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1,0
Publiée le 12 octobre 2025
Qui est le film ? Los Angeles 2013 se revendique d’emblée comme un film de société : une fable située dans une ville-archétype, promettant d’interroger la fracture sociale, la violence policière et la survie dans une métropole saturée. À première vue, il s’inscrit dans la lignée des œuvres contemporaines qui prennent la cité comme laboratoire politique (du néo-noir à la dystopie sociale). Sur le papier, la promesse est simple et ambitieuse : faire de Los Angeles (ses failles, ses fantômes et ses excès) une allégorie du présent.
Que cherche-t-il à dire ? Le film prétend poser une question importante : comment une société urbaine, sous tension économique et médiatique, fabrique-t-elle des perdants et des coupables ? Il y a l’intention d’un portrait social et la volonté d’un cinéma engagé. Mais très vite on devine la tension principale du projet : dire beaucoup (injustice, racisme, précarité, spectacle médiatique) sans parvenir à hiérarchiser, synthétiser ou incarner ces enjeux dans une dramaturgie convaincante.
Par quels moyens ? Le point faible central réside dans la structure narrative. Le film accumule incidents, retours et digressions comme qui empile des images-chocs censées forger une vérité. Résultat : on a l’impression d’un scénario qui feint la complexité là où il n’y a que juxtaposition. Les motivations des personnages restent souvent floues, les ellipses dramatiques mal tenues, et l’ensemble donne l’impression d’un traité d’idées plus que d’un récit de chair et de sang.
La mise en scène oscille entre le plan-tableau ambitieux et l’approximation technique. Quelques cadres fixes fonctionnent mais trop souvent la caméra se contente d’illustrer le propos par des gestes faciles (travelling anxiogène, insert symbolique) qui finissent par paraître illustratifs. On sent la volonté d’une esthétique urbaine (néons, palimpseste de publicité, rues humides), mais le film manque d’une écriture du plan capable de faire dialoguer forme et contenu.
Le film n’offre pas d’arc intérieur net : les personnages semblent traversés par des idées plutôt que façonnés par des désirs et des enjeux clairs. Quand la psychologie reste superficielle, l’identification ne se fait pas et la compassion du spectateur reste à distance.
Le film se veut inclusif et critique des dominations ; il reproduit cependant certains clichés : figures féminines secondaires, antagonistes sans épaisseur, stéréotypes ethniques vite esquissés. Là où la complexité sociale demanderait d’entrer dans la singularité des trajectoires, le film gomme les détails. L’intention progressiste se heurte à un traitement narratif qui privilégie l’énoncé contre l’observation et c’est précisément là que la parole politique s’affaiblit.
Enfin, le film cherche à monter des motifs symboliques. Mais ces symboles ne sont pas travaillés en profondeur : ils apparaissent, brillent une minute, puis s’effacent sans avoir été métamorphosés par la fiction.
Où me situer ? Je veux être juste : l’ambition de Los Angeles 2013 est louable mais l'ensemble est catastrophique. Un film qui s’est empêtré dans ses bonnes intentions au détriment de sa forme. Un film qui préfère multiplier les slogans avec des effets numériques sidérant de nullité. Ça aura eu le mérite d'être drôle, malgré lui.
Quelle lecture en tirer ? En bref, belle énergie, jagged promise mais l’ensemble plante parce que la fiction et la forme ne parvient pas à faire sentir ce qu’elle décrit. Cependant quelques scènes méritent le détour (pour des raisons différentes) ; pour le reste, on garde le sentiment d’un potentiel gâché et d’un cinéma politique qui a oublié de se faire d’abord film.
Le début et la fin sont énormes, ce remake du premier transformé en suite y trouve tout son intérêt, mais le milieux du film flirte bon parfois avec le nanars, et les effets spéciaux sont ridicules (mais bon ça ne dérange pas)
Quand des producteurs demandent à Carpenter de refaire l'un des ses plus gros succès, on obtient "Escape From L.A." ! Le scénario est calqué sur celui de "Escape from New York", mais le film se veut bien moins sombre et peu sérieux. Les séquences d'actions fun s'enchaînent, et la suite des aventures de Snake Plissken se révèle agréable, malgré des CGI médiocres. A noter que le film peut être vu comme un pamphlet contre l'industrie hollywoodienne. Les studios Universal littéralement coulés, Hollywood en flamme, les habitants de Sunset Boulevard accros à la chirurgie, Plissken contraint, à l'image de Carpenter, de réitérer ses exploits : tant d'éléments traduisant ce que pense le réalisateur du système. En bref, un film superficiel en apparence, mais non dénué d'idées, et surtout divertissant.
J'adore New York 1997 et je n'avais jamais vu sa suite. En fait je ne m'en portais pas plus mal. C'est souvent le cas avec Carpenter, c'est soit génial soit très mauvais. Franchement il n'y a pas grand chose à sauver dans ce Los Angeles 2013, on sent qu'il a envie de parler de ce qui le rebute dans son pays et une grosse charge contre Hollywood mais l'ensemble est tellement maladroit et pauvre que le discours est plombé. L'histoire de base est une quasi réplique du premier film et n'emballe pas, cela manque de rythme, les effets spéciaux font frémir tellement ils sont ratés, même le personnage de Snake Plisken est moins intéressant à suivre une ou deux scènes mises à part. C'est une grosse, très grosse déception.
Le retour de Snake Plissken,qui après ny va dans un los angeles qui sert a son tour de pénitencier pour tout les banits des usa.Si Carpenter mets toutes les névroses de son pays ultra sécuritaire dans ce film.Il le fait de façon grossière,et alimenté par des personnages caricaturaux au possible,qu'il mets dans des situations plus grotesques et débiles les unes que les autres.Ainsi on pourra voir snake en mode,surfer,basketteur,et deltaplane.Et surtout l'idée de génie d'avoir Pam grier avec la voix de Samuel Jackson.Ou le pamphlet se transforme en simple râle pour avoir le droit de fumer son clope librement ou de porter de la fourrure en vrai vison,sans avoir a rendre des comptes a pta.C'est de l'action pour le l'action qui donne un pur film d'exploitation royalement fun.
Une suite de New York 1999 qui ne vaut pas grand-chose hormis quelques scènes de bravoure. Les situations sont globalement les mêmes que dans le premier volet si ce n’est que les scènes sont encore plus caricaturées. Dans le rôle principal, Kurt Russell est toujours aussi insuffisant… Et la mise en scène de John Carpenter, tournant les scènes à l’emporte-pièce et sans aucun souci d’esthétique ni d’un semblant de réalisme, frôle presque toujours le ridicule, en l’atteignant souvent.
Eh bien une nouvelle suite inférieure à l'originale. L'histoire est un petit réchauffé du premier film, avec les mêmes ingrédients et une approche assez similaire dans la façon de nous la conter. Ca a très mal vieilli, encore plus que le premier, surtout par ce côté bis repetita. Une histoire qui n'arrive pas à nous accrocher, sombrant parfois dans le ridicule (notamment avec certains dialogues voire mêmes les personnages eux-mêmes, summum du cliché absolu). Quelques scènes d'actions, mais sans véritables enjeux. Le seul moment où l'histoire réussit enfin à proposer quelque chose d'intéressant à décoller réellement, c'est lors de la dernières scène...dommage. Une histoire qui reste cependant grandement prévisible de bout en bout. Les acteurs sont vraiment très moyens, se cantonnant à une prestation digne des films d'action des années 70-80, alors que le film date de 1996. Une vision sans doute voulu par John Carpenter, pour rester dans l'esprit de son premier film, mais là, ça passe vraiment pas. Seul Kurt Russel sort un peu du lot, mais vraiment un peu. Techniquement, c'est très moyen tout ça : d'un côté, nous avons une musique correcte pour le genre et des décors pas mal du tout ; de l'autre, on a une réalisation vraiment très moyenne sans vraiment de plans intéressants et des effets spéciaux qui, 3 après Jurassic Park, font penser à un film des années 70 (ça n'a pas très mal vieilli, c'est un quasi-anachronisme). On sent que John Carpenter a voulu minimiser au plus les effets spéciaux numériques, mais sa vision de l'histoire était bien trop grandiose pour s'en dispenser et se permettre de les rater à ce point. Un film vraiment pas terrible terrible.
Après New York 1997 qui avait obtenu un 8/20 de ma part, voilà que la suite fait encore moins bien avec un joli 7/20. Kurt Russell est de retour sous les traits de Snake Plissken pour botter des fesses. Il est accompagné de Peter Fonda et de Steve Buscemi. Dans cet opus, il a encore plus de chance, ne se fait jamais toucher, ça frôle l'absurde parfois. Et que dire des effets spéciaux, nuls pour l'époque ? L'histoire de base est, certes, très intéressante et basée sur un socle sérieux mais Carpenter ne parvient pas à en tirer le meilleur.
Ayant vraiment adoré le premier, j'ai été assez déçu par celui-là. Je l'ai trouvé un peu baclé avec des décors qui parfois sont vraiment très laids, des effets spéciaux ratés, et un scénario qui est un peu un copier coller du premier. La scène du basket est franchement risible: traverser 5 fois d'affiler le terrain en 10 secondes à chaque vague, c'est pas forcément un exploit (je fais du basket). Concernant les points forts, j'aime toujours autant l'ambiance post-apocalyptique, Kurt Russell (impecable) et les acteurs secondaires (ça fait plaisir de retrouver Peter Fonda et Steve Buscemi).
Je n’étais déjà pas fan du premier volet, mais il y avait un petit charme 80’s de série B fauchée et inventive. Pour cette suite, Carpenter a plus de budget, mais ses effets spéciaux sont plus ringards que jamais, avec des scènes tout droit sorties d’un vieux jeu vidéo sur CD-ROM. Côté scénario, on n’y comprend pas grand-chose, l’intérêt étant surtout de retrouver le personnage de Snake. Et de ce côté-là, on est servi jusqu’à l’overdose: Snake fait du basket, Snake fait du surf, Snake fait du deltaplane... Le second degré vire au grand n’importe quoi et c’est visuellement de plus en plus laid. Je sauverais une très efficace scène de poursuite à moto, un face-à-face au sommet Kurt Russell/Pam Grier et un arrière-plan politique joyeusement iconoclaste et libertaire qui est à peu près le seul vestige de la patte Carpenter dans ce sommet de kitsch.
Cette suite est moins réussi que New York 1997. On reprend les mêmes choses que le premier et on recommence on fait appelle à Snake Plissken incarné de nouveau par Kurt Russell, pour accomplir une nouvelle mission. Le scénario est moins bon, rappellent trop le premier film, mais dans l’ensemble ça se laisse se regarder et la fin est bien trouvé.
Une impression d’avoir vue une seconde fois le même premier film sauf que la ville change, le scénario du Big One me paraît loufoque, l’intrigue à mourir de rire, le vilain est issu du sentier d’illuminé plutôt que le lumineux, juste pour connaître la fin de l’histoire d’un film mémorable.
Après le cultissime New York 1997, le non moins cultissime Snake Plissken fait son retour! Carpenter a voulu donner dans une critique acide de la société américaine, et se perd malheureusment en allant dans tous les sens. Le film, tout de même bon, et qu'on doit vraiment prendre au second degré, aurait été mieux si on aurait fait dans l'action pure et dure...
Déjà que je n'avais pas apprécié le premier opus, "New York 1997", ce second film n'est qu'une repétition du premier. En effet, John Carpenter a choisit la facilité et nous ressert une même histoire dans un univers identique. De plus, "Los Angeles 2013 est agrémenté d'effets spéciaux râtés.
Le retour du bad-ass Snake Plissken s’apparente plus à un pâle remake de « New York 1997 » qu’à une vraie suite. Bien qu’attendu par les fans de la première heure, l’échec du film de John Carpenter à sa sortie fait écho à leur déception, ce que je confirme d'ailleurs.