Mouais, je trouvais le synopsis juste dingue avec l'idée d'un père qui préfère mettre les kidnappeurs de son fils à prix plutôt que de les payer et finalement j'ai trouvé ça quelconque, que ça ne va aussi loin que ça pourrait.
En fait je pensais voir un film sur la communication, sur comment Mel Gibson utilise les médias pour menacer les ravisseurs et en fait j'ai vu un film pas forcément fondamentalement original, pas si cynique que ça, alors que ça aurait pu l'être, avec une belle famille américaine où le père se repend pour ses péchés passés.
Et du coup l'originalité de ce film là se trouve limite pas traitée et c'est là qu'on se rend compte que le film manque de point de vue. Alors oui on suit principalement le point de vue de Mel Gibson, c'est le héros, c'est l'acteur principal, etc, mais pour le coup étant donné que son personnage décide de retourner la chasse à l'envers, peut-être qu'il aurait été plus intéressant de suivre les ravisseurs qui voient à la télé le père de leur proie les menacer. Le spectateur se trouverait limite impressionné par son attitude, alors que là, ben on voit que tout le monde doute autour de lui, donc forcément ça enlève du prestige.
Le seul moment bien traité au niveau du point de vue, c'est lorsque l'on suit pour la première fois le personnage de Gary Sinise, puisqu'on croit que c'est juste un flic et donc c'est une mini-surprise.
Aussi, il y a plein de trucs que je trouve réellement bizarre, comme le fait que la police le laisse mettre la tête de quelqu'un à prix, appeler au meurtre sans l'arrêter... le coup du policier qui sert de confident. Je trouve ça trop écrit, surtout que les deux n'ont aucune relation amicale et que les deux n'ont rien à se dire, n'ont aucune complicité, donc ça arrive comme un cheveux sur la soupe...
Bref l'idée est sympa, mais c'est assez bancal dans l'exécution, sans être totalement déplaisant, même si la fin tire vraiment en longueur et que j'aurai préféré quelque chose de plus cynique tant qu'à faire...
Un scénario bouffi de prétention et à l'invraisemblance totale ! les péripétie s'enchainent sans aucune logique ni cohérence ! c'est profondément ennuyeux et déplaisant ! les personnages sont caricaturaux !
J'ai été super déçu par ce film ! Mel Gibson est toujours aussi extraordinaire mais, je sais pas, l'histoire m'a pas touché, j'ai trouvé le temps longuet !
Unique collaboration entre Mel Gibson et Ron Howard, "La Rançon" sortit en 1996. Le film explore le thème certes revu du kidnapping visant les mômes de riches, et mettant en relief les contradictions des parents. Mais il le fait toutefois avec suffisamment d'impulsion et d'inventivité pour que cela mérite d'être vu. Ron Howard fait ici du Ron Howard mais c'est justement ce qu'il lui est demandé : être un bon artisan et mener son projet au bout. Le cinéaste sait faire monter la tension et rendre visible l'aspect "thriller psychologique" du film. Il bénéficie à ce titre de soutiens non négligeables : la force du film est en effet son scénario retors, assez bien ficelé, bénéficiant de l'aide de l'écrivain Richard Price. Associé à la bonne cadence du rythme d'Howard, cela donne un bon divertissement.
On a donner les moyens à Ron Howard pour réaliser un film de haut vol, ici, on a le gratin des acteurs de cette époque, Gibson, Russo, Sinise, sans compter tous les seconds rôles tous excellents, l'histoire qui s'oriente sur un enlèvement, mais cela va bien au delà; le personnage de Gibson qui est rattraper par sa conscience, qui joue dans les règles, puis qui décide de les fixer. Rene Russo est malheureusement sous exploitée, certes on retrouve le couple phare de l'arme fatale, mais ici, son rôle reste bien effacé face à son important de mari. Le sujet est délicat, le traitement efficace, Howard, est un touche à tout, il s'essaie à tous les genres, avec plus ou moins de réussite, il est comme ces réalisateurs de l'âge d'or des studios. Prolifique, ils répondaient à des films de commande, et ils arrivaient parfois à sortir un chef d'œuvre, on pense à Michael Curtiz, qui pouvait faire Robin des bois puis Casablanca, ou les anges aux figures sales. Howard est pareil, réalisateur prolifique et honnête, il peut passer de Willlow, à La Rançon, en passant par Da Vinci Code ou même Rush, filmographie éclectique mise au service des studios, se pliant à l'histoire plus qu'à la manière. En regardant un de ces films, rien ne nous indique que c'est lui le réalisateur, ce n'est pas comme un Tarantino ou un Tony Scott que l'on sait identifier tout de suite, mais il reste un très bon artisan du 7ème art.
Première fois que je vois ce film datant. Un classique des années 90' qui tient toutes ses promesses, avec un bon suspens et un grand Mel Gibson. J'ai apprécié le rebondissement…. A voir. ----Juillet 2020----
Remake du film d’Alex Segal sortit en 1956, RANSOM est le dix septième film et première et seule ule incursion à ce jour (2018) dans le « crime movie » de Ron Howard, jusqu’alors spécialisé dans la comédie (douze sur seize films). Coup d’essai plutôt réussi. A côté d’un suspens parfaitement mené et d’une action qui ne faiblit jamais, Howard, sans en avoir l’air, pose la question du crime. Pour sauver la vie de son enfant faut-il à son tour devenir un assassin ? Ainsi, à l’ambigüité du père et de ses démons répond le sentiment maternel et la morale dont reléve bien évidemment la scène finale. Attendue certes, mais ça va mieux en le disant, surtout que d’autres n’ont pas hésité à pencher du côté des bas instincts, et les films avec Charles Bronson sont loin d’être les seuls. Finalement la seule véritable victime est une pauvre employée qui a aimé le mauvais gars. Si Gary Sinise et Liev Scheiber, les méchants, sont très convaincants, l’interprétation de Mel Gibson supporte mal la comparaison avec l’original. Glenn Ford était grandiose. Quant à Rene Russo et les seconds rôles, FBI en tête, ils sont assez moyens. Néanmoins, la mise en scène soutenue, accompagnée par la musique fort juste de James Horner, capte en permanence l’attention du spectateur, si bien que les deux heures du métrage passent sans accrocs. Dommage que Howard ne poursuivit pas dans ce type de thriller, préférant s’égarer dans l’adaptation des sectes et bondieuseries de Dan Brown.
Un solide film policier mis en scène avec efficacité par Ron Howard. Bien servi par un Mel Gibson parfait en père de famille prêt à tout pour sauver son fils (y compris en changeant les règles du jeu), le film est mené sans temps mort et tient en haleine jusqu'au dénouement final. A noter aussi une très belle prestation de Gary Sinise dans un rôle sombre et Rene Russo brillante en mère de famille déboussolée par l'enlèvement de son fils et qui doute de l'attitude à suivre.
Il est tres difficile de trouver un mauvais film de Mel Gibson dans les annees 90. Encore une fois, il eclabousse l'ecran. Cette fois dans un role de victime, il tourne la table pour devenir bad ass. Film au scenario simple mais efficace.
En bon faisant Ron Howard concocte un thriller d’honnête facture où Mel Gibson campe un père de famille prêt à tout de récupérer son fils kidnappé. L’ensemble est convenu mais emballé avec suffisamment de savoir-faire par le réalisateur pour maintenir rythme et suspense.
Thriller intéressant où Mel Gibson joue un PDG dont le fils est enlevé. Il a une façon originale dans la négociation avec ses ravisseurs. C'est plutôt bien joué et les acteurs sont bien choisis, que ce soient les ravisseurs, le FBI où Mel Gibson et sa femme. Il y a tout de même quelques petites erreurs et le réalisateur en fait parfois un peu trop entre le gamin qui se pisse dessus et l'action du père un peu osée. Mais ça reste pas mal.