1353 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
161 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
52 critiques
3
47 critiques
2
33 critiques
1
11 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2008
film policier avec al pacino dans un film ou on ne l attend pas du tout. un policier infiltre le millieu gay afin de démasquer un tueur. pacino parfait dans son role. quelques scénes un peu choquantes mais le tout et bien construit avec des second roles comme karen allen et paul sorvino
Al Pacino,lui-mème,a fait des coquilles durant sa longue et fructueuse carrière.Celle-ci en est une belle.Pas étonnant qu'il renie ce film aujourd'hui.William Friedkin,tout auréolé du succès de "L'exorciste", a joué la facilité avec ce "Cruising".Bètement racoleur,il s'agit d'une plongée sordide dans l'univers gay sado-masochiste à New York en 1980, plus que d'une enquète policière sur un sérial-killer.Les clichés s'entassent,les images chocs suggérées,et la communauté homosexuelle ne sort pas grandie,c'est le moins que l'on puisse dire.Prise de position discutable donc.Sans parler que le film a été massacré au montage à cause de la censure,et il n' y a aucune cohérence à l'ensemble.On comprends que ce jeune flic refoule sa vraie nature: on ne sait pas s'il s'agit de pulsions de meurtre ou de son coming-out.Quoi qu'il en soit,Cruising apparait des plus antipathiques.
Un film qui ne ressemble a aucun autre. Même s'il anticipe, 10 ans avant, la vague de thrilleur érotique lancé par basic instinct, il se distingue, aujourd'hui encore, par son hallucinante construction narrative, dont seul Friedkin a le secret. Al pacino qui danse sous poppers me fait encore bien rire !
Décidément Al Paçino n'en finira jamais de nous étonner. Même ses rôles les moins connus sont explosifs. Très en avance sur son temps, la chasse-çruising est un film époustouflant qui, à suscité et encore aujourd'hui suscite vivement la critique et en même temps cela se comprend : comment rester impassible devant un al paçino comme toujours respirant l'implication totale de son rôle, l'aisance et l'intelligence dignes des grands acteurs. D'autant que traiter le sujet encore tabou qu'est l'homosexualité par le biais du cinéma constituait à l'époque une révolution dans ce domaine. A noter également des scènes mémorables qui combine une ambiance nocturne vicieuse mais réaliste, une enquête policière très prenante et de surcroit une fin à couper le souffle! Bref, du très grand cinéma orchestré par Friedkin, toujours plus déjanté (çf images porno subliminales!)mais évidemment toujours au top!
Un film intéressant et qui début vraiment très bien, accompagné d'une bande-son prenante et de certains travellings soignés ! Cette insertion dans le monde des "pédés cuirs" perd cependant du souffle dans la dernière demi-heure et la fin peu paraître un peu brouillonne. Dommage mais à voir quand même.
L'originalité de ce film peu connu provient moins de sa banale enquete policiere que du contexte homosexuel dans laquelle celle ci se deroule.Friedkin ,qu'on a connu beaucoup + efficace ,nous "balade" dans les quartiers gay New Yorkais a la poursuite d'un serial killer ,l'occasion pour le cineaste de nous proposer toute une galerie de persos pour le moins stereotypés (ok on est en 1980 mais quand meme) : on a souvent l'impression d'etre entourés de fans des village people ou de croiser des clones de Freedy Mercury !!! En dehors de quelques scenes violentes ou chaudes (surtout pour l'epoque) ,cette traque se revele avant tout ennuyeuse ,la faute a un montage catastrophique trahissant les multiples coupures rendus necessaire par la censure.A l'image de son perso de flic infiltré ,Pacino semble perdu et effacé devant la camera et cet encore ce bon vieux Sorvino qui s'en tire le mieux.Le twist final plutot bien vu malgré son aspect brouillon ne permet pas de compenser les nombreux defauts.
Un film policier vraiment prenant dans la première moitié, ensuite un peu moins mais c'est correct tout de même. Une réalisation grandiose de Friedkin, des plans ultra astucieux de ce côté là, c'est un chef- d'oeuvre. Un scénario épineux qui aurait pu être très mal traiter. Noir et glauque dans les sous-sols new yorkais et dans un milieu bizarre(le milieu gay sadomaso). Al Pacino nous offre une de ses meilleures prestations, il est bouffé par cet environnement et on le ressent très bien. Dommage que Karen Allen n'ait pas reçu un plus beau rôle (car j'adore cette actrice trop rare).
Un très bon cru, ce Friedkin ! Et cru, le film l'est, du début à la fin ! Le cheminement intérieur de Pacino est remarquablement rendu, l'ambiance glauque à souhait également, le décor du film peut encore faire sensation aujoud'hui ! Dommage que Pacino ne veuille plus entendre parler de son interprétation et du film qu'il renie désormais ! Quand je l'ai vu dans les années 85 en VHS, je pense que je suis passé à coté du fist ! Là, 23 ans plus tard, voyant cette scène à l'Action Christine, cela m'en a dit long sur mon innoncence d'alors ! A 18ans, connaissais-tu cette pratique, Joyce ?
La première fois que j'ai vu Cruising, c'était en K7 vidéo en 1989. J'avais 18 ans. Le film m'avait alors beaucoup marqué par son aspect sulfureux et sexuel. Je l'ai revu cette semaine dans sa version DVD remasterisée. Et je me suis rendu compte à quel point ce film était en avance sur son époque! Une Bombe anti-conventionnelle et proprement hors normes! L'intrigue qui semble très simple et digne d'un épisode de Derrick est en fait opaque, inquiétante et pleine d'une étrangeté et d'un mysticisme digne de l'Exorciste, précédent film de Friedkin dont Cruising se rapproche énormément par son esthétique blafarde et les thèmes abordés. Dans La Chasse, il est question de possession et de mort, de transformation et de pénétration. Film imparfait, incomplet, au montage décousu, bourré d'images subliminales, avec une bande son incroyable, Cruising est un monument Freak qui ressort du tréfond des poubelles de l'histoire du cinéma pour prendre la place de chef d'oeuvre maudit qui lui revient!
26 03 08 Depuis 2 semaines, la régie publicitaire Screenvision avise placidement les projectionnistes chargés des montages de pub en 1ère partie que son client de "haute gamme" (sic...) Louis Vuitton voudrait éviter de passer dans les salles "ou vous difuser" (re-sic...) certains films: Le voyage de Primo Levi - Les toilettes du Pape - Le dernier repas - Cruising - La Zona-... Tous ces films ont peu de copies. Ils ont surtout un propos et un engagement esthétique voire politique. C'est sans doute ce qui déplait à Bernard Arnault, patron d'LVMH, grand pote du VRP élyséen, ou à un autre des brillants chargés de com' de la marque-phare du Bling-Bling national. Quant à Screenvision, on y attribue visiblement + d'importance au bon plaisir du client qu'à la langue française et la liberté d'expression. Suggestion: rendons leur boycott à LVMH et à Screenvision et allons voir nombreux ces films "maudits" par ceux qui se prennent pour les références du bon goût.
Seule l'esthétique fait défaut avec le temps qui passe. La maîtrise et l'audace de réalisation qui ont fait que Friedkin est encore dans le clan des réalisateurs cultes étaient déjà présentes. Un film noir où aussi bien l'intrigue que la psychologie des personnages étaient traitées à l'époque. Une oeuvre à part entière dans une filmographie si elle n'est pas ss râtés, reste unique.
Si de prime abord ce film peut paraître choquant voire glauque, celui-ci se revèle en fait être un excellent polar. On retrouve vraiment l'atmosphère friedkinienne d'un Exorciste, et Al Pacino y tient l'un de ses rôles les plus surprenants qui ne fait que confirmer l'immense comédien qu'il est.
Bizarre, déroutant, dérangeant, voila des mots qui conviennent parfaitement à "La chasse". Mais comment arriver à un autre résultat avec une histoire pareille. C'est un Al Pacino au jeu minimaliste que l'on suit dans les boîtes gay sado-maso ou il traque un tueur aux pratiques douteuses. Ambiance, ambiance. Comme le laisse présager le scénario, le film est sombre, trés sombre, les 3/4 du film se passant de nuit dans les boîtes SM ou régne une ambiance glauque à souhait. On en vient à se demander si le soleil existe encore. Alors avouons-le, il faut du talent pour créer un aussi grand sentiment de claustrophobie chez le spectateur et il en faut aussi pour montrer les doutes qui assaillent le héros. Qui mieux que William Friedkin, réalisateur du terrifiant "L'exorciste", et Al Pacino, pro des rôles ambïgus, pouvaient nous faire ressentir cette peur, se sentiment de violence présent dans tout le film. Il faut saluer en particulier Pacino qui n'a pas peur de jouer un homme visiblement destabilisé par les gens qu'il rencontre et qui en vient à douter de son orientation sexuelle. Et il nous fait comprendre tout ça sans dire un mot sur le sujet. Chapeau ! Mais le film laisse une impression d'inachevé, comme s'il avait été baclé ou qu'on avait coupé des scénes importantes. Le passage entre les scénes de nuit dans les bars et les scénes de jours, ou le héros retrouve un semblant de vie normale est trop brutal, au point qu'on croirait voir deux films différents. C'est dommage !
Mis à part l’enquête policière qui est très superficielle et qui intéresse très peu William Friedkin de son propre aveu, Cruising est un pur chef d’œuvre du cinéma particulièrement glauque et malsain dans lequel le cinéaste le plus nihiliste d’Hollywood s’amuse une fois de plus à explorer la mince frontière entre le bien et le mal avec tout l’immense talent qu’on lui connaît pour aboutir à un final admirable aussi ambigu qu’anti-commercial. A l’aide d’un Al Pacino au sommet de son art (cet idiot renie le film), d’images marquantes et soignées, d’un scénario psychologiquement très subtil et d’une utilisation remarquable de la musique, William Friedkin signe son plus grand film, à savoir une œuvre immense et incontournable qui restera à jamais une date dans l’histoire du septième art. A quand la version longue ???