L’intérêt que présente Prayers for Bobby est d’interroger la foi religieuse au carrefour de l’ancien et du nouveau, de la théorie et de la pratique, du littéral et du symbolique : la Bible apparaît avant toute chose toute chose comme un miroir dont les mots et les injonctions reflètent la vision du monde de celui qui les lit. Ainsi le personnage le plus passionnant du long métrage est-il, non pas Bobby, mais sa mère, campée par une Sigourney Weaver impériale : son évolution intérieure est un chemin semé d’embûches et réalisé dans la douleur d’un arrachement, d’abord de l’unité familiale à jamais perdue, ensuite de l’enfant ravi, enfin de la croyance aveugle en des textes dont la sacralité s’est substituée à l’amour pour son prochain saisi dans son altérité et sa singularité fondamentales. Le format téléfilmique exige raccourcis et facilités : aussi, nous n’assistons pas aux errances de Bobby dans sa nouvelle petite patrie, le voilà amoureux en deux temps trois mouvements ; sa marche le long du pont ouvre l’ensemble et annonce la bascule dramatique ; les situations dégradantes et violentes s’enchaînent de manière conventionnelle. Et pourtant la prévisibilité raccorde la thématique à sa réalité concrète et vécue par bon nombre de jeunes gens. Le choix du téléfilm s’en trouve pleinement justifié : ou la volonté d’opter pour un format de grande diffusion aux codes stéréotypés pour mettre en scène un problème que pourraient rencontrer toutes les familles et les convier à s’interroger sur leurs mentalités, sur les conséquences insoupçonnées de discours haineux ou de rejet. « Un enfant écoute », et cet enfant pourrait être le nôtre, et cet enfant pourrait être nous-mêmes. En dépit de certains partis pris esthétiques lourdingues qui attestent la qualité toute relative du réalisateur Russell Mulcahy – dont le seul bon film reste à ce jour Highlander –, malgré une musique lénifiante qui plagie ouvertement la splendide partition de James Horner pour Apollo 13, Prayers for Bobby s’affirme comme un téléfilm pédagogique et juste, campé par de bons acteurs, une invitation à déconstruire ces fanatismes qui nous aveuglent pour accepter l’autre, aussi différent puisse-t-il être.
Un film tout simplement magnifique! J'ai passé la plupart du film avec les larmes aux yeux! C'est histoire tellement triste, mais en même temps tellement encore d'actualité... Il faudrait que toutes les personnes contre l’homosexualité regardent ce film et comprennent que l'homosexualité n'est pas une maladie! Je conseille ce film à toutes les personnes qui aiment regarder des films profonds, racontant des problèmes de société, avec des acteurs géniaux!
Je serais court car le film n'est pas très intéressant : c'est très moche même pour un téléfilm, les dialogues ridicules, les acteurs allant du bon à vraiment mauvais, le montage est horrible et le scénario est pas aussi captivant que ce que j'en attendais. Bref l'idée est bonne mais ça n'excuse pas ces erreurs trop importants.
D'une nulité implacable, acteurs, scénario, tout tout est mauvais... J'ai perdu du temps dans ma vie en regardant ce film et je ne sais même pas pourquoi je suis tombé dessus.
J'ai rarement vu un film autant saccagé par sa mise en scène décousue et approximative. Dès le début, les ellipses s'accumulent, et ce, sans fluidité. La plupart des transitions sont affreuses, les coupures musique sont soudaines, ce qui rend l'enchainement vraiment bancal, dérythmé et bizarre. On croirait presque que la version disponible sur Prime Video est raccourcie, coupée... mais non. On dirait presque une bande-annonce des fois. Ça m'a totalement sorti du film. Et puis, s'ajoutent à ça des effets d'accélération et de lumières totalement incohérents et absurdes, qui sont sensés (je pense) accentuer le désarroi des personnages. Le jeu de Sigourney Weaver, que je m'empressais de découvrir, est gâché par l'amateurisme de la réalisation. Je suis très étonné que ça ne soit pas plus notifié dans les critiques, surtout sur un site de cinéphiles. Bon, après, il s'agit d'une histoire vraie, d'une histoire dure, bien qu'un air de déjà-vu se fasse sentir. Des films avec des sujets similaires, on en a vu à la pelle. Je n'ai, du coup, pas été très surpris par l'histoire qui manque clairement d'impact dramatique, de détails qui permettent de nous toucher pleinement. Encore une fois, c'est la mise en scène qui pêche et qui ne prend aucun risque de vraiment cerner ces personnages dans leur profondeur, leur complexité. Je me dois d'être indulgent face à l'émotion de certains passages. Mais l'ensemble reste pour moi très moyen, ruiné par un montage grossier et des partis pris ridicules. Le film n'est franchement pas une réussite et n'a pas vraiment d'âme. Très étonné que ça ai autant marché !
Un peu cliché et déçu par ce film mais ça se regarde, comme tous les films américains qui abordent ce thème on rentre dans un type de film trop ancré dans un genre...
Un bel exemple de l'incompatibilité des religions à s'adapter à notre société actuelle. Combien de morts au nom d'une doctrine séculaire? "Aimez vous les uns les autres" Ce film permettra, je l'espère, d'indiquer à certains que les religions, ce sont des valeurs d'amour et non des préceptes à suivre au doigt et à l'oeil. Sigourney Weaver incarne une mère puritaine fantastique qui s'interroge sur l'existence, remet en cause ses fondements. Le jeune Bobby est remarquablement interprété. Une bien belle découverte.
1983.... Bobby Griffith se donne la mort pour ne plus avoir à supporter le rejet de sa famille... l’incompréhension de sa mère... le poids de l'obscurantisme religieux. 2018... toujours 4 fois plus de suicide chez les jeunes homosexuels... toujours le rejet... toujours la maltraitance... toujours l'ignorance... Trente cinq ans après, rien n'a vraiment changé et on meurt toujours... ''juste pour ça'' !! :/ Russell Mulcahy a vraiment fait du bon travail.
Lorsqu'elle apprend que son fils préfère les garçons aux filles, une mère décide de "guérir" son garçon par la foi. Persuadée qu'il ne fait pas suffisamment d'effort pour "guérir de sa maladie", un drame va survenir qui changera totalement sa vie et sa vision du monde. Je n'ai pas trouvé le sujet très original et ai regardé le film surtout parce que j'apprécie les films avec "Sigourney Weaver". Cependant, le message de "Il faut savoir lire entre les lignes" et ne pas interpréter un texte au pied de la lettre est intéressant. spoiler: Lorsque la mère de Bobby, après le drame, finit par se confier à des personnes hors du cocon familiale, elle accepte de changer sa vision trop "rigide" du monde. C'est cette dernière partie surtout qui m'a plu. Communiquer, aller à l'origine des choses sans chercher absolument à les changer avant de les comprendre et de savoir si on peut vivre avec.
Ode à la différence, au même titre que La Couleur Pourpre dans un autre domaine, Bobby : seul contre tous est à la fois caractérisé par une mise en scène simple et un scénario classique (bien qu'adapté de la vie de Mary Griffith) pour témoigner de la difficulté à laquelle font face les homosexuel(le)s, au sein de leur famille ou de la société actuelle. Ici incarnée par Sigourney Weaver (Alien,le huitième passager, S.O.S Fantômes) et Ryan Kelley, les protagonistes du métrage parviennent relativement bien à retranscrire leurs émotions, pour un rendu au final davantage proche d'un téléfilm que d'une grand oeuvre du septième art.
Dans sa première partie, le film est un peu tout ce que je craignais : un drame larmoyant à la Brokeback Mountain qui évidemment va plaire à presque tous les gays qui trouve déjà les deux cowboy émouvant. Ce n'est pourtant pas la faute des acteurs, Sigourney Weaver est impeccable au coté d'un Ryan Kelly tout aussi crédible, mais plutôt celle d'une facture téléfilm trop classique et prévisible (et aussi parce que c'est typiquement le genre de thème qui me passe au dessus). La seconde partie se révèle très intéressante : la rédemption progressive de la mère de famille rongée par la culpabilité et les doutes est l'occasion de poser des questions pertinentes (sur l'homosexualité dans la Bible par exemple) et d'en proposer des réponses intéressantes, même si on évite pas le pathos sur la fin (l'apparition de son fils dans la foule : de l'inutilité d'en faire trop). Prayers For Bobby souffle le chaud et le froid, en se révélant bien trop classique mais en restant sur le plan pédagogique un film qui sera surement très utile pour pas mal de jeunes gens.