Deep End
Note moyenne
3,9
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103 critiques spectateurs

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Arthur Guezou
Arthur Guezou

216 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2022
J’ai regardé ce film sans grande attente ; juste une simple curiosité de découvrir un film de la décennie de 1960. Et après visionnage, je n’ai pas grand chose à exposer, si ce n’est que le film est relativement pas mal bien que très particulier à voir.

Tout d’abord, la réalisation est assez scrupuleuse et détaillée. Les plans jouent souvent avec un miroir ; littéralement ; ce qui rend la mise en scène relativement hypnotique. Il y a régulièrement des plans avec une belle symbolique et les musiques sont vraiment puissantes et ont une certaine utilité.

En ce qui concerne le scénario, c’est assez étrange et complexe d’avoir un avis tranché sur l’intrigue. Effectivement, elle peut être intéressante mais plus nous découvrons le récit, plus cela devient malsain : le jeune homme est à la découverte de l’amour mais il force un peu le destin et la finalité devient rapidement glauque. Sans compter que les personnalités des protagonistes sont difficiles à saisir et que le rythme est vraiment lent. Et cela est fortement dommage.

Concrètement, je ne sais pas si cela vaut le coup de recommander ou non ce film ; c’est une capsule temporelle, il faudrait le voir selon un certain degré de curiosité.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2012
Construisant son récit comme un conte initiatique, Jerzy Skolimowski signe une très belle chronique adolescente, pop et baroque, à l'atmosphère délicieusement évanescente et onirique, où le monde des adultes est montré comme un gigantesque ogre lubrique avide de chair fraîche et innocente.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2011
Typique des comédies anglaises pop-trash des années 70, Deep End est un des meilleurs films sur l’initiation d’un adolescent au sexe et l’émoi amoureux. Ce jeune garçon employé des bains publics, qui découvre le désir et la jalousie au contact d’une jolie fille n’hésitant pas à arrondir ses fins de mois en usant de ses charmes, est émouvant de naïveté mais aussi de rouerie. L’occasion pour Jerzy Skolimowski de nous dépendre une Angleterre poisseuse et contrastée et de nous offrir quelques scènes d’anthologie comme ce final dans une piscine vide où les deux protagonistes se livrent à un jeu sans issue. Un film produit il y a quarante ans qui n’a pourtant pas pris une ride.
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2011
Un jeune homme ingénu de 15 ans trouve un emploi dans un établissement de bains publics. Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Évidemment, cet univers clairement délimité en façade va rapidement se révéler plus poreux, plus trouble... interversion de section... les portes des cabines ne voilent pas que la pudeur des clients... murs verts repeints en rouge... découverte des coulisses du désir, des clientes qui laissent de bons pourboire en échange de quelques minutes de rêveries en compagnie d'un jeune puceau amateur de football... Mais Mike est attiré par son sulfureux binôme : Sue, rousse typique du swinging London, plus âgée que lui, avec un fiancé officiel, et de nombreux amants. Fantasme adolescent insaisissable, érotique, diablement fiévreux, qu'il va fatalement poursuivre dépassant la mesure, interférant dans ses relations. Déambulation vertigineuse dans Soho au son de Can. Un film rare
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2018
Film typique des années 70 et notamment du Swinging London, Deep End n’est aucunement réductible à une mode hippie ou générationnelle puisque le cinéaste cherche avant tout à saisir cet état particulier de l’adolescence masculine où le jeune garçon idéalise la femme au point de vouloir la posséder comme un simple objet. Il est pourtant sans cesse contredit dans son désir de fusion charnelle par les éventuels refus d’un être humain qui échappe justement à tout contrôle et qui ne répond pas nécessairement aux sollicitations. Il se passe donc beaucoup de choses dans cette piscine municipale où les corps sont mis à nu en même temps que les âmes. Le désir est présent à chaque seconde de ce long-métrage qui alterne les moments de pure poésie ave une certaine hystérie, typique du cinéma de Skolimowski. Les jeunes acteurs sont formidables, aussi bien Jane Asher que le mémorable John Moulder-Brown, déjà impérial dans le chef d’œuvre espagnol La Résidence, tourné la même année. Bref, au-delà des quelques éléments déstabilisants du script, Deep End demeure une manière de chef d’œuvre, aussi bien sur le plan visuel que sur la thématique du désir adolescent.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2011
J'ai eu l'occasion de voir ce film au cinéma, quelques mois après sa ressortie nationale. Peut-être en attendais-je trop mais ce film m'a plu, juste plu alors que le sujet de départ me branchait à mort. Bon je chipote un peu car c'est vraiment un film de qualité mais quelques aspects du film méritaient un peu plus de soin.
Bon une chose est sûre l'ambiance est assez envoûtante, on y suit un adolescent qui découvre l'amour et le désir sexuel au contact d'une jolie (et énigmatique) rousse travaillant à l'établissement de bains où il vient de se faire embaucher. Cette attirance donne lieu à une sorte de "jeu" entre lui et la troublante jeune femme qui le conduira à vouloir à tout prix en savoir plus, à errer dans les rues la nuit en quête de la trouver... Cette errance donnera lieu à des rencontres étranges, dans des lieux étranges. Une sorte de voyage au coeur d'un univers noir, presque fantasmagorique qui rejoint un peu le côté quasi irréel de ce que le jeune homme vit sur son lieu de travail.

Le film est bien mis en scène, il y a des scènes surprenantes et la séquence finale relève du génie mais après j'ai trouvé le film un peu faible par moments. Une photo assez quelconque mêlée à un montage un peu abrupt qui m'a assez déboussolé dans un premier temps. On sent aussi que Skolimowski a voulu créer de la tension mais ici la tension sexuelle m'a paru être un peu au rabais, en partie parce que le jeu de l'acteur ne m'a franchement pas convaincu, peut-être parce que je ne me suis pas identifié à lui, j'ai trouvé quelques réactions peu crédibles. Jane Asher en revanche est aussi belle que fascinante, c'est une interprétation puissante pour un personnage féminin des mieux écrits.
Un bon film, qui mérite d'être découvert. Curieux et envoûtant.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
Belle séquence finale travaillée comme l'happening artistique d'une galerie branchouille du Swingin London. On sent que Londres est alors la capitale mondiale de la pop et de la mode (ces couleurs criardes, colorées, jamais de mauvais goût). Une époque dont c'était probablement l'étendard : Faire de la vie, de sa vie, un art consommé, déjà posthume.

Je comprendrai d'ailleurs que des spectateurs, dans la recherche d'émotions grandes et pures comme l'appel du grand amour peut en susciter, se retrouvent gênés par le "dispositif" arty du film (la silhouette en carton puis la bague dans la neige puis la piscine qui se remplit puis les pots de peinture rouge qui s'y déversent…) qui peut légitimement manquer de coeur et de spontanéité parce que finalement plus écrit qu'il n'y paraît au premier regard.

Mais à y repenser, je trouve que cette distance, ce côté poseur, glacé, colle bien à la psychologie troublée du jeune héros. Car quoi de plus propice à la naissance du désir de créer, de l'élan sexuel, du tremblement amoureux vers l'autre que l'adolescence ? De ces réflexes un peu gauches qui nous rendent possessifs, inadaptés à l'autre, serrés dans une idéalisation mortifère. Alors oui, Deep End saisit parfaitement l'air du temps orageux de cet âge ingrat et de ses lubies charnelles autour d'un corps, d'une femme désirée qui reste encore à l'état d'"objet". En cela, Skolimowski a tout bon.
Outburst
Outburst

146 abonnés 517 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2011
Je pense que c'est le genre de film qu'il faut voir plusieurs fois afin de percevoir tout ce que le réalisateur a voulut dire et montrer, mais outre ce petit détail c'est clair qu'on a ici affaire à un grand film. Acteurs convaincants même si le jeune qui interprète Mike surjoue un peu, l'histoire est intéressante à suivre et bien mise en scène et l'ambiance des 70's se fait bien ressentir sans pour autant choquer. Néanmoins pas mal de passages m'ont gonflé, la relation entre les deux personnages est parfois insupportable et j'ai carrément eu l'impression que le film s’essoufflait un peu vers la fin.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 septembre 2011
Si Deep End porte les stigmates de la vieillesse en ces temps perturbés, ces nombreuses approches thématiques possèdent un caractère intemporel certain. Outre un charme visuel et émotionnel implacable, il donne à voir le portrait d'individus humains non fantasmés ou non romancés, formant une vision d'une société britannique ou d'une époque marquée notamment par un paternalisme gras, un féminisme rampant, une libération des moeurs. Seule, peut-être, la scène finale s'exprimerait trop métaphoriquement par rapport à l'ensemble, trop construite et en décalage donc avec cette passionnante peinture d'époque.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juillet 2011
Très belle restauration au niveau de l'image en tout cas. La première heure du film est drôle, très dynamique et rythmée. Et surtout ce n'est pas vieillot. En revanche, la dernière demi heure est beaucoup moins réussie, le scénario tient beaucoup moins la route, le réalisateur est en roue libre, cela frôle cinéma expérimental. reste le très beau plan de fin mais qui détonne dans l'ensemble. petite déception donc.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 242 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2025
Pitoyable. Les acteurs très mauvais et le film encore plus mauvais ne vont me laisser aucun souvenir. Je comprends pourquoi aucun acteur connu n'a voulu se fourvoyer dans un tel navet
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 juillet 2011
Les tourments d'un jeune garçon , qui découvre petit a petit la réalité au sujet de la fille sur laquelle il a jeté son dévolu, de jolies métaphores, des scènes bien penser (lorsque le jeune garçon commande un hot dog, le mécanisme mise en place par la prostituée pour enclencher la musique, ouvrir la porte..et bien d'autres..), mais on observe quelques longueurs A noter, b.o sympa.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juin 2012
Simplement l'un des plus beaux films du monde, visuellement. Et une atmosphère... mais une atmosphère...
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2019
Dès le générique, on sent que le film cache quelque chose... Le film prend un ton léger au début, mais Mike va rendre le tout très dérangeant. Un mélange spécial, qui mènera au titre du film. Ce n'est pas un film exceptionnel, la réalisation n'a rien de bien spécial, l'histoire n'est pas des plus intéressante, mais le point fort, c'est l'ambiance qui y règne. Un point bluffant, c'est qu'à l'heure où j'écris cette critique, le film a bientôt 50 ans, et pourtant le long métrage n'a pas pris une seule ride, il pourrait avoir été tourné cette année ! Un chouette expérience cinématographique éventuellement dispensable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2012
"Deep End", où la mosaïque psyché-punchy d'un Deep Beginning d'une idyle dead end ;
"Le grand Bain", en plein courant d'un cinéma des années soixante-dix, libre aux plans libertaires, n'est autre qu'un manifeste, sinon acte de foi, de la Révolution sexuelle, aphrodisiaque.
En effet, le film est un genre de huit-clos, les bains publiques, image d'une institution aux moeurs poussiéreuses mais qui s'effritent ( Cf. scène spoiler: du "patron" qui se plain de la mauvaise tenue des bains, qui sont mal entretenus, et dons les murs sont recouverts d'un peinture Rouge
." )
Lorsqu'on en sort, c'est pour vagabonder dans ce Londres dépravé de la Révolution sexuelle, notamment lors d'une scène chef d'oeuvre, bâtie comme un plan séquence d'une demie heure.
( spoiler: Cette fabuleuse escapade nocturne de Mike, qui attend Sue aux abords du club, et qui vagabonde encore dans un huit clos qu'est ce bloc luxurieux, banderole de cette révolution sexuelle, un pied dedans, un pied vers la normalité du stand de sandwiches, et où le temps passent au grès des bouchées de hot dog, de cette normalité que Mike peine de plus en plus à avaler, jusqu'à l'indigestion.
)
Où alors pour ridiculiser totalement la tradition du mariage, en faisant se briser littéralement le symbole du mariage spoiler: qu'est la bague de fiançailles, en plein sur la mâchoire de Mike, plus dur que le diamant, pour qui l'amour ne passe que par le désir sexuel. A tel point que pour pouvoir le récupérer, il faut payer le prix du sexe, peine capitale. Et point final, il ne persiste rien d'autre que ce seul désir, qui prend vie avec la mort de Sue, finalement, loin du mariage et loin du bord.

"Deep End" est l'illustration d'un amour qui mue, duveteux, aux seins qui poussent au rythme d'une révolution, pleine de vie, de sexe, et d'une vie pleine de sexe, pleine d'idéaux, prémisses d'une aire dont on en abuse peut-être trop?
Le meilleur moment d'un révolution, c'est d'ailleurs ni plus ni moins, le moment où elle a lieu, sous le soleil exactement, frustré, par encore blasé, en plein dedans, dans le bain.
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