Un héros très discret
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Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2012
Le récit redondant et appuyé par une voix-off omniprésente fait perdre tout son rythme à l’adaptation que Jacques Audiard a fait du roman de J.F. Deniau. Pour son deuxième film, Le jeune réalisateur avait encore bien du mal à donner de l’épaisseur à ses personnages et de la force à sa mise en scène. Heureusement la prestation de Mathieu Kassovitz et la reconstitution de cette époque troublée d’après guerre donnent un semblant de crédibilité à son histoire romanesque. En cherchant à insérer son sujet, le mensonge, tant dans le fond que dans la forme de son film, on en vient à ne plus savoir où a voulu en venir le cinéaste.
Laurent H
Laurent H

60 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2010
Un film intéressant le scénario tees bon bien porter par Mathieu Kassovitz.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2013
Le film accompagne tout en douceur ce jeune homme timide qui occupe les contours de la seconde guerre mondiale; point de vue original et premier rôle remarquable pour Kassovitz.
Le DVD en revanche est une immondice sans nom (scrachs et rayures, aucun menu ni chapitres, etc)
ronny1
ronny1

56 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2019
« Un héros très discret » met en garde contre le danger de ne pouvoir s’extraire de la littérature romanesque. S’il obtient le prix du scénario à Cannes, il repartira bredouille des Césars, malgré six nominations. La critique resta largement partagée, certaines légendes comme celle de la libération et sa justice ont la peau dure, même si depuis une quinzaine d’années les historiens l’ont passablement écornée. Jacques Audiard nous conte l’histoire dune imposture reposant sur l’impossibilité d’Albert, jeune homme intraverti, d’accepter le monde dans lequel il n’est pas un héros, pour s’en fabriquer un à partir d’une vie faite de mensonges construits sur un multitude de détails appris par cœur (le plan du métro Londonien, les actes des invités d’une réception d’un cercle de résistants, etc.). Film sur la manipulation, la forme s’accorde au fond par un jeu de miroirs amusants avec ses témoins aux avis contradictoires, les explications d’Albert vieilli et l’orchestre de musiciens qui nous rappelle que malgré cette forme documentaire, tout ça ce n’est que du cinéma et donc de la manipulation. Mathieu Kassovitz y est parfait dans le rôle de ce personnage discret qui assume son rêve éveillé jusqu’à une décision grave qui tient du cauchemar et va le réveiller pour de bon. Les personnages secondaires sont tous épatants, à commencer pas ses deux femmes, Sandrine Kimberlain et Anouk Grinberg, mais aussi Albert Dupontel, étonnant capitaine homosexuel et Jean-Louis Trintignant (Albert âgé). Ce dernier annonce la couleur d’’entrée : « Les vies les plus belles étaient celles qu’on invente ». Souvent brillant, le déroulé du film souffre d’une mise en place un peu laborieuse car trop longue (un cinquième des 107’) qui pose un problème de concentration. C’est la deuxième réalisation du cinéaste et une belle promesse au vu de sa progression par rapport à « Regarde les hommes tomber ».
Eselce

1 624 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2016
Sympa comme scénario. Avec de l'audace, on peut arriver loin dans le baragouinage. C'est ce que le film évoque. On a quelques exemples d'audace qui sonnent authentiques. C'est impressionnant ce qu'on peut réaliser en se renseignant sur les gens. Le film met en évidence un menteur qui s'introduit dans les club privés d'anciens combattants en se faisant passer pour un résistant sous son propre nom. Une bonne distraction, ce film.
Akamaru

3 507 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2013
Une découverte rare. La seconde réalisation de Jacques Audiard contenait déjà ce qui fera son style et sa renommée plus tard. Elans poétiques et physiques,personnages troublants et troublés,montage idéal et regard critique sur le monde qu'il décrit. "Un héros très discret"(1996)décrit l'ascension irrésistible d'un modeste garçon du Nord,qui ne supporte pas de ne pas être devenu quelqu'un durant la guerre de 39-45. C'est après avoir fui le domicile conjugal et au gré de rencontres hasardeuses qu'il va avoir l'idée de se faire passer pour un ancien Résistant au parcours admirable. Ses mensonges basés sur l'omission et la mémoire de noms sont tellement énormes qu'ils ne peuvent qu'être crédibles! Mathieu Kassovitz,timide,téméraire et arrangeant est un dupeur exemplaire. Audiard établit une accusation tenace de l'armée française,entre collaboration avec l'ennemi et manipulations des uns et des autres,le but étant plus l'individualisme que le respect de la patrie française. Le scénario est si bien construit qu'il en devient palpitant. Quelques maladresses formelles,mais une puissance déjà remarquable dans la mise en scène.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2023
On connaissait la notion de résistant de la dernière heure, du français opportuniste changeant de camp ou simplement sortant de son inaction au moment où la victoire se dessine. L'opportunisme d'Albert Dehousse est postérieur aux combats de la Libération et répond moins à une volonté peu scrupuleuse qu'à une suite de hasards favorables grâce auxquels ce "héros" peur se faire valoir. Surtout, l'attitude de Dehousse se fonde sur un caractère psychologique qui le prédispose, pour sa défense,à son imposture incroyable. Le début du film fait d'ailleurs état des raisons pour lesquelles il cultive un certain complexe d'infériorité à partir duquel se développe son comportement de mythomane.
Faux résistant puis vrai lieutenant-colonel dans l'armée, au terme d'une suite de rencontres et d'un parcours qu'Audiard a su rendre tout à fait crédibles, Dehousse n'a rien prémédité et sa discrétion relève de son propre étonnement, de ses hésitations devant les incidents heureux qui font de lui un héros. Le récit devient passionnant où l'on attend le faux-pas, le mensonge de trop par lequel la vérité finira bien par éclater. Car le fil ténu du mensonge engendre un véritable suspens.
Au passage, au moyen de témoignages postérieurs, façon documentaire télévisuel, régulièrement insérés dans le récit, Jacques Audiard ne manque pas d'ironiser, en relation avec le sujet, sur la vérité historique officielle et la valeur de ses témoignages. Son film est brillant en dépit, à l'instar du style de son premier film, de cadrages et de gros plans abusifs et agaçants. Albert Dehousse n'en demeure pas moins un personnage fascinant.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2011
Avec ce personnage de doux rêveur se métamorphosant lentement en impitoyable "machine de guerre" ,Kassovitz tient ici l'un de ses ,si ce n'est le meilleur rôle qui lui ai été donné jusqu’à maintenant.Au delà de ce remarquable portrait dressé par Audiard qui confirmait ici tout le talent déjà entrevu dans Regarde les Hommes Tombés ,ce film traite du mensonge ou plutôt de leur multiplication qui vont entraîner Albert vers un irréversible destin : s'inventant un passé de héros qu'il a toujours rêvé de devenir ,il va s'enfermer petit a petit dans le costume trop grand pour lui d'un glorieux résistant.Par la candeur physique qu'il dégage ,Kassovitz était l'acteur idéal pour incarner cet être délicat qui patiemment va se construire un passé grâce a une prodigieuse mémoire et quelques heureuses rencontres.
NomdeZeus
NomdeZeus

132 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2015
Cette fresque sur la mythomanie et ses conséquences peine un peu à démarrer mais trouve son rythme de croisière dès que le personnage principal infiltre le milieu de la résistance. Matthieu Kassovitz livre une prestation assez jubilatoire dans le rôle du fascinant Albert Dehousse. La mise en scène n’est pas en reste et souligne de manière intelligente la lente perte d’identité de ce personnage profond, navigant inlassablement entre rêve et réalité. Ça y est, Jacques Audiard à trouvé son style.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2015
Albert Dehousse est un héros discret. Depuis sa plus tendre enfance, il se passionne d’aventures écrites ou épiées ; il s’inspire des exploits des autres, s’appuie sur ce qu’il observe autour, s’imagine à la place de l’un, de l’autre, invente des suites à sa guise et par procuration. Il en oublierait presque de vivre lui-même. Mais plus pour longtemps. Lui d’ordinaire si effacé, il a décidé de reprendre les commandes – à sa manière. Pour son deuxième film, Audiard joue avec les codes, brouille la réalité, remet le roman au centre et fait roi l’imaginaire, du moment qu’il est culotté. Il interviewe de vrais-faux témoins, gomme les frontières des plus grossiers mensonges, appuie partout le réalisme pour mieux masquer le faux. Même s’il est encore un peu maladroit dans son traitement, n’insistant pas toujours où il faudrait, négligeant parfois une idée clé, le cinéaste nous entraîne pour autant aisément dans son jeu de dupes habile et sophistiqué. La base est bien là ; reste à mieux placer le curseur. Comme chacun sait, il y parviendra par la suite, et magistralement. Prenons donc cet essai pour ce qu’il est : une esquisse. Mais de celles qui annoncent.
stebbins

566 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2012
Un grand moment de cinéma. C'est avec un réel plaisir que l'on suit le parcours d'Albert Dehousse, personnage à la destinée incroyable qui, au fil du temps, s'est inventé une nouvelle vie. La prestation de Mathieu Kassovitz est d'ailleurs assez extraordinaire, à l'instar de la majorité des autres acteurs ( on retiendra le capitaine Dupontel, toujours aussi magistral ). La mise en scène de Jacques Audiard n'est pas aussi aboutie que dans ses derniers films ( je pense à De Battre mon Coeur s'est Arrêté ) mais l'on sent que le cinéaste a du style. La première demi-heure tient du génie, et plus particulièrement la séquence dans laquelle Mathieu Kassovitz joue son rôle de représentant. A mon humble avis, Un Héros très Discret n'a rien d'un simple téléfilm ( comme pourrait le laisser supposer la photographie ) tant le jeu des comédiens respire la virtuosité. Bref, le film de Jacques Audiard est un formidable morceau de bravoure, brillamment écrit et réalisé. Une petite pépite à découvrir absolument.
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2016
A l'image de son personnage central, un film assez naïf dans son propos même s'il est riche d'enseignements sur cette période trouble. A travers le portrait d'un mythomane, une peinture sensée, bien amenée de la Résistance, de son côté politique et des années qui ont suivi la libération de la France. Sans livrer une grande prestation, Mathieu Kassovitz s'avère assez juste dans son jeu. Un long-métrage qui n'est certainement pas une claque mais qui a tout de même le mérite de soulever des questions intéressantes.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

180 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2008
Outre d'innombrables et mémorables scènes de liesse, la fin de la Seconde Guerre Mondiale en France, marquée par la libération, n'a soixante et quelques années plus tard toujours pas été éclaircie... Femmes tondues, délits de faciès, délations, innocents désignés arbitrairement collabos, faux héros mais vrais planqués, ces instants troubles ne font guère (ou très peu) partie des bouquins d'histoire scolaires. Ainsi, peu de gens ont réellement pris connaissance de la situation, cela étant évidemment bien plus facile et glorieux de s'en tenir à la vision de nos Résistants revendiqués (parmi eux, certains mériteraient le panthéon, d'autres la prison !). Bref, en 1996, Jacques Audiard, fils de Michel et prometteur jeune cinéaste Français mit en scène une histoire complètement rocambolesque autour d'un opportuniste mythomane s'étant taillé une brillante carrière (inventée de toutes pièces) au moment où la roue tournait. Pour interpréter ce petit malin, Matthieu Kassovitz (là aussi, réalisateur au potentiel énorme mais qui a depuis retourné sa veste) fut désigné. Jeune, vif, énergique, il se révèle être tout au long du film un excellent choix de casting, comme l'ensemble de la distribution, impeccable jusque dans les seconds rôles (Dupontel, Kiberlain, Berléand, Nahon...). "Un héros très discret" a donc des atouts et s'appuie sur une certaine qualité technique lui permettant de rester à flots y compris lors de certaines séquences un peu difficiles. Globalement, il se tient : rythmé et propre, il respecte ses ambitions de départ, la véritable interrogation correspondant à ce moment au dilemme entre la simple exécution du minimum syndical ou l'envie d'aller chercher plus loin ? Visiblement, Audiard s'en est tenu à la première proposition, choix caractérisé par une fin aux limites de la morale bête et méchante. En somme, un très agréable divertissement rondement mené qui trouve son intérêt dans son sujet de départ et s'exprime à travers le talent de Matthieu Kassovitz.
reymi586

561 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2010
Un bon film français, c'est celui qui m'a fait découvrir Jacques Audiard. On reconnaît son talent pour la mise en scène et surtout pour le scénario et les personnages bien travaillés. Une histoire très intéressante, qui a du existé au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Backpacker
Backpacker

93 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2007
En voilà une histoire impressionnate et passionnante de bout en bout... Elle est d'autant plus convaincante en raison d'un scénario et d'une réalisation sans faille, ainsi que de l'excellente prestation de Mathieu Kassowitz... Une belle réussite de Jacques Audiard...
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