interdit d'adapter certains éléments du roman dont le film est tiré (notamment, une liaison homosexuelle entre deux personnages), d'autre part au roman lui-même qui contient certains trous. Etrangement, cela n'a pas empêché "The Big Sleep" de devenir un classique du film noir, et on comprend pourquoi en le visionnant ! Enchaînement de péripéties, de tensions, et de rebondissements, le film n'est jamais ennuyeux, et bénéficie d'une mise en scène inspirée de Howard Hawks. Les dialogues sont percutants, et l'on a bien sûr le droit au sublime tandem entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Il incarne un limier roublard, plein de ressources, et protégeant ses clients, elle est une femme fatale au rôle trouble. Un classique.
La grande période du film noir à Hollywood, ce fût durant cette décennie, à l'époque où metteurs en scène et acteurs devenus mythiques s'associés pour adapter les plus grands romans noirs contemporains. Ici, le fameux Philip Marlowe trouve son interprète fétiche (et adoubé par R. Chandler himself) en la personne d' H. Bogart. L'intrigue est tortueuse à souhait, le scénario mélangeant les personnages, les situations le tout au fil d'une intrigue qui peut sembler brouillonne (l'auteur dira lui même ne pas en avoir trouver la solution), d'autres diront touffue. L. Bacall, en énième femme fatale, hérite du rôle le plus ambigu, puisqu'on ne saura jamais quel fût son rôle. Bogart nous ressort lui le rôle devenu culte du privé fatigué, cynique, clope au bec et droit dans ses bottes bref à peu près tous les privés de ce type de littérature. H. Hawks met au service de tout ça sa mise en scène maîtrisée et délicate, le tout bien rythmé. Un polar sombre, dense, bien interprété, parfois audacieux et bénéficiant du savoir faire des meilleurs artisans de l'époque. D'autres critiques sur